Francaisdefrance's Blog

28/01/2011

Enterrer la loi de 1905 pour mieux financer les mosquées…

Pour ça, le PS et l’UMP sont « main dans la main »… Cette collaboration est digne de…………………… collabos.

FDF

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Au travers de l’affaire des « prières de rue », Marine Le Pen a réussi à placer le thème de l’islamisation dans le débat politique, et à y entraîner malgré eux ses rivaux socialistes et sarkozystes.


Pourtant, l’UMP avait bien espéré enterrer ce sujet dit sensible avec la « loi sur la burka ». Il faut tout de même se rappeler que lors des débats de la mission parlementaire présidée par André Gérin, les personnes auditionnées et même quelques députés ont largement évoqué toutes les offensives d’islamisation dans nos administrations, nos écoles, nos hôpitaux, nos cantines, nos rues, nos entreprises, nos commerces, etc. Comme je le disais dans un chapitre de notre ouvrage collectif « Résistance républicaine », « derrière l’arbre de la burka » se cache « la forêt des accommodements raisonnables » (1). Tout cela était connu depuis au moins 2004, au travers des rapports Obin (2) et Denécé (3), d’alertes de la part des Renseignements généraux et des préfectures, et évidemment du travail de ré-information de sites internet.

Inutile donc de refaire une fois de plus la liste de toutes ces atteintes à la laïcité et à nos valeurs humanistes et républicaines. Mais que constate-t-on un an (quasiment jour pour jour) après les conclusions de la mission Gérin ? Nos politiques ont fait la loi sur le voile intégral (même pas soutenue par la gauche sauf quelques exceptions) et… rien d’autre, rien de rien sur tout le reste, sur tous les « accommodements déraisonnables ». Silence radio à l’UMP comme au PS, au Modem comme à la gauche de la gauche.


Et pourtant la droite ne cesse de se vanter de « sa » loi sur la burka. Nicolas Sarkozy en parle chaque fois qu’il le peut, y compris dans ses vœux de nouvel an. Jean-François Copé, patron de l’UMP matraque le même refrain à chacune de ses interventions à propos de la laïcité, histoire de dire : voyez, on s’en occupe, on a fait la loi sur le voile intégral !

Le piège que je subodorais dans « Résistance républicaine » est donc confirmé : cette loi a permis à la majorité présidentielle de botter en touche tous les autres problèmes d’islamisation. Et la gauche se garde bien de les raviver.

Jusqu’à ce que Marine Le Pen mette les pieds dans le plat, et pas uniquement sur l’affaire des « prières de rue ». Dans ses meetings, elle a aussi parlé du halal, des cantines, des hôpitaux, des entreprises, etc. Mais comme la gauche a cru bon de faire monter en sauce le mot « occupation » (elle doit s’en mordre les doigts…), l’UMP et le PS se voyaient contraints de prendre position sur cette affaire, tout en continuant d’ignorer superbement les autres « accommodements déraisonnables ».

On remarquera également que les autorités musulmanes comme le CFCM ont arrêté de faire du ramdam sur la burka. On peut se demander : quel marché ont-elles conclu avec le pouvoir politique ? Qu’est-ce que l’UMP et le PS ont pu proposer en échange ? Eh bien tout simplement… l’officialisation du financement public des mosquées, comme nous allons le voir.

Pour cela, l’UMPS utilise sans vergogne… l’affaire des prières publiques. La propagande officielle reprend la thèse mensongère selon laquelle ces gens prient dans la rue par manque de lieux de culte. Par exemple dans un récent reportage de TF1 tourné à Marseille (4), et dans lequel Manuel Valls (PS) nous explique sans rire qu’il y un problème d’« inégalité » de traitement de l’Etat et des collectivités locales entre d’une part « églises et synagogues » (construites avant 1905), et d’autre part « mosquées et pagodes ». Evidemment, les pagodes bouddhistes ne sont là que pour donner le change, puisqu’on ne voit jamais leurs fidèles prier dans la rue ou exiger des maires des terrains et des financements pour leurs lieux de culte.

Et comment Manuel Valls veut-il financer encore plus ouvertement la construction de mosquées avec l’argent des contribuables ? Il l’explique dans l’émission « A vous de juger » jeudi dernier sur France 2 où il reprend sa comparaison entre églises et mosquées (5). Avec un culot incroyable, il nous dit que pour ne pas toucher à la loi de 1905, il suffit que l’Etat finance la Fondation des œuvres de l’islam créée par Dominique de Villepin, et cette fondation peut financer les mosquées. Evidemment, il noie cette trahison de la laïcité républicaine (et donc des Français) dans une logorrhée tortueuse pour masquer la transitivité du financement, mais c’est bien ce qu’il veut dire. Et pour faire passer cette soupe indigeste, il enchaîne immédiatement sur le « livre nauséabond » de Théo Sarrazin qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en Allemagne (vous vous rendez compte, quelle horreur !) et sur la montée de « l’extrême-droite ». Le procédé est grossier : si vous n’êtes pas d’accord avec moi, alors vous êtes des fachos. Se rend-il seulement compte qu’il insulte là une majorité de Français et d’Allemands ?


