Après Médium, les Experts, NCIS, etc… nous avons échappé à une nouvelle série: « Le Visionnaire ». Ouf !
FDF
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L’affiche UMP initialement prévue pour la campagne de Sarkozy en 2012 a été annulée…
Source: http://www.dreuz.info/
Rappel: le « double discours » est une des fourberies de l’islam… Sourire par devant; charia par derrière… (Henri, pas de commentaires inappropriés !)
FDF
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Rached Ghannouchi: spécialiste en la matière…
On a presque envie d’en rire… Le printemps arabe organisé par les islamistes porte ses fruits. C’était, il est vrai, « gros comme une maison ». Porté par une liesse indescriptible à jouir du fait de se débarrasser de Ben Ali et de sa meute, le peuple Tunisien (avide de révoltes, de massacres et assoiffé de sang comme tous les peuples du coin) a bien joué le rôle que voulait lui faire jouer les intégristes musulmans. Et croyant à une bien inespérée démocratie, est tombé les deux pieds dedans. Au lieu de la démocratie rêvée, ils ont obtenu la charia et ses bonheurs… Qu’ils se démerdent, maintenant.
Ce qui fait peur, c’est que ça risque de faire augmenter de façon sensible l’immigration clandestine…
FDF
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La nouvelle démocratie en Tunisie…
« Les Tunisiens sont toujours dans le flou. Les résultats définitifs des élections de dimanche n’ont pas encore été officiellement annoncés, et ne devraient pas l’être avant mardi. Cependant, les tendances donnent toutes le parti Ennahda en tête, avec une avance plus ou moins large sur les autres partis.
Le parti islamiste était, avant le scrutin, crédité d’une trentaine de pourcents des voix. Ce lundi, ce chiffre oscillerait davantage entre 40% et 60% des suffrages, selon les sources, soit la majorité absolue.
Comme avant l’élection, l’avis des Tunisois diverge toujours autant à propos du parti de Rached Ghannouchi. Rafika, 30 ans, est «heureuse» que le parti pour lequel elle a voté soit en tête. «C’est un espoir. Ils sont, plus que les autres, capables de laisser les libertés s’exprimer, après ce qu’ils ont vécu sous Ben Ali», explique-t-elle.
Zied, 25 ans, est lui aussi ravi de ce résultat. «Leur programme économique va nous permettre d’avancer. Et je ne m’inquiète pas pour les libertés des femmes. Dans l’un de ses livres, Rached Ghannouchi a expliqué qu’il y était favorable.»
Car la question des libertés, c’est ce qui inquiète le plus les Tunisois anti-Ennahda, principalement des femmes libérales. Amel, Monia et Oum Rafat, la petite cinquantaine, sont toutes trois institutrices. Si Oum Rafat porte le hijab, les deux autres se promènent avenue Bourguiba la tête nue. Pourtant, elles sont d’accord: Ennahda en tête du scrutin, c’est très inquiétant.
«Nous sommes pratiquantes, mais nous avons peur d’Ennahda. Ils sont agressifs et leur programme est flou sur les libertés. Nous avons peur que tout change en Tunisie, et que les femmes perdent tous les droits qu’elles possèdent aujourd’hui.»
Beaucoup espèrent surtout que les autres partis pourront faire contrepoids en cas de politique liberticide des islamistes.
Akil, qui voit passer beaucoup de cadres et de femmes inquiets de ce résultat dans sa pharmacie, s’interroge. «Leur crainte est-elle justifiée? Je ne pense pas. Tout va dépendre des résultats définitifs. Ils ne feront pas tout ce qu’ils voudront, les autres partis seront là pour équilibrer les choses.»
Wassila, la cinquantaine, qui a «peur des extrémistes», est d’accord: «Ca me rassure de penser qu’ils ne seront pas seuls à décider.» Sauf si Ennahda rafle la majorité absolue à l’Assemblée. »
Source: http://www.20minutes.fr/
C’était certain, ça… Il fallait pratiquer la politique de la « terre brûlée » après avoir viré Ben Ali…
FDF
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Vendredi, des tracts ont été distribués par un groupe de jeunes dans certaines mosquées de Bizerte condamnant la campagne menée contre l’islam, annonce l’agence Tap.
