Francaisdefrance's Blog

02/02/2012

Du « solide »: la marche inexorable de l’Europe vers l’islamisation…

Là, ça ne rigole plus… Fini les enfantillages du style « je n’ai pas le droit de dire du mal de l’islam »… « J’irai en prison si je dis du mal du momo d’en face »… « La discrimation c’est la prison », etc…

On aborde des sujets plus sérieux: la Vérité!!!

Bonne lecture (n’oubliez pas la pièce jointe).

Je comprends mieux toutes ces attaques, menaces et injures dont je fais l’objet en ce moment…

FDF

.

Savez-vous pourquoi nos gouvernants démissionnent devant l’envahisseur? Ce n’est pas uniquement une question de démographie.

Ils cèdent à un triple chantage: le chantage mémoriel (la colonisation); le chantage au pétrole; le chantage au terrorisme.

Bat Y’Eor vous en donne la clef dans le document joint. Les peuples d’Europe sont vendus par leurs dirigeants!



Alors que de plus en plus de villes se transforment en états islamiques indépendants, les gouvernements européens se rendent complices

Soeren Kern publie, dans Stonegate Institute (anciennement Hudson NY), un article sur le progrès de l’islamisation de l’Europe au cours de l’année 2011.


L’Europe post chrétienne s’est remarquablement islamisée en 2011.

Alors que la croissance rapide de la population musulmane fait de plus en plus remarquer sa présence dans les villes et villages sur tout le continent, l’islam est en train de transformer le style de vie des Européens d’une manière inimaginable il y a seulement quelques années. Nous allons faire une brève rétrospective des faits les plus alarmants liés aux controverses concernant l’islam, survenus en Europe en 2011.

En Autriche, une cour d’appel a confirmé la condamnation politiquement correcte d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff, une mère de famille viennoise, militante contre le djihad, accusée d’avoir « dénigré des croyances religieuses » lors d’une série de séminaires sur les dangers de l’islam radical. Le verdict du 20 décembre démontre que le christianisme et le judaïsme peuvent être dénigrés en toute impunité dans l’Autriche post moderne, alors que dévoiler des vérités sur l’islam entraîne de rapides et lourdes condamnations.

En Autriche encore, le Centre roi Abdallah Bin Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel a été inauguré dans le Musée Albertina au cœur de Vienne, le vendredi 13 octobre. Les Saoudiens affirment que le but de cette initiative, coûtant des millions de dollars, est de « promouvoir le dialogue » entre les principales grandes religions mondiales afin « d’éviter les conflits ». Or des esprits critiques rétorquent qu’il s’agit en réalité de permettre à l’Arabie Saoudite de promouvoir l’islam wahhabi conservateur à partir d’un « centre de propagande » permanent au cœur de l’Europe.

En Belgique, selon un nouveau livre publié par l’université catholique de Louvain, la plus importante université francophone de Belgique, les musulmans constituent déjà un quart de la population de Bruxelles. En chiffres réels, le nombre de musulmans à Bruxelles, où la moitié des musulmans en Belgique vivent, a atteint le chiffre de 300 000, ce qui signifie que la soi-disant « capitale de l’Europe » est la ville la plus islamisée de toute l’Europe.

En Belgique toujours, le prénom le plus commun donné aux garçons en 2011 a été Mohamed. Ce prénom est également le plus attribué à Anvers, la deuxième ville de Belgique, où environ 40 % des enfants des écoles élémentaires sont des musulmans.

Par ailleurs, le groupe islamiste Sharia4Belgium a intensifié sa propagande et ses campagnes d’intimidation dans l’intention de transformer le pays en Etat islamique. En septembre, ce groupe a établi un « tribunal de la charia » à Anvers. Les leaders du groupe prétendent que le but de ce tribunal est de créer un système juridique musulman parallèle en Belgique afin de concurrencer l’autorité de l’état dans son rôle de gardien des protections du droit civil garanties par la constitution belge.

En Grande-Bretagne, un groupe musulman a lancé une campagne visant à transformer douze villes britanniques, incluant ce qu’ils nomment le Londonistan, en Etats islamiques indépendants. Ces soi-disant émirats islamiques fonctionneraient comme des enclaves autonomes, appliquant la charia et gouvernés entièrement en dehors de la loi britannique.

En outre, la police britannique a enregistré en 2011, plus de 2800 crimes dits d’honneur, punitions subies pour avoir apporté la honte dans la famille ; c’est la première fois qu’une estimation de ce problème est réalisée au niveau national. Le record des crimes d’honneur a eu lieu à Londres même et concerne des meurtres, mutilations, tabassages, enlèvements et attaques à l’acide, et c’est à Londres que le problème a augmenté au point de dépasser de cinq fois la moyenne nationale.

Ces données ont été publiées peu de temps après un autre rapport montrant que des dizaines de milliers d’immigrés musulmans en Grande-Bretagne pratiquent la bigamie ou la polygamie afin de profiter de sommes plus importantes de l’aide sociale de l’Etat britannique. Le rapport daté du 24 septembre montre que le phénomène de la bigamie et de la polygamie, licites selon la charia, est beaucoup plus étendu que l’on ne pensait auparavant, bien que ce soit illégal en Grande-Bretagne et punissable d’une peine allant jusqu’à sept ans de prison. La croissance rapide des mariages multiples est encouragée par les politiques multiculturelles qui accordent des droits spéciaux aux immigrés musulmans qui demandent que la charia soit incluse dans la loi et le système des aides sociales britanniques.

