Francaisdefrance's Blog

08/02/2012

Seconde couche sur l’immigration…

Dessin pillé chez http://fn41.unblog.fr/

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Et cette fois, ce n’est pas moi qui le dit…
FDF

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Non, l’immigration n’est pas une chance pour la France !

« L’immigration n’est donc plus une chance pour la croissance en France depuis la fin des années 1970, d’autant plus que celle-ci s’est transformée en une immigration de peuplement pour bénéficier de notre système de protection sociale. »

Par PHILIPPE MEUNIER Député UMP

Depuis les années 1970, l’immigration n’est plus une chance. Il est impossible de répondre à cette question sans replacer la croissance de l’économie dans son contexte territorial et démographique mais sans oublier qu’il s’agit d’hommes et de femmes. Il est donc préférable d’aborder ce sujet de manière pragmatique, à l’aide de cas concrets, pour appréhender au mieux la situation. Dans le contexte actuel de la mondialisation des échanges, force est de constater qu’une immigration massive et incontrôlée déstabilise le développement des pays d’origine et d’accueil.

Commençons par les conséquences économiques de l’immigration professionnelle de personnes qualifiées. Prenons pour exemple, le cas de ces très nombreux médecins étrangers venant exercer leur profession en Europe occidentale.

De fait, cette immigration massive de médecins et plus généralement de personnes qualifiées empêche les Etats d’origine, pillés de leur compétence, de préparer les conditions d’un développement économique qui passe toujours préalablement par une amélioration de l’état sanitaire de la population.

L’émigration de ces médecins, et de tous ceux qui ont un savoir-faire, n’est malheureusement que le reflet de l’égoïsme de nos sociétés occidentales vieillissantes qui privilégient le court terme et leur confort au détriment du développement nécessaire des pays concernés par ce pillage des cerveaux. […]

L’immigration de personnes occupant des postes peu qualifiés peut-elle être alors un facteur de croissance ? Il est toujours frappant, à l’arrivée d’un TGV, de constater l’origine étrangère de la quasi-totalité du personnel d’entretien qui attend pour nettoyer les rames.
La croissance de l’économie française a-t-elle besoin de ces immigrés alors que 2,8 millions de chômeurs doivent retrouver un emploi ? La réponse est bien évidemment «non». Les donneurs d’ordres profitent de cette main-d’œuvre immigrée peu qualifiée et peu rémunérée au détriment des chômeurs qui n’ont plus les moyens de contribuer au bon fonctionnement de notre économie et au financement de notre protection sociale. […]

L’immigration n’est donc plus une chance pour la croissance en France depuis la fin des années 1970, d’autant plus que celle-ci s’est transformée en une immigration de peuplement pour bénéficier de notre système de protection sociale.
Avec 100 000 personnes supplémentaires qui arrivent tous les ans sur le marché du travail, du fait de notre dynamisme démographique, la France doit continuer à réduire le nombre de titres de séjours délivrés annuellement, contrairement à nos voisins Allemands.
De plus, sans cette politique de réduction importante du nombre d’immigrés, la France ne pourra pas intégrer et assimiler les immigrés présents sur son territoire. Si cette politique n’est pas menée à bien avec la mise en place d’un certain nombre de mesures, la France devra faire face à moyen terme à de très fortes tensions ethniques et communautaristes qui pourraient remettre en cause la paix civile.

Débat avec Jérôme Martinez Secrétaire général de la Cimade Sandrine Mazetier Députée PS et Pascal Blanchard Historien

(Extrait. Texte complet à lire sur Libération.fr)

L’immigration, une chance pour la croissance ?

Source: http://www.liberation.fr/

04/02/2012

Ressorti des tiroirs et pour faire plaisir à SOS Racisme…

L’islam des prison (photo L’Express).

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Ca me travaillait ces éternuements de SOS Racisme qui remettaient en cause les dires de Guéant. Et j’aime bien aller au bout des choses. 

Alors, à leur intention, j’ai ressorti ce qui suit… L’islam carcéral et la délinquance sont étroitement liés… On en voit des preuves tous les jours…

On converti, dans les prisons françaises. Où de nombreuses « chances pour la France » y purgent des peines plus ou moins longues. A leur sortie, ils retournent dans leurs cités, dans leurs quartiers, où leur vie continue. Mais là, ils ont un but: tous leurs actes sont « couverts » par l’islam…

FDF

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L’islam première religion dans les prisons françaises

En l’espace d’une quinzaine d’années, l’islam est devenu la première religion revendiquée derrière les barreaux hexagonaux. Miroir grossissant du malaise des banlieues, le phénomène révèle le désarroi d’une jeunesse à la recherche d’un cadre moral, et de plus en plus sourde aux valeurs de la République.

