Francaisdefrance's Blog

17/12/2011

Xavier Lemoine: le pied sur une mine…

Je ne suis pas un admirateur de Xavier Lemoine mais force est de constater que son approche sur l’évolution quotidienne due à l’immigration et dont nous subissons les conséquences est loin d’être fausse…

FDF

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Photo: France Soir

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Maire de Montfermeil depuis dix ans, Xavier Lemoine constate, sur le terrain, la progression de l’islam en Seine-Saint-Denis. Et insiste sur les risques d’un communautarisme exacerbé. Rencontre avec un élu de convictions, attaché à « une certaine idée » de l’homme et de la France.

« Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs », disait Éric Tabarly. Xavier Lemoine a navigué pendant dix ans avant de poser son sac à Montfermeil. Dix années dans la marine marchande, le temps de connaître tous les bateaux (paquebots, cargos, bananiers, porte-conteneurs.) et d’achever un tour du monde et sa première vie à l’âge où tant d’hommes commencent à peine la leur. « J’avais 16 ans quand j’ai embarqué, précise-t-il, après une adolescence rebelle, parfois violente, et une scolarité chaotique : je refusais d’apprendre le « comment » tant qu’on ne m’avait pas expliqué le « pourquoi ». J’ai fréquenté l’école aussi longtemps que je n’ai pu m’en échapper. »

Sa chance fut de rencontrer sur le Mermoz, paquebot à destination des Antilles, un lieutenant qui avait commencé à naviguer avant guerre, à 14 ans, sur les bancs de Terre-Neuve. « Il m’a fait étudier chaque soir ce qu’il me fallait apprendre pour préparer ensuite le concours d’officier. » Une demi-heure de maths et de physique, une demi-heure de navigation.

Comment faire le point au sextant, mais aussi comment calculer sa position grâce à la trigonométrie sphérique. « C’est ce lieutenant qui m’a sauvé. »

De la mer de Barents jusqu’au cap de Bonne-Espérance, de Pointe-à-Pitre jusqu’à Manille, Xavier Lemoine a sillonné tous les océans pendant ces dix années, sauf le Pacifique. « J’ai fait toutes sortes de lignes. Je suis amoureux de l’Afrique et fasciné par les Indes. » À Dakar, il troque des cartons de bananes contre des caisses de vodka avec les marins d’étranges chalutiers russes. (« Tout le folklore soviétique de l’époque ! ») Il apprend à faire du patin à glace en Côte d’Ivoire. (« Il y avait une superbe patinoire à Abidjan. ») Il mène dans les ports la vie des marins sans attaches.

« Nous faisions relâche assez longtemps pour que je puisse visiter les villes où nous accostions : une semaine à Yokohama, quinze jours à Bangkok, un mois et demi au Cap. J’ai quitté la marine parce que les étapes étaient de plus en plus courtes. Nous devenions des chauffeurs de taxi. » Sur le pont, Xavier Lemoine n’a pas cultivé seulement son goût du voyage.

« On a le temps de méditer sur le pont d’un bateau »

C’est en mer que cet enfant de famille nombreuse, grandi dans l’Ouest parisien, a recouvré la foi et découvert son mode d’emploi politique : la doctrine sociale de l’Église, qui continue de guider son action. « J’ai lu les grandes encycliques, en commençant par celle de Jean- Paul II sur le sens du travail, Laborem exercens. J’étais allé l’écouter à Paris, en juin 1980. Je me suis dit : « Tiens ! celui-là a des choses à dire. » J’ai retrouvé dans ces textes le « pourquoi » qui m’a toujours passionné. Et puis, on a le temps de méditer sur le pont d’un bateau, pendant les heures de quart ! »

L’homme politique qu’il est désormais en est persuadé : « On ne pourra pas résoudre la crise sans conduire une réflexion globale sur l’homme et sur les institutions sociales : l’économie a besoin de stabilité et de morale et l’on ne peut pas être vertueux en économie si l’on s’affirme libertaire par ailleurs. Tout se tient. La crise de l’école, par exemple, est aussi la conséquence de la désagrégation des liens familiaux. »

Adhérent de l’UMP depuis 2005, Xavier Lemoine sera l’un des porte-parole de Christine Boutin en 2012. Il dit apprécier « la cohérence intellectuelle » de la présidente du PCD. « Beaucoup de concessions ont été faites à des revendications catégorielles au cours de ce quinquennat. Je pense au travail dominical comme à la théorie du genre. Christine s’efforce de promouvoir une culture de vie. J’ai la certitude qu’elle ne cédera ni sur l’euthanasie ni sur le mariage homosexuel », résume-t-il.

