Francaisdefrance's Blog

22/12/2011

Femmes-soldats.

Un PPS sur nos femmes-soldats. Elles méritent bien un hommage.

Le meilleur est pour la fin; défense de commencer par là !

FDF

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Femmes soldats dans le monde

07/10/2010

France: ça sent la poudre, dans les cités…

Pas très bon, tout ça… Mais ça a le mérite de nous montrer que la défense de notre territoire semble encore possible… On n’y croyait plus… Mais il s’agit (enfin) de défense intérieure. Contre la racaille et les bandes. Ca veut dire aussi que le risque n’est pas anodin. Depuis le temps que délinquance fait sa loi.  Evitera t’on la guerre civile que beaucoup annoncent? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il est temps de faire quelque chose, avant que le peuple ne se rebiffe tout seul (Papy Galinier…). Cette dernière affaire fait couler beaucoup trop d’encre, au goût de certains… Aurait on enfin compris, en France, que si la Légion s’en mêle, il n’y aura pas de prisonniers?

FDF

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L’armée peut engager 10.000 soldats sur le sol français en cas de crise majeure

En cas de crise majeure, l’armée peut engager 10.000 hommes sur le territoire national, selon une instruction interministérielle rendue publique au moment où sort un livre dont l’auteur assure que « l’Etat prépare la guerre dans les cités françaises ».

L’existence de ce texte, daté du 3 mai 2010, et dont l’ouvrage ne fait pas spécifiquement mention, est révélée dans le dernier numéro d’Armées d’aujourd’hui, une des publications officielles du ministère de la Défense.

Cette instruction a été rédigée, avec le concours des ministères de l’Intérieur et de la Défense, par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ce service du Premier ministre a confirmé à l’AFP l’existence de ce texte en précisant qu’il était classifié « confidentiel défense ».

Le SGDSN est notamment chargé de la planification des plans de réponses aux crises : plan Vigipirate et ceux de la famille « Pirate » (Piratair, Pirate-mer, NRBC …).

En cas de crise, cette instruction, qui découle du Livre blanc (2008) énumérant les priorités stratégiques de la France pour les quinze années à venir, fixe ainsi le « contrat opérationnel 10.000 hommes » que les armées doivent pouvoir déployer en quelques jours.

Interrogé par Armées d’aujourd’hui, le préfet François Lucas, alors directeur de la protection et de la sécurité de l’Etat au SGDSN, a défini une crise majeure comme « un évènement – pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministériel de crise ».

Les trois armées (terre, air, mer) interviennent déjà lors de catastrophes naturelles (inondations, tempêtes …) pour épauler les services de secours civils, pour assurer en permanence la « police du ciel », les missions de l’Etat en mer ou renforcer, depuis la fin des années 90, les effectifs de police et de gendarmerie dans le cadre de Vigipirate.

Dans « Opérations banlieues, comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises » (éditions La Découverte, jeudi dans les librairies), Hacène Belmessous, présenté comme « journaliste et chercheur indépendant », est beaucoup plus direct. L’auteur assure notamment que les opérations de rénovation urbaine visent à faciliter les interventions policières, voire militaires, à venir dans les quartiers difficiles.

Selon lui, le « contrat 10.000 hommes », dont il dit avoir eu connaissance au mois de juin sans pour autant citer le texte du 3 mai, vise « un seul territoire qui absorbe l’entière attention de Nicolas Sarkozy depuis les émeutes de l’automne 2005 : les +quartiers sensibles+ ».

Dans ce livre brûlot, l’auteur va jusqu’à dénoncer une « inquiétante dérive vers la préparation d’une guerre totale contre les +territoires perdus de la République+ ».

A l’appui de ses affirmations, il cite une étude confiée, après les émeutes de 2005, à la société privée Eurocrise par la Délégation aux affaires stratégiques (Das) du ministère de la Défense. Selon lui, cette étude, qui s’appuie sur l’analyse de la crise des banlieues de 2005, souligne que « l’idée du caractère quasi inéluctable d’un engagement des forces terrestres sur le territoire national dans des circonstances exceptionnelles semble gagner du terrain ».