Quatre murs, peints à la hâte, dessinent les traits d’un drapeau tricolore (bleu, rouge et gris). Règne une odeur de moisi. Entre les tables de ping-pong, des paires de baskets jonchent le sol. Là, quatre-vingts détenus, dressés comme un seul homme, les pieds nus sur leur tapis de prière, s’imprègnent du prêche de l’aumônier. Les phrases se succèdent en rafale dans un français approximatif. « Si quelqu’un veut t’entretuer, c’est antimusulman », lâche Missoum Abdelmadjid Chaoui, aumônier régional de l’Ile-de-France/Centre. Jonglant entre l’arabe et le français, l’imam, enveloppé dans sa djellaba d’un blanc immaculé, évoque les « événements qui nous traversent » : l’Irak, la Palestine, l’affaire Ilan Halimi et le « deux poids, deux mesures ». Les caricatures ? « Il n’y a pas de liberté d’expression lorsqu’il y a blasphème », souffle t-il.
Le directeur de l’établissement, indifférent, regarde sa montre. Comme souvent, la prière du vendredi, la seule de la semaine, sera amputée d’un bon quart d’heure pour cause d’activité sportive.
Un homme s’avance. Blond, la barbe naissante, les yeux brillants surmontés d’épais sourcils, David est tout entier absorbé par ce qu’il s’apprête à vivre : sa conversion. L’aumônier descend de son estrade et s’installe dans un face-à-face éclair. « Tu n’agis sous la contrainte de personne ? » « Non », répond le jeune homme, le corps et la tête inclinés. « Tu connais les cinq piliers de islam ? » « Oui. » « Maintenant, répète après moi. » David ne parle pas un mot d’arabe, mais récite docilement la profession de foi. Il s’applique. Deux minutes plus tard, ce « gaulois » de 25 ans, rebaptisé Mohammed, fait ses premiers pas dans la « grande famille des musulmans ». Il jubile. Le résultat, selon lui, de plusieurs de mois de discussions avec son codétenu musulman. L’envie, aussi, de s’armer de certitudes simples, bien tranchées et surtout de s’assagir : « Je veux me tenir bien, garder patience comme Dieu le demande. » Fin de la « récré ». Dans la bousculade, chacun rejoint sa solitude. Les quelques mètres carrés de sa cellule, dans ce bâtiment B où sont entassés les jeunes gars des banlieues, surreprésentés derrière les barreaux de la maison d’arrêt de Nanterre (Hauts-de-Seine). Comme dans nombre de prisons françaises.
« Intégration à l’envers »
En l’espace d’une quinzaine d’années, c’est peu dire que la population carcérale française a connu un bouleversement radical : alors que les musulmans représentent moins de 10 % de la population française, 50 % des détenus, voire 70 % à 80 % dans certaines maisons d’arrêt proches des banlieues sont de cette confession. Loin devant les autres, l’islam est devenu la première religion carcérale de France. Loin devant les autres, même si les statistiques officielles, elles, restent muettes. Dans cet univers qui rappelle étrangement celui des ghettos noirs américains, les « gaulois » convertis, qui s’émancipent, comme David, par l’intégration fusionnelle à l’islam, sont plutôt l’exception. « Ceux qui embrassent l’islam en prison le font en général pour ne pas se sentir exclus ou par mimétisme », note un policier des renseignements généraux, qualifiant ce phénomène d’« intégration à l’envers ».
La règle derrière les barreaux de Fleury-Mérogis, Fresnes, ou Bois-d’Arcy, c’est plutôt celle-là : entassés entre des murs qui se lézardent, les détenus âgés de 18 ans à 29 ans (souvent majoritaires) nés de père maghrébin et issus de culture musulmane, sont dix fois plus nombreux que les autres. Plus que partout ailleurs dans l’Hexagone, le phénomène « black-blanc-beur » reste un fantasme. Une gifle monumentale pour l’intégration à la française. Plus violente encore pour l’administration pénitentiaire et sa mécanique rouillée, qui, plus que toute autre institution de la République, a dû mettre de l’huile dans ses rouages, déchirer le voile opaque de ses habitudes.
Dans la douleur, à en croire le sociologue Farhad Khosrokhavar. Avec son regard tranchant comme une lame de rasoir, ce professeur de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) décrit les déficiences de prise en charge du rituel musulman : « L’insuffisance de l’armature institutionnelle, voire son insignifiance pour traiter le problème musulman est incontestable », diagnostique t-il. « Je n’ai aucun soutien logistique », témoigne, Abdehlak Eddouck, un des aumôniers musulmans de la centrale de Fleury-Mérogis. En prison, enseigner l’islam semble presque aussi difficile que de le pratiquer : « L’aumônier est un fantôme entre ces murs, pestent, en écho, nombre de détenus de Nanterre, il est toujours trop pressé. »
« Thon, thon et thon »
Farid en sait quelque chose, lui qui n’a jamais rencontré le moindre référent religieux lors de son séjour de neuf mois derrière les barreaux pour un délit qu’il dit n’avoir pas commis. Né à la Martinique dans un milieu de catholiques fervents, ce métis de 29 ans, doux comme un agneau, s’est converti à l’islam à l’adolescence après avoir atterri, avec sa famille, en banlieue parisienne. C’était quatre ans avant de purger sa peine à Bois-d’Arcy. Une blessure qui ne s’est pas refermée : « J’ai beaucoup prié pendant ce temps. Je me disais, Dieu m’éprouve. Le plus dur était de décevoir ma mère et de ne pouvoir pratiquer convenablement ma religion. » Au menu chaque jour de sa détention : « thon, thon et thon », pour éviter d’ingurgiter du porc. « Ma mère apportait des draps pour faire des tapis de prière et il a fallu déchirer la couverture du Coran pour le faire passer en cellule. Auraient-ils fait cela avec la Bible ? »
Pas nécessairement pratiquante, ni assidue dans l’observance des rituels, la population musulmane emprisonnée éprouve néanmoins, de façon unanime, un sentiment d’inégalité, voire d’injustice. L’administration pénitentiaire a dû faire face au problème. A la fin des années 1990, face au vide sidéral qui entoure l’exercice du culte, elle assiste, impuissante et fébrile, à la multiplication des prières collectives sauvages aux fenêtres des cellules, au prosélytisme rampant dans les cellules et dans les cours de promenades. « L’islamisme radical est devenu un phénomène de masse, tranche sans nuance un magistrat de la section antiterroriste du parquet de Paris. Avant, le violeur se faisait casser la gueule. Maintenant, il est récupéré par des individus dotés d’une aura inimaginable. » Du côté des RG, le discours se veut nettement moins alarmiste : « Il faut relativiser ces réseaux islamistes, y déclare-t-on en coulisses. Leurs noyaux actifs recrutent peu en prison. Ces jeunes sont plutôt utilisés pour vol et trafic de faux papiers, mais on ne les retrouve pas au cœur de la machine terroriste. » Selon un récent rapport du même service, véritable radioscopie des fous d’Allah, au sein des 188 établissements pénitentiaires français, moins de 175 individus (sur 64 000) s’adonnent au prosélytisme islamiste, dont une demi-douzaine seulement semblent susceptibles de basculer dans l’action violente. En 2005, les RG n’ont recensé qu’un un peu moins de 200 actes de prosélytisme dans les prisons : appel à la prière collective (30 %), pressions sur les codétenus (20 %), exigences diverses comme l’aménagement de locaux religieux, etc.
Réconcilier la foi et la loi
Un casse-tête tout de même pour l’administration pénitentiaire qui, au-delà de la technique de l’isolement, impossible en termes d’espace, a vite saisi l’intérêt de travailler main dans la main avec les représentants d’un islam considéré comme modéré. L’influent recteur de la mosquée d’Evry (Essonne), proche des autorités marocaines et de l’Arabie Saoudite, Khalil Merroun a, lui, essuyé les plâtres à la centrale de Fleury-Mérogis, un temps gangrenée par l’islamisme radical : « Il y a deux ans, j’y ai trouvé un désert côté religion. Les autres cultes ont peur de partager le gâteau. Seulement, moi, j’ai réussi à créer un vrai dialogue avec les salafistes qui faisaient la prière de façon anarchique. » Ce réconciliateur de la foi et de la loi, comme il se définit lui-même, n’est pas peu fier d’évoquer la guerre des nerfs qu’il aurait remportée contre un système verrouillé à triple tour, pour y introduire de la nourriture hallal, des tapis et des livres de prière. Au compte-gouttes…
