Francaisdefrance's Blog

04/12/2011

Ne pleure pas, Jeannette…

Je me demande bien pour quelle « maison » elle travaille, l’ancienne et éphémère présidente de la Halde… Car elle n’a pas tenu toujours de tels propos aussi favorables à notre pays . Voir: http://youtu.be/1_Mu2Wu5gks

Méfiance, donc.

FDF

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Jeannette Bougrab, ministre d’origine maghrébine, récuse la notion d' »islamisme modéré »

Interrogée sur la percée électorale de partis islamistes, notamment en Tunisie et au Maroc, Jeannette Bougrab a jugé ces résultats graves, car il n’existerait pas plus d' »islamisme modéré » que de « charia light »…

Soulignant qu’elle s’exprimait en tant que Française d’origine arabe et non comme ministre de la République, la secrétaire d’Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, commentant les récents succès électoraux de partis islamistes en Tunisie, au Maroc et bientôt en Egypte, a estimé qu’il n’existe pas « d’islamisme modéré », qu’une société régie par la charia, la loi canonique coranique, implique « nécessairement une restriction des droits et libertés ».

L' »islamisme modéré » serait un leurre…

Réagissant dans les colonnes du Parisien à l’arrivée au pouvoir d’islamistes de l’autre côté de la Méditerranée, la secrétaire d’Etat, ancienne présidente de la Halde, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations, a jugé que « c’est très inquiétant », car elle « ne [connaît] pas d’islamisme modéré ».

« Il n’y a pas de charia ‘light’. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l’on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience », a affirmé Jeannette Bougrab, d’origine algérienne et fille de harki, les supplétifs de l’armée française durant la guerre d’indépendance, et par extension les arabes musulmans qui voulaient que l’Algérie reste une région de France.

Interrogée par le quotidien sur la ligne diplomatique qu’il convient d’adopter dans ce nouveau contexte politique et sur l’éventuelle nécessité de durcir le ton, elle a répondu : « je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d’origine arabe ».

Bougrab n’est pas au Quai d’Orsay, mais elle a son idée…

Sur la question, Alain Juppé, le ministre en charge des relations extérieures, prône un dialogue avec les partis islamistes dits « modérés » tels qu’Ennahda en Tunisie ou Justice et Développement au Maroc, sous réserve qu’ils ne franchissent pas certaines « lignes rouges » : l’Etat de droit, le respect des élections, des droits de l’Homme… et des femmes.

Jeannette Bougrab, qui rejette donc la notion même d’islamisme modéré, rappelle que les autocrates déchus en Tunisie et en Egypte, « Ben Ali [et] Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux ». Pour autant, poursuit-elle, cela ne rend pas fréquentables les partis qui se revendiquent de la religion.

Ainsi, a contrario, « il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse » dit la secrétaire d’Etat qui martèle : « moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu’elles ne portaient pas le voile ». Pour le coup, ceux qui pensent différemment de Mme Bougrab pourront sans doute lui reprocher une bascule un peu rapide d’un Etat arabe à un autre…

Le vote « choquant » des Tunisiens de France…

Quoi qu’il en soit, concernant plus particulièrement les pays qui se sont récemment libérés d’un régime autoritaire, pour se jeter, estiment certains, dans les bras d’une autre forme de dictature, Mme Bougrab a la dent dure avec les Tunisiens de France, qui pour près du tiers ont voté Ennahda en octobre dernier.

« Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution », affirme Mme Bougrab.

« Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux« , déclare-t-elle. Un sentiment dont on a pu constater qu’il était partagé, en Tunisie même, par une partie de l’opinion, vaincue à l’élection…

NB : aux uns et aux autres qui s’apprêteraient à publier un commentaire hors de propos, précisons bien un point sémantique qui a son importance, la secrétaire d’Etat a parlé de l’islamisme, et pas, dans l’absolu, de l’islam ou des musulmans…

Source: http://www.metrofrance.com/