Francaisdefrance's Blog

31/12/2011

L’argent de la drogue à Marseille: des chiffres impressionnants.

De quoi passer un joyeux réveillon pour les dealers, sans penser aux ados qu’ils tuent à petit feu…

Bande de salopards !!!

FDF

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Les incroyables comptes d’un dealer marseillais


La cité de la Visitation, dans les quartiers nord de Marseille, où se déroulait le trafic décrit dans le carnet retrouvé sur place. Banlieue « défavorisée », qu’ils disent…

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Le réseau inscrivait tout sur un petit bloc-notes. Ce document rare a été saisi par la police de la Cité phocéenne.

La police marseillaise a mis la main sur un document exceptionnel: la comptabilité d’un caïd local du trafic de stupéfiants, méticuleusement détaillée sur les feuillets d’un petit bloc-notes. Une version simplifiée des livres de comptes d’Al Capone, en somme, découverte dans les parties communes d’un immeuble annexées par les trafiquants, dans la cité de la Visitation, dans les quartiers nord de la Cité phocéenne, là où se multiplient les règlements de comptes à la kalachnikov entre « jeunes » de 17 à 20 ans.

Le «bénéfice», inscrit en toutes lettres par ce scribe consciencieux du commerce de cannabis et de cocaïne, dépasse les 100.000 euros par mois. Pour une seule cité! Plus d’un million d’euros d’argent sale par an, empochés «net d’impôts», dans un seul point de vente de la ville. On comprend mieux les enjeux de la guerre de la drogue à Marseille, où le nouveau préfet de police, Alain Gardère, a focalisé son action sur 25 cités sensibles.

Le gang de la Visitation a été, pour l’essentiel, mis hors d’état de nuire à la mi-novembre par l’antenne marseillaise de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS). Mais l’affaire est loin d’être terminée. Elle a donné lieu à une nouvelle arrestation cette semaine. Il y a un mois, deux des interpellés, âgés de 26 et 51 ans, avaient été présentés comme les chefs du réseau. «L’un d’eux était sans doute l’auteur des feuillets de compte», estime un policier, en attendant d’éventuelles analyses graphologiques.

«Chefs d’entreprise»

Le précieux document éclaire, en tout cas, sur la psychologie de cette nouvelle génération de voyous. «Ils brassent tellement d’argent qu’ils se rêvent désormais en chefs d’entreprise!», estime un commissaire de la PJ locale.

La demi-douzaine de membres de la bande subvenait aux besoins de familles entières. Le seul «coût de fonctionnement» du réseau s’élevait à 50.000 euros par mois, pour payer les intermédiaires et l’armée des petites mains impliquées dans le trafic. Les seules «nourrices», qui gardent la marchandise, recevaient un vrai salaire de cadre: 19.000 euros à se diviser en quatre. «De quoi ruiner la valeur du travail!», se désole un officier de police des quartiers nord.

À la Visitation, point de vente conquis de haute lutte, le réseau démantelé avait installé un véritable «drive-in» de la drogue, avec des dizaines de clients par jour. Un café servait à passer commande.

Une jeune femme de 25 ans alimentait les halls d’immeuble au gré des transactions. Le client n’avait plus qu’à faire un petit crochet en voiture pour payer et être servi. La drogue était achetée en gros en Espagne, les fournisseurs répondant aux «coups de chauffe» par des approvisionnements complémentaires depuis la région parisienne.

Un limier de la PJ locale l’assure: «La Visitation n’est pas le plus gros point de vente de la ville. Certaines grosses cités font vivre quatre ou cinq lieux de deal similaires.» Le policier l’assure également: «Si les balles fusent, ces derniers temps, c’est parce que la justice a mis derrière les barreaux des caïds dont le commerce, laissé en friche, suscite des convoitises.» Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le milieu qui s’étripe à Marseille serait un signe que la police fait son travail.


Un petit commerce de drogue à « 110.950 € de bénef par mois»

Le petit livre de comptes du réseau de la Visitation, à Marseille,  n’omet aucun détail. On y décrit  la «paye des employés (gérant, vendeur, guetteur)», les frais  de «nourriture» et les «arrangements», sous forme  de «remises clients», pour un total de 31.200 euros par mois.  Les «nourrices» ont perçu,  dans le même temps, 19.100 euros, Pour un total de «coût  de fonctionnement» du réseau  chiffré à 50.300 euros par mois.

Le prix du kilo de haschich est fixé  à 2250 euros. Le «bénéfice  sur la coupe (passage du kilo  aux morceaux» atteint 101.250 euros. Le «spé», autre produit, rapportait quant à lui «60.000 euros par mois».

Suit un petit calcul d’écolier: «60.000 + 101.250 = 161.250 – 50.300 =110.950 € de bénef par mois».

 L’un des points de guet était visiblement une maternelle.  Le «guetteur maternelle» touchait, en tout cas, à lui seul, 4 800 euros  par mois. Celui d’une «entrée» émargeait, pour sa part, à 6 000 euros, soit 100 euros la demi-journée.  Le «vendeur» et le «gérant» n’étaient pas trop gourmands, puisqu’ils ne percevaient  «que» 9000 euros.

