Francaisdefrance's Blog

11/11/2010

TOCQUEVILLE MAGAZINE: LE FLASH

 

Grèves contre la réforme  des retraites

 

Malgré le vote de la loi, la bataille n’est pas finie et il n’est pas exclu
qu’elle se prolonge longtemps. Il ne faut pas oublier que la promulgation
éventuellement prochaine n’empêchera pas un très grand nombre de recours. Ces
recours sont si nombreux que dans la France d’aujourd’hui personne n’est
jamais sûr de la valadité d’une loi qui peut même être annulée
rétroactivement. L’on peut aussi imaginer pendant une période intermédiaire
toutes sortes de négociations secrètes entre les acteurs avec d’étranges
retournements !

Le monde entier a vu avec stupéfaction la France s’offir une sorte de théâtre
de marionnettes où chacun jouait avec conviction le rôle du guignol qui lui
revenait de droit. Le tout s’est déroulé sur fond de mensonges variés.

LES RETRAITES

Le premier mensonge fut d’affirmer que le projet était une réforme capable  de
sauver les retraites dans le cadre de la répartition, ce qui n’est pas  vrai ;
le système est condamné pas seulement par la démographie mais par sa nature
même. Reculer l’âge de départ à la retraite dans un avenir incertain ne peut
pratiquement  servir à rien. La capitalisation, seul moyen d’assurer l’avenir
des retraites et en particulier de sauver la répartition pour ceux qui veulent
y rester, fut absolument exclue, sur ordre exprès d’un quarteron de chefs
syndicalistes. C’était une grève contre une non réforme.

Nous avons  déjà dit ce qu’il fallait penser de ces collégiens qui annoncaient
dans la rue faire grève pour leur future retraite : pur mensonge car la
meilleure façon pour un collégien de préparer sa retraite est de travailler
afin de gagner sa vie et de pouvoir épargner pour ses vieux jours.

Un étrange raisonnement fut énoncé. L’accroissement naturel du PIB grâce aux
progrès techniques devrait permettre aux gens de travailler moins longtemps
c’est-à-dire de prendre plus tôt leur retraite. Résumons sans vraiment rire :
de longues études et la retraite au plus vite, ceci grâce aux robots !
Un mensonge couramment proclamé y  compris dans les cortèges est que Sarkozy
serait un « ultra-libéral », terme doublement injurieux  dans la sémantique à
la mode. Pour juger sereinement il ne faut pas  s’arrêter aux déclarations
d’un président qui bat la campagne depuis son élection en 2007, la campagne se
déroulant au hasard des sondages : le  jugement doit se porter  sur les actes.
Depuis plus de deux ans le pouvoir a engagé le pays dans une marche forcée
vers le socialisme. Il y a un ministre de l’industrie ce qui est tout à fait
typique d’une orientation  socialiste ; pendant ces événements, ce ministre
est intervenu dans certains dossiers d’une façon tout à fait autoritaire et
anti  liberale. Nous reviendrons prochainement sur cette marche forcée vers le
socialisme qui n’est pas perçue par tous tant le rôle de chacun dans le
théâtre des marionnettes est figé.

LES  MULTIPLES ET PRETENDUES GREVES

La grève est la rupture d’un contrat de travail généralement en vue
d’améliorer les conditions de ce travail. Toute autre  manifestation de colère
n’est pas une grève mais une sorte de guerre.

Ces guerres furent si nombreuses pendant cette période et continuent de l’être
qu’il n’est pas possible de toutes les énumérer. Des ports ont été bloqués
avec des dommages irrémédiables aux armateurs et à l’environnment économique.
Actuellement, des aéroports sont bloqués obligeant  les passagers  à traîner
eux-mêmes leurs bagages sur de longues distances. De même les attaques contre
la circulation et contre les raffineries ne peuvent en aucune façon être
assimilées à des grèves. Le personnel des raffineries  jouit d’un statut très
privilégié  ; en arrêtant ces raffineries, ce personnel a  déclaré une
véritable guerre au peuple français qui a besoin absolument de rouler.

Cela ressemble tout à fait à la véritable guerre permanente qu’un  groupe  de
syndicalistes cheminots a déclarée aux dix millions de banlieusards  habitant
la couronne de Paris et qui ne sont jamais sûrs depuis très longtemps de
trouver un train à l’heure ;  cette guerre permanente s’est rallumée pendant
ces évènements.