Par contre, une employée chrétienne en Grande-Bretagne a porté plainte pour licenciement abusif après avoir dénoncé la campagne de harcèlement systématique qu’elle subissait de la part de musulmans fondamentalistes. Dans un procès qui fera date, Nohad Halawi, une ex-employée de l’aéroport londonien de Heathrow, a poursuivi son ex-employeur pour licenciement abusif, alléguant que tous les employés chrétiens, dont elle-même, sont discriminés en raison de leurs convictions religieuses.

Le cas de Halawi est défendu par le Christian Legal Centre (CLC), une organisation qui offre un soutien juridique aux chrétiens du Royaume-Uni. Le CLC dit que ce cas soulève des questions juridiques essentielles, ainsi que des interrogations sur le traitement différencié des musulmans et des chrétiens par les employeurs.

Au Danemark, un groupe musulman a lancé une campagne pour transformer des quartiers entiers de Copenhague et d’autres villes danoises en « zones d’application de la charia » qui fonctionneraient comme des enclaves autonomes sous la loi islamique. Le groupe islamique Kaldet til Islam (Appel à l’islam) a déclaré que la banlieue Tingbjerg de Copenhague serait le premier quartier à être soumis à la charia, suivi de Nörrebro et ensuite la charia s’étendrait à d’autres parties du pays. Ce groupe a affirmé qu’il allait instaurer une « police de la vertu », 24 heures sur 24, afin de faire appliquer la charia dans ses enclaves. Les patrouilles pourront confronter quiconque boit de l’alcool, fait des paris, sort en discothèque, ou participe à toutes sortes d’activités que ce groupe considère comme contraires à l’islam.

Au Danemark encore, le conseil municipal de Copenhague a approuvé la construction de la première « Grande Mosquée » officielle de la capitale danoise. Avec son énorme coupole bleue et ses deux gigantesques minarets, cette méga-mosquée a été conçue pour détoner au milieu des constructions traditionnelles plus modestes de Copenhague. Contrairement à la plupart des mosquées d’Europe, sunnites, la mosquée de Copenhague est chiite. Elle est financée par la République Islamique d’Iran ; des voix critiques accusent déjà les théocrates de Téhéran de chercher à utiliser la mosquée comme futur centre de recrutement en Europe pour le Hezbollah, ce mouvement d’activistes chiites.

Pendant ce temps, Lars Hedegaard, Président de l’International Free Press Society basée au Danemark,  a été reconnu coupable de discours de haine pour ses commentaires au sujet de l’islam. Il a été condamné à une amende de 5 000 couronnes danoises (environ 1000 dollars). Les démêlés avec la justice de Hedegaard ont commencé en décembre 2009, quand il fit remarquer, dans une interview enregistrée, que le taux de viols d’enfants et de violence domestique était plus élevé dans les quartiers dominés par la culture musulmane.

Bien qu’Hedegaard ait insisté sur le fait qu’il n’avait pas eu l’intention d’accuser tous les musulmans ni même la majorité d’entre eux de tels délits, et bien qu’il ait été acquitté par un jugement précédent, la police de la pensée danoise a poursuivi l’affaire jusqu’à ce qu’il soit condamné.

L’Union Européenne, courbant l’échine devant la pression des lobbies musulmans, a abandonné, mine de rien, un nouvelle mesure exigeant que la viande halal (déclarée licite par le clergé musulman) porte un label signalant aux consommateurs que les animaux n’ont pas été étourdis, et par conséquent étaient conscients jusqu’à leur mise à mort. Avec la croissance exponentielle de la population musulmane en Europe ces dernières années, des milliers de tonnes d’animaux sacrifiés rituellement entrent maintenant dans la chaîne alimentaire générale, et la population non musulmane les consomme à son insu.

Cette décision de l’UE montre que les musulmans ont le droit de choisir l’alimentation halal, mais que les non musulmans n’ont pas le droit de choisir de ne pas manger d’animaux  sacrifiés rituellement.

En France, on constate que des mosquées islamiques sont plus souvent construites que des églises catholiques romaines, et qu’il y a maintenant plus de musulmans pratiquants que de catholiques pratiquants. Par ailleurs, des groupes musulmans en France ont demandé à l’Eglise catholique romaine la permission de faire usage des églises vides comme solution pour résoudre les problèmes de circulation occasionnés par les milliers de musulmans qui prient sur les voies publiques. Cette demande, qui a été décrite par des commentateurs politiques français comme étant « alarmante », « audacieuse », et « sans précédent », est un autre exemple de l’arrogance croissante des musulmans en France.

En octobre, un rapport fait état que les banlieues décrépies sont en passe de devenir des «sociétés musulmanes séparées» du reste de l’Etat, selon une étude récente importante  intitulée « Banlieues de la république » qui examine la propagation de l’islam en France.

Les immigrés musulmans rejettent de plus en plus les valeurs et l’identité françaises et préfèrent s’immerger dans l’islam, selon ce rapport, qui prévient également que la charia est en train de remplacer rapidement le droit civil français dans les banlieues parisiennes. Les auteurs du rapport démontrent que la France, qui compte entre cinq à six millions de musulmans (soit la population musulmane la plus grande en Europe) est au bord d’une grave explosion sociale parce que les musulmans ne s’intègrent pas dans la société française.