Aujourd’hui, seuls trois aumôniers musulmans rémunérés (pour trente catholiques) essaient de répondre aux attentes des milliers de musulmans incarcérés dans les vingt-cinq prisons d’Ile-de-France/Centre. Douze autres le font de façon ponctuelle et bénévole. Mais l’aumônerie musulmane doit aussi, balayer devant sa porte. Ce qui est loin d’être le cas. Minée par des querelles fratricides de plus en plus pathétiques, l’hydre du Conseil français du culte musulman (CFCM) renforce l’image chaotique de l’organisation de ce culte. La priorité : dispenser des formations solides et clarifier le rôle, encore flou, donné aux aumôniers des prisons (au même titre que ceux des hôpitaux, écoles ou casernes). Simples pompiers de l’islamisme radical ? Educateurs ? Prédicateurs ? A la Mosquée de Paris qui dispense, chaque semaine, des cours censés former, en deux ans, des aumôniers, les 20 personnes présentes en ce samedi glacé de février, ont bien du mal à répondre. Quoi de commun entre un imam et un aumônier ? « Leur rôle n’a strictement rien à voir ! », s’emporte un participant. « Il est le même, répond froidement le professeur, apprendre le Coran et le transmettre. » Et surtout refuser de jouer le rôle, taillé sur mesure par les médias, de pompiers de l’islamisme.
Responsable aguerri de l’aumônerie protestante de France, Jean-Marc Dupeux l’explique en une formule : « On n’est pas aumônier antiterroriste comme on pourrait être juge antiterroriste. » Selon l’ancien secrétaire général de la Cimade, cette instrumentalisation reviendrait à trahir cette noble mission qui ne se joue pas sur un terrain politique. « Nous sommes des ni-ni », convient-il. Ni juges, ni surveillants, ni psychiatres. Une oreille pour apaiser la douleur en recueillant la détresse, une parole pour donner un cadre, une respiration.
Fils de leur temps
Une respiration certes vitale pour dénouer l’écheveau des petites rancœurs qui, mises bout à bout, nourrissent les pires frustrations, mais qui n’en demeure pas moins dérisoire. « Un cautère sur une jambe de bois », se désespère un psychiatre de Fleury. « Leur rôle pour apaiser les consciences est quasi nul, mais ne mettez surtout pas cela dans ma bouche ! », entend-on en boucle ici et là, au sein du personnel pénitentiaire. C’est que le nœud du problème se situe ailleurs. A quelques kilomètres des murs de barbelés, dernier maillon d’une chaîne qui a depuis longtemps déraillé : au cœur des banlieues françaises.
« Mauvaises raisons »
Bienvenue à Grigny, dans l’Essonne, un département qui compte de nombreuses conversions à l’islam. Une commune pauvre, peuplée d’immigrés et divisée en deux blocs distincts : Grigny I la Grande-Borne, tristement célèbre depuis une quinzaine d’années, et Grigny II, cité HLM des années 1960 qui va chercher racine dans le Val-de-Seine. « N’oubliez pas Grigny III ! C’est comme ça ici qu’on nomme la prison de Fleury ! », insiste le beau Karim, un des « grands frères » de la cité. Comme lui, de nombreux jeunes ici y ont fait des séjours prolongés ou répétés… De la petite délinquance au crime, la cité est le creuset et le parfait reflet du monde carcéral. Voilà plus de dix ans qu’Amar Henni, ancien éducateur de la ville, arpente cet univers de béton, planté au milieu d’espaces verts trop rares, et dont il connaît chaque recoin. Avec ses embrouilles, ses galères et ses solutions bouts de ficelle. « Ces jeunes, explique-t-il avec tristesse, se sont construits leur propre lecture du monde, ignorant celle de la République. Ils sont les fils de leur temps, plus que de leurs parents, ajoute-t-il, l’œil fermé, pour eux, la religion pose la limite. C’est un échec de nos institutions. » Voilà qui enrage le fougueux Amar, l’inquiète et mobilise en lui la flamme jamais éteinte du militant communiste viscéralement attaché à une certaine idée de la justice et de l’égalité. « Car la politique doit rassembler les gens, or là c’est la religion qui le fait. » La religion encore qui permet de supporter le quotidien, à la Grande-Borne, comme en prison, avec laquelle le cordon ombilical n’est jamais rompu. D’ailleurs, « aujourd’hui, beaucoup de jeunes veulent devenir musulmans pour de mauvaises raisons », confirme Karim. « La foi qui s’empare d’un cœur perdu comme un voleur se barre à corps perdu », écrivait Charles Péguy…
Parangon de justice
Dans les banlieues, comme dans les prisons, leurs miroirs grossissants, l’islam se heurte à un certain nombre de problèmes. A commencer par l’incapacité individuelle et collective de ces jeunes à devenir des citoyens. Moussa, français d’origine camerounaise, en est l’exemple. Ce grand baraqué de 26 ans a déjà passé plus de deux ans et demi derrière les barreaux. En partie pour des délits qu’auraient commis « des frères » qu’il voulait protéger. Mais cela Moussa n’en dira pas un mot, préférant évoquer les raisons profondes de sa conversion à l’islam. « Chez nous, les chrétiens, les parents nous disent “débrouille-toi”. Avec mes sept frères et sœurs, on a manqué de règles. L’islam, que j’ai découvert à 14 ans, m’a apporté cette discipline. » La religion lui enseigne alors « la patience, la solidarité et une certaine éthique ». Plus tard, en prison, des grands frères, « avec qui il n’est pas question de concurrence », lui donnent le sentiment d’appartenir à une communauté effervescente et fraternelle, l’aidant, par le biais de la foi « à croire » en lui. Recroquevillé dans son blouson de cuir, Moussa, toute lueur sarcastique bannie de son visage, évoque les difficultés de la sortie. Son casier, qui lui ferme les portes du monde de l’emploi. « Déjà que c’est dur sans, alors avec », souffle-t-il. Et en revient de façon presque obsessionnelle à l’islam, ce parangon de justice à laquelle il se fie comme pour oublier l’injustice des hommes.
« Pour beaucoup de prisonniers, l’islam correspond à un besoin de se construire un code éthique, avec une insistance sur le respect, le refus de nuire, le refus aussi du mensonge, la quête du droit chemin. Autant de normes que la vie dans les banlieues ne délivre pas » , traduit le sociologue Farhad Khosrokhavar.
Bylal, jeune Laotien élevé dans le chaudron plus tiède du bouddhisme, s’est réveillé, un jour, à l’issue d’une longue phase de coma, hospitalisé derrière les barreaux. Un vol à l’étalage et une course-poursuite avec la police l’avaient catapulté huit mètres en dessous d’un pont. « A cette période, se souvient-il, je faisais des choses malsaines. Je montais sur mes “grandes ailes” pour un rien, j’allumais tout le monde. » Une pratique beaucoup plus assidue de l’islam auquel il s’était converti à l’âge de 12 ans, lui a permis depuis, à l’entendre, de dissiper ce « côté obscur : il m’a donné une personnalité avec des principes. » Et l’a aidé à grandir et à devenir le danseur de hip-hop respecté qu’il est devenu aujourd’hui.
Un état de non-culture quasi absolu
Armés de leur connaissance souvent rudimentaire des textes (« La femme sort de la côte de l’homme, elle n’a pas de cœur », dit Bylal), les jeunes des banlieues (et des prisons) recherchent dans l’islam, ni plus ni moins qu’un code moral, aussi fataliste soit-il, pour briser l’enchaînement de la délinquance. Un moyen, aussi, de dire « merde », par le biais d’une idéologie « simple », aux gens d’en haut, ces « nantis ». De refuser « le culte de l’argent et du profit » qui les a exclus de ses circuits.
C’est tout le problème. « Un amalgame est fait entre banlieue défavorisée et islam, ce qui pousse des “gaulois” à s’en réclamer », regrette le père Thierry David, aumônier à Fleury-Mérogis. En prison, selon lui, le problème serait un soupçon plus poussé : « L’état de non-culture y est quasi absolu. 70 % des détenus sont illettrés et en rupture familiale lourde. Les aumôniers musulmans tentent d’apporter une réponse religieuse à un problème sociologique. Une crise identitaire. Grave erreur ! » C’est en tout cas une question clé : faut-il voir l’islam des banlieues avant tout comme une religion ou une idéologie ?
Un élément paraît déjà certain : sur les cendres du christianisme, la décomposition des mouvements d’extrême-gauche et la dissolution des cultures ouvrières, de nombreux exclus et déshérités de France, y ont trouvé un nouveau cadre moral. « Ma religion, conclut Karim, c’est mon identité. Je suis musulman avant tout. » Faut-il s’en inquiéter ?

