Francaisdefrance's Blog

02/11/2011

Chasse aux sorcières en Tunisie: ça démarre…

Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Ces gens-là sont incurables…

L’avenir « souriant » de la Tunisie.

FDF

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Ennahda va fermer le bureau de contact avec Israël !

– International –

Le parti tunisien vainqueur des premières législatives après la chute de ben Ali, Ennahda s’est engagé à fermer le bureau de contact avec Israël qui a été ouvert durant le règne de Ben Ali.

« Le gouvernement que va former le parti d’Ennahda va éliminer le bureau de contact avec Israël », a affirmé AlMounsel Ben Salem, un dirigeant de ce parti islamiste dirigé par Rached Ghannoudhi.

S’exprimant pour le quotidien Azzamane, Ben Salem a ajouté que le gouvernement prochain va stopper l’importation des marchandises israéliennes. En revanche, le cabinet prochain respectera tous les engagements conclus avec les pays occidentaux.

S’agissant du scrutin législatif, Ben Salem a précisé que son parti a obtenu 89 sièges de 217 du Parlement. Et de préciser: «Nous allons nous allier avec le parti du Congrès pour la République dirigé par Mouncef Marzouki ».

L’accord avec Marzouki, révèle-t-il était valable même si Ennahda avait obtenu une majorité écrasante.

Marzouki devrait occuper le poste de président, alors que deux noms d’Ennahda sont envisagés pour le poste de Premier ministre. Quant au leader du parti islamique, Rached Ghannouchi, il ne briguera aucun poste gouvernemental.

Selon l’AFP, les premiers résultats partiels et officiels annoncés mardi par la commission électorale Isie montrant qu’Ennahda est arrivé en tête dans neuf des 27 circonscriptions du pays, notamment dans la métropole économique de Sfax (centre-est).

Le parti islamiste obtient 28 des 55 sièges dans ces neuf circonscriptions. Avec les neuf sièges obtenus à l’étranger, il peut déjà compter sur 37 élus dans la future assemblée de 217 membres.

Dans les neuf circonscriptions où le dépouillement a été achevé, Ennahda est suivi par le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste) avec 9 sièges, à égalité avec la liste « Pétition populaire pour la justice et le développement ».

La surprise est venue de cette liste absente du terrain et dirigée par Hechmi Haamdi, un millionnaire tunisien basé à Londres, qui a fait campagne depuis la Grande-Bretagne par le biais de sa télévision satellitaire Al Mostakilla, regardée en Tunisie.

La « Pétition populaire » fait déjà l’objet de plaintes, en France et en Tunisie, pour le non-respect des règles de campagne, notamment pour l’utilisation abusive du média privé du millionnaire et pour l’opacité de son financement.

Le parti de gauche Ettakatol obtient 4 sièges, le Parti démocrate progressiste (PDP, centre) 4 sièges.

Deux jours après le scrutin, auquel plus de 7 millions d’électeurs étaient conviés, les observateurs internationaux ont généralement salué une élection « libre » et « transparente », malgré quelques « irrégularités mineures ».

L’Assemblée Constituante devra rédiger une nouvelle constitution et désigner un nouvel exécutif jusqu’aux prochaines élections générales. D’ici là le pays sera gouverné par des autorités de transition.

Source Atlas Info via LDJ
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Merci à DG…

25/10/2011

Tunisie: les islamistes veulent s’allier avec la Gauche !

Tiens! C’est marrant; en France, c’est le contraire: ce sont les « gens » de Gauche qui accueillent les islamistes à bras ouverts (Je vous cite des noms? Pas la peine, hein ?). Voyez ce qui nous attend si en 2012… 

FDF

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Meeting d'Ennahda à la cité populaire d'Ezouhour, à  Sousse, avec le secrétaire général du parti, Hamadi Jebali.

Meeting d’Ennahda à la cité populaire d’Ezouhour, à Sousse, avec le secrétaire général du parti, Hamadi Jebali.Nicolas Fauqué / http://www.imagesd

Les islamistes en tête, suivis de deux partis de gauche : le visage de la future Assemblée constituante tunisienne s’esquissait lundi 24 octobre, au fur et à mesure des résultats annoncés par les partis, au lendemain d’un premier scrutin historique, neuf mois après la révolution tunisienne. Les résultats définitifs et officiels ne devaient pas être annoncés avant mardi par la commission électorale (ISIE) mais les premières tendances et déclarations confirmaient l’avancée d’Ennahda, attendue.

Le parti islamiste a immédiatement lancé un message pour « rassurer » les partenaires économiques de la Tunisie. « Nous espérons très rapidement revenir à la stabilité et à des conditions favorables à l’investissement », a déclaré Abdelhamid Jlassi, directeur du bureau exécutif.

« Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale« , a ajouté Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste, en guise de réponse aux craintes du camp laïque.

>> Lire les réponses de Hamadi Jebali, secrétaire général d’Ennahda, aux internautes du Monde.fr, le 18 octobre : « L’essentiel est de respecter les libertés. »

ALLIANCE AVEC LES PARTIS LAÏCS

Au lendemain d’un scrutin marqué par une forte mobilisation, les islamistes ont été les premiers à annoncer leurs propres estimations : « environ 40 % des voix », a déclaré Samir Dilou, membre du bureau politique du mouvement. Soit au moins 60 sièges sur les 217 que comptera la future Assemblée constituante, a précisé un autre dirigeant du mouvement. Lundi soir, le directeur de campagne d’Ennahda (Renaissance), Abelhamid Jlassi, annonçait que le décompte des voix dépouillées jusqu’ici, affiché devant chaque bureau de vote, créditait le parti de 30 % des suffrages.