Ce n’est pas mieux à droite. Les mêmes ficelles sont utilisées par tous les acteurs politiques de l’UMP ayant certainement reçu des « éléments de langage » depuis l’Elysée, tant leurs discours sont tous calqués sur le même moule. Le Président de la république lui-même, par exemple, lors de ses vœux aux autorités religieuses, a lié les prières de rue au manque de lieux de cultes. Jeannette Bougrab, dans une interview au Figaro en ligne (6), reprend la même fable : « Il y a effectivement des problèmes cultuels. Ce n’est pas normal de voir des personnes qui n’ont pas de lieux de culte pour prier, de voir des gens dans la rue… (…) Ce ne sont pas des gens qui vont dans la rue pour manifester de manière ostentatoire. (…)Rue Myrha, c’est un problème de capacité d’accueil. »

Et comme preuve que c’est une stratégie commune à l’UMP, il suffit de constater que ce parti annonce ouvertement qu’il veut faire de « l’exercice des cultes » un sujet essentiel de débat pour 2011 (7). Selon Jean-François Copé, « l’exercice des cultes religieux dans la République laïque avec un point particulier sur l’exercice du culte musulman » sera l’un des trois thèmes majeurs de la campagne présidentielle. On se demande pourquoi il ne parle pas du tout de l’islamisation et des « accommodements raisonnables » et pourquoi la construction de mosquée devrait être l’une des priorités de la République laïque, en contradiction totale avec sa Constitution et ses lois !

Et Jean-François Copé remet le couvert dans le débat sur France 2 face à Manuel Valls, mais plus habilement que celui-ci. Entre deux rappels de « sa » loi sur la burka (il en use et en abuse), le patron de l’UMP dit qu’« il faut mettre le débat sur la table pour 2012 » et qu’il n’y a pas de « sujets tabous » dans son parti. C’est un grand classique chez lui : pour sabrer des acquis sociaux ou des valeurs républicaines, il ne les attaque pas de front mais prépare le terrain en disant qu’on peut toujours en débattre. D’autres se chargent ensuite d’en remettre une couche caricaturale, et Copé apparaît alors comme le chevalier blanc qui trouve une solution du juste milieu, mais qui consiste bien en des reculs sociaux, républicains ou démocratiques.


Valls et Copé, et tout le PS et toute l’UMP, avancent donc masqués pour nous imposer peu à peu l’idée d’un financement officiel de la construction de mosquées, en sautant sur le prétexte des prières de rue.

Certes, les élus de droite et de gauche font déjà payer une grande partie des nouvelles mosquées par leurs contribuables, via des baux emphytéotiques quasiment gratuits et le financement de « centres culturels » adossés aux mosquées mais qui ne sont que des annexes de celles-ci (école coranique, bibliothèque, etc., et même salles d’ablution !). Ou, comme à Drancy (et ailleurs), en construisant en douce une « mosquée municipale » à 2,1 millions d’euros, et en faisant payer à l’association locataire un loyer dérisoire qui ne rembourse même pas les frais d’entretien (y compris le ménage…) entièrement à la charge de la commune.

Mais ça commence à se savoir, toutes ces combines en parfaite contradiction avec notre Constitution et nos lois, et nos élus craignent les foudres des tribunaux administratifs. Alors l’UMPS, sous la pression de soldats de l’islam politique, s’apprête à franchir le cap du sabordage de la loi de 1905. Sarkozy voulait la « nettoyer », l’UMP le fera. Marc-Philippe Daubresse, son vice-président en charge d’une mission de réflexion sur la stratégie à conduire face au FN et au PS, se demande s’il ne faudrait pas « revisiter la loi de 1905 ». Qu’en termes faux-cul tout cela est dit ! Et côté PS, c’est Manuel Valls qui a trouvé une solution géniale : le contribuable finance une Fondation soi-disant d’utilité publique qui finance les mosquées.

Eh bien, qu’ils continuent ainsi, tous ces tartuffes ! Qu’ils continuent à prendre les Français pour des imbéciles ou des fachos ! Ils l’ont déjà largement fait à propos du sondage Ifop/Le Monde sur notre perception de l’islam et des musulmans (8). Et maintenant ils vont remettre le couvert en pensant qu’on va gober le fait que nos impôts, en pleine crise sociale et économique, aillent contribuer à payer des oratoires à Allah et Mohamet ? Ils se fourrent le doigt dans l’œil.

D’ailleurs, pour donner un autre exemple de leur mépris du peuple, dans le débat sur France 2, Valls et Copé ont superbement ignoré les Français, quand un journaliste a fait la synthèse des questions posées par les internautes du Parisien sur le thème de la laïcité : « est-ce qu’on ne fait pas une place privilégiée à l’islam ? » Et apparemment, il y avait nombre de Français qui râlaient dans ce sens, ce qui confirme totalement le sondage Ifop/Le Monde, selon lequel 55% des Français et 49% des Allemands pensent que l’islam est « trop visible » dans nos pays respectifs.


La réponse de Copé à ces internautes ? Nous sommes trop « silencieux » sur les attaques contre les chrétiens… d’Orient. Donc rien à voir avec la question posée. Et Valls, lui, reprend son thème de l’« injustice » envers les musulmans parce que l’Etat entretient les églises et pas les mosquées, et il repart sur la Fondation des œuvres de l’islam. Ni l’un ni l’autre n’ont entendu les internautes, ou alors ils ont fait tous deux mine de ne pas les entendre. Et après cela, ils viennent pleurer parce que Marine Le Pen monte dans les sondages !

Ce sont des minables et des lâches. Ils jouent les autruches sur l’islamisation de la France, laissant ainsi les Français se débrouiller individuellement face aux avancées islamistes dans leur vie quotidienne. Ils se servent d’une atteinte à la laïcité (les prières de rue) pour justifier une autre atteinte à la laïcité (le financement public de mosquées), ils noient le tout dans un verbiage pseudo-humaniste et ils honnissent et insultent le peuple de France. Bref, ils aggravent leur cas de jour en jour, jusqu’à ce que la ficelle casse. Et elle cassera, c’est inévitable, et le plus tôt sera le mieux.


 

 

Source et publication: Roger Heurtebise