Source: http://tinyurl.com/2c3yz58

02/09/2010

Le jour où l’Irak sera seul…

C’est bien beau, la guerre du pétrole. On se bat pour ça, en Irak. Et on y meure. Mais les américains ont compris. Les français, non… Mais quand les troupes US seront parties, les intégristes reprendront le dessus. Et là, malheur à ceux qui seront encore sur place… Car là-bas, la charia est vite appliquée…

FDF

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30/08/2010


INTERVIEW:
À l’occasion du retrait des troupes de combat américaines, l’ambassadeur de France à Bagdad Boris Boillon dresse un portrait du pays à rebours des idées reçues.
Nommé à Bagdad il y a un an, Boris Boillon, 40 ans, le seul ambassadeur occidental à se déplacer partout dans le pays, porte un regard confiant sur l’Irak. Sept ans et demi après le renversement de Saddam Hussein par les États-Unis, Barack Obama doit prononcer ce mardi un discours marquant la fin du retrait des troupes de combat américaines.

LE FIGARO. – Les Américains quittent l’Irak. Est-ce une bonne nouvelle ?

Boris BOILLON. – Oui, pour plusieurs raisons. D’abord, le respect d’un accord passé entre Américains et Irakiens prouve que les choses se passent comme on l’avait prévu. Ensuite parce que le départ des soldats américains prive les terroristes de leur principal argument, l’occupation étrangère. Le retrait achève aussi de responsabiliser les forces de sécurité irakiennes, qui montent en puissance depuis deux ans. Nombreux sont ceux qui pensaient que la guerre civile serait inévitable. Elle n’a jamais eu lieu. Enfin, les États-Unis et l’Irak vont pouvoir renouveler leur relation, en partant sur de nouvelles bases. Tous les partis se félicitent de ce retrait. Il n’y a pas un seul responsable irakien qui demanderait qu’il soit reporté, ce serait un suicide politique.

Pourtant, la violence se poursuit. Le 25 août, il y a encore eu 53 morts dans des attentats contre la police…

Depuis août 2009, il y a effectivement, régulièrement, des attentats spectaculaires et coordonnés, qui portent la marque de fabrique d’al-Qaida. Ces attentats visent les symboles du pouvoir, irakien ou international. Ils touchent généralement des zones ethniquement ou religieusement mixtes. Mais les violences sont circonscrites à Bagdad et à ses environs ainsi qu’aux zones frontalières comme Mossoul ou Kirkouk. Et la tactique d’al-Qaida, qui vise à mettre le pays à feu et à sang, à ranimer la guerre civile, a échoué. Le spectre de la partition de l’Irak est derrière nous. Le confessionnalisme n’apparaît dans aucun programme politique. Pour le reste, et contrairement à ce qu’on lit un peu partout, il n’y a pas de dégradation de la sécurité. Au contraire, le bilan s’est amélioré, puisque nous sommes passés de cent morts par jour il y a quatre ans à une dizaine par jour aujourd’hui. En fait, la tendance s’est inversée à partir du moment où les troupes américaines ont commencé à quitter les villes, en juin 2009. Avec le retrait définitif, cette tendance devrait se poursuivre et se stabiliser.

Quel est le poids d’al-Qaida et des groupes terroristes aujourd’hui en Irak ?

Al-Qaida n’y compte plus que 2000 membres environ. Ce sont encore eux qui forment l’ossature de tous les grands coups, mais ils sont en déclin. Ils reculent face aux forces de sécurité irakiennes. La greffe al-Qaida n’a pas pris en Irak, ses méthodes violentes ont été contestées par les djihadistes locaux.