Source: http://www.lefigaro.fr/


24/09/2010

Communiqué de presse : oui à l’ouverture de salles de shoot .

Je relaie. Excellent communiqué, bien argumenté…

FDF

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« Ces dix dernières années, la société française a assisté à la démocratisation de la consommation des drogues dures.

Plusieurs facteurs sont la conséquence directe de la banalisation des drogues dures :

– Le prix de la dose de cocaïne s’est effondré en 15 ans, passant de 150 euros à 30 euros le G (le gramme). Cette baisse du prix a entraîné une relance très importante de la consommation de cette drogue autrefois réservée aux « classes riches et aux peoples ». Bon marché, facile à acheter et à transporter, la cocaïne est désormais accessible au plus grand nombre et attire une clientèle qui s’identifie au travers de sa consommation à « ses stars ».

– L’héroïne, la drogue du pauvre, a elle aussi suivi la baisse des prix sur le marché des drogues dures. Certains trafiquants « cassent les prix » pour attirer de nouveaux clients, on peut ainsi acheter 1 dose de Brown Sugar pour le prix d’une simple petite barrette de résine de cannabis. La consommation d’héroïne est un véritable fléau. Cette drogue peut accrocher en la sniffant ou en la fumant. Mais rapidement ces effets par ce mode de prise se font insuffisants obligeant les consommateurs à passer à une prise par injection.

Le marché de la drogue reste très fragile. Il est soumis, comme le marché boursier, a des spéculations. On a assisté dans plusieurs pays déjà aux effets dévastateurs de ces fortes fluctuations des prix sur le marché de la drogue. Si les prix de la cocaïne ou de l’héroïne augmentent subitement, de nombreux consommateurs ne sont plus en mesure de financer leur addiction. Deux solutions s’offrent alors à eux : soit sombrer dans la délinquance ou la prostitution pour générer des revenus capables de permettre de continuer à se droguer avec un produit devenu très cher ou alors passer à des dérivés de drogues dures moins cher.

C’est à ce moment là qu’on voit arrivé sur le marché des drogues très dures et très dévastatrices telles que le « crack », dérivé de cocaïne et de bicarbonate.

La France perd chaque jour un peu plus la guerre contre le narcotrafic. La police lève de belles affaires mais force est de constater que les peines prononcées contre les dealers par la justice sont de moins en moins sévères, cette absence de sanction encourage la prolifération du trafic de stupéfiants, activité très lucrative.

Dans un tel contexte, il est indispensable de permettre aux victimes de ce trafic (oui les consommateurs de ces drogues sont des victimes) de se droguer dans des conditions compatibles avec la dignité humaine. Il faut également minimiser les risques pour le reste de la population qui, elle, ne se drogue pas.

Les salles de shoot remplissent plusieurs objectifs capitaux :

– Permettre aux toxicomanes de se droguer à l’écart de la vue du public dans des locaux propres et avec du matériel stérile. On évite ainsi de se retrouver avec des seringues usagées jetées sur la voie publique.

– Assurer la présence de personnel de santé pour « encadrer » la prise du produit et assurer le suivi médical du toxicomane. Éventuellement, aider le toxicomane à décrocher si ce dernier le souhaite. Le sevrage doit toujours être souhaité par le consommateur.

– Permettre aux toxicomanes de garder un lien avec le tissu social en rencontrant du personnel médical et social.

La création de ces salles de shoot est une nécessité absolue dans une société où la consommation de drogues dures est entrain d’exploser.

Certes, la création de ces lieux où l’on peut en toute impunité commettre un acte illégal, consommer de la drogue, est un aveu d’échec de la politique de lutte contre le trafic de drogue. Mais face à la réalité, celle où n’importe qui peut, du jour au lendemain, tomber dans la toxicomanie tant l’offre est forte et les prix attractifs, les pouvoirs publics doivent garantir à nos concitoyens un minimum de sécurité autour de cette question.

Si demain un enfant se pique dans un jardin public avec une seringue usagée, les pouvoirs publics porteront sur leurs épaules le poids de la responsabilité d’une éventuelle contamination de l’enfant par le virus du VIH ou de l’hépatite, faute de n’avoir pas pris de mesure de salubrité publique.

Créer des salles de shoot n’est en rien encourager la consommation de drogue, c’est simplement répondre à un problème de santé publique qui peut toucher n’importe qui et, surtout, les jeunes générations très attirées par la consommation de drogues.


Demain, l’évolution du marché de la drogue et une augmentation soudaine des prix peut faire arriver sur le marché des drogues plus dures et dangereuses encore que l’héroïne ou la cocaïne. Ces centres seront très précieux en cas d’apparition de ces dérivés d’une très haute toxicité pour la prise en charge de ces toxicomanes. »

Michel THOORIS, secrétaire général du SYNDICAT FRANCE POLICE, tel : 06 42 18 37 52.

Source: http://tinyurl.com/2wvnl5c