Francaisdefrance's Blog

22/06/2011

Affaire Lagarde: c’est pas moi, c’est eux !

Il est certain que lorsque l’on vise la tête du FMI, il vaut mieux éviter les embrouilles… La meilleure façon de se sortir d’un mauvais pas comme celui qui embarrasse Mme Lagarde est de trouver des personnes qui voudront bien « porter le chapeau ». C’est fait…

FDF

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 Photo: L’Express

Affaire Tapie-Lagarde : une enquête pour « abus de pouvoirs sociaux » ouverte par le parquet

La pression judiciaire s’accentue sur Christine Lagarde, favorite pour la direction générale du FMI, avec l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « abus de pouvoirs sociaux » sur deux personnes placées sous l’autorité de la ministre dans le cadre de l’affaire Bernard Tapie. Une source judiciaire a déclaré mercredi que cette enquête avait été ouverte pour le rôle joué par ces deux personnes dans l’arbitrage qui a rapporté 285 millions d’euros en 2008 à l’homme d’affaires, ancien ministre de François Mitterrand. « La Brigade financière va être saisie de cette procédure, ouverte la semaine dernière », a-t-on déclaré à Reuters.

Cette enquête, révélée par le site internet du Monde, intervient alors que la Cour de justice de la République (CJR) a mis en délibéré au 8 juillet sa décision sur l’éventuelle ouverture d’une autre enquête pour « abus d’autorité » sur les mêmes faits contre la ministre de l’Économie. Une commission de la CJR composée de sept magistrats indépendants statuera, cette juridiction étant seule compétente pour traiter du cas des ministres en exercice. Christine Lagarde est actuellement favorite pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la direction du Fonds monétaire international, à la fin du mois de juin. Son seul rival est Agustin Carstens, directeur de la Banque centrale du Mexique. La ministre française a déjà déclaré qu’elle était confiante et ne voyait pas l’affaire comme un obstacle à sa candidature.

Le parquet de Paris a agi après avoir été saisi par le parquet de la Cour des comptes, saisi d’un volet financier de cette affaire et qui a engagé des poursuites devant une Cour de discipline budgétaire, à visées strictement pécuniaires. L’enquête vise Jean-François Rocchi, le président du Consortium de réalisation (CDR), la structure publique chargée de liquider le passif du Crédit lyonnais, et Bernard Scemama, le président de l’établissement public supervisant le CDR.

Une décision assumée par Lagarde

Ces deux personnes ont mis en oeuvre, sur ordre de Christine Lagarde qui l’a toujours assumé, le choix d’un arbitrage privé en 2007 à la place de la voie judiciaire pour solder le contentieux concernant la revente d’Adidas en 1993. Bernard Tapie, qui dit avoir été floué par le Crédit lyonnais, alors banque publique, avait perdu en 2006 devant la Cour de cassation, la plus haute juridiction française. C’est à ce stade que la justice a été dessaisie en 2007 par le ministère de l’Économie au profit d’un panel de trois arbitres privés. Ces arbitres ont finalement accordé 285 millions d’euros à Bernard Tapie, une somme portée à environ 400 millions avec les intérêts courant depuis 1993 et ramenée ensuite à 210 millions d’euros après solde du passif fiscal et social de Bernard Tapie.

Selon une source judiciaire interrogée par Reuters, « Jean-François Rocchi aurait caché au conseil d’administration du CDR un certain nombre d’éléments ». Le procureur de la Cour de cassation Jean-Louis Nadal reproche à Christine Lagarde le choix de l’arbitrage. Sa légalité douteuse, concernant des intérêts publics, avait été signalée par ses services qui s’y opposaient. Les conditions dans lesquelles la convention d’arbitrage a été ensuite modifiée pour permettre l’attribution de 45 millions d’euros à Bernard Tapie au seul titre du « préjudice moral » sont aussi mises en cause. Enfin, le procureur reproche à Christine Lagarde le fait d’avoir renoncé, au nom de son ministère, à un recours contre le résultat de l’arbitrage, pourtant recommandé par ses services.