Un autre mensonge courant est d’affirmer que le droit de grève étant inscrit
dans la constitution (on se demande pourquoi)  serait supérieur à tous les
autres droits. Or  le droit de circuler librement, de travailler, le droit de
propriété sont normalement supérieurs au droit de grève.

Une contrevérité par omission  fut de ne voir dans les médias que des
personnes favorables à la grève et de ne jamais entendre  l’immense peuple qui
sait bien qu’il faut travailler pour préparer sa retraite.  Dans cette
désinformation mensongère les médias reçurent l’aide de sondages  trafiqués
faisant croire à une approbation populaire.

À la revendication principale et mensongère pour la retraite comme nous
l’avons décrite ci-dessus il s’est très vite ajouté d’autres revendications
multiples et variées n’ayant pas de rapport du tout avec la retraite : les
salaires, l’emploi des jeunes, celui des vieux, le pouvoir d’achat, le
bouclier fiscal… .

Le plus guignolesque dans le jeu des marionnettes fut lorsque les grévistes
publics prétendirent faire grève pour représenter les privés empêchés par leur
mauvais patrons d’arrêter le travail (sic). Il faut reconnaître qu’il est
difficile pour des agents publics d’imaginer que les privés sont les seuls
créateurs de richesse et que le vrai patron c’est le client c’est-à-dire
souvent eux-mêmes. Le scénario des éboueurs de Marseille est assez drôle ; ils
ont arrêté leur grève s’apercevant qu’ils travaillaient contre eux-mêmes en ne
travaillant pas !

Nous passerons sur la non-représentativité des syndicats qui est ben connue et
dont nous avons déjà traité.

LES RUINES

C’est évidemment la ruine. Le gouvernement par la voix de Chistinne Lagarde a
couru au secours des grévistes en déclarant que les dommages à l’économie
étaient finalement négligeables. Ce type de calcul est absolument faux car il
n’est pas possible de totaliser toutes les pertes réalisées au niveau d’une
multitude d’entreprises petites, moyennes et grandes s’ajoutant aux
destructions visibles.

En outre, le dommage principal est l’image détestable que l’étranger a reçu de
la France. Une  décision de délocalisation se prend à un moment donné et il
s’en prend tous les jours. Il est évident que pendant ces événements des
décisions ont été prises dont nous ne connaîtrons jamais les effets sur
l’emploi.  Qui peut mesurer l’étendue de la ruine due au blocage de Marseille
?

Quant aux dégâts moraux ils sont inconnus et inchiffrables. Que dire de ces
collégiens poussés dans la rue avec l’idée d’y préparer leur avenir (sic),
alors que l’opposition manifestait une satisfaction discrète  devant la
perspective d’accidents irréparables ?

UNE VERITE

Dans les cortèges, l’anti-sarkozisme était et reste visible s’inscrivant sur
des pancartes :  le pouvoir actuel fut rendu responsable de tous nos malheurs.
Il est difficile de nier que ce n’est pas sans raison : ayant tout centralisé
d’une façon inattendue au sommet de l’Etat le voici devenu la cible. Mais il y
a un paradoxe : si les manifestants l’accusent c’est à cause de son ultra
libéralisme supposé. Or, s’il est responsable, c’est bien au contraire pour ne
pas avoir desserré le carcan socialiste qui étouffe la France depuis si
longtemps, alors qu’il a aurait pu et dû faire dès l’été 2007.

Le théâtre des marionnettes nous réserve décidément  bien des surprises !

Michel de Poncins

CATHOLIQUES POUR LES LIBERTÉS ÉCONOMIQUES (CLE )
(Association de la loi de 1901)
5, rue Dufrenoy 75116 PARIS

 

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C O M M U N I Q U É
Une conférence-débat aura lieu le  lundi 29 novembre 2010 à 18 h 30 dans la
salle de
L’ASIEM 6 rue Albert de Lapparent Paris 75007.
avec pour sujet
« CHRÉTIENTÉ, PROPRIÉTÉ, FAMILLES »
Il sera traité par
Son Altesse le Duc Paul Wladimir d’Oldenbourg.