Le film ‘‘Ni Allah ni maître’’ de Nadia El Fani, jugé blasphématoire pour l’islam, continue à faire du bruit. Les déclarations inattendues de Mohamed Talbi sur les mœurs de Aïcha, l’épouse du prophète Mohamed, en direct sur Shems FM n’ont pas arrangé les choses. Des manifestations ont eu lieu à Tunis, Sfax et, vendredi, à Bizerte pour condamner ce qui est considéré comme des provocations.
Dans les tracts distribués à Bizerte, on s’en prend à ceux qui s’attaquent à l’islam et aux musulmans. Plusieurs, selon toujours la même source, «n’hésitent pas à pactiser avec l’étranger et à violer le sacré pour atteindre des objectifs vils et montrer leur haine pour la religion».
Plusieurs citoyens parmi ceux qui n’appartiennent pas aux mouvements religieux ou salafistes ont répondu favorablement à cet appel. Ils disent qu’ils sont avec la liberté d’expression et contre le terrorisme intellectuel, d’autant plus que «la Tunisie ne tolère pas, en cette conjoncture, une telle polémique» qui s’inscrit, de leur point de vue, «dans le cadre de la provocation du peuple tunisien qui a rejeté, de tout temps, toute forme d’extrémisme».
Source: http://www.kapitalis.com/
Il va falloir créer d’autres associations de soutien, comme on sait si bien le faire par chez nous. Par exemple: « Collectifs des Tunisiens Clandestins Evadés de Prison« . Les subventions devraient tomber… Et ça devrait faire des émules parmi la Gauche-bobos.
FDF
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Une petite vidéo qui m’a fait dire des grossièretés…
FDF
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Ca, c’est pour apaiser la colère des Tunisiens… Parce que franchement, condamné par contumace, Ben Ali, ça doit bien le faire rire… Tout le fric qu’il s’est fait sur le dos de son peuple, il doit bien en profiter, désormais. Notamment en Arabie saoudite, où il est réfugié et d’où il sait qu’il ne sera jamais extradé. Les loups ne se mangent pas entre eux…
FDF
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Le président déchu tunisien Zine el-Abidine Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi seront jugés par contumace « dans les jours ou les semaines à venir » pour deux premières affaires, a déclaré vendredi à la presse un porte-parole du ministère de la Justice. Deux dossiers contre l’ex-président et sa femme sont « prêts à être jugés, alors qu’ils sont en fuite » en Arabie saoudite depuis la chute du régime autoritaire le 14 janvier dernier, sous la pression de la rue, a déclaré Kadhem Zine el-Abidine. « Les juges d’instruction ont terminé leurs enquêtes. Elles seront transférées à la cour pénale « dans les jours ou les semaines à venir », a-t-il ajouté.
Le premier procès portera sur « la découverte d’armes et de drogues dans le palais présidentiel de Carthage », selon lui. Le ministère tunisien de la Justice avait annoncé le 10 mars la saisie de près de deux kilogrammes de stupéfiants – sans doute du haschich – dans le bureau privé du président déchu au palais de Carthage. La deuxième action en justice portera sur les 27 millions de dollars en liquide découverts en février par la commission tunisienne anticorruption dans un palais de Ben Ali à Sidi Bou Saïd, dans la banlieue nord de Tunis.
Avocat libanais
Au total, 88 enquêtes sont en cours concernant le couple Ben Ali, sa famille et d’anciens ministres et responsables du régime déchu, a indiqué le porte-parole du ministère de la Justice. Leur état d’avancement est de « 70 % à 80 % », a-t-il ajouté. Ces affaires concernent des cas d’homicides volontaires, d’abus de pouvoir, de malversation, de trafic de pièces archéologiques, de blanchiment d’argent et de violation de la réglementation sur les marchés publics. Plusieurs pays européens ont gelé les avoirs de l’ex-président tunisien et ceux de sa famille, qui s’était considérablement enrichie pendant ses 23 ans de pouvoir.
