Francaisdefrance's Blog

03/07/2011

Nous sommes vraiment des moutons…

Il y a longtemps que c’était prévu, son retour sur la scène politique. Il faut dire qu’ on a pas lésiné sur les moyens pour çà… La femme de chambre peut témoigner.

Mais si le cas se présente, j’ai honte pour ceux qui vont voter pour lui…

FDF

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Dominique Strauss-Kahn peut-il revenir dans la course à la présidentielle ?

Si Dominique Strauss-Kahn a été libéré sur parole ce vendredi, la justice américaine n’a pas pour autant abandonné les poursuites qui pèsent contre lui. En France, d’aucuns s’interrogent déjà sur l’avenir politique de l’ancien directeur du FMI.
Par Bilal TARABEY (vidéo)
FRANCE 24 (texte)

DSK peut-il encore être candidat aux primaires socialistes ? La question est sur toutes les lèvres depuis la remise en liberté sur parole de l’ancien directeur du FMI, ce vendredi, suite à la fragilisation du témoignage de la femme de chambre l’ayant accusé de viol le 14 mai dernier à New York.

Pour que Dominique Strauss-Kahn puisse reprendre pied dans l’avant-campagne présidentielle 2012, il faudrait tout d’abord que le chapitre judiciaire aux Etats-Unis soit clos. Ce qui n’est pas la cas : l’accusation n’ayant pas abandonné les poursuites, l’enquête se poursuit et une nouvelle audience est prévue le 18 juillet au tribunal de New York. Jusqu’à cette date au moins, DSK doit rester à la disposition de la justice américaine, qui conserve son passeport.

Deuxième condition, si l’ex-directeur général du Fonds monétaire international (FMI) est blanchi, en France, le Parti socialiste doit accepter de bouleverser le calendrier des primaires, au terme desquelles sera désigné le candidat pour 2012 lors d’un vote les 9 et 16 octobre prochain. La date limite de dépôt des candidatures a en effet été fixée au 13 juillet, soit cinq jours avant l’audience de DSK à New York.

Le calendrier des primaires en question

Dès l’annonce de sa remise en liberté sur parole, la vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, la strauss-kahnienne Michèle Sabban a demandé une « suspension » immédiate de la primaire. François Hollande, candidat déclaré, a quant à lui affirmé qu’il n’avait « aucune réserve par rapport à l’idée de reporter la date de clôture du dépôt des candidatures« , estimant que le retour dans le jeu d’un rival ne « change rien » pour lui.

Pas sûr toutefois que ces prises de positions suffisent à bouleverser le calendrier. Le numéro un du PS par intérim, Harlem Désir – la secrétaire générale Martine Aubry s’étant déclarée candidate, elle lui a délégué les rênes du parti – a  estimé vendredi qu’il n’y avait « pas de raison de revenir sur ce calendrier« . D’autres candidats déclarés, comme Arnaud Montebourg et Manuel Valls, ont eux aussi fait part de leur opposition à ce report.

Même les strauss-kahniens purs et durs, qui ont rallié François Hollande ou Martine Aubry depuis le 14 mai, sont sceptiques. « Aujourd’hui, il doit se reconstruire lui-même. Je crois que c’est la première étape« , a estimé samedi le maire de Lyon Gérard Collomb, dernier en date à s’être exprimé sur le sujet.

Les ténors du PS vs l’opinion ? 

Au-delà de l’embarras des éléphants du PS, reste à savoir comment réagirait l’opinion française à un éventuel retour de DSK en politique. Pour Jean-Daniel Lévy, directeur du département opinion de l’institut Harris-Interactive, les tribulations judiciaires de l’ex-patron du FMI n’auraient pas ébranlé la popularité de celui qui faisait la course en tête dans les sondages en vue de l’élection présidentielle avant le 14 mai.

« Ce qui a été principalement porté à la connaissance des Français sur DSK ces dernières semaines, c’est son attrait pour les femmes, ce qui n’est pas condamnable dans l’opinion, puisque ça relève de la sphère privée et non pas de la sphère politique. DSK reste donc indéniablement une personne compétente aux yeux des Français, qui peut faire passer un certain nombre de messages », estime le sondeur à l’antenne de FRANCE 24.

Mieux, cette séquence pourrait même lui être bénéfique en termes d’image : « C’est une personnalité qui est apparue relativement calme du début à la fin, et les Français ont tendance à créditer favorablement le calme plutôt que l’énervement ». De quoi donner des idées à l’intéressé.

Source: http://www.france24.com/fr/

16/01/2011

Emile Zola/Eric Zemmour: l’ironie du calendrier?