La loi française controversée interdisant la burqa est entrée en vigueur en avril. La nouvelle loi interdit, dans tout l’espace public en France, la burqa couvrant tout le corps et le niqab couvrant le visage ; elle a été adoptée dans un contexte de frustration croissante devant le manque d’intégration des 6,5 millions de musulmans.

En Allemagne, il a été révélé que chaque année des milliers de jeunes hommes et de jeunes filles sont victimes de mariages forcés. La plupart des victimes viennent de familles musulmanes, certaines ont été menacées de violences et même de mort. Ces révélations ont choqué le peuple allemand et s’ajoutent au sempiternel débat au sujet de l’immigration musulmane et de l’instauration d’une société islamique parallèle dans le pays.

En Allemagne encore, un best-seller publié en septembre révèle que la propagation de la charia en Allemagne est plus avancée que l’on ne soupçonnait et que les autorités allemandes sont « impuissantes » pour s’opposer au système de justice parallèle dans le pays. Ce livre révèle que les tribunaux de la charia sont opérationnels dans toutes les grandes villes allemandes. Ce « système judiciaire parallèle » sape l’Etat de droit allemand car les arbitres/imams musulmans règlent des cas criminels sans que le parquet et des avocats ne soient impliqués et avant même que les cas soient soumis aux tribunaux allemands.

En outre, le nombre de terroristes islamiques potentiels vivant actuellement en Allemagne a bondi à environ 1000 individus, selon les récentes informations fournies par le ministère de l’Intérieur.

En Grèce, le parlement a approuvé un projet controversé de construction d’une méga-mosquée à Athènes, financée par les contribuables. Cette décision est intervenue dans un climat de menaces de violences à peine voilées, des milliers de musulmans de la ville ayant fait pression sur le gouvernement pour exiger une mosquée sous peine d’émeute.

Aux Pays-Bas, il a été révélé que 40 % des immigrés marocains âgés de 12 à 24 ans ont été arrêtés, condamnés à des amendes, inculpés, ou accusés de délits ou de crimes divers durant les cinq dernières années, selon un rapport commandité par le ministère de l’Intérieur. Dans les banlieues hollandaises où la majorité des résidents sont des immigrés marocains, la délinquance des jeunes atteint 50 %. De surcroît, la délinquance juvénile des Marocains ne se limite pas aux hommes ; des filles et des jeunes femmes s’adonnent de plus en plus à des activités criminelles.

Le « Dutch-Maroccan Monitor 2011 » révèle de son côté que la plupart des jeunes délinquants marocains sont nés aux Pays-Bas. Ceci implique que les enfants des immigrés marocains ne s’intègrent pas dans la société hollandaise et confirme le fait que les Pays-Bas paient très cher pour l’échec de son approche multiculturelle envers l’immigration.

Aux Pays-Bas également, des islamistes ont fait une irruption impressionnante à Amsterdam lors d’un débat entre deux musulmans libéraux, l’auteure canadienne, musulmane et féministe, Irshad Manji et le député socialiste-écologiste Marocain-Hollandais, Tofik Dibi. Le 8 décembre, un débat a eu lieu au centre d’Amsterdam sur le thème : « Comment les musulmans libéraux peuvent-ils empêcher l’islam d’être détourné par les musulmans extrémistes », ce débat organisé par la Fondation Européenne pour la Démocratie n’a pu avoir lieu qu’à la suite de l’intervention musclée de la police qui a arrêté plusieurs islamistes.

Cet incident met en évidence la fréquence croissante des tactiques d’intimidation utilisées par les musulmans, allant du harcèlement jusqu’au meurtre, dans leurs efforts pour museler la liberté d’expression en Europe et imposer l’islam sur le continent.

Petite note positive quand même : un tribunal d’Amsterdam a acquitté le député Geert Wilders, chef du PVV, (le parti de la liberté hollandais), qui avait dénoncé les menaces contre les valeurs européennes posées par une immigration musulmane inassimilable. Il avait été accusé « d’incitation à la haine religieuse » contre les musulmans pour ses commentaires critiques envers l’islam.

En juin, le gouvernement hollandais a déclaré vouloir renoncer à sa politique du multiculturalisme qui a encouragé les immigrés musulmans à créer une société parallèle au cœur de la société hollandaise.

En Italie, un rapport du 17 octobre, publié par le Comité pour l’observation de l’antisémitisme, commandité par la chambre des députés (la chambre basse du Parlement italien) et intitulé « Document final : Investigation sur l’antisémitisme » a révélé que 44% des Italiens ont des préjugés ou sont hostiles envers les Juifs. Ce document de cinquante pages montre que l’antisémitisme en Italie est surtout fomenté par les immigrés musulmans qui ont établi des liens avec des extrémistes de gauche et de droite pour mener des attaques contre les communautés juives, les synagogues, les écoles et les cimetières juifs locaux.

En Espagne, des musulmans ont été accusés d’avoir empoisonné des douzaines de chiens à Lérida, ville du nord-est de la Catalogne, qui est devenue l’épicentre de la contestation sur le rôle de l’islam en Espagne. Tous les chiens ont été empoisonnés en septembre, dans les banlieues industrielles de Lérida, Cappont et La Bordetta, zones presque exclusivement peuplées d’immigrés musulmans et où de nombreux chiens ont été tués ces dernières années. Les Espagnols pensent que les immigrés musulmans ont tué les chiens parce que selon les préceptes de l’islam, les chiens seraient des animaux « impurs ».