Zine el-Abidine Ben Ali a fait appel à un avocat libanais de renom pour assurer sa défense devant les tribunaux tunisiens et internationaux, a-t-on appris vendredi. Trente-trois membres de son clan et de celui de son épouse Leila Trabelsi avaient été interpellés dans les jours suivant la chute de son régime. Vendredi, l’une des soeurs de l’ex-président, Najet Ben Ali, a été entendue par un juge d’instruction à Sfax (sud) sur son implication présumée dans plusieurs affaires, dont l’incendie prémédité d’un dépôt de marchandises de contrebande, selon l’agence officielle TAP. Elle a été remise en liberté en attendant la fin des enquêtes.
Source: http://www.lepoint.fr/
J’en parlais dans un précédent billet: l’Italie nous renvoie ses clandestins Tunisiens les plus dangereux. Merci, Silvio! On en fait quoi, maintenant? Au fait, Sarkö Ier ne t’a pas remercié au G8 ?
FDF
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vu sur http://www.fdesouche.com/213927-clandestins-tunisiens-des-detenus-tres-dangereux-en-cavale
Et vont suivre les égyptiens, les marocains, les libyens, les algériens (ah non: ils sont déjà là…), les yéménites, les iraniens, etc…Il va falloir « pousser les murs ».
Les Allocs et la SECU vont prendre encore une sacré baffe. Et notre pouvoir d’achat aussi…
Allez, les assocs pro-clandestins, au boulot. Ca ne va pas manquer. Et il y a de la stigmatisation dans l’air.
Désolé; je ne peux pas en prendre chez moi, j’ai déjà une grande famille…
FDF
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Source: http://www.lepoint.fr/
C’est de pire en pire. De plus en plus, l’islam s’attire les foudres du monde entier. Il y en a à qui ça fait peur. Moi, ça me fait vomir… Mais ils y en a qui aiment ce pays. Je ne citerai pas de nom…
FDF
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L’insécurité en Tunisie a été illustrée hier, vendredi, par le meurtre d’un prêtre polonais retrouvé égorgé « par des extrémistes » près de Tunis, selon les autorités, et l’attaque d’une rue dédiée à la prostitution par des islamistes qui voulaient y mettre le feu, dans le centre de la capitale.
C’est le premier meurtre annoncé à la fois d’un religieux et d’un étranger depuis la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier.
Marek Rybinski, 34 ans, a été retrouvé mort « égorgé » vendredi dans le garage d’une école religieuse privée de la région de Manouba où il était chargé de la comptabilité, a indiqué à l’AFP une source proche du ministère tunisien de l’Intérieur.
C’est « un groupe de terroristes fascistes ayant des orientations extrémistes qui est derrière ce crime, compte tenu de la façon dont il a été assassiné », a ajouté le ministère dans un communiqué sans préciser s’il visait là des islamistes ou des nervis de l’ancien régime.
Le ministère polonais des Affaires étrangères a estimé qu’il s’agissait d’un « un acte particulier à caractère criminel et qui n’a pas de liens avec les événements des derniers jours en Tunisie ». « Nous n’excluons pas cependant que l’assassinat ait pu être commis pour des raisons religieuses », ajouté Rafal Sobczak du service de presse du ministère.
Une poussée de fièvre islamiste avait surgi dans l’après-midi à Tunis: des dizaines d’entre eux ont tenté de mettre le feu dans une rue où travaillent des prostituées.
« Des islamistes ont tenté d’entrer dans la rue Abdallaah Guech pour l’incendier », a déclaré à l’AFP un policier tunisien sous couvert de l’anonymat. Une des principales maisons closes de Tunis est située dans cette rue proche de la Medina.
« Des habitants les ont empêchés de rentrer dans cette rue jusqu’à l’arrivée des agents des forces de l’ordre qui ont bloqué l’entrée en interdisant tout passage. Ils ont ensuite réussi à disperser ces manifestants », a ajouté le policier.
