Francaisdefrance's Blog

23/11/2011

En ces périodes de restrictions; il y en a qui gaspillent. Honteux !

Paru dans http://www.ladepeche.fr/

Remarquez l’impartialité du journaleux qui a écrit ce qui suit…

FDF

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« Un Castrais de 48 ans s’est sans doute trompé d’époque. Il en est resté au temps des Croisades. C’est en effet ce discours surréaliste que ce militaire à la retraite a tenu lors de sa garde à vue au commissariat de Castres, en début de semaine. Il a été interpellé lundi, à son domicile, pour avoir au début de l’année profané des sépultures du carré musulman du cimetière de la Barque à Castres.

C’était le 7 janvier. Des couennes de jambon avaient été retrouvées sur trois sépultures, provoquant évidemment un certain émoi. L’identité judiciaire du commissariat se rendait immédiatement sur place pour relever les traces et indices sur les lieux de cette provocation raciste évidente puisque le porc est interdit dans la religion musulmane. Les couennes de jambon de montagne étaient alors transmises aux techniciens du laboratoire de police scientifique qui ont réussi à prélever de l’ADN que l’auteur présumé avait laissé dessus en les manipulant. Et le profil génétique a fini par correspondre à un Castrais connu des services de police pour une autre infraction. L’individu en question, marié et père d’un enfant, interpellé lundi, a reconnu immédiatement les faits. Pire, il a tenu à les assumer et les revendiquer estimant être une sorte de « résistant face à l’invasion arabo-musulmane » qui déferlerait sur la France. Des faits qui ne sont pas sans rappeler la profanation de la mosquée de Castres commise un an plus tôt, en décembre 2009. Mais rien n’indique que cet extrémiste soit impliqué dans cette sombre affaire.

Hormis le fait qu’il revendique être un militant actif du Front national, il n’appartient visiblement à aucun groupuscule néo-nazi et aurait agi seul au cimetière de la Barque.

L’individu a été présenté au parquet de Castres hier et remis en liberté avant sa comparution le 7 décembre prochain devant le tribunal correctionnel pour répondre de violation de sépultures musulmanes. Il risque un an de prison et 15 000 € d’amende. »