En Espagne également, deux chaînes de télévision de l’islam radical ont commencé des émissions 24heures/24 en langue espagnole, destinées aux téléspectateurs en Espagne et en Amérique Latine, depuis leurs nouveaux studios à Madrid. La première chaîne, sponsorisée par l’Iran, se charge de propager la version chiite de l’islam iranien, la seconde chaîne, sponsorisée par l’Arabie Saoudite, veut propager la version Wahhabite de l’islam saoudien. Les inaugurations de ces deux chaînes ont été délibérément prévues pour coïncider avec les fêtes de Noël et représentent un exemple supplémentaire de l’envahissement graduel de l’islam dans l’Espagne post chrétienne.

En Suède, la police de Malmö, la troisième ville de Suède, a fait état d’une augmentation significative du nombre d’attaques antisémites perpétrées pas des immigrés musulmans en 2011. Les chiffres ont été révélés lorsque le 20 septembre, le gouvernement suédois a fait une provision budgétaire de 4 millions de couronnes (600 000 dollars) pour sécuriser les synagogues du pays, après les accusations que la Suède n’avait pas suffisamment agi pour assurer la protection de sa population juive.

La Suède a été accusée de complaisance envers le problème grandissant des actes antisémites commis en Suède au point que le centre Simon Wiesenthal de Los Angeles conseille aux Juifs d’éviter de voyager dans le sud de la Suède.

En Suisse, où la population musulmane a plus que quintuplé depuis 1980, un groupe musulman de Berne a demandé que l’emblématique croix blanche soit retirée du drapeau national suisse, car étant un symbole chrétien, le drapeau « ne correspond plus à la Suisse multiculturelle contemporaine ».

Source : Europe’s Inexorable March Towards Islam, par Soeren Kern, Stonegate Institute, 29 décembre 2011. Traduction par Capucine pour Poste de veille

Soeren Kern est membre du directoire pour les relations transatlantiques du Grupo de Estudios Estratégicos (Centre d’Etudes Stratégiques ), à Madrid.

Eurabia (3) PDF

29/11/2010

Qu’est-ce que l’Eurabia ?

Faut pas se laisser envahir idiots…

FDF

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C’est un débat que nous avons eu lors du banquet Républicain de Résistance Républicaine. Beaucoup d’intervenants voyaient bien les conséquences d’Eurabia, percevaient les réalités de l’islamisation de l’Europe mais ne comprenaient pas tous l’origine et le pourquoi. Plusieurs autres intervenants comme Jenny Letartre, René Marchand et Christine Tasin expliquèrent qu’en fait, c’est l’application, ni plus ni moins, d’une volonté de faire du continent Européen regroupé en plus du Moyen Orient, un équivalent économique puissant et opposable à la sphère Asiatique et Américaine. Vision purement économique et de marché. Toutefois, cela oblige, compte tenu des différences culturelles et cultuelles, à intégrer à petites doses et désormais aujourd’hui, à haute dose une immigration arabo-musulmane et des immigrants susceptibles d’adopter facilement les nouvelles  mœurs du futur Eurabia qui seront un mélange ou l’islam sera déterminant.

Pour ma part, je pense très sincèrement que ce n’est qu’une trahison des nations, de leur histoire et des citoyens qui composent ces nations par les dirigeants européens.  Et ce, depuis 1974 après le premier choc pétrolier. Vous verrez dans l’extrait suivant cet article ce qu’en dit Madame  Bat Ye’or qui a soulevé parmi les premiers, cet énigme incompréhensible à priori, et  au premier abord, pour tous les nationaux un tant soit peu fier de leur pays, de ses racines, de ses origines et respectueux des symboles de la nation.

Eurabia est ce monde qui se construit grâce à la duplicité de la communauté européenne, puis de l’Union Européenne et qui explique pourquoi les différents référendums nationaux sont vécus par elle comme des atteintes à ce monde rêvé par des dirigeants financiers, le monde des affaires et des politiques. En conséquence, à bas les nations et les  frontières.

En fait, c’est de l’internationalisme sans les nations et sans Lénine et  Staline et cela passe par le formatage des esprits les plus jeunes et l’oublie des pages entières de l’histoire de ces nations. En France, ce sera par exemple la sortie des manuels scolaires de la date 732, victoire de Charles Martel contre les arabo-musulmans à Poitiers et la mise en valeur de « l’apport » de l’islam dans la culture européenne vantait par tous les Présidents de la République et singulièrement par Jacques Chirac lorsqu’il vanta cet apport en désignant l’Espagne comme terre de l’islam tolérant. Bien entendu, il évita de mettre en avant l’esclavage de cet islam tolérant et les chaines des chrétiens qui ornent encore (combien de temps encore?) les façades de la Cathédrale de Tolède.

Voici un extrait d’une intervention de Madame Bat Ye’or suivi de l’objet d’une association musulmane (pour info) ayant son siège dans ma ville de Puteaux. Cet objet est similaire à tous les objets et déclarations associatives musulmanes qui se sont fondées sur notre territoire national.

Certes, vous pouvez faire le choix d’ignorer ou de prendre conscience. Cela ne fait que commencer concrètement et aura des conséquences dramatiques pour nos enfants et particulièrement nos filles. Délire d’islamophobe ? Regardez autour de vous en ajustant vos lunettes politique et sociale.