Cette zone a été survolée plusieurs heures par des hélicoptères de l’armée.
« Des groupes ont tenté de s’introduire dans cette rue mais la police savait déjà que des manifestants allaient arriver. Ils ont bloqué les issues et maintenant la rue est gardée par la police et l’armée », a raconté un commerçant.
Les islamistes avaient auparavant manifesté dans le centre-ville en criant « Non aux lieux de prostitution dans un pays musulman ».
« On a exigé la fermeture de cette rue, nous sommes dans un pays musulman et nous devons appliquer ce que l’islam exige », a dit l’un d’eux, Hamza, 21 ans.
La semaine dernière, la communauté juive de Tunisie avait exprimé son inquiétude au gouvernement après des incidents antisémites devant la grande synagogue de Tunis.
« Là, nous sommes dans la vigilance », a répété vendredi le président de la communauté Roger Bismuth. C’était « l’oeuvre de salafistes (…) mais il n’y a pas de terreau en Tunisie pour le développement du salafisme », a-t-il ajouté.
Conscient du vide sécuritaire prévalant depuis la chute du régime, le gouvernement avait décidé la semaine dernière de rappeler des réservistes qui ont rejoint l’armée mercredi.
Le gouvernement est confronté chaque jour à l’instabilité avec des attaques à main armée, des manifestations de Tunisiens réclamant une aide et à l’immigration clandestine de milliers de Tunisiens partis chercher un emploi en Europe.
Pour tenter d’apaiser les tensions sociales et répondre aux demandes d’une population exaspérée par le chômage (14%, le double pour les jeunes), le gouvernement a annoncé vendredi une série de mesures d’aide sociale d’urgence pour les plus défavorisés (allocations financières, titularisation d’ouvriers, attribution de cartes de soins gratuits).
Il a aussi appelé les partenaires sociaux à entamer les négociations dans le privé et le public, demande majeure de la puissante centrale syndicale UGTT, selon son porte-parole Taieb Baccouch.
Enfin, il a adopté l’amnistie générale des prisonniers politiques. Un décret-loi doit être annoncé dans les « tout prochains jours ».
Source: http://www.google.com/
Repris sur le blog de Pierre-Louis Hikoum. La réalité qui tue…
FDF
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Les journaux ont abordé le sujet, en cinq jours, 5 000 Tunisiens sont parvenus à entrer sur le territoire européen en accostant sur l’île italienne de Lampedusa. Bernardino De Rubeis est le maire de la ville et a répondu aux questions d’un journaliste de France Soir. Lors de cet entretien, il a déclaré « Nous demandons que l’Europe se réveille et prenne ce problème en main, parce que c’est le problème de toute l’Europe ! Sur 2.600 tunisiens que j’ai rencontré, 75 % veulent venir en France ! J’ai parlé avec eux, ils n’ont que ce mot à la bouche : la France. Ils ne parlent pas de rester en Italie ! Il faut arrêter de laisser l’Italie seule face à ce problème ! En tant que maire de Lampedusa je veux m’adresser au Président Nicolas Sarkozy : c’est aussi votre problème et vous devez prendre conscience de cela et agir, parce que demain, ce sont 3.000 immigrés tunisiens qui seront à votre porte ! ». Il ne croit pas si bien dire car, sur plus de 5.000 immigrants arrivés ces derniers jours, 2.644 ont été transférés de Lampedusa vers d’autres structures en Italie continentale. Les contrôles n’étant pas particulièrement zélés, on estime à 200 le nombre de personnes déjà arrivées en France de manière illégale.
Les Carabinieri italiens auraient arrêté à Bologne une centaine de ces Tunisiens qui, avec un billet de train en bonne et due forme, allaient à Vintimille, ville frontalière Franco-italienne. Notez qu’à peine arrivés sur l’ile italienne certains se sont déclarés « réfugiés politique » bénéficiant d’un statut spécifique, ils ont été aussitôt été remis en liberté avec des documents spécifiques leur permettant de circuler partout en Europe de manière totalement légale en attendant que soit statuée leur demande. Si elle devait être refusée, ils seraient contraints de repartir dans leur pays sauf que s’étant évaporés dans la nature, il sera impossible de les y contraindre. Les lois sont vraiment bien faites pour ces gens là.