Quelques chiffres
Les musulmans qui forment 7 % à 8 % de la population française composent entre 50 % et 80 % des personnes incarcérées. Entre 18 ans et 29 ans, il y a, environ, en prison, neuf fois plus de jeunes issus d’un père maghrébin que de jeunes issus d’un père français. Enfin, les « musulmans » en prison désignent surtout les populations masculines des banlieues (les femmes sont très peu nombreuses), parmi lesquels les jeunes (entre 15 ans et 35 ans) forment la grande majorité.
Source : Farhad Khosrokhavar, l’Islam dans les prisons, Balland, 2004.

Ghaleb Bencheikh dénonce « les imams ignares »
« Des jeunes hommes à l’horizon opaque et qui cherchent leur voie se trouvent entraînés par un phénomène de groupe. La discipline interne à l’islam (interdits alimentaires, prière cinq fois par jour) les séduit. Et certains passages coraniques sont exploités par des prédicateurs et des doctrinaires qui tentent de les instrumentaliser. De nombreux imams ignorants, voire ignares, leur disent en substance qu’ils sont des damnés de la terre, des pauvres dont la rétribution se fera devant Dieu qui les vengera des riches. Malheureusement, l’islam n’a pas encore eu le temps de former des imams gallicans. Dans le même temps, l’œuvre de sécularisation a rendu le vocabulaire de l’Eglise pudique dans sa relation à Dieu. Elle ne parle plus de Dieu mais de transcendance et de spiritualité, tout un vocabulaire un peu incompréhensible pour les jeunes. Les imams eux parlent de Dieu, d’amour, de châtiment, c’est primaire mais plus accessible à leur entendement. Ce qui me paraît plus décisif encore, c’est qu’on leur dit : si tu suis les préceptes coraniques, tu n’auras pas le sida, tu ne te drogueras pas et tu n’iras pas en prison car Dieu est un garde-fou, une balustrade, une balise à nos comportements sur terre, dans un contexte où les aînés juifs et chrétiens vivent dans des sociétés dépravées. De quoi sublimer toutes leurs frustrations par une pratique de la religion ascétique, mécanique, et souvent plus ostentatoire. Un ritualisme desséchant qui n’élève pas nécessairement l’intelligence du cœur et la raison. » Ghaleb Bencheikh est physicien, docteur ès sciences, président de la Conférence mondiale des religions pour la paix, animateur de l’émission Islam sur France 2. Dernier ouvrage paru : la Laïcité au regard du Coran (Presse de la Renaissance, 2005).