Gérard Brazon

Comment définissez-vous Eurabia ?
C’est difficile à dire, c’est un continent en transition porteur de futurs conflits très graves de quelques côtés que l’on regarde.
Eurabia est née de la soumission de la Communauté économique européenne (CEE), devenue l’Union européenne (UE), au terrorisme palestinien et au boycott pétrolier ; ce boycott provenait principalement des pays arabes producteurs (5), et était dirigé aussi contre les Etats-Unis en novembre 1973.
Les Neuf (6) acceptèrent alors les conditions de la Ligue Arabe : soutien à la cause palestinienne et adoption d’une politique pro-palestinienne, anti-israélienne et anti-américaine, reconnaissance d’un peuple palestinien qui jusqu’alors n’était pas mentionné, reconnaissance de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine [7]) et de son chef Yasser Arafat comme ses seuls représentants.
Cette politique se développa dans un cadre informel d’accords entre les pays de la CEE et ceux de la Ligue Arabe. On attribue au politicien français Michel Jobert (8) l’appellation Dialogue euro-arabe (DEA) pour ce type de politique discrète.
Ces accords se faisaient au plus haut niveau entre, du côté européen, les ministres des Affaires étrangères et le président de la Commission et, du côté arabe, leurs homologues et le représentant de la Ligue des Pays arabes.
En 1974, fut créée à Paris l’association parlementaire pour la coopération euro-arabe. Elle rassemblait des députés des parlements de chaque pays de la CEE chargés de gérer avec leurs collègues arabes tous les aspects de cette collaboration euro-arabe par une infrastructure de comités et de réseaux.
Le DEA visait à développer l’immigration des pays arabes jusqu’alors fort réduite, à renforcer la coopération politique, économique, culturelle, universitaire, syndicale et médiatique entre l’Europe et les pays arabes sur la base des conditions de la Ligue arabe concernant la diffusion de la culture et de la langue arabes en Europe, le soutien à Arafat et à l’OLP et la création de la Palestine.
Le but de cette politique était de créer un vaste ensemble méditerranéen euro-arabe où le multiculturalisme et la fusion des populations et des langues, grâce à l’immigration, imposeraient la destruction des frontières, des identités nationales et religieuses, gages de la paix en Méditerranée. Un continent doté d’une telle puissance pourrait rivaliser avec l’Amérique sur la scène mondiale.

L’association de la Mosquée de Puteaux:

L’association Solidarité Islamique de Puteaux s’engage depuis plus de 25 ans à œuvrer pour l’animation et l’insertion sociale.

Nos ambitions sont les suivantes :

  • Donner à l’association un rôle majeur dans l’animation de la vie sociale de notre commune,
  • Permettre aux musulmans de pratiquer leur culte dans la liberté et la dignité, ( Pendant 7 ans ce culte fût pratiqué dans le déni de la liberté des citoyenx de Puteaux de circuler le Vendredi lors des prières dans la rue. La rue Saulnier est devenue célèbre dans le monde au même titre que les rues parisiennes du XVIII ème de Paris et d’autres à Lyon NDLR)
  • Favoriser le dialogue interreligieux,
  • L’initiation de la langue arabe et l’introduction à la civilisation arabo-musulmane, (L’Arabe s’apprenant à partir du Coran ce qui implique de fait l’apprentissage du religieux. On est loin de l’initiation. NDLR)
  • Soutenir tous ceux qui le souhaitent pour une meilleure insertion sociale. (Sans que l’on sache ce que cela signifie hormis les demandes ou pressions auprès des autorités préfectorales et municipales. (Logements, crèches, et autres) Là, comme partout ailleurs dans d’autres villes. NDLR)

Voici quelques chiffres résumant l’activité de l’association aujourd’hui:

  • Création en 1982.
  • Près de 200 personnes présentes en moyenne aux prières quotidiennes.
  • Plus de 1000 fidèles pour la prière du vendredi. (Depuis un an, les prières sont interdites dans la rue Saulnier. NDLR)
  • Plus de 120 élèves accueillis tous les week-ends. (Que feront-ils des enfants  les dirigeants de cette association musulmane lorsque viendra le moment de détruire la salle de prières actuelle pour construire l’importante mosquée de Puteaux de 4 étage et 3 grandes salles de prière dont une pour les femmes?

On s’aperçoit très vite sur ce simple exemple, qu’il y aura des revendications!  Encore et toujours… Eurabia n’est pas un phantasme hélas!

Vous avez donc, en résumé, les raisons qui motivent Résistance Républicaine à agir contre l’islamisation progressive mais rapide de nos institutions.  De même contre le néfaste projet qui consiste à abolir 1500 ans d’histoire en évacuant la France nation millénaire afin de la jeter comme d’autres dans les fameuses poubelles de l’Histoire.

Source: Gérard Brazon

Bat Ye’or, de son vrai nom Giselle Littman, est une essayiste britannique[1],[2], d’origine juive égyptienne, écrivant aussi bien en français qu’en anglais.

Elle s’est spécialisée dans l’étude de la notion de dhimmi[1], introduisant notamment dans ses ouvrages le néologisme discuté de « dhimmitude », qu’elle utilise dans un sens politico-historique.[2

11/10/2010

« L’Europe et le spectre du califat ». Interview de Bat Ye’or.