Lisez à ce propos notre article sur les Kurdes qui, il y a 13 mois ont fait exactement la même chose.
Dans le même temps l’office du tourisme de Tunisie lance une campagne communication à l’attention des Français afin de les inciter à venir dans ce pays pour les vacances. Le slogan étant « enfin libre de bronzer » ou bien encore « Tunisia, a place to be now » (La Tunisie, un endroit où être maintenant), pourquoi ne pas envoyer ces touristes d’un nouveau genre à Djerba où les hôtels sont désespérément vides et attendent les touristes !!! Ils seront, comme le dit le slogan libres de bronzer !
Source: http://hikoum.wordpress.com/
On en apprend, des choses…
FDF
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Polémia est un site de réflexion et de ré-information. Mais sur les révolutions égyptienne et tunisienne la réinformation est un exercice particulièrement délicat car il est difficile de savoir ce qui se passe réellement. Dans le prolongement des articles précédents (*) apportant des éclairages variés, nous proposons ici un éditorial en forme de dix questions.
Que sait-on vraiment ?
Des manifestations, des émeutes, des morts, un dictateur en exil, un autre fragilisé. Voilà ce que nous savons. Mais pour le reste « les écrans font écran » à la réalité et les interrogations sont multiples : peut-on croire à la spontanéité des manifestations ? Quelle est l’ampleur des pillages ? Et quelle est leur origine ? Que se passe-t-il en dehors des capitales et dans les provinces rurales ? Quels sont les jeux des différents groupes d’intérêts ? Quel est le poids des ingérences étrangères ?
Quelles sont les raisons de l’asymétrie médiatique ?
Les médias français – et occidentaux – ont été plus « allants » sur la Tunisie que sur l’Algérie et l’Egypte : 50 ans après l’indépendance, le FLN algérien et l’armée algérienne, quasi maffieuse, continuent de bénéficier d’une image « progressiste » ; quant à l’Égypte, il est difficile d’oublier son rôle de partenaire privilégié d’Israël et des États-Unis, pays qui souhaitent une « transition ordonnée ». Ce qui conduit les médias dominants à davantage de prudence sur l’Égypte que sur la Tunisie, pays moins stratégique.
Jusqu’où ira l’impérialisme américain ?
Au nom du « devoir d’ingérence » humanitaire les chancelleries occidentales prennent position publiquement dans les processus politiques en cours dans les pays arabes. Les Américains vont plus loin : en Tunisie, ils ont provoqué le départ de Ben Ali – qu’ils préparaient depuis trois ans – en s’appuyant sur le chef de l’armée, le général Rachid Ammar ; en Égypte, les mêmes Américains promeuvent simultanément le général Suleiman, chef des services de renseignement et jugé proche d’Israël, et Mohamed El Baradeï. Les pays européens s’alignent sur ces positions : il est vrai que la lecture des dépêches diplomatiques américaines publiées par Wikileaks fait apparaître bien des dirigeants politiques allemands, britanniques et français comme de simples « fantoches » des Américains.
Quelle est la géopolitique des populations ?
Partout ce sont des masses de jeunes hommes qui se mettent en mouvement. L’âge médian des populations est de 30 ans en Tunisie, de 24 ans en Égypte. Pourtant la situation de ces deux pays paraît nettement différente : la Tunisie est en transition démographique depuis 1990, le taux de fécondité y est inférieur à 2 enfants par femme et Tunis n’a que 700.000 habitants. Le Caire, 16 millions ! Et il naît encore en Égypte plus de 3 enfants par femme. Et 10% des Égyptiens sont des chrétiens coptes. Le potentiel explosif de l’Égypte est donc très supérieur à celui de la Tunisie.
Quelles sont les insuffisances du modèle économique mondialiste ?