Christine Lagarde défend la décision en expliquant qu’elle a permis de solder un contentieux ancien qui coûtait beaucoup à l’État en frais d’avocats. Depuis la saisine de la CJR, de nouveaux éléments sont apparus, notamment le fait qu’un des trois arbitres, le magistrat en retraite Pierre Estoup, était déjà dans le passé intervenu deux fois, en 1999 et 2001, dans des arbitrages concernant Bernard Tapie. La gauche, qui est à l’origine de l’affaire, soupçonne une faveur de Nicolas Sarkozy à Bernard Tapie, ex-ministre de François Mitterrand qui avait appelé à voter Sarkozy en 2007.

Source: http://www.lepoint.fr

21/11/2010

SOS Racisme : Touche pas à ma Multinationale !

Le scandale ! Préparez la vaseline!

FDF

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Qui nous dévoile comment les « potes » de sos racisme font des affaires avec les capitalistes américains avec votre argent.

On savait SOS racisme grand consommateur de subventions publiques. Les récents déboires de Julien Dray et de son entourage, longuement entendus par la Brigade financière, en furent une éclatante illustration, bien que ces auditions se soient soldées par un simple rappel à la loi.

On n’imaginait pas pourtant, que si peu de temps après ce scandale et ce clément verdict, SOS racisme et son président Dominique Sopo, allaient de nouveau défrayer la chronique.

Des sources fiables à la mairie de Paris font état de l’alliance en apparence contre-nature, de SOS racisme et de l’ogre américain du Show business, la multinationale Live Nation.

Live Nation, ce sont les concerts de U2, Shakira, Lady Gaga. Leur technique ? Mettre des millions de dollars sur la table et acheter clefs en main des tournées mondiales. Live Nation, enfant naturel d’un autre géant américain, Clear Channel, grand soutien de George Bush et du parti Républicain, a un objectif clairement affiché : dévorer tous les organisateurs de spectacles sur la planète, racheter des salles de spectacle, des artistes et réaliser ainsi la quadrature du cercle capitalistique : posséder à la fois les artistes, les tourneurs, les moyens de promotion, les produits dérivés, la billetterie, les salles et bientôt les moyens techniques… Moyens techniques dont la fiabilité reste à démontrer, en attente des conclusions de l’instruction, quand on sait que Live Nation c’est également Madonna à Marseille et sa scène qui s’effondre, entrainant la mort de deux techniciens et pas mal de blessés. Une insatiable boulimie, mais après tout, c’est dans la logique du capitalisme.

Mais SOS Racisme ne se soucie guère de ces victimes et n’est pas à une immoralité près. Désireuse d’organiser un grand concert gratuit le 14 juillet à Paris, c’est tout naturellement à cette multi nationale que Dominique Sopo s’est adressé. Les professionnels français, sans nul doute, apprécieront, eux qui sont en guerre contre l’ogre américain pour éviter de se faire avaler par son appétit carnassier. D’autant que Live Nation est connu pour les marges bénéficiaires confortables qu’elle pratique, la maison mère veillant à cela plusieurs fois par an par des audits de sa filiale.

Là où les choses se compliquent, c’est qu’un tel événement, s’il est gratuit pour les spectateurs, ne l’est pas pour l’organisateur et SOS racisme a besoin d’argent pour le financer, et c’est par le biais de subventions publiques que SOS racisme espère trouver le million d’euros nécessaire. Qu’à cela ne tienne, la mairie de Paris et la région y pourvoiront certainement puisque la capitale est tenue par Delanoé, ami de la cause, et la région a pour vice-président, chargé de la culture… Julien Dray lui-même. Le monde est petit et bien fait quand on a besoin d’argent il est vrai.

Et voilà comment, les contribuables parisiens et franciliens vont probablement participer à enrichir une multinationale américaine qui, on s’en doute, n’est pas investie dans cette juteuse opération par conviction antiraciste, tombée d’un ciel soudainement ensoleillé par la perspective de se nourrir désormais de finances publiques.

SOS Racisme a les potes qu’elle veut, y compris à Wall Street, mais le contribuable doit-il en faire les frais ?

Noé Delane pour Euro-Reconquista

Source: http://www.euro-reconquista.com/site/