 

 

Le 14 octobre 2010, « L’Europe et le spectre du califat » de Bat Ye’or sera publié aux éditions Les Provinciales. Dans cet essai très argumenté, son auteur y évoque les réseaux par lesquels l’Organisation de la conférence islamique (OCI) parvient à atteindre ses buts. Elle donne aussi des clés pour comprendre les enjeux du monde contemporain.

Pourquoi la dhimmitude est-elle la clé pour comprendre notre époque ?
La dhimmitude permet d’entrer dans l’univers conceptuel de l’islam concernant sa mission religieuse obligatoire d’islamisation au niveau mondial – non encore remise en question – et la stratégie, régie par des règles religieuses, que cette mission induit à l’égard du monde non-musulman.
Cette stratégie englobe les champs politique, militaire, juridique, religieux et social.
La dhimmitude entérine la condition dévolue au monde non-musulman par l’idéologie djihadiste. Elle établit leurs relations avec la ‘oumma, la communauté musulmane, conformément à l’ordre religieux irrévocable prescrit par Allah à son intermédiaire Mahomet.
Le djihad est mené dans le but d’imposer la dhimmitude, une étape provisoire avant la conversion. Djdihad et mission sont corrélés, le premier n’étant que la stratégie militaire matérialisant la mission.
Aujourd’hui, il importe de connaître et de comprendre les buts et la stratégie de cette mission et de son modus operandi compte tenu de l’actualité d’un jihadisme planétaire et du renouveau religieux des pays majoritairement musulmans, unifiés dans un corps constitué représentatif, l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui a proclamé sa fidélité à la mission universelle de l’islam. 

Pourquoi le djihad est-il, selon l’islam, religion universaliste, une « guerre musulmane défensive, juste et légitime » ?

Cette assertion se comprend par la promesse de ‘Allah de conférer à sa communauté la gouvernance du monde.
Le djihad consiste à reprendre aux non-musulmans les pays qui doivent revenir à la communauté islamique mais qu’ils occupent indûment. Quand les non-musulmans défendent leurs pays, ils agressent les musulmans qui, selon la promesse de ‘Allah, ne font que reprendre leur bien.
Le jihad, entreprise défensive de réappropriation islamique, est juste et légitime car selon l’islam, il établit sur terre les volontés de ‘Allah. Ceux qui s’y opposent, mettent des obstacles à l’expansion de l’islam et à l’instauration de la charîa dans leur pays, sont les agresseurs.

Certains présentent l’islam comme une religion abrahamique. Comment y sont présentés les personnages bibliques, tels Abraham, Moïse ou Jésus ?
Le Coran présente Abraham comme un prophète musulman.
D’autres personnages de la Bible sont aussi islamisés et ressemblent peu aux originaux, d’où les conflits de Mahomet avec les juifs de Médine qui étaient des lettrés connaissant bien la Bible. Conflits qui se terminèrent par l’expropriation, l’esclavage, les massacres et finalement l’expulsion des juifs d’Arabie.
Ces personnages aux noms bibliques sont respectés uniquement dans leur version coranique qui diverge de celle de la Bible.
Celle-ci, considérée comme une falsification de la vérité coranique, n’est nullement respectée. 

La vision islamique du monde diffère du droit international public. Quels sont les sens de « paix », « sécurité » ou « terrorisme » dans l’islam ?
Le droit international public se situe dans un contexte laïc, nullement religieux. Il considère l’homme sur le plan universel et se construit sur l’axiome irrévocable de l’égalité des êtres humains et de leurs droits naturels inaliénables.
La vision islamique refuse la laïcité et demeure ancrée dans les principes religieux de l’islam fondés sur le Coran et la Sunna.
Dans le contexte islamique, les mots « paix » et « sécurité » représentent la soumission à l’ordre de la charîa qui ordonne la suprématie islamique sur les non-musulmans refoulés dans la dhimmitude. Seules l’obéissance et la soumission protègent les dhimmis contre la reprise du jihad contre eux, et leur ménagent la paix et la sécurité relative de l’ordre islamique.
C’est le programme du Hamas pour les juifs et les chrétiens, exposé dans sa charte à l’idéologie génocidaire. 

L’OCI parvient, via des organisations internationales, transnationales ou régionales, des entités sans légitimité – Alliance des civilisations -, et des réseaux à appliquer son agenda visant la restauration du califat, c’est-à-dire de la gouvernance islamique mondiale, aboli en 1922 par Atatürk, président de la république turque. Pourriez-vous en donner un exemple ?
Créée en 1969, à Rabat (Maroc) pour combattre Israël, l’OCI est à l’origine de la guerre de diffamation d’Israël sur le plan mondial. C’est elle qui exigea le retrait de toutes les ambassades de Jérusalem en septembre 1980-janvier 1981.
L’Alliance des Civilisations (ADC) diffuse l’équivalence entre la Shoah et la nakba ainsi que l’interprétation islamique du jihad. Elle réclame en Europe et aux Etats-Unis l’application du programme de l’OCI concernant l’immigration musulmane et sa promotion politique et culturelle ainsi que les mesures sanctionnant l’islamophobie.
La négation du terrorisme et, par conséquent, la critique des mesures sécuritaires exprimées dans les Rapports sur l’islamophobie de l’OCI sont diffusées par les réseaux occidentaux liés à cette organisation. 