La Tunisie et l’Égypte sont insérées dans les échanges mondialisés. Plutôt bien pour la Tunisie. Les taux de croissance du PIB y sont élevés, de l’ordre de 5% par an, jusqu’à 7% en Égypte. Cela ne suffit pas pour mettre ces pays à l’abri du chômage ni de disettes sur des produits essentiels ; encore moins d’une urbanisation totalement anarchique. Au contraire, le libre-échange mondial déstabilise des pans entiers des économies locales notamment paysannes, ce qui amplifie les problèmes alimentaires et les difficultés urbaines. Et les personnalités les plus impopulaires sont les affairistes liés à la superclasse mondiale. Enfin le système économique mondialisé n’offre guère de sens.
Jusqu’où ira la recherche de sens ?
Le manque de sens, c’est précisément la faiblesse du système. Le sens, c’est justement la force des islamistes, l’islam étant à la fois une religion et un programme politique. D’où la force du simplissime slogan : « L’islam est la solution. » C’est pour cela qu’en l’état actuel, dans tous les pays arabo-musulmans, les élections démocratiques lorsqu’elles ont lieu font le jeu des partis islamiques. D’où la contradiction de « l’Occident » réclamant davantage de démocratie… tout en craignant les Frères musulmans.
Le sabre et/ou le Coran ?
Sur les ruines des régimes en crise politiquement autoritaires et économiquement libéraux, deux forces semblent émerger : les islamistes d’un côté, l’armée de l’autre. C’est-à-dire deux « archaïsmes », deux structures hiérarchiques, deux institutions porteuses de sens, deux lieux de liens et de promotions sociales.
Jusqu’où iront les révolutions arabes ?
Les leçons de l’histoire sont claires : en règle générale des périodes longues de grande stabilité alternent avec des périodes révolutionnaires de changement rapide : de Mirabeau à Robespierre puis Bonaparte ; de Rodzyanko au prince Lvov, puis de Kérensky à Lénine ; de Chapour Bakhtiar à Khomeiny ; de Gorbatchev à Eltsine puis Poutine. Il est donc plus que probable que les hommes aujourd’hui au pouvoir à Tunis et au Caire n’y sont pas durablement !
Quels risques pour l’Europe ?
Vues du nord de la Méditerranée, les révolutions arabes présentent des aspects inquiétants : le risque du chaos économique et politique motivant de nouvelles vagues migratoires. Et ce alors même que les législations européennes se placent du point de vue des droits des individus (à immigrer) et non du droit des peuples à défendre leurs intérêts et leur identité. C’est le syndrome du « Camp des saints ».
Quelles chances pour l’Europe ?
A contrario, les peuples européens peuvent avoir des raisons de se réjouir de l’affaiblissement possible du suzerain américano-israélien et de la mise en échec des oligarchies mondialistes. Car ce sont ces mêmes oligarchies mondialistes qui leur imposent la délocalisation de leurs activités économiques et l’immigration de masse. D’autant qu’en Europe les nouveaux moyens de communication sont encore plus présents que dans les pays arabes et qu’ils y sont moins facilement neutralisables. Par nature les révolutions sont imprévisibles. Mais un rejet du système mondialiste est d’autant plus envisageable que, s’il survenait d’abord dans un pays, il pourrait par contagion s’étendre aux autres. Car comme aime à le rappeler le grand historien Dominique Venner : « L’histoire est le lieu de l’inattendu. »
Source: Polémia
Et voilà Michel Janva qui me rejoint lui aussi sur mes réflexions… Ca fait plaisir.
FDF
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Méfiance…
Accueilli hier à Tunis par des milliers de partisans après un exil de 20 ans à Londres, l’islamiste Rached Ghannouchi a annoncé qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle. « Allah Akbar » a-t-il lancé à la foule, tout sourire, les bras tendus vers le ciel. Il est resté vague quant à une participation de son parti aux législatives, qui doivent être organisées dans les six mois.