Considérés depuis plusieurs mois comme les grands favoris du scrutin, les islamistes, durement réprimés sous Ben Ali, feront, si ce résultat se confirme officiellement, leur entrée par la grande porte sur la scène politique tunisienne. Conscient qu’il doit nouer des alliances pour gouverner, le parti Ennahda a annoncé dès lundi soir qu’il était prêt à s’allier avec les deux partis de gauche qui se disputent la deuxième place : Ettakatol, emmené par le médecin et ancien opposant Mustapha Ben Jaffar, et le Congrès pour la république (CPR) de Moncef Marzouki.

« Nous sommes prêts à former une alliance avec le Congrès pour la république de Moncef Marzouki et l’Ettakatol de Moustapha Ben Jaafar puisque leurs opinions ne sont pas éloignées des nôtres et que ces deux partis ont obtenu un grand nombre de suffrages », a dit à Reuters Ali Larayd, membre du comité exécutif d’Ennahda. Selon les dirigeants d’Ettakatol, leur parti « arrivera en deuxième ou troisième position », avec « autour de 15 % des suffrages ».

>> Voir notre reportage interactif : « Paroles d’électeurs et de candidats »

Le CPR a réalisé une percée surprise, obtenant entre 15 et 16 % des voix, selon des estimations. « On espère être les seconds », a déclaré Moncef Marzouki, ancien opposant à Ben Ali longtemps exilé en France. Moncef Marzouki a démenti avoir pactisé avec les islamistes avant le vote, assurant qu’il n’y avait pas eu « d’alliance avant le vote », tout en se disant « absolument dans l’optique d’une participation à un gouvernement d’union nationale ».

RÉSULTATS DÉFINITIFS MARDI

Les Tunisiens ont élu dimanche une Assemblée constituante dont les 217 membres devront rédiger la nouvelle Constitution du pays et former un nouveau gouvernement provisoire avant des élections législatives et présidentielle prévues l’année prochaine. Aucun résultat officiel n’avait été publié lundi dans la soirée à l’exception du vote des Tunisiens de l’étranger, qui votaient avant dimanche. Sur les 18 sièges concernés, Ennahda en obtient 9, le Congrès pour la république 4, Ettakatol 3, le Pôle démocratique moderniste (gauche) 1 et la Liste pour la liberté et le développement (centre) 1.

La surprise est venue en revanche de la défaite du Parti démocrate progressiste (PDP, centre gauche), formation historique qui s’est posée pendant toute la campagne comme principale force alternative à Ennahda.

Laminé avec entre 8 et 10 % des voix selon les estimations non officielles, le PDP, fondé par Ahmed Néjib Chebbi, a pris acte de sa défaite. « Les tendances sont très claires. Le PDP est mal positionné. C’est la décision du peuple tunisien. Je m’incline devant ce choix. Je félicite ceux qui ont obtenu l’approbation du peuple tunisien », a déclaré la chef de ce parti, Maya Jribi. « Nous serons toujours là pour défendre une Tunisie moderne, prospère et modérée », a-t-elle poursuivi, estimant que le pays « était en train de vivre un tournant ».

Source: http://www.lemonde.fr/

08/07/2011

Avenir morose pour la Tunisie si les islamistes s’en mêlent…

Le double langage… Un spécialité « maison » des islamistes…

FDF

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Tunisie: Ghannouchi, les islamistes tunisiens et le double langage


Dans un contexte politique marqué par la méfiance, la suspicion et même la peur, les partis, qu’ils soient islamistes ou sécularistes, devraient révéler le type de constitution qu’ils envisagent pour la Tunisie. 


« J’ai été à Tunis la semaine dernière (24 et 25 juin, Ndlr) pour participer à une conférence qui a réuni les principales tendances politiques désormais en compétition pour le pouvoir en Tunisie. Plusieurs chercheurs américains, spécialistes des transitions démocratiques ou d’islam politique étaient également là. La conférence était organisée par le Center for the Study of Islam and Democracy (Centre d’étude de l’islam et de la démocratie), think tank basé à Washington D.C. qui œuvre, depuis plus d’une décennie, à promouvoir la démocratie dans le monde musulman.

Les craintes suscitées par Ghannouchi et son parti
Cheikh Rached Ghannouchi a participé à la conférence. Il a parlé de sa vision de la Tunisie et de l’importance de reconnaître les longues et durables traditions non laïques des sociétés musulmanes. M. Ghannouchi, qui était en exil à Londres, est de retour en Tunisie après la révolution de jasmin, et il s’est déjà imposé comme la voix la plus dominante dans la politique tunisienne et son mouvement, Ennahdha (Renaissance) devrait être l’un des plus importants, sinon le plus important, parmi les acteurs de l’Assemblée constituante qui rédigera la nouvelle constitution de la Tunisie libre. Les élections pour cette Assemblée sont prévues pour le 23 octobre 2011.

Beaucoup d’intellectuels laïques et de politiciens en Tunisie craignent que M. Ghannouchi et son mouvement utilisent le processus démocratique dans le pays pour le transformer en un Etat islamique et s’attaquer aux libertés civiles et politiques de ceux qui ne partagent pas leur vision islamiste.
La Tunisie a fait des progrès considérables en accordant aux femmes des droits égaux et il y a une véritable crainte chez les jeunes femmes qu’Ennahdha puisse demander un jour à transformer la Tunisie en un autre Iran.
Inutile de dire qu’Ennahdha et ses leaders démentent ces allégations qui suscitent la peur, et soulignent qu’ils sont juste un parti différent, bien qu’il mette davantage l’accent sur le fait que la Tunisie est un pays musulman et pense que les valeurs islamiques peuvent contribuer beaucoup à mettre un peu plus de sagesse dans la gouvernance politique….

Suite et source: http://tinyurl.com/68qpt9a