À Montfermeil, parmi les volumes rangés dans la bibliothèque de son bureau, il y a Mémoire et Identité de Jean-Paul II, Fier d’être français de Max Gallo, mais aussi plusieurs études sur l’islam et, bien sûr, Banlieue de la République, l’enquête sur la communauté d’agglomération de Clichy-Montfermeil conduite par le politologue Gilles Kepel (lire notre encadré page 34). « Un travail intéressant, même si je n’en partage pas toutes les conclusions : il a le mérite de souligner que la « référence à l’islam » tend à s’imposer dans nos banlieues. »

Comment l’ancien marin est-il arrivé dans cette commune de Seine-Saint-Denis, où Victor Hugo situe plusieurs scènes des Misérables (c’est dans le bois de Montfermeil que Jean Valjean rencontre Cosette) ? « J’ai repris mes études en 1987, à l’Ircom, une école de communication qui fonde son enseignement sur la doctrine sociale de l’Église, à Angers. C’est ensuite que j’ai rencontré Pierre Bernard, mon prédécesseur, grâce à l’un des animateurs d’Ichtus, une association de formation et d’action chrétiennes. Je me suis occupé de la communication de la mairie, puis du développement économique de la ville, avant de devenir le directeur de cabinet de Pierre Bernard », que Lemoine ne cite jamais sans préciser qu’il lui doit « tout ».

Cela fait dix ans qu’il est à la barre de Montfermeil. La commune compte 27 000 habitants. Elle est distante de 15 kilomètres de Paris, de Roissy et de Marne-la-Vallée, « l’un des triangles les plus riches de France, dit-il pour en souligner les atouts : Marne-la-Vallée accueille des universités et des centres de formation, Roissy un pôle de développement où 6 000 emplois sont créés chaque année ». Mais Montfermeil, juchée sur un plateau, n’a pas profité de cette situation favorable. « Il est impératif de désenclaver la ville », souligne Xavier Lemoine. Il est prévu l’arrivée d’un tramway et, plus tard, d’un métro automatique.

La ville a souffert des maux que connaissent beaucoup de communes en Seine-Saint-Denis : édification de grands ensembles dans les années 1960, dégradation rapide de ces quartiers, paupérisation de leurs habitants après le départ des classes moyennes, délinquance. C’est l’histoire de la cité des Bosquets, qui regroupa jusqu’au tiers des habitants de Montfermeil sur 3 % de son territoire. Une copropriété où l’on n’avait guère envie d’entrer tant elle était délabrée.

Tout a changé grâce aux crédits débloqués par l’État : Montfermeil et Clichy-sous-Bois (d’où sont parties les émeutes de novembre 2005) ont fait l’objet du plus grand projet de rénovation urbaine de la décennie. Depuis la fin de l’année 2004, 600 millions d’euros ont été investis dans cette agglomération pour restructurer les quartiers dits sensibles.

L’engagement de l’État et des collectivités locales « s’est traduit par une transformation complète du paysage, que nous avons pu observer en voyant disparaître des tours et des barres taguées aux ascenseurs cassés, et surgir des résidences d’aspect agréable et bien tenues », résume Gilles Kepel dans son enquête. Les travaux seront achevés en 2013.

Cela suffira-t-il à résoudre les problèmes qu’ont affrontés Clichy-sous-Bois et Montfermeil ? Les habitants sont pour la plupart satisfaits de cette évolution « mais ils demeurent préoccupés par la perspective d’une nouvelle dégradation des logements, si l’éducation des enfants reste déficiente, si le chômage de masse persiste, si les politiques publiques ne se réorientent pas du béton vers l’humain », estime Gilles Kepel.