Gabriel Mouesca : « La question n’est pas religieuse mais sociale »
– Que vous inspire la surreprésentation des populations de culture musulmane en prison ?
Pour nous, avant d’être des musulmans, ce sont des pauvres. La question n’est donc pas d’abord religieuse mais sociale, car les prisons, depuis une dizaine d’années sont peuplées de jeunes issus de l’immigration et de quartiers eux-mêmes pourvoyeurs de pauvres. Leurs grands-pères furent de la chair à canon, leur père de la chair à patron, les plus jeunes sont devenus de la chair à prison.
– L’institution pénitentiaire s’est-elle bien adaptée à ce phénomène ?
Elle s’y est très mal adaptée. Cela fait à peine deux ans que l’on parle de l’encadrement des musulmans en prison. Qui plus est, la justice n’a réagi que face à la pseudo-radicalisation des détenus. La question de l’islamisme radical est instrumentalisée à des fins politiques. On veut nous faire peur avec le fantasme de « l’islamisation de la société française ». Or, l’activisme des islamistes radicaux en prison est mineur. On n’y fabrique pas les futurs terroristes.

Gabriel Mouesca est président de l’Observatoire international des prisons, ancien détenu libéré après dix-sept ans de détention.

SCHWARZ JENNIFER – Publié le 1 mai 2006 – Le Monde des Religions n°17

19/11/2011

A Dijon, l’hiver sera rude pour les « demandeurs d’asile ». Ils ont choisi la France: « terre d’accueil »…

Normal: leur nombre a été multiplié par deux en deux ans… Et à Lille, chez Aubry, il n’y a plus de places ?

FDF

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Demandeurs d’asile à la rue : « C’est la faute de l’Etat ! »

« Les températures baissent à Dijon. Pas le nombre de demandeurs d’asile à la rue. Si des squats commencent aujourd’hui à essaimer dans l’agglomération, abritant une partie des 600 personnes en l’attente d’un logement d’urgence pendant le traitement de leur demande d’asile, le problème est loin d’être réglé. Entre le « manque de fonctionnaires » pour traiter les dossiers et « l’absence de volonté politique au plus haut niveau », François Rebsamen, sénateur-maire socialiste de Dijon, rejette la faute de cette situation humanitaire inquiétante sur l’Etat. Sa conférence de presse tenue lundi 14 novembre à la mairie de Dijon suffira-t-elle à faire changer le quotidien de ces 600 sans-abris ? Au vu de la teneur de son propos, plus politique que tourné vers l’urgence de la situation : rien n’est moins sûr.

Logement des demandeurs d’asile : la question devient politique…

Certains occupaient les parkings souterrains de la ville jusqu’à ce que la mairie les ferme la nuit, d’autres logent aujourd’hui dans des bâtiments industriels désaffectés (Lire ici notre article sur le sujet) : la situation des 600 demandeurs d’asile pour qui aucune solution d’hébergement d’urgence n’est encore trouvée à l’approche de l’hiver devient très préoccupante à Dijon. Et politique. Lundi 14 novembre 2011, François Rebsamen, sénateur-maire socialiste de Dijon, s’est refusé à dire que des solutions seraient trouvées par la collectivité avant que l’Etat ait reconnu sa responsabilité dans la situation actuelle ; et commence à agir.

Alors que le nombre de demandes d’asile a doublé entre 2010 et 2011 à Dijon (Lire ici notre article sur le sujet), en raison des nombreux conflits internationaux mettant en danger la vie de citoyens dans leur pays d’origine, François Rebsamen voit surtout une origine politique à l’engorgement de dossiers et aux difficultés de logement des demandeurs d’asile. « Nous sommes dans le contexte d’une Révision générale des politiques publiques (RGPP) et il y a de moins en moins de fonctionnaires dans les préfectures et dans les ministères. Certains s’en félicitent mais du coup, on a du mal à tenir deux objectifs : le premier est de fournir à chaque demandeur d’asile une réponse sur son dossier dans un intervalle de six mois – aujourd’hui des dossiers de 2010 n’ont pas encore été traités ; et deuxièmement l’Etat en est à un tel point qu’il n’est pas capable de fournir un système de prise des empreintes biométriques à la préfecture de Saône-et-Loire ! D’ailleurs il n’y a pas de fonctionnaires pour le faire. Donc toutes les démarches concernant l’asile se font à Dijon. Ce qui conduit à une augmentation de 100% des demandeurs d’asile sur la seule Côte-d’Or, de 570 en 2010 à 1.126 en 2011″, note-t-il.

Pas question donc, pour le moment, d’affirmer que des solutions seront trouvées par la ville de Dijon pour l’hiver. « Si je dis que je ferai quelque chose, l’Etat va les laisser dans la rue », commente François Rebsamen. Et d’ajouter : « Ce ne sont pas les collectivités locales qui sont en cause. Il faut donc interpeller la préfète, le ministère de l’Intérieur et le gouvernement pour que tout le monde soit traité dignement et logé. J’ai interpellé la préfète sur le sujet et elle est bien consciente que l’engorgement sur Dijon est dû au fait que l’enregistrement des demandes d’asile ne se fait plus dans les préfectures de département pour des raisons d’économies budgétaires. La préfète a demandé à ce qu’il y ait un Système d’enregistrement des empreintes biométriques (Seeb) à Mâcon, en Saône-et-Loire, et cela lui a été refusé par le ministère. Mais il y a aujourd’hui une pression terrible sur les fonctionnaires de la préfecture car les conditions d’enregistrement des demandes sont difficiles. Ce n’est pas la préfète elle-même qu’on interpelle : c’est l’Etat. Qui doit faire face à la situation et assumer la loi, qui impose d’offrir le droit d’asile. Tant qu’il y a le droit d’asile, on accueille les être humains comme des êtres humains. On ne les laisse pas à la rue, on construit, on fait des efforts financiers. L’effort est insignifiant, d’ailleurs, par rapport aux cadeaux fiscaux. Alors comportons-nous dignement ». 