N’y a-t-il pas des rivalités entre l’Iran, la Turquie et d’autres pays pour diriger la ‘oumma universelle, la communauté des musulmans ?
Oui bien sûr. Mais pour l’instant c’est la Turquie qui, semble-t-il, séduit le monde sunnite, d’où l’arrogance de Recep Tayyip Erdoğan, Premier ministre de la Turquie, et sa volonté d’humilier l’Etat d’Israël. 

Vous célébrez les bienfaits de l’unité européenne, tout en dénonçant Eurabia. Quels sont les intérêts et les motivations des décideurs européens engagés dans ce processus pacifique, unilatéral, sans réciprocité aux concessions, et d’apaisement à l’égard du monde musulman ?
Les intérêts sont bien sûr économiques, énergétiques mais aussi géostratégiques.
Les motivations sont nombreuses. L’Europe s’est construite sur le désir de la paix et le refus de toute guerre. C’est le terrorisme palestinien qui, frappant l’Europe très durement dans les années 1960-1980, l’amena à s’aligner sur les positions de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) en politique étrangère.
Ceci amorça la collaboration – plutôt que la confrontation – avec la Ligue Arabe et l’OCI qui soutenaient l’OLP. 

En quoi l’Etat d’Israël cristallise-t-il la haine de l’OCI et l’hostilité de politiques étrangères européennes ?
Avec l’OCI nous évoluons dans un domaine éminemment religieux qui ressuscite les conflits de Mahomet avec les Juifs de Médine, au VIIe siècle.
Comme le Coran déclare que toute l’humanité depuis Adam qui était musulman, est musulmane, il s’ensuit que toute l’histoire biblique est une histoire musulmane, et que l’histoire occidentale des juifs et des chrétiens précédant l’islam est une falsification.
L’Etat d’Israël qui s’appuie sur l’historicité de la Bible, confirmée par l’archéologie et d’autres sources, contredit le Coran considéré parole de ‘Allah. Israël est le symbole du droit des juifs et des chrétiens à une identité historique extérieure et antérieure au Coran. Il entérine aussi la libération des juifs du joug infamant de la dhimmitude, la réappropriation de leur patrie colonisée par le dar al-islam, l’abolition de la charîa sur ce territoire.
En somme, un processus semblable aux guerres de libération et d’indépendance des populations chrétiennes européennes qui se déroulèrent au cours des quatre derniers siècles. Durant cette longue période des pays européens conquis et colonisés par des armées jihadistes d’abord arabes, puis turques, parvinrent à se libérer : la botte italienne, la Sicile, l’Espagne, le sud de la Pologne, la Hongrie, toute la région balkanique de Belgrade (Serbie) à Athènes (Grèce) et Chypre ottomane jusqu’en 1914, l’Arménie…
L’hostilité des Européens s’inscrit dans un autre contexte. La dénazification de l’Europe ne s’est faite qu’en Allemagne… et encore ! D’anciens nazis reconvertis dans le socialisme peuplaient les administrations et même les instances internationales, parvenant, comme l’autrichien Kurt Waldheim (1918-2007), à la fonction de secrétaire général des Nations Unies.
La propagande nazie en arabe, qui notamment présentait la Seconde Guerre Mondiale comme étant focalisée sur la Palestine mandataire, a eu un impact considérable dans le monde arabe. La présence d’importants contingents musulmans dans les forces SS et la collaboration arabe dans la propagande de guerre ont scellé l’alliance des nazis avec des dirigeants arabes. La contribution du grand mufti de Jérusalem, el-hadj Amin el-Husseini dans la guerre nazie contre les juifs et dans la Shoah, n’a pas été négligeable.
A cela s’ajoutent les communistes, ralliés aux ordres de Moscou et aux théologies tiers-mondistes de la libération, leur haine des religions de la Bible et des nationalismes.
Ce contexte a conduit l’Union européenne (UE) à combattre Israël pour deux raisons principales. Premièrement, reprochant à Israël d’être un obstacle à sa lune de miel avec les musulmans,  l’UE s’efforce de saper la légitimité et la sécurité de l’Etat hébreu pour le remplacer par la Palestine. Deuxièmement, le poids du passé l’oblige à dissimuler sa stratégie derrière des affabulations, et ses échecs, non seulement provoquent une frustration rageuse,  mais l’exposent au terrorisme palestinien.
C’est dans le contexte des représailles terroristes contre l’Europe qu’il faut comprendre l’affirmation que l’existence d’Israël menace sa sécurité. 

Quel est le bilan du « palestinisme » de l’Union européenne ?

Le « palestinisme » a été le cheval de Troie de la reddition de l’Europe, de son islamisation, de sa flagellation, de sa négation d’une identité chrétienne car celle-ci est enracinée dans le judaïsme et dans l’histoire d’Israël que l’islam nie et que l’Europe nazie a abhorrée.
Le palestinisme a fondé le multiculturalisme, l’inversion de la vérité dans les concepts de paix  (paix = soumission)   et d’agresseurs (les résistants au djihad présentés comme les agresseurs). Il a induit la négation de l’histoire du djihad et de la dhimmitude et consacré la version d’un Occident agresseur et injuste. Incidemment, cette vision est celle de l’Alliance des Civilisations  (ADC).
Le palestinisme a surtout libéré la mauvaise conscience de l’Europe  qui a déguisé les promoteurs des idéologies de haine en victimes de l’Etat d’Israël,  inversion morale djihadiste.  Il a inculqué à l’échelle européenne une culture antisémite, f ondée sur l’interprétation islamique de l’histoire,  à savoir : la négation de l’histoire et des droits d’Israël à l’existence,  principes qui ont un impact direct sur l’identité, la culture et le destin politique de l’Europe.
En faisant d’Israël la source des conflits, l’Europe s’est condamnée à la paralysie face à ses ennemis et n’a pu combattre une idéologie qui la condamne à disparaître. 