Sa formation, interdite sous Ben Ali, a été écrasée dans les années 90, quelque 30.000 de ses membres ou sympathisants arrêtés, et des centaines d’autres contraints à l’exil. Il n’a pas exclu toutefois une éventuelle participation à l’équipe de transition qui s’est mise en place.
Rached Ghannouchi avait fondé en 1981 Ennahda (Renaissance) avec des intellectuels inspirés par les Frères musulmans égyptiens. Il dit aujourd’hui représenter un islam proche de l’AKP turc.
Source: http://www.chretiente.info/
Qui aurait le plus intérêt à la récupérer, cette révolution??? Ce sont les islamistes, bien sûr. Je l’expliquais dans un précédent billet. Ci-après l’avis d’ Alexandre Del Valle.
FDF
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Depuis le départ du président tunisien Ben Ali, tout le monde s’extasie sur les révolutionnaires pacifiques qui ont renversé une dictature corrompue. On nous assure que plus rien ne sera comme avant dans le monde musulman. Mais il faut rester prudent. Car toute la question est de savoir qui va récupérer la révolution. Paradoxalement, si elle a été possible en Tunisie, c’est parce qu’il s’agissait du pays arabe le plus ouvert et le plus évolué, le « moins » totalitaire, comparé à l’Arabie saoudite, l’Egypte ou l’Algérie, et c’est parce que l’armée n’a pas obéi au despote.
Certes, la menace islamiste a trop souvent servi de prétexte pour réprimer l’opposition. Mais ce serait une erreur de sous-estimer les mouvements islamistes comme Ennahda en Tunisie, dont le leader Rachid Ghannouci, qui va quitter Londres pour la Tunisie cette semaine, veut rafler la mise. Souvenons-nous de l’ayatollah Khomeiny qui vola la révolution en 1979. En fait, le chaos qui s’installe à Tunis, le discours revanchard diabolisant la France « complice » du régime tunisien, puis l’appel à faire table rase du passé sont inquiétants.
Certains signes ne trompent pas : retour de l’appel aux prières dans la télévision tunisienne ; afflux d’étudiantes voilées dans les universités ; appel des islamistes à faire le procès non seulement de Ben Ali mais aussi du père de la Tunisie moderne, Habib Bourghiba ; le site islamiste Oumma.com se réjouissant que les mosquées tunisiennes laissent enfin s’exprimer les imams les plus obscurantistes, etc. On nous dit que la jeunesse arabe moderne qui manifeste aux appels de Facebook ne peut pas être islamiste. C’est mal connaître le « fascisme vert », qui maîtrise parfaitement les outils de la « démocratie et les moyens de communication modernes comme le Web ou Al-Jazira, la « CNN musulmane ». Certes, Ennahda « promet » qu’il ne touchera pas au statut de la femme tunisienne, unique en pays arabe. Mais sa stratégie est de grignoter le pouvoir par étapes. L’opposition laïque l’en empêchera-t-il ? L’avenir le dira.
(Publié avec l’autorisation de l’auteur : Alexandre Del Valle pour France Soir le 24 janvier 2011)
Et ça épure, ça épure… La soif de sang des islamistes se précise…
FDF
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Le beau-frère de Zine el-Abidine Ben Ali, Belhassen Trabelsi, a fui vers le Canada après la chute du régime avec sa famille. Les autorités d’Ottawa ont décidé d’accéder à la requête de la Tunisie de l’arrêter. Sauf surprise, il devrait ainsi être extradé prochainement vers Tunis.
Le Canada va répondre favorablement aux demandes de la Tunisie qui réclame Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président tunisien Ben Ali, qui réside au Canada, a déclaré vendredi 28 janvier le chef de la diplomatie d’Ottawa Lawrence Cannon, cité par Radio-Canada.
« On ne veut pas d’un criminel comme lui au Canada et on va obtempérer à la demande de la Tunisie », a dit M. Cannon à la presse, lors d’une visite à Val-d’Or, dans le nord-ouest du Québec, a précisé la chaîne publique sur son site internet. Ottawa « va déployer toutes les mesures possibles et nécessaires pour que Trabelsi quitte le Canada le plus rapidement possible », a ajouté le ministre, cité par la radio publique.
