Francaisdefrance's Blog

27/01/2011

Tunisie, Egypte, etc… Et si on avait essayé la démocratie?

Excellent billet, Lucien. Je transmets.

FDF

.

Depuis les « indépendances », dans les années 50-60, à l’époque du socialisme réel et du tiers mondisme tout puissant ces divers peuples d’Afrique du Nord et du Proche Orient ont cru en leurs dirigeants formés à l’école du communisme et de l’arabisme qui leur disaient que leur version de la modernité était bien supérieure au régime démocratique occidental.

Ce fut l’illusion, jusque dans les années 80 ; ainsi un Yasmina Khadra qui n’a pas de mots assez durs pour l’opposition en Algérie, a encore la nostalgie des années 70 alors que ce fut le pire moment pour ce pays qui subit la tyrannie d’un Boumedienne amenant avec lui l’islamisme pour mieux arabiser une population à qui l’on avait vendu dans les maquis le mythe d’un pays pluriel où même les juifs et les pieds noirs auraient leur place. A cette époque et jusqu’à la révolution khomeyniste en Iran (1979), ces peuples n’ont eu qu’une version édulcorée de la démocratie, ou, plutôt une version en pis du colonialisme d’après seconde guerre mondiale, c’est-à-dire le bourrage des urnes, la ségrégation politique, l’ordre religieux de plus en plus exigeant au fur et à mesure que le pouvoir militaire désormais au pouvoir lui donne des gages pour que les religieux tiennent la société civile pendant que les généraux « apolitiques » s’enrichissent en paix (salam).

Las de ces mensonges et manques certains ont été regardés du côté de l’Iran, du moins secrètement parce que l’on ne pactise pas avec les shiites, et comme le régime communiste semblait encore plus pernicieux que le régime démocratique, les peuples de ces pays se sont dits qu’après tout il fallait aller dans cette direction, d’autant que certains intellectuels de renom (Foucault) disaient que la révolution iranienne était l’avenir en ce qu’elle répondait aux insuffisances sociétales de la société occidentale.

Ce discours a toujours pignon sur rue. Il est fort. Et même se renforce malgré ce qui se passe en Tunisie, en Egypte, parce qu’il est déjà sur sa lancée et que la pente est très abrupte, impossible de freiner, surtout avec le boycott anti-israélien qui aujourd’hui emporte toute raison ; ce qui fait qu’en définitive il y a plus aujourd’hui de sympathisants de la cause islamiste, et palestinienne, en Europe que dans les pays concernés qui eux en ont fait le tour depuis qu’ils se sont aperçus que les islamistes (palestiniens compris) ne valaient guère mieux question libertés et développement.

Les Irakiens ont en fait l’expérience après les Algériens et les Afghans : interdire de jouer aux dominos et de fumer au café, interdire la danse dans les mariages, interdire jusqu’au sport, c’était aller trop loin dans la densification de l’énergie spirituelle qui ne doit être saisie que par et dans le djihad à ériger constamment c’est-à-dire en érection permanente (d’où l’impossibilité qu’il puisse croiser une femme). Aussi, et aussi surprenant soit-il, la version hard de l’islam a plus la côte dans les pays qui ne connaissent pas l’islam au pouvoir, même déformé par la dictature ploutocrate, que dans les pays qui le subissent et qui savent bien, l’exemple de l’Iran ne s’avérant décidément pas probant, que l’islam, même intégral, ne sera pas la solution mais à nouveau le problème. Or, visiblement, ces peuples n’aspirent pas à la guerre, même contre Israël. Ce qui énerve bien par exemple ce clown pour cirque de dernière catégorie qu’est le triste sire Kadhafi qui cherche à faire les yeux doux aux tunisiens après les avoir insultés.

Mais regardez ce qui se passe en France…

Suite et source: http://www.lucien-sa-oulahbib.info/