« Il est faux de croire que rien n’a été fait sur l’humain, corrige le maire de Montfermeil, également vice-président du Conseil national des villes. La République n’a pas abandonné les banlieues : 12 milliards d’euros ont été engagés par l’État dans le cadre de la rénovation urbaine depuis 2004. Mais nous avons fait fausse route en érigeant le droit à la différence en absolu. Le problème est d’ordre culturel. Plus de quarante nationalités cohabitent à Montfermeil. Certaines personnes, qui sont là depuis dix, quinze ou vingt ans, ne parlent toujours pas français. Comment pourraient-elles suivre la scolarité de leurs enfants ? Nous avons commis l’erreur d’abandonner la politique d’assimilation, traditionnellement pratiquée par la France à l’égard des étrangers, au moment même où s’affirmait un islam politique, minoritaire mais déterminé. De sorte que des communautés à la démographie dynamique s’organisent en autarcie autour de règles et de valeurs qui ne sont pas les nôtres. »

Localement, le maire de Montfermeil a multiplié les dispositifs destinés à favoriser « la maîtrise de notre langue, la connaissance de notre histoire et le respect de notre culture ». Au niveau national, il insiste auprès du gouvernement sur les dangers d’un communautarisme exacerbé : « En banlieue, les écoles coraniques font le plein. » Le 17 novembre, Claude Guéant, en déplacement à Montfermeil, a salué « le remarquable travail » accompli par Xavier Lemoine dans sa commune. La France est en droit d’attendre des migrants qu’ils accomplissent un effort d’intégration, a souligné le ministre de l’Intérieur. « Les étrangers admis en France doivent adopter nos règles de vie. Ils doivent apprendre notre langue et respecter les valeurs, la culture, l’histoire » du pays qui les accueille.

Quelles suites le gouvernement donnera-t-il à ce discours ? Une chose est sûre : Xavier Lemoine occupe en banlieue le poste de vigie – et le marin qu’il demeure ne l’abandonnera pas.

Source: http://www.valeursactuelles.com/

19/11/2011

Continuez sur ce bon chemin, monsieur Lemoine.

L’ÉCLATEMENT DE LA RÉPUBLIQUE

« Les préceptes de l’Islam remplacent les valeurs républicaines »


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Savourez cet interview. Voilà un maire qui mérite son poste… Dommage qu’il soit à l’UMP; il aurait sa place au FN…

FDF

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« Monsieur le maire, en 2014, vous serez peut-être encore réélu, mais en 2020, ce sera nous car nous serons majoritaires » (imam de Montfermeil)

« La république court à la catastrophe »

Une interview de Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil réalisée par France Soir et publiée le 19 octobre 2011.

Une étude menée pendant un an, notamment à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, révèle que les préceptes de l’islam remplacent de plus en plus les valeurs républicaines dans nos banlieues. Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine (UMP), réagit à ce constat en lançant un cri d’alarme.

FRANCE-SOIR : L’étude de l’Institut Montaigne (lire encadré) affirme que l’islam a pris le pouvoir dans nos banlieues. Partagez-vous cette analyse ?

XAVIER LEMOINE : Oui ! Je le dis depuis des années. L’islam s’est implanté dans nos quartiers. On en prend enfin conscience. Sauf que les remèdes avancés par l’Institut Montaigne – mettre plus d’argent dans les quartiers – ne sont pas les bons. De l’argent, depuis trente ans, on en a mis beaucoup dans les banlieues. Le problème, c’est que la République n’a eu aucune exigence vis-à-vis des populations accueillies. Installées en France, beaucoup d’entre elles continuent à vivre et à se comporter comme dans leurs pays d’origine, avec leurs langues et leurs coutumes, refusant nos valeurs, notre histoire et notre culture.

F.-S. : Avez-vous des exemples ?

X. L. : Dans ma ville, on a dépensé des sommes énormes pour que les populations étrangères s’intègrent. Mais des familles qui vivent en France depuis 10, 20 ou 25 ans ne parlent toujours pas français. Elles ne souhaitent pas s’intégrer et la République laisse faire.

Résultat : une multitude de communautés ethniques vivent chez nous en totale autarcie, entre elles, en dehors de nos règles et de nos valeurs.

F.-S. : Notre pays est pourtant très attaché à ses valeurs républicaines !

X. L. : Oui, mais par angélisme on a laissé ces communautés s’organiser entre elles. Sous prétexte de respecter leurs cultures, on n’a pas exigé le respect de notre culture. On a été pris en otages. Ce que je dis, ce n’est ni du racisme ni de la discrimination. C’est du bon sens. Il faut défendre les valeurs qui ont fait la France.