Vous parlez peu des opinions publiques européennes dans votre livre…
Maintenant elles s’expriment davantage,  mais quand je terminais le manuscrit voici deux ans, l’opinion publique était inexistante.  De plus, un tel travail, si considérable puisqu’il consisterait à étudier les opinions publiques dans toute l’Europe, n’était pas mon sujet.
Mais aujourd’hui s’élèvent de partout en Europe et en Amérique  l’appel à la fronde,   le dégoût des politiques antisémites et du mensonge, le désir de démocratie,  le respect des droits et des libertés érodés par le droit coranique du blasphème.

L’initiateur de ce réveil est assurément le député néerlandais, Geert Wilders, qui a fondé en juillet 2010 l’International Freedom Alliance. Son discours historique à Berlin (2 octobre 2010) sonne le ralliement d’un mouvement trans-occidental des démocrates contre la nomenclature de l’UE active à contourner les opinions publiques par les réseaux de réseaux.

Que répondez-vous à ceux qui contestent vos analyses en y voyant une déclinaison de la théorie du complot ?
Je leur réponds que si complot il y a, c’est au sein du Quai d’Orsay, de la Commission européenne et d’autres organismes respectables qu’il faut le chercher, car je n’ai fait que reproduire leurs documents.
De plus, un nombre considérable d’auteurs – hommes politiques, historiens, universitaires, journalistes, etc., de différentes nationalités, s’y réfèrent dans des ouvrages ou des études spécialisées catalogués dans des bibliothèques sur divers continents.
Le plus détaillé et le plus enthousiaste est le livre du chrétien palestinien Bichara Khader L’Europe et le Monde Arabe, Cousins, Voisins (Publisud, Paris, 1992).
Une transformation d’une telle envergure à l’échelle de tout un continent a suscité une énorme littérature en plusieurs langues. Rien qu’en 1979, Jacques Bourrinet en donne une impressionnante bibliographie dans son ouvrage Le Dialogue Euro-Arabe, Centre d’études et de recherches internationales et communautaires, Université d’Aix-Marseille III  (Economica, Paris, 1979), qui fut publié avec le concours de la Commission pour l’étude des Communautés européennes (C.E.D.E.C.E.) et de l’U.E.R. Recherches juridiques de l’Université de Droit, d’Economie et des Sciences d’Aix-Marseille.
Alors tous des comploteurs ? Ces accusations émanent de l’ignorance et utilisent des insultes au lieu d’arguments. 

Aux Etats-Unis, près d’un million d’Américains ont récemment manifesté leur attachement aux valeurs fondatrices de leur pays. Ce rassemblement augure-t-il un frein au multiculturalisme, à la politique du président Barack Hussein Obama à l’égard du monde musulman ?
Certainement, à moins que les ennemis de ce rassemblement réussissent à le torpiller.
Le président Obama, qui a remporté les suffrages de toute l’Europe, s’est soumis au cartel de l’OCI de façon encore plus radicale que l’UE. 

Pourquoi les musulmans modérés (Ayaan Hirsi Ali, Wafa Sultan) ou les Arabes modérés (Nonie Darwish) -, qui alertent l’Occident, sont-ils si peu écoutés, notamment par les médias ?
Des médias craignent des représailles terroristes.
Ne présentant aucun danger, les musulmans modérés sont négligés par une Europe qui courtise ses ennemis et leur achète un répit provisoire par le paiement de milliards d’euros et la diffusion de leur propagande. 

Charles Martel a arrêté les Arabes à Poitiers (732). Les souverains catholiques espagnols ont finalement reconquis tout leur territoire (1492). Vienne a résisté victorieusement aux Turcs (1683)… Quelles seraient les solutions pour éviter ce califat, cette gouvernance mondiale islamique ?
Si les peuples musulmans désirent restaurer le califat, autorité suprême unissant la législature, la politique et la religion, créée pour assurer la poursuite de la mission universelle de l’islam, l’Europe ne pourra pas les en empêcher.
Par contre, elle devra prendre des mesures urgentes pour sa sécurité et sa survie.
Mais tout laisse croire que les dirigeants qui nous ont mis dans ce pétrin, se réfugieront sous la protection du califat, et imposeront à leur peuple l’ordre islamique de la dhimmitude.
Aujourd’hui, le secrétaire-général de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord), le danois Anders Fogh Rasmussen, suggère que l’Union européenne confère à la Turquie un statut spécial dans l’Agence de défense européenne (EDA) et l’associe davantage dans les décisions concernant la sécurité des missions européennes. Anders Fogh Rasmussen tient ainsi sa parole, n’ayant obtenu ce poste que par sa promesse à la Turquie de se réconcilier avec le monde musulman.
C’est la négation de la victoire de 1683, mais l’Europe, depuis longtemps, a jeté l’histoire aux orties.

(Bat Ye’or, L’Europe et le spectre du califat. Editions Les Provinciales, 2010. 215 pages. 18 euros. ISBN : 978-2-912833-22-8)