Francaisdefrance's Blog

24/10/2011

On peut applaudir le peuple Suisse !!!

Au moins, en Suisse, on demande son avis au peuple (ex: les minarets). Et quand le peuple s’exprime, c’est du fond du coeur. Bel exemple de démocratie.

FDF

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Élections fédérales en Suisse : l’extrême droite vire en tête.

L’Union démocratique du centre (UDC) sort une nouvelle fois victorieuse des élections fédérales, mais rate la barre des 30 %.

L’UDC reste de loin le premier parti de Suisse.

Malgré une campagne agressive et particulièrement coûteuse, les nationaux populistes n’auraient atteint (selon les estimations données à 19 heures) que 26,8 % des voix, contre 28,8 % en 2007.

Son principal dirigeant, le milliardaire Christoph Blocher, qui se présentait pour la première fois au Conseil des États (Sénat), n’est arrivé qu’en troisième position dans son canton de Zurich. Il ne devrait pas être élu. 

Malgré tout, l’UDC reste de loin le premier parti de Suisse, puisque les socialistes seraient, selon les premiers résultats, à 18,9 %, les libéraux radicaux à 15 % et les démocrates-chrétiens à 12,1 %. L’UDC obtiendrait autour de 60 sièges sur 200 à l’ (Assemblée nationale). C’est la première fois, depuis 1991, que le parti populiste ne progresse pas.

« Moins d’étrangers criminels »

Partie la première, l’Union démocratique du centre (UDC) a mené une campagne musclée, très hostile vis-à-vis des étrangers et de l’Union européenne. Parmi ses slogans tournant en boucle pendant l’année 2011 : « Pour que nous ayons moins d’étrangers criminels et violents en Suisse ! » ou encore « Pour que nous ne nous sentions pas étrangers dans notre propre pays ! Le parti populiste affirmait même que des locataires suisses étaient chassés de leur appartement afin d’y accueillir des requérants d’asile…

Par ailleurs, l’UDC aurait dépensé 16 millions d’euros durant cette campagne, soit presque autant que toutes les autres formations politiques réunies. Ce qui a poussé plusieurs observateurs à dénoncer l’opacité totale des financements des partis et des campagnes dans la Confédération. « En Suisse, il n’y a pas de scandale de corruption, c’est vrai. Mais il ne peut pas y en avoir quand il n’y a pas de règles », ironise Anne Schwöbel, directrice de Transparency International, dans La Tribune de Genève.

Scission en 2008

Ce demi-succès de l’UDC s’explique partiellement par la scission que le parti a connue en 2008. Autrefois centriste, défenseur des paysans et des artisans, l’Union démocratique du centre a viré à la droite de la droite dans les années quatre-vingt, tout en conservant une aile modérée. Celle-ci, animée par Eveline Widmer-Schlumpf, actuelle ministre des Finances, s’est détachée, formant le Parti bourgeois démocratique (PBD), qui aurait obtenu autour de 5,4 % des suffrages.

Le parti populiste de Christoph Blocher subit aussi la concurrence de deux petites formations nationalistes locales aux programmes plus extrémistes que le sien. La Lega, dans le canton italophone du Tessin, obtient deux sièges de députés. À Genève, le Mouvement citoyens genevois (MCG), qui mène un combat incessant contre les frontaliers français, gagne un siège.

Source: http://www.lepoint.fr/

07/09/2011

Débat sur l’islam en Suisse: Oskar Freysinger= 1- Hani Ramadan=0

Il est vrai qu’un « intellectuel islamiste autoproclamé » n’a pas fait le poids face à un patriote qui pourtant y est allé « tout en douceur »… Hani Ramadan, comme on pouvait s’y attendre, n’a pas pu se contenir…

FDF

Quelle image de la Suisse préférez-vous? Celle-ci ?

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Ou bien celle-ci?

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A l’initiative du parti agrarien, le conseiller national a débattu avec le directeur du centre islamique de Genève à l’Uni Dufour lundi soir.

Deux têtes d’affiche et une thématique explosive. Oskar Freysinger et Hani Ramadan étaient les invités de l’UDC Genève autour d’une question: « La 3ème guerre mondiale a-t-elle commencé le 11 septembre 2001? » Sans surprise, la discussion s’est rapidement focalisée sur la place de l’islam en Europe et plus particulièrement en Suisse. Dans une salle de l’Uni Dufour archicomble, les deux extrêmes ont échangé attaques et réponses dans un ping-pong verbal à défaut d’intellectuel. Las, le conseiller national Oskar Freysinger a usé des recettes de son mentor Christoph Blocher. Des cas particuliers puisés à travers le monde et rapatriés en Suisse sous forme interrogative. La voix emprunte d’accent valaisan dénonce la charia, quand ses lèvres marmonnent islamisation rampante des sociétés européennes. En face, Hani Ramadan déploie sa science pour dénier tout dogme, « perçu de manière malhonnête par le prisme de l’UDC. » Voire occidental.

Et s’embourbe une nouvelle fois lorsque la discussion effleure l’émancipation de la femme musulmane et ses droits au sein de la cellule familiale.

Mais l’intérêt de la soirée se situe hors estrade. Dans la salle, une jeunesse métissée, quelques voiles, beaucoup d’étudiants et de sympathisants UDC. Un condensé de la Suisse d’aujourd’hui, avec son ouverture, ses clivages, ses peurs et ses incompréhensions. Les interventions du public s’offrent comme respirations. Quand cette dame, en colère, témoigne de sa « peur de se faire agresser et sa crainte de ne plus être chez elle. » Aux interrogations d’un jeune père: « Monsieur Freysinger, je partage le même drapeau que celui affiché sur vos affiches tout en pratiquant la religion de Monsieur Ramadan. Quel projet de société me proposez-vous? » S’en suit une réponse électoraliste avant que d’autres prises de parole transpirent la légitimité des préoccupations de l’assistance. L’islam effraie une partie conséquente de la population suisse, quand des compatriotes musulmans souffrent de stigmatisation. A l’heure où les micros se ferment, le dialogue reste ouvert.

Source: http://www.tdg.ch/