Et face à ce manque de fonctionnaires, pourquoi ne pas interpeller directement le ministre de la Fonction publique, François Sauvadet (Nouveau centre), président du conseil général de Côte-d’Or ? « Pas bête », répondra François Rebsamen. Avant d’ajouter : « J’aurai pu le faire. Mais je ne suis pas sûr que Sauvadet ait vraiment de poids dans cette affaire ». Ou quand la politique reprend le dessus sur l’impératif d’humanité…

La préfecture « ne commentera pas les propos de François Rebsamen »

« Nous ne réagirons pas aux propos de Monsieur Rebsamen, dont nous ne connaissons pas la teneur », répond la préfecture de Bourgogne. Toutefois, dans la soirée du lundi 14 novembre, l’institution apportera aux journalistes des documents précisant son action dans le domaine de l’accueil et du logement des demandeurs d’asile. « Le regroupement du traitement des demandes au chef-lieu de région vise à garantir une meilleure qualité de l’accueil et de l’accompagnement des demandeurs d’asile. Ce processus, piloté par la préfète, est connu sous le nom de « régionalisation du premier accueil ». Depuis sa généralisation en 2010, une concentration des demandes a été observée en Côte-d’Or, où l’augmentation a été de 165% entre 2009 et 2011 – 100% pour la seule année 2011″.

Une situation que le monde associatif trouvait plus alarmante qu’efficace, dans notre article publié jeudi 03 novembre 2011 (Lire ici) : « Charger une ville comme Dijon de toute la demande d’asile de la région, c’est trop. La Nièvre et l’Yonne, aujourd’hui, sont très peu concernées par la demande d’asile. L’idéal serait de partager l’hébergement d’urgence avec d’autres départements. Un travail de la préfecture est fait dans ce sens-là et on devrait récupérer 60 places dans les autres départements… mais ce ne sera que 60 ! », expliquait alors Claire Ayral, chef des services de mise à l’abri (Mada), des centres d’accueil (Cada) et des plateformes d’accueil des demandeurs d’asile (Pada) à Dijon. Et de préciser : « Dijon a toujours été un flux important mais il y a quelques années, nous avions aussi des demandeurs d’asile en Saône-et-Loire, dans la Nièvre et un petit peu dans l’Yonne. Or, il y a peu, on a régionalisé le premier accueil, c’est-à-dire le Pada, dans les préfectures de région. Car c’est la préfecture de région qui va reconnaître le statut de demandeur d’asile. Du coup, plutôt que les personnes arrivent dans l’Yonne et soient obligées d’aller à la préfecture de Dijon, elles viennent aujourd’hui directement à Dijon. Au final, le nombre d’arrivées a doublé par rapport à 2010 et le nombre de nuitées consommées a triplé ». La situation a vite mené à une saturation des dispositifs de logement à Dijon, qui compte 485 places en hébergement d’urgence, 150 places en pré-Cada et 357 places en Cada.

A la préfecture de Bourgogne, l’heure est à la recherche de solutions d’urgence. « Du fait de l’augmentation importante et récente du nombre de demandeurs d’asile, les capacités d’hébergement se retrouvent de nouveau en tension. La préfète a donc souhaité anticiper le dispositif régional de pilotage de l’hébergement d’urgence des primo-demandeurs, qui permet la mutualisation des places disponibles dans l’ensemble de la région. A la régionalisation de l’accueil correspondra donc la régionalisation de l’hébergement. Ainsi, à la suite d’une décision du Comité de l’administration régionale, qui réunit les quatre préfets, 70 nouvelles places ont été identifiées en un mois », note la préfecture. Et de préciser : « Ce dispositif bénéficiera prioritairement aux profils familiaux prioritaires que sont les couples avec enfant(s), les femmes isolées avec enfant(s), les femmes seules et les couples sans enfant et dont la femme est enceinte de plus de six mois. Le pilotage régional ne peut pas en revanche, dans l’immédiat, bénéficier à l’ensemble des hommes demandeurs d’asile sans enfant, par manque de lieux d’hébergement disponibles. Le nouveau dispositif en serait immédiatement saturé, au détriment des personnes prioritaires ». Les 550 personnes isolées ou en couple, qui ne sont pas considérées comme prioritaires, sont donc toujours à la rue et devront probablement attendre l’activation d’un Plan grand froid pour dormir au chaud cet hiver.

Problème de santé… et de dignité

La situation n’est pas sans poser d’autres problèmes, à commencer par la santé des demandeurs d’asile (Lire ici). « Il y a une dégradation nette de l’état physique des personnes qui dorment dans la rue. Les demandeurs d’asile se présentent souvent à la Permanence d’accès aux soins de l’hôpital (PAS), qui fait état de sa difficulté à soigner les gens puisque donner un médicament à des personnes qui sont dehors, cela ne présume pas de l’efficacité du traitement. Nous avons eu une réunion de coordination la semaine dernière et les personnels de la PAS faisaient état de leur sentiment d’inutilité, puisqu’ils ne peuvent pas soigner correctement. C’est également très difficile, pour les personnels hospitaliers, de laisser sortir les gens pour aller vers la rue. Quand les personnes sont vraiment dans un état grave, les médecins prononcent l’hospitalisation et s’il y a besoin d’une prise en charge particulière, il existe dix lits appelés « halte soins santé », pour un délai de deux ou trois mois », explique Claire Ayral. Le Pada distribue également des chèques-services pour les repas – 46 euros par semaine pour une personne seule, 75 euros pour un couple – et d’autres associations, comme le Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade), disposent par exemple d’un vestiaire pour fournir des vêtements à ceux qui en ont besoin, au-delà de leurs actions en terme de démarches administratives et d’apprentissage de la langue française. »

