Francaisdefrance's Blog

12/11/2011

Il nous aura tout fait: Nicolas Sarkozy chamboule le 11 Novembre !

Les poilus doivent se retourner dans leur tombe. Cette journée de devoir de mémoire leur était dédiée… Maintenant, on va les oublier. Et tout ça pour faire passer la pilule de nos soldats qui tombent actuellement sur tous les fronts où la France est engagée. Mauvais plan. Les associations patriotes d’anciens combattants feraient bien de réagir.

FDF

Salut, les « poilus ». De vous, Sarkö ne veut plus…

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« Le chef de l’Etat a annoncé son projet de loi pour faire du 11 Novembre « la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France ». Une évolution qui soulève des critiques nombreuses mais injustes (FDF)

Dans le difficile débat sur la mémoire, la journée du 11 Novembre occupe une place essentielle en raison de l’ampleur sans égale du sacrifice accompli par le peuple français. Mais en décidant d’étendre la commémoration à tous ceux qui sont récemment tombés pour la France, le président de la République fait un choix important. Celui de constater qu’après la disparition du dernier poilu, en 2008, le souvenir de la Grande Guerre s’efface inexorablement dans l’esprit des nouvelles générations. En dépit de monuments partout présents, jusqu’au moindre des villages, malgré le Mémorial de Péronne et celui de Meaux (à peine inauguré), l’entretien de la flamme est de plus en plus problématique pour un chef d’Etat soucieux de ne pas reproduire au stade rituel une cérémonie qui fut naguère sacrée. Une commémoration est avant tout un acte politique, au sens où elle place l’autorité suprême d’un pays face au sentiment collectif d’appartenance. C’est donc une matière éminemment sensible. Les critiques soulevées par la décision de Nicolas Sarkozy suffisent à le prouver. Elles sont pourtant injustes car son discours du 11 Novembre – à la fois émouvant, construit et cohérent – a pour but de dépasser le simple rite pour présenter une perspective dans laquelle la France se perpétue elle-même. 

Ce n’est plus une guerre ‘factuelle’ que veut célébrer Nicolas Sarkozy, mais le sacrifice en lui-même.

 

Il n’y a pas lieu de regretter cette évolution de la fonction mémorielle. D’abord, parce que personne ne peut dire que la France ait négligé la Grande Guerre, puisqu’on ne compte plus les écoliers qui visitent le Mémorial de Péronne, les rediffusions de films consacrés à 1914-18 ni le talent qu’a mis le cinéma français à graver ce conflit dans les rétines des jeunes générations. Aucun pays d’Europe n’en a fait autant. Ensuite, parce que l’invitation lancée par Sarkozy, l’an dernier, à Angela Merkel, geste hautement symbolique, a montré que la mort des centaines de milliers d’hommes continue de fonder le rapprochement entre deux peuples – qui se sont tant combattus – et, partant, lui donne un sens inextinguible. 

Enfin, ce n’est plus une guerre « factuelle » que veut célébrer Nicolas Sarkozy, mais le sacrifice en lui-même, celui qui conduit des hommes à donner leur vie pour un idéal patriotique, mais aussi humanitaire et de pacification. 8000 hommes sont actuellement engagés sur une vingtaine de théâtres d’opération, et 75 miltaires français ont été tués depuis 2001 en Afghanistan. Ce n’est pas faire offense aux poilus que de se souvenir de la mémoire de tous ceux qui, presque un siècle apès 1914, croient encore que verser son sang a un sens pour tous les autres. « 

Source: http://www.lexpress.fr/