Francaisdefrance's Blog

27/06/2011

ISF: on a voulu alléger ce qu’on n’a pas osé abroger.

Mais c’est fort intéressant, tout ça…

FDF

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La fiscalité du patrimoine au Sénat

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Le 21 juin, la réforme de la fiscalité du patrimoine arrivait en discussion à la chambre haute de notre république. Sans préjuger des décisions définitives, qui seront adoptées en deuxième lecture par les députés, on peut dès maintenant s’interroger sur les méthodes de prises de décision dans ce que nous appelons des réformes.

Sans surprise, les débats commençaient par un rappel au règlement. Il émane du sénateur communiste Jack Ralite, ancien ministre de Mitterrand, qui déclare :

« Il y a huit jours, la majorité de l’Assemblée nationale a renoncé à la maîtrise de la politique financière de la France, afin de satisfaire les agences de notation, qui ne font que répéter : économies ! économies ! et invoquent, non sans cynisme, la « vertu ».
« Moins d’une semaine après, vous vous contredisez au prix d’1,8 milliard ! L’ISF est supprimé pour les plus
« modestes », dont le patrimoine n’excède pas 1,3 million, et modifié dans ses pourcentages : les plus riches voient leur pourcentage passer de 2,5 à 1,5 %. Ce gain est de 8 564 euros par semaine pour les titulaires d’un capital de 40 millions, alors que le Gouvernement veut instaurer une corvée de cinq heures de travail gratuit pour les allocataires du RSA. »

Accueilli par des applaudissements sur les bancs de son groupe, l’alignement de ces chiffres sera suivi d’un long développement sur ce mode misérabiliste lyrique que l’on apprécie en littérature depuis le XIXe siècle, Hugo, Zola, Dickens. Le camarade Ralite, malheureusement, n’a pas lu, depuis, les bons auteurs du XXe siècle tel Soljénitsyne. On ne peut que le regretter pour lui et ce qui reste de son parti.

François Baroin lui répond donc poliment qu’il éprouve « trop de respect pour l’homme de culture qu’est M. Ralite pour ne pas juger cette mise en scène dérisoire. » Certes.

En toute objectivité cependant il nous faut parler d’un manque de courage, et peut-être même d’une absence de lucidité de la part de l’UMP. Cette carence se sera manifestée en ne supprimant pas purement et simplement l’ISF. On a voulu alléger ce qu’on n’a pas osé abroger.

Certes quelque chose du même genre existe encore, mais sous des formes et dans des conditions fort différentes, en Norvège et en Suisse. Cela a en revanche pratiquement disparu dans l’Union européenne. En 1976, 10 pays de l’OCDE collectaient un prélèvement de ce type sur le capital, notamment l’Allemagne et la Suède. En 1995, une telle fiscalité avait rallié 5 autres États, dont la France mitterrandienne. Aujourd’hui seuls les Pays-Bas persistent à taxer ainsi encore ce qu’ils appellent les « actifs nets ». Quant au dispositif helvétique, précisons aussi qu’il frappe tous les patrimoines. Ceci fait que les citoyens contribuables manifestent tous une grande vigilance quant à d’éventuelles dérives expropriatrices. On n’imagine pas dans cette heureuse Confédération alpine de punir les propriétaires et les épargnants apporteurs de capitaux.

S’agissant des travaux du Sénat, on doit remarquer que la commission des Finances de cette assemblée a commencé à réfléchir sur l’actuelle loi rectificative le 2 février. Le principe de cette réunion inaugurale tendait à placer la réflexion, du moins en théorie, sous les auspices du comparatisme international en donnant prioritairement la parole au directeur des questions fiscales de l’OCDE.

On se réunissait sous la présidence de M. Jean Arthuis. Ancien occupant de la citadelle de Bercy sous le gouvernement Juppé (1995-1997), aujourd’hui sénateur de la Mayenne, et président du conseil général de ce département, il siège en qualité de centriste. Non dénué de qualités manœuvrières, il a toujours su godiller habilement entre l’écueil bonapartiste en matière de réformes, dont l’imposture n’échappe pas à sa sagacité, et un engagement centriste authentique qui l’aurait écarté des conforts majoritaires. Un peu vexé que le clown Borloo ait accroché à son cirque une enseigne de « l’Alliance centriste » que lui-même croyait avoir popularisé, il se contente d’ironiser face à une telle usurpation, dont il n’ignore pas l’insignifiance. Il « sait manier l’ironie. Le sénateur, président de l’Alliance centriste, n’a pu s’empêcher de réagir dans un communiqué au nom adopté pour la nouvelle confédération des centres, qui n’est autre que L’Alliance centriste ou L’Alliance ! » (1)

Un centrisme que l’on pourrait qualifier d’honnête se caractériserait en fait par une recherche d’alliances réformatrices dépassant les clivages de droite et de gauche. Les radicaux-socialistes, formation autrefois « centrale » se singularisent au contraire par sa défection systématique, son retrait des diverses majorités dès qu’elles touchent aux gros intérêts monopolistes. Il lui faut frapper les courants faibles et isolés, s’en prendre aux symboles, entrer en croisade contre les moulins à vent, successivement : le « cléricalisme », le « militarisme », le « colonialisme », le « fascisme », le « racisme », et maintenant « l’ultra libéralisme ».

Ainsi, aujourd’hui, le point fondamental de l’immobilité nationale découle de l’addiction supposée du pays à la dépense publique. Or, le postulat de l’absence de tout courant d’opinion qui remettrait en cause les gaspillages est constamment affirmé par les journalistes comme par les politiciens. Le bas peuple des petits contribuables lourdement taxés par les caisses sociales est prié de se taire. Au reste, quand un mouvement de contestation apparaît, on fait tout pour le discréditer d’abord, puis pour le détruire rapidement.

