Francaisdefrance's Blog

20/10/2010

Guerre de religion version 2007: un musulman crève un oeil à un Témoin de Jéhova…

19 10 2010

Castelnaudary. En brisant une bouteille de bière, il lui crève un œil !

Régis Cayrol officie à la présidence de la session d'Assises qui se poursuit jusqu'au vendredi 29 octobre au Palais de justice de Carcassonne./Photo DDM, Jean-Luc Bibal
Régis Cayrol officie à la présidence de la session d’Assises qui se poursuit jusqu’au vendredi 29 octobre au Palais de justice de Carcassonne./Photo DDM, Jean-Luc Bibal

On saura ce soir si la cour d’Assises de l’Aude fait « payer » ou non à Feycel Tobbal, 23 ans, son passé judiciaire déjà lourd. Ses violences commises lors de la rixe de décembre 2007 à Castelnaudary avaient ôté un œil à un jeune aujourd’hui au chômage.

Un procès froid, à l’image de la température (15°) régnant hier après-midi en salle des Assises. Cette nouvelle session s’ouvrait sur l’affaire Feycel Tobbal, dont la soudaine violence, sans réel mobile apparent on le verra, avait débouché le 2 décembre 2007, au 1er étage du Duplex de Castelnaudary, sur un drame terrible : la perte d’un œil d’un jeune homme, atteint par l’éclat de verre d’une canette de bière éclatée sur la tête d’un autre avec lequel il venait de « s’embrouiller », pour reprendre une expression un peu trop à la mode. On notera qu’à aucun moment K.A. n’a porté plainte pour ce qui lui valut quand même à l’époque 12 points de suture au total ! Il n’était donc pas hier partie civile au procès, même s’il était cité en tant que témoin à la barre.

La lecture de la décision de mise en accusation devant la cour d’Assises par le président Cayrol l’a précisé en préambule : c’est bien la violence avec usage d’une arme (la bouteille de bière) ayant entraîné une infirmité permanente (la cécité) qui justifiait hier l’appel de cette affaire devant la juridiction criminelle (cf. articles 221.9 et suivants du Code pénal). Un procès qui ne vaut pas tant par les faits, simples et reconnus par son auteur ainsi que les témoins cités, que par le parcours de Feycel Tobbal, délinquant à la personnalité beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.

C’est en sortant de prison en 2006, alors que son casier portait déjà trace de huit condamnations pour diverses violences et dégradations, que Tobbal, 19 ans, croyant se remettre dans le droit chemin par le biais d’un stage décroché en maçonnerie, va « replonger ». Lors de l’été 2008, la Chambre criminelle d’appel de Montpellier le condamne à 4 ans d’emprisonnement pour trafic et transport non autorisé de stupéfiants. Une affaire qui, on s’en souvient, avait agité le landernau chaurien. Incarcéré depuis le 17 juillet 2008 à Villeneuve-lès-Maguelone, Feycel Tobbal, sans l’affaire du Duplex de Castelnaudary, aurait pu envisager une sortie de prison d’ici quelques semaines. Ce ne sera évidemment pas le cas avec le crime -certes peut-être indirect- commis sur la personne de Laurent Rousset, orphelin d’un œil, dernier à témoigner hier soir sur la sinistre soirée du 2 décembre 2007. Le jeune homme, aujourd’hui au chômage à cause justement de la perte de son œil droit, ne cherchera pas à dramatiser des faits déjà expliqués de manière quasi-identique par le président Cayrol, l’avocat général Brigitte Etchegoinberry, et Tobbal lui-même : « J’ai vu Faycel et K. qui s’embrouillaient. J’ai voulu les calmer. Et tout à coup, K. a pris une bouteille sur la tête ! »

La personnalité de Tobbal, donc, élément le plus important, au fond, de cette journée initiale de procès. Dur à l’exercice dans un premier temps, le détenu arrivera progressivement à communiquer, évoquant une enfance difficile, doublée d’une rapide situation d’échec scolaire : «Mon père n’était pas souvent là pour nous surveiller, ma petite sœur et moi. Dès 13 ans, j’ai commencé à faire des bêtises, à sécher les cours. Ma mère, elle, était dépressive. Nous qui étions musulmans, on n’était pas en accord avec sa religion des Témoins de Jéhovah. C’était un vrai problème.» Ce à quoi le président Cayrol répondra : «Oui, il s’agit de deux religions où la liberté n’est pas franchement le vecteur principal…»

Plutôt intelligent, calme, mais aussi impulsif : voilà en substance ce que concluent les rapports d’experts au sujet de Feycel Tobbal, dont la plaidoirie de défense sera aujourd’hui assurée par Me Forestier, remplaçant au pied levé Me Calvet, empêchée pour heureux événement.

Source: http://tinyurl.com/347p3tz

24/08/2010

Tant pis pour le ramadan: fête du cassoulet à Castelnaudary !

Non, là on est vache… Pendant que nos frères musulmans ont l’estomac qui fait des noeuds durant la journée, à Castelnaudary, on fait la fête autour du cassoulet. Encore une coutume française à fatwa-iser (je viens de l’inventer…). Bof. Tant pis pour la honte, comme disait Coluche… Et pis merde! A chacun ses usages.

FDF

Le 24/08/2010

Du strass, des paillettes, du charme... la tournée de La Dépêche du Midi a lancé une semaine de fête./Photos DDM, Gladys kichkoff

Du strass, des paillettes, du charme… la tournée de La Dépêche du Midi a lancé une semaine de fête./Photos DDM, Gladys kichkoff

Tout ce que la comédie musicale a de meilleur, les plus grands standards chantés, dansés avec talent, grâce, strass et paillettes… Avec « Comed’history «, la tournée de « La Dépêche du midi », présenté par Patrick Laffite, a magnifiquement lancé cette onzième édition de la Fête du cassoulet. Castelnaudary, étape d’un soir entre Paris et Broadway pour un spectacle tout public qui a ravi petits et grands. C’est parti pour sept jours de liesse et pour camper l’ambiance, le rêve était de la fête. Et le rire aussi avec le théâtre de rue et la Compagnie Circonflexe. Du rire et encore du rire avec cette jeune troupe parisienne qui a donné le meilleur d’elle-même. « Le cassoulet ne connaît pas la crise », c’est le slogan de cette édition, choisi par le comité d’organisation. La crise, non ! la crise de fou rire, en revanche, oui. C’est la place de Verdun qui a ouvert le ban en accueillant théâtre et slam sous sa magnifique halle. En guise de mise en bouche – savoureuse, « Le trésor des bonimenteurs », où la troupe s’est invitée parmi le public qui a adoré. Plat de résistance avec « Télé-friction », parodie mais pas fiction des émissions télévisées. « Des flots de la haine»qui n’étaient pas sans rappeler « Les feux de l’Amour », à Rebecca Peugeot, l’autre Laurence Ferrari, le rire, c’est contagieux ainsi que l’ont démontré avec un humour parfois tendre, souvent décapant, toujours passionnément drôle les jeunes artistes qui, rappelons-le, étaient venus, pour le plaisir… et le nôtre.

Source: http://tinyurl.com/34jp5fv