Le pays, qui était il n’y a pas si longtemps une terre de conquête pour le terrorisme international, est aujourd’hui devenu une terre de départ. Les militants quittent l’Irak pour aller au Pakistan ou en Mauritanie. Mais il est vrai qu’il existe deux autres groupes terroristes en Irak : les chiites extrémistes, financés depuis l’extérieur, et les groupes baasistes, d’anciens fidèles de Saddam Hussein. Le problème, c’est que nous assistons à des alliances conjoncturelles entre ces trois groupes pour certaines opérations.

Finalement, la guerre a-t-elle été gagnée en Irak ?

Bien sûr, les Irakiens disent que l’intervention alliée de 2003 leur a coûté très cher en vies humaines et en destruction d’infrastructures, mais ils rappellent aussi qu’elle a libéré le pays. Le bilan est donc à la fois positif et négatif. Les Irakiens apprécient les fruits de la démocratisation : l’éclosion de la presse, l’émergence d’une société civile, la liberté de ton des partis politiques, le caractère exemplaire des élections. Tout ça, ce sont des faits.

Il faut absolument, quand on parle de l’Irak, raisonner sans idéologie. L’Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. C’est là que se joue l’avenir de la démocratie dans la région. Potentiellement, l’Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins. Et, qu’on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l’intervention américaine de 2003. Maintenant, le jeu en valait-il la chandelle ? C’est aux Irakiens de répondre.

Le fait qu’aucun gouvernement ne soit encore sorti des dernières élections ne crée-t-il pas un vide politique ?

Encore une idée fausse ! Il y a, en Irak, un gouvernement qui gouverne, et qui gouverne bien, ainsi qu’un Parlement élu. Il ne faut pas se plaindre : nous avons des forces politiques irakiennes qui discutent depuis cinq mois. Il y a trois ans, les comptes politiques se réglaient avec les armes… Et lorsqu’on voit ce qui se passe en Italie ou en Belgique, l’Europe a-t-elle vraiment des leçons à donner ?

Nous assistons aujourd’hui en Irak à une lutte non violente pour l’accès au pouvoir politique… Le blocage est lié à des questions de personnes et non pas à des différences confessionnelles.

L’absence d’émergence d’un consensus autour d’un chef de gouvernement prouve que le jeu politique se déroule uniquement en Irak et qu’aucun pays voisin n’est en mesure d’imposer son choix sur la politique irakienne.

Même si c’est enfoncer une porte ouverte, il faut redire que les dernières élections ont constitué une victoire pour la démocratie. Il n’y a pas tant d’autres pays dans la région où les résultats ne sont pas connus avant le vote…

La formation de l’armée et de la police afghanes n’a pas donné les résultats escomptés. Comment expliquez-vous les succès remportés par les forces de sécurité irakiennes ?

C’est sans doute en raison de la forte tradition étatique de l’Irak, le pays des premières grandes villes, comme Babylone. Il y a toujours eu une tradition militaire en Irak, qui fut longtemps considéré comme la Prusse du Moyen-Orient. Lorsqu’ils sont arrivés en Irak, les Américains ont fait une grosse erreur en démantelant l’armée de Saddam Hussein. Depuis, des cadres du parti Baas, de nombreux officiers et des responsables des services de renseignements de l’ancien régime ont été récupérés et replacés à des postes clés.


La France s’était opposée à la guerre en 2003. Voyez-vous un rôle pour elle aujourd’hui en Irak ?

Tout ce qui se passe dans cette région a des répercussions pour la France. L’avenir des rapports entre l’Orient et l’Occident se joue en partie en Irak. L’échec de l’Irak serait celui du monde entier et donc aussi celui de la France. Dans cette région stratégique très riche en hydrocarbures, la France a toute sa place. Le niveau de sécurité permet désormais, moyennant quelques précautions, que les entreprises françaises reviennent participer à la reconstruction. Une ligne aérienne directe sera rouverte entre Paris et Bagdad à l’automne. La France a aussi proposé d’aider l’Irak à développer sa défense antiaérienne. Car le vrai défi du retrait sera fin 2011, lorsque les derniers 50.000 militaires américains seront partis. Le 1er janvier 2012, l’Irak sera nu.