F.-S. : Refuser de s’intégrer, ça veut dire quoi ?

X. L. : Par exemple, ne pas parler français. La plupart des enfants des quartiers ne parlent pas français à la maison. Ils parlent la langue et ils regardent la télévision du pays d’origine de leurs parents. Dans les cours de récréation de ma ville, il y a 40 à 50 nationalités différentes. Et, là encore, chacun parle la langue d’origine des parents. Les mercredis et les samedis, ces mêmes enfants sont pris en charge par les écoles coraniques ou les associations tenues par leurs ambassades. Les établissements publics sont de moins en moins utilisés.

F.-S. : Quelles conséquences pour ces jeunes ?

X. L. : Elevés dans leurs ghettos communautaires, ils n’adhèrent pas à nos valeurs. Et, quand ils arrivent dans le monde du travail, ils ne sont pas « employables ». Ce n’est pas une question de formation, mais de « savoir être », de comportement, de codes sociaux.

F.-S. : Quelles conséquences pour notre pays ?

X. L. : C’est l’éclatement de la République ! Les politiques, les associations et les médias doivent comprendre que nous ne sommes pas au pays des Bisounours. Récemment, un imam est venu me voir et il m’a dit : « Monsieur le maire, en 2014 vous serez peut-être encore réélu, mais en 2020 ce sera nous. C’est mathématique, car nous serons majoritaires. »

F.-S. : Je ne comprends pas…

X. L. : Cet imam faisait allusion au basculement démographique qui, selon lui, se produira en France. Déjà, en Seine-Saint-Denis, que constatons-nous ? Sur le 1,5 million d’habitants recensés, 500.000 sont titulaires d’une carte de séjour, 500.000 sont français en vertu du droit du sol ou des naturalisations et donc sans aucune ascendance française, les 500.000 autres, Français ayant des ascendances françaises, plutôt vieillissants et « déménageants ». Or le taux de natalité des deux premiers tiers est le double de celui du dernier tiers. C’est inéluctable, la bascule démographique s’accomplit, comme le décrit très bien Christopher Caldwell dans son récent livre, Une révolution sous nos yeux.

F.-S. : On aborde là un sujet tabou. Que proposez-vous ?

X. L. : La France doit exiger trois choses de la part des populations qui s’installent chez nous : la connaissance du français, la connaissance et le respect de nos coutumes, et la connaissance et le respect de notre histoire. Actuellement ce n’est pas le cas, et c’est dangereux. Nous n’enseignons même plus notre histoire à l’école. Il est temps d’être lucide et responsable.

F.-S. : Que faire si certains refusent de se plier à vos trois exigences ?

X. L. : J’ai été récemment au Danemark et en Suède. Là-bas (des pays culturellement plutôt à gauche), les étrangers ont six mois pour apprendre la langue du pays, ses valeurs fondatrices et son histoire. Si vous ne possédez pas ces trois éléments essentiels, vous n’avez pas accès au numéro d’immatriculation qui vous donne droit à la Sécurité sociale, aux aides sociales, au logement, au travail.

F.-S. : En France, imposer ces trois critères aux étrangers, est-ce possible ?

X. L. : Bien sûr que c’est possible ! C’est même indispensable, si nous croyons en nos valeurs. Quand j’en parle en privé avec des élus de gauche, ils sont d’accord avec moi. Sur le terrain, les maires de gauche font le même constat que moi. Ils ont déjà fait évoluer le discours du PS… mais ils n’osent pas encore le dire publiquement. Le plus lucide et courageux d’entre eux, c’est Manuel Valls, bien mal récompensé par les résultats des primaires.

L’Institut Montaigne

Cette étude, intitulée Banlieue de la République, a été publiée par l’Institut Montaigne, un groupe de réflexion sur l’évolution à long terme de notre société. Il regroupe des universitaires, des hauts fonctionnaires, des représentants de la société civile, des syndicalistes, des chercheurs, des chefs d’entreprise. Institut indépendant, il bénéficie d’un budget annuel de 3 millions d’euros, alimenté uniquement par des dons privés.

Propos recueillis par Patrick Meney