Le 13 janvier 1898, Émile Zola publie une lettre ouverte au président de la République dans L’Aurore sous le titre «J’accuse».

Zola engage sa réputation et sa liberté

Dans ce texte virulent qui occupe la première page du quotidien, le célèbre écrivain dénonce les manigances qui entourent le procès du capitaine Alfred Dreyfus, accusé à tort d’espionnage, et l’acquittement par le conseil de guerre, trois jours plus tôt, du capitaine Esterhazy, le vrai coupable.

Emile Zola

Ce faisant, Émile Zola, riche et comblé d’honneurs, prend sciemment à 48 ans le risque de se faire arrêter et condamner pour diffamation publique.

Son article fait d’emblée l’effet d’une bombe. Dès le lendemain a lieu une «pétition des intellectuels» en soutien de l’écrivain. Cette pétition est une première dans l’Histoire de France.

Zola reçoit par ailleurs le soutien empressé de Georges Clemenceau, qui tient une chronique dans L’Aurore depuis que le scandale de Panamal’a exclu de la vie parlementaire.

Sincèrement indigné, le «tombeur de ministères»saisit l’occasion de faire sa rentrée politique en s’en prenant selon son habitude au gouvernement en place.

Le 23 février 1898, Émile Zola est traduit en cour d’assises et condamné à un an de prison. Mais l’affaire prend de l’ampleur et met l’opinion publique en ébullition.

La vérité éclate au grand jour

En août, coup de théâtre ! Le colonel Henry, qui a décrypté le bordereau à l’origine de l’Affaire, met au jour un nouveau document. Mais un examen minutieux révèle des anomalies…

Le 30 août, le colonel est convoqué par le ministre de la guerre auquel il avoue avoir «arrangé les choses». Emprisonné , il se suicide le lendemain dans sa cellule… grâce à la bienveillance de ses gardiens qui, contrairement aux usages, lui ont laissé de quoi se tuer (un rasoir).

Devant le scandale, le ministre est contraint à la démission et son remplaçant consent à la révision du procès de Dreyfus qui rentre enfin du bagne.

Dreyfus avec ses avocats Demange et Labori en 1899 Un procès se tient à Rennes dans une atmosphère houleuse.

Le 9 septembre 1899, la cour militaire reconnaît à nouveau Dreyfus coupable de haute trahison, mais le condamne seulement à dix ans de réclusion en raison de «circonstances atténuantes» (!).

Le président de la République Émile Loubet grâcie Dreyfus dès le 19 septembre mais l’ancien capitaine exige un acquittement complet.

Vers l’apaisement

L’émotion provoquée par l’Affaire concourt à la formation d’un bloc républicain et relance le principe d’une laïcisation complète de l’État, en latence depuis l’époque de Jules Ferry, vingt ans plus tôt. C’est ainsi que la loi de séparation des Églises et de l’État est enfin votée après d’ardents débats le 5 décembre 1905.

Enfin, le 12 juillet 1906, l’Affaire trouve son épilogue avec un arrêt de la Cour de Cassation qui casse le jugement du 9 septembre 1899. Dreyfus est définitivement innocenté. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur dans la cour de l’École militaire le 21 juillet 1906.

Picquart, que Clemenceau considère comme le véritable héros de l’Affaire car il a risqué sa carrière au nom de la justice et de l’honneur, est promu au grade de général et devient tout bonnement ministre de la Guerre dans le gouvernement du «Tigre» (surnom de Clemenceau).

L’Affaire sera close avec le transfert des cendres de Zola au Panthéon le 4 juin 1908.

Dreyfus, les intellectuels et l’antisémitisme

Dès la parution de J’accuse (1898), la bourgeoisie parisienne se divise très violemment en deux camps.

– Les dreyfusards dénoncent l’injustice faite à Dreyfus et l’acquittement inique d’Esterhazy. Ils placent la justice et les droits de l’homme au-dessus de l’honneur militaire et de la raison d’État.

Parmi les dreyfusards, on trouve non seulement des hommes politiques mais aussi des écrivains de renom. C’est le moment où l’on commence de parler des «intellectuels», non sans une nuance de mépris.

– Les antidreyfusards considèrent qu’il vaut mieux condamner un innocent plutôt que d’admettre que la justice militaire ait pu se tromper.

À une époque où chacun, à droite comme à gauche, ne rêve que de revanche sur l’Allemagne et de«guerre régénératrice», tout affaiblissement de l’Armée fait figure à leurs yeux de haute trahison.

Par le fait que Dreyfus est issu d’une riche famille israélite, le camp antidreyfusard ne tarde pas aussi à attiser un antisémitisme d’un genre nouveau, à la fois national et laïc. –

vu sur http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18980113