 « La France a signé la Convention de Genève en 1951, dans laquelle il est bien spécifié que nous devons donner asile et protection à toute personne qui craint pour sa sécurité, qui a subi des sévices dans son pays. Nous constatons aujourd’hui que l’Etat français faillit à sa mission, que l’hiver arrive et que ces gens vont être à la rue. Nous allons donc mobiliser davantage et alerter la société civile sur la situation de ces demandeurs d’asile », annonçait Françoise Duguet, présidente de la Cimade en Bourgogne et Franche-Comté, jeudi 03 novembre. Mardi 08 novembre, un cercle de silence en signe de soutien aux 600 demandeurs d’asile sans-abri réunissait deux cents personnes, place François Rude à Dijon (Voir ici notre diaporama). Dimanche 13 novembre, les mêmes associations occupaient les locaux de l’ancienne boucherie de la rue Bertillon, où vivent aujourd’hui 43 réfugiés, pour « ne pas que les forces de l’ordre viennent expulser les réfugiés manu militari » (Lire ici notre article sur le sujet). A l’ombre des querelles politiques, l’hiver risque d’être rude pour les demandeurs d’asile… »

Source: http://www.dijonscope.com/

28/05/2011

Montauban: la mairie refuse de marier un couple franco-tunisien…

Deux mois qu’il est en France, le futur marié Tunisien; ça ne vous dit rien?…

Il est certain qu’il y a du « mariage blanc » dans l’air, dans cette affaire, la future épousée étant Française… Excellente réaction républicaine de la députée-maire. La naturalisation à la sauvage, c’en est trop ! La loi impose des règles strictes dans ce domaine. A Montauban, la stigmatisation bat son plein. A la charge de la mairie: ils auraient du prévenir les intéressés plus tôt, par politesse. Mais bon; tout le monde a droit à l’erreur…

FDF

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C’est juste dans la cour de l’hôtel de ville que les futurs mariés et un cortège de 200 invités ont appris samedi que la mairie s’opposait à cette union d’un Tunisien avec une Française .

Décidément l’hôtel de ville de Montauban a vécu samedi dernier de drôles de moments. Imaginez que comme précisé par les bans du service de l’Etat-Civil on devait y célèbrer l’union d’un jeune tunisien Youness et de sa future épouse : Sylvie.Le couple était suivi par un important cortège d’environ deux-cents personnes. Invitées à cette célébration et ensuite au repas de fête préparé chez la sœur de Youness .Ceux qui allaient se dire oui s’apprétaient à monter les marches vers la salle des mariages lorsque l’officier de l’Etat-civil ceint de l’écharpe tricolore vint à leur rencontre pour annoncer tout de go que la députée-maire avait décidé de ne pas faire célébrer ce mariage,par l’adjointe en charge des cérémonies ce jour-là.C’est alors la colère et l’incompréhension parmi les invités qui ne comprennent pas du tout cette volte-face de dernière minute .

Les futurs mariés déposent plainte lundi

Car le parquet et le procureur de la République avaient donné leur accord.Le futur couple éclate en larmes et la femme en proie à une crise de nerfs est dirigée sur les urgences de l’hôpital où ils ont reçu de plus le réconfort d’un médecin psychologue.Tout cela parce que Brigitte Barèges et ses services ont soupçonné un «mariage blanc» entre un jeune tunisien arrivé en France depuis mars et une femme(1). Youness est catégorique là dessus : « Je suis en règle.J’ai un dossier à la préfecture à Toulouse qui va être transmis à celle de Montauban.J’ai un titre de séjour .On avait été reçu à la mairie, une personne nous avait dit de laisser nos coordonnées et qu’on aurait rendez-vous…Depuis plus rien.Ce refus est illégal. On a consulté un avocat et on va déposer plainte en début de semaine prochaine,au tribunal administratif car ce refus constitue une voie de fait »

Au parquet de Montauban on ajoute : « La substitut du procureur a été interrogée par la mairie.Le parquet en l’état des pièces ne voit pas d’obstacles à la célébration du mariage» .Même si dans ce genre d’affaire il faut faire preuve d’un extrême prudence.Contactée par nos soins via son chef de cabinet et aussi par courrier électronique Brigitte Barèges n’a pas voulu s’exprimer hier soir sur ce sujet.

(1) Sur le site Médiapart qui fait état de cette affaire hier matin dans un dossier dévolu aux récentes déclarations de Brigitte Barèges sur les mariages «gays», l’auteur de l’article écrit après le feu vert au mariage donné par le parquet le 19 mai : « Le compte-rendu de la mairie était mensonger .C’est une affaire hallucinante.» rapporte à Médiapart une source du syndicat de la magistrature.


Pour la cimade c’est «illégal et anticonstitutionnel»

Pierre Grenier est le délégué pour Midi-Pyrénées de la CIMADE .L’antenne Tarn-et-Garonnaise est d’ailleurs aux côtés du couple depuis que le refus de célébration a été rendu public .Cette affaire dit-il : « est liée à un discours ambiant.Mais il faut savoir que refuser un mariage civil sur lequel les autorités judiciaires ne trouvent rien à redire c’est illégal et anticonstitutionnel .Cela se produit dans plusieurs autres villes . Mais pas dans la région et encore moins récemment .»

Source: http://www.ladepeche.fr/

09/04/2011

Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde…

 

Ca ne peut tomber mieux pour ce qui est d’actualité…

FDF

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Accueil de la misère

Tout le monde connait la déclaration de Michel Rocard du 3 décembre 1989 sur TF1 dans l’émission d’Anne Sinclair 7/7 :

« La France ne peut accueillir toute la misère du monde. »

Lorsque vous la citez, il y a toujours une bonne âme pour s’empresser de préciser que Michel Rocard aurait rajouté quelque chose à la suite et que vous omettriez volontairement de le dire.
Cette suite, ce serait celle-çi :

« mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part. »

Or voici l’extrait de l’émission tel que diffusé sur TF1 : cette suite n’existe tout simplement pas.

Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde - La France ne peut accueillir toute la misère du monde ???mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part???
http://video.rutube.ru/9e3ee31fd5ba4c18c7b2a8483178f0d1

Extrait étendu : http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAC90043039/extrait-7-7-michel-rocard.fr.html

Transcription :

Journaliste - Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde - La France ne peut accueillir toute la misère du monde ???mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part??? (…) ajoutons ce soir la fermeté de ton du premier ministre à l’égard du parti de Jean-Marie Le Pen. Michel Rocard, qui était l’invité de TF1, d’Anne Sinclair, et qui n’a pas mâché ses mots, des mêmes propos fermes d’ailleurs s’agissant par extrapolation de l’immigration, et des précisions très claires sur l’immigration clandestine :
Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde - La France ne peut accueillir toute la misère du monde ???mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part??? Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. Et puis la France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile politique. Nous sommes signataires de la convention de Genève qui prévoit de donner accueil à tous ceux dont les libertés d’expression ou dont les opinions sont réprimés sur place, mais pas plus.
Extrait étendu : Il faut savoir (le chiffre n’est pas encore public, je peux le donner aujourd’hui) qu’en 1988 nous avons refoulé, refoulé, à nos frontières, 66.000 personnes, soixante six mille personnes refoulées aux frontières, à quoi s’ajoute une dizaine de milliers d’expulsions depuis le territoire national : l’année 1988. Et je m’attend à ce qu’en 1989 (l’année n’est pas finie) le chiffre soit un peu plus fort. Autrement dit je ne peux laisser personne dire que rien ne se fait.
Anne Sinclair - Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde - La France ne peut accueillir toute la misère du monde ???mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part??? Est-ce que vous avez jamais joué avec le feu avec le Front National ?
Michel Rocard et l’accueil de la misère du monde - La France ne peut accueillir toute la misère du monde ???mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part??? Pour moi le Front National, c’est l’intégrisme en politique. C’est vraiment l’incitation à la haine et à la violence. Je veux répêter ce mot parce que c’est… c’est… c’est comme ça que je le ressens et je crois que c’est vrai : c’est un intégrisme, et tout intégrisme est toujours fanatique. Je vous rappelle qu’un de mes amis, qui ne collait même pas des affiches ce matin là mais qui venait vérifer que le panneau électoral socialiste était propre et complet, a été tué à coups de couteau par un homme du Front National : le Front National c’est ça.

En recherchant la trace de cette mythique phrase suivante, on apprend qu’elle aurait été prononcée un an plus tard devant une assemblée de la CIMADE.
Rue89.com dans un article de 2009 [archive] s’est penché sur cette mystérieuse phrase suivante et a pu constater qu’il n’en existait nulle trace audio ou vidéo, pas plus qu’écrite, dans les archives de la CIMADE.
Rue89.com se fendait même d’un appel aux lecteurs pour exhumer la trace d’une telle déclaration.

Jusqu’à présent, nul n’a été en mesure d’en produire la moindre preuve.

L’article de Rue89.com, resitue le contexte politique de cette déclaration; au sortir de l’élection de Dreux, où le Front National effectuait une percée spectaculaire.
La droite parlementaire, encore fidèle à elle-même, canonne le gouvernement socialiste pour son laxisme en matière d’immigration.
Le Premier Ministre Michel Rocard est contraint de donner à l’opinion publique des gages de fermeté : son discours est donc parfaitement calibré pour faire passer ce message. Pas un mot de trop.
Mais cette petite phrase poursuivra longtemps la gauche, indécrottablement laxiste et sans qu’on en trouve nulle part la trace, Michel Rocard prétendra à une manipulation de ses propos honteusement tronqués et sortis de leur contexte.

L’histoire officielle était ainsi réécrite 

pour servir les intérêts du camp du « Bien ».

Un commentaire fréquemment posté sur les sites de Gôche, où il est régulièrement censuré :

La fameuse phrase « tronquée » de Rocard… 

Celle dont les bobos vous disent immanquablement qu’il en manque la fin, et qu’elle serait sortie de son contexte…

Vérification de la « pensée » rocardienne de l’époque :

http://www.ina.fr/politique/elections/video/CAC90043039/extrait-7-7-michel-rocard.fr.html

La SEULE immigration que Rocard admettait était celle des réfugiés POLITIQUES.

Autre citation de Michel Rocard, encore plus claire :

7 janvier 1990 : « Aujourd’hui, je dis clairement, je n’ai pas de plaisir à le dire, j’ai beaucoup réfléchi avant d’assumer cette formule, il m’a semblé que mon devoir était de l’assumer complètement : la France n’est plus, ne peut plus être une terre d’immigration nouvelle. Je l’ai déjà dit et je le réaffirme : quelque généreux qu’on soit, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. »

Sur les revirements de Michel Rocard et la postérité de ses petites phrases :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-30-Rocard

La Suite de l’Accueil de Toute la Misère du Monde est une manipulation absolument gigantesque, et totalement géniale (il faut bien le reconnaître…).

A l’époque de la création de ce mensonge (par Michel Rocard lui-même à la fin des années 80, ah le coquinou…) il n’imaginait pas que deux décennies plus tard tout un chacun pourrait revoir chez soi, à volonté et gratuitement, la vidéo de ses déclarations, simplement en tapotant sur un clavier. A l’époque, seuls les journalistes et historiens sachant où s’adresser pouvaient consulter les archives des émissions de télévision.

Michel Rocard s’est dit qu’un si petit mensonge pour un si grand bien de l’humanité ne risquait pas d’être repéré.

Ca a marché pendant 20 ans mais c’est fini : le boomerang a fait demi-tour…