Francaisdefrance's Blog

12/10/2011

Scènes de la délinquance ordinaire…

On a du mal d’y croire, mais ça s’est passé en France. Les « chiffres » nous parlent d’une baisse de la délinquance. Où, quand, comment? Trente ans de réclusion criminelle, c’est « cadeau ». Il y a des fois où la loi du Talion serait nettement plus efficace; surtout quand on sait que ces gaillards là seront libérés pour « bonne conduite » d’ici une dizaine d’année…

(Nabil Afkir s’excuse… Trop facile; beaucoup trop facile…)

FDF

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Trente ans de réclusion criminelle pour les tortionnaires de Domenika

« Son récit surréaliste plonge les jurés sidérés dans une sorte d’apnée »

“Nabil Afkir m’a poussé à taper Domenika. J’ai pris une paire de ciseaux et je lui ai coupé l’oreille. Et puis, chacun son tour, avec un couteau, on lui faisait des cicatrices sur le corps. Nabil lui donnait des coups de pied pour qu’elle pisse le sang et qu’elle meure» Nabil : “Oui, c’est vrai.” Les violences s’enchaînent, ne s’arrêtant, la nuit, que “parce qu’on était fatigués“. La litanie des supplices : “Et aussi, j’avais mis la plaque électrique pour que ça soit bien rouge et je lui ai brûlé la tête. Et aussi le front. Et aussi la main…“  « Les violences s’enchaînent, ne s’arrêtant, la nuit, que « parce qu’on était fatigués ». « Elle a pissé le sang. J’ai essayé de stopper comme j’ai pu, avec de la mie de pain, explique Karl Boulanger. Nabil lui donnait des coups de pied pour qu’elle pisse le sang et qu’elle meure ».« Et aussi, j’avais mis la plaque électrique pour que ça soit bien rouge et je lui ai brûlé la tête. Et aussi le front. Et aussi la main… « « Il raconte les bâtons cassés sur le crâne de la victime après avoir servi à des viols douloureux, « les coups de pied dans la gueule » de Nabil« 
«  Nabil Afkir, lui, se positionne en retrait : …Je m’excuse vraiment et totalement d’avoir été irresponsable, on peut dire un salaud même. Je me dégoûte moi-même depuis trois ans. »

SOURCES  :  http://www.laprovence.com/article/a-la-une/assises-daix-le-recit-des-tortionnaires-de-domenika-sidere-les-jures

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/06/97001-20111006FILWWW00504-torture-d-une-handicapee-30-ans-requis.php

http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/trente-ans-de-prison-pour-les-tortionnaires-de-domenika

Assises d’Aix : le récit des tortionnaires de Domenika sidère les jurés

Publié le jeudi 06 octobre

En décembre 2008, Karl Boulanger et Nabil Afkir avaient martyrisé sans fin une jeune femme atteinte d’une psychose grave.

Domenika, ici avec son avocate Me  Laurence Ellak-Henssien, a témoigné hier matin de sa descente aux enfers, mais elle a préféré le faire à huis clos.

Domenika, ici avec son avocate Me Laurence Ellak-Henssien, a témoigné hier matin de sa descente aux enfers, mais elle a préféré le faire à huis clos.

Photo Serge Mercier

« Vous nous racontez ce qui s’est passé, Monsieur Boulanger… », lance le président de la cour d’assises.
Sorte de gros nounours, « un grand gabarit avec une cervelle d’enfant », disent ses collègues de travail, Karl Boulanger, 30 ans, ne se fait pas prier. Il entame la narration minutieuse, chirurgicale, du supplice auquel il a soumis, quatre jours durant, Domenika.Son récit surréaliste plonge les jurés sidérés dans une sorte d’apnée. Dans ce groupe de marginaux niçois, Domenika, invalide en raison d’une psychose grave, trouve refuge, en décembre 2008, chez Karl Boulanger. On lui fait croire qu’un SDF la cherche avec un fusil.« Je lui ai proposé de la ramener chez moi pour la protéger », explique Karl Boulanger. Tout se passe bien les deux premiers jours jusqu’à ce qu’une fille de la « clique », Guilaine Atihides -elle rêve d’être une rock star- lui mette dans la tête que Domenika, séropositive, l’a contaminé. « J’avais la haine », bougonne l’accusé.
C’est en rentrant de l’hôpital que les premiers coups pleuvent. « Nabil (Afkir) m’a poussé à taper Domenika. J’ai pris une paire de ciseaux et je lui ai coupé l’oreille. Et puis, chacun son tour, avec un couteau, on lui faisait des cicatrices sur le corps. »


Nabil Afkir crachote dans le micro : « Oui, c’est vrai. » C’est lui qui, avec un rouge à lèvres, écrira sur les fesses de la victime « Pute » et « Balance ». Les violences s’enchaînent, ne s’arrêtant, la nuit, que « parce qu’on était fatigués ». « Elle a pissé le sang. J’ai essayé de stopper comme j’ai pu, avec de la mie de pain, explique Karl Boulanger. Nabil lui donnait des coups de pied pour qu’elle pisse le sang et qu’elle meure ».
Il ponctue son récit de « Ah oui, j’oubliais » qui relancent la litanie des supplices : « Et aussi, j’avais mis la plaque électrique pour que ça soit bien rouge et je lui ai brûlé la tête. Et aussi le front. Et aussi la main… »


Il raconte les bâtons cassés sur le crâne de la victime après avoir servi à des viols douloureux, « les coups de pied dans la gueule » de Nabil. Et les suppliques de Domenika, tondue et couverte de plaies: « Arrêtez! J’ai mal. »
La cour d’assises s’immerge dans le monde de Karl. Comme un môme qui voudrait bien faire, il semble ne rien vouloir oublier. « Ah oui, j’ai aussi entré une bouteille de parfum dans le vagin. » Son zèle est désarmant : « Ah oui, le mardi, je voulais lui faire manger la merde, euh les excréments… »
Son sourire, plutôt son rictus, est éprouvant pour les juges qui lui font face. Son handicap mental n’en fait pas un débile profond. À côté de lui, Nabil Afkir, un délinquant matois, glisse dans la logorrhée de son voisin : « Là, je n’étais pas là. »
Absent pour les pires sévices, comme lorsque Boulanger avait fait avaler cinq clés à Domenika et de l’eau de javel pour que ça passe mieux. « Elle a vomi, je lui ai fait ravaler. Je voulais lui coller les oreilles, mais ça collait pas. »
« Comment vous analysez tout cela », l’interrompt le président. « J’ai fait un truc grave et je le regrette. Je suis désolé de t’avoir fait ça, Domenika. » Nabil Afkir, lui, se positionne en retrait : « M. Boulanger est allé trop loin. Je m’excuse vraiment et totalement d’avoir été irresponsable, on peut dire un salaud même. Je me dégoûte moi-même depuis trois ans. »
La cour d’assises a également entendu Guilaine Atihides, condamnée à dix ans de prison pour complicité de séquestration avec actes de tortures et de barbarie – elle n’a pas fait appel. Nabil Afkir l’accuse d’avoir attisé la violence de Karl Boulanger.
Durant les quatre jours de la descente aux enfers de Domenika, elle était passée « avec les croissants » et assure n’avoir rien vu. Tout comme sa mère, Cléopâtre Atihides, 80 ans, qui était venue boire le café, ne remarquant que quelques gouttelettes de sang.
« C’était une mare », rectifie Boulanger. La vieille dame, en entrant, avait lancé aux deux hommes : « Qu’est-ce qui se passe ici ? Vous êtes de vrais nazis. » Mais n’avait pas alerté les secours. « 
Merci à JC JC…