Jeudi, la Tunisie a formellement demandé à Ottawa d’arrêter Belhassen Trabelsi, frère de l’épouse de Ben Ali, riche homme d’affaires, considéré comme le parrain d’un clan ayant détourné des fonds publics en Tunisie. Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Une demande d’extradition devrait suivre.
Exfiltration ?
Vendredi, la police canadienne aurait déjà « exfiltré » le beau-frère de Ben Ali de l’hôtel de luxe de Montréal dans lequel il séjournait avec sa famille. Les journaux locaux avaient d’abord conclut à une arrestation, avant que les autorités d’Ottawa ne démentent. Elles ont déclaré savoir où se trouvait Belhassen Trabelsi et être en contact avec son avocat.
Par ailleurs, les services canadiens de l’immigration ont retiré jeudi le statut de résident permanent au Canada à la famille…
Suite et source: http://www.jeuneafrique.com/
Et dire que l’ ON était prêt à accueillir ça chez nous… Merci aux prochaines élections. Ce sont elles qui ont fait renoncer les tenants du pouvoir sur cette nouvelle « invitation » à se réfugier en terre de France… Un écart au tristement célèbre adjectif de terre d’accueil dont notre patrie est qualifiée… Mais un grand bon dans le patriotisme et l’intégrité qui recommencent à faire surface.
FDF
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http://www.lefigaro.fr/assets/flash/ben-ali-famille.swf
«Les Ben Ali et les Trabelsi n’étaient pas des hommes d’affaires, mais plutôt des prédateurs qui profitaient de leur position pour accumuler des richesses». Telle est la description que fait Béatrice Hibou, économiste spécialiste de la Tunisie, de la quasi-mafia qui régnait sur la Tunisie. La bourgeoisie locale ne les aimait pas : ni l’ex-président Ben Ali ni sa femme Leila Trabelsi ne faisaient parti du sérail.
Le président Ben Ali n’ayant eu presque que des filles, il s’en est servi pour créer des liens avec un milieu dont il ne faisait pas partie. Il les a mariés à de puissants hommes d’affaires. Par exemple, les liens unissant les Trabesli, Ben Ali et l’un des plus puissants patrons tunisien, Hedi Jilani, ont été construits ainsi. Le magnat est devenu sénateur et président du syndicat patronal national.
Les deux clans étaient vus comme de vulgaires arrivistes. «Si certaines critiques à l’égard des Trabelsi semblent émaner d’un mépris pour leur comportement de nouveaux riches, les Tunisiens remarquent également que leurs méthodes musclées et leur abus flagrant du système en font facilement des objets de détestation», notent les diplomates américains dans un de leurs mémos révélé par WikiLeaks.
La fortune des Ben Ali et des Trabelsi s’est construite à coups de montages financiers bidon et d’arnaques immobilières, comme le décrivent par le détail les journalistes Nicolas Beau et Catherine Graciet dans leur livre «La Régente de Carthage». Les privatisations des années 1990 et 2000, notamment, sont l’occasion pour eux de mettre la main sur des pans entiers de l’économie tunisienne. Grâce à l’entremêlement du monde des affaires et de la politique, de nombreux groupes étrangers doivent s’associer aux deux clans pour s’implanter localement.
Qu’ont donc fait les Ben Ali et Trabelsi de l’argent ainsi gagné? Difficile à dire. Mais Leila entretenait des liens étroits avec Dubai, où elle avait, d’après Catherine Graciet, beaucoup investi. Notamment dans l’immobilier. Certains des membres de «la Famille» (surnom donné au pouvoir par les Tunisiens en référence aux films évoquant la mafia, NDLR) ne profiteront pas de leur fortune. Outre Imed Trabesli, assassiné lors de la révolte,beaucoup n’ont pas fuit à temps le pays et ont été arrêtés. D’autres ont vu une partie de leurs avoirs gelés, notamment en Suisse.
Source http://www.lefigaro.fr/