Tout ceci conduit à un écart de 8 points de prélèvements entre la France et l’Allemagne.

Bien plus, parmi les 33 pays membre de l’Organisation, notre pays, selon le directeur des questions fiscales de l’OCDE, « paye le plus d’impôts, supporte la plus forte imposition, il met en œuvre la plus forte progressivité et il est celui où les taux nominaux sont les plus élevés tant pour l’imposition du revenu que pour celle du capital. En revanche, les bases d’imposition sont assez basses en raison des niches fiscales. Vous aimez les impôts : vous en avez tant qu’il nous faut chaque année six pages pour présenter les statistiques françaises quand il en faut trois pour les autres pays. » (2)

De telles déclarations mériteraient d’être connues de nos compatriotes. On regrettera cependant le manque de franchise qui consiste à les cantonner à un espace éminemment discret, à les dissimuler à l’opinion, et en définitive à n’en tenir aucun compte. Et cela conduit l’actuelle à majorité à maintenir l’ISF, en attendant que, demain quand ils reviendront, les socialistes l’aggravent à nouveau.

Source: http://www.insolent.fr/

24/05/2011

Mal barrée pour la tête du FMI, Mme Lagarde…

Donnée « favorite » pour remplacer DSK à la tête du FMI (probablement « appuyée » par Sarközy…) , Christine Lagarde est déjà dans le collimateur de la justice… Attendons la suite.

FDF

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Un ex-agent de Bercy accuse Lagarde

Un ancien agent contractuel de Bercy, Lynda Asmani, conteste les conditions du non-renouvellement de son contrat, s’estimant victime d’un « détournement de pouvoir » de la part du ministre de l’Economie, Christine Lagarde, selon son avocat, Me Nicolas Bodson.

La contractuelle a engagé une action devant le tribunal administratif de Paris, révélée par le site d’informations Mediapart, pour contester la décision de Bercy qui a refusé de la titulariser après plusieurs contrats à durée déterminée.

Dans un mémoire destiné au tribunal administratif publié par Mediapart, l’avocat assure que le « véritable objet a été, en fait, de sanctionner Mme Asmani d’avoir manifesté, en sa qualité de conseiller UMP de Paris, une indépendance jugée excessive » et d’avoir rejoint « le courant centriste ». Le nom de Christine Lagarde est actuellement évoqué pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI.

L’affaire doit être prochainement examinée

Le secrétaire général des services de Bercy, Dominique Lamiot, a affirmé que Lynda Asmani « ne remplissait pas les critères qui auraient permis la transformation de son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée ». « Il ne s’agit pas d’une sanction politique », a-t-il assuré. L’affaire doit être prochainement examinée par le tribunal administratif de Paris.

Dans un second dossier, révélé également par Mediapart, ce même tribunal a ordonné en décembre au ministre de l’Economie de « poursuivre des investigations » concernant d’éventuelles « pratiques concurrentielles » reprochées par un opérateur boursier à Euronext, qui gère notamment la place de Paris. Cette enquête, à laquelle le ministère avait mis fin, portait sur de possibles « pratiques tarifaires discriminatoires » à l’encontre « des négociateurs pour compte propre nouvellement admis sur les marchés financiers ».

Source: http://www.lefigaro.fr/

13/04/2011

On est riches, non? Paris promet une aide de 400 millions d’euros à la Côte d’Ivoire !

Je croyais notre pays dans une merde financière énorme. Faut croire que non. Et comme Sarkö Ier ne fait jamais rien sans contrepartie, il faut croire que l’investissement en vaut la chandelle. Le prix de l’essence approche tout doucement les deux euros le litre… Les taxes prélevées suivent… Cherchez l’erreur. On a bien fait des dégâts en Côte d’Ivoire: ça nous a coûté cher en armement et militaires. Maintenant, il faut aider les ivoiriens à reconstruire leur pays; ça va nous coûter cher aussi…

En attendant, la France d’en bas fait les poubelles… Lamentable!

Et en attendant, aussi, payez bien vos impôts; la Côte d’Ivoire attend dessus…

FDF

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Paris promet une aide de 400 millions d'euros à la Côte d'Ivoire
Par la voix de sa ministre des Finances, Christine Lagarde, la France a annoncé l’octroi imminent à la Côte d’Ivoire d’une aide financière exceptionnelle de 400 millions d’euros destinée aux dépenses d’urgence et à la relance de l’économie.
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La France va apporter dans les prochains jours « un soutien financier exceptionnel de 400 millions d’euros » à la Côte d’Ivoire, pour aider notamment à satisfaire les besoins urgents des populations et de la ville d’Abidjan, a annoncé mardi la ministre des Finances Christine Lagarde.  

La ministre a rencontré mardi son homologue ivoirien Charles Koffi Diby lors d’une réunion de la zone franc à N’Djamena, au lendemain de l’arrestation du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo par les forces du chef de l’Etat reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara, avec le soutien de l’ONU et de l’armée française.Christine Lagarde a assuré « la Côte d’Ivoire du plein soutien de la France dans cette période de réconciliation et de reconstruction« , selon un communiqué de son ministère.

« Christine Lagarde a annoncé que la France apporterait dans les prochains jours, dès que les circuits financiers et la sécurité seront rétablis, un soutien financier exceptionnel de 400 millions d’euros », ajoute Bercy.

Cette aide est « destinée, dans un premier temps, à financer les dépenses d’urgence pour les populations, la ville d’Abidjan et le redémarrage des services publics essentiels », précise la ministre. Elle « doit également servir, dans un second temps, à relancer l’activité économique et à permettre l’apurement des arriérés vis-à-vis des institutions internationales ».

Source: http://www.france24.com/fr