Francaisdefrance's Blog

18/10/2011

Destruction en direct d’une mosquée irakienne par des militaires américains…

Jouissif, non? Après tout, c’est en ces « lieux de prière » que l’on incite les intégristes à bouziller du yankee « infidèle »… Les dures lois de la guerre.

FDF

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Voir: http://tinyurl.com/65gh2zf

Voir aussi les commentaires…

Là:

« Une vidéo très représentative de la mentalité de cette armée américaine, véritable ramassis de porcs, pris en flagrant délit de torture et d’assassinats à de multiples reprises. Les commentaires des soldats détruisant cette mosquée, proche par leur intelligence et leur sonorité jouissive des grognements débiles que l’on peut entendre dans un film pornographique, illustrent parfaitement l’état d’esprit de ces mercenaires. Lesquels sont les dignes héritiers de leurs ancêtres, dont les crimes, contre les Indiens, les Japonais, les Allemands, les Français, les Serbes, les Irakiens, les Afghans sont la marque de fabrique. »

09/07/2011

La France n’a plus les Américains derrière elle en Libye. Mais continue la guerre…

En France, on est cons… Enfin, quand je dis « on », je ne parle pas du peuple…

Les Américains se sont cassé les dents au Vietnam. Les Américains, après les Russes, prennent une tôle en Afghanistan. Ils vont en partir. En Libye, les Américains ont compris. Il ne reste plus qu’un pays qui continue la guerre en armant les forces rebelles: c’est la France. Le « seigneur de guerre » Français ne veut pas rester sur un échec; même si ça coute des vies « dommages collatéraux » et énormément de fric aux contribuables. La France aime bien continuer à être la risée du monde. La France n’a pas encore remarqué que c’est sur SON TERRITOIRE que beaucoup de problèmes sont à régler. La France entretien une guerre civile en Libye. Alors qu’elle est sur le point d’exploser sur ses propres terres..

Et quand je dis la France, je n’évoque pas les Français…

FDF

Après la Russie et le Royaume-Uni, c’est au tour du Congrès américain de prendre ses distances avec l’initiative française d’armer les rebelles.

Click here to find out more!

Après avoir fustigé l’intervention américaine en Irak, la France jouerait-elle désormais le mauvais rôle en Libye ? Paris se trouve en tout cas chaque jour davantage isolé auprès de ses alliés, en dépit de l’annonce mardi de l’abandon du parachutage français d’armes aux rebelles libyens. Après la Russie et le Royaume-Uni, c’est maintenant au tour des États-Unis de prendre leurs distances avec l’initiative française. En effet, la Chambre américaine des représentants a voté jeudi un amendement interdisant au Pentagone de fournir tout équipement, entraînement ou soutien militaire aux opposants de Muammar Kadhafi, sans pour autant couper les fonds nécessaires à la poursuite de la guerre en Libye. À l’origine du vote, le représentant républicain Tom Cole, qui a insisté sur la « responsabilité du Congrès (…) à mettre fin à cette aventure irréfléchie en Libye ».

Pour Jean-Vincent Brisset, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) et ancien militaire de haut rang dans l’armée de l’air, ce vote possède à la fois des portées intérieures et internationales. « Il s’agit d’une réaction logique du Congrès américain qui n’a pas été consulté au moment de l’engagement américain en Libye », explique le chercheur. « Mais c’est aussi un sérieux rappel à l’ordre vis-à-vis de la France et de son interprétation extrêmement limite de la résolution 1973 de l’ONU. »

Des missiles en guise d’aide

Les résolutions 1970 et 1973, qui ont ouvert la voie à une intervention occidentale en Libye, sont notamment censées, d’une part, prévoir une zone d’exclusion aérienne visant les forces du colonel Kadhafi et, de l’autre, mettre en oeuvre « tous les moyens nécessaires » pour éviter des exactions contre les populations civiles. Des « moyens » qui ont donc pris la forme de lance-roquettes, de fusils d’assaut, de mitrailleuses et de missiles antichars parachutés par avion dans la région montagneuse du djebel Nefoussa, au sud de Tripoli, a-t-on appris le 28 juin dernier dans les colonnes du Figaro.

Or, c’est avec des mots très durs que Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a condamné publiquement le 1er juillet l’initiative française, devant un Alain Juppé médusé. Pour le chef de la diplomatie du Kremlin, qui a dénoncé une « violation grave de la résolution 1970 », cette résolution permettrait en réalité « à n’importe qui de faire n’importe quoi, n’importe quand ». Faux, répond le ministre français des Affaires étrangères, qui met en avant la situation « extrêmement précaire » des populations attaquées par Kadhafi pour expliquer le geste français, qui, selon lui, rentre donc « exactement dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU ». Mais Paris était loin de se douter que la gronde irait jusqu’à gagner son principal partenaire en Libye, c’est-à-dire le Royaume-Uni.

« Une guerre civile »

« Cette résolution ne prévoyait pas d’armer un camp contre un autre dans une guerre civile, à l’intérieur d’un pays dont on avait oublié qu’il n’avait pas vocation à rester uni », estime Jean-Vincent Brisset, qui pense que l’on sous-estime les soutiens dont dispose encore Muammar Kadhafi dans le pays. Tandis que le conflit va bientôt entrer dans son quatrième mois et que Tripoli est toujours aux mains du colonel Kadhafi, cette dernière polémique ne symbolise-t-elle pas l’enlisement d’une coalition dont l’intervention ne devait pourtant pas dépasser la quinzaine de jours, dixit les membres du Conseil national de transition libyen, réunis en mars à Paris ? Et l’ancien pilote de chasse de mettre en cause certaines décisions politiques : « Peut-être les gouvernements engagés auraient-ils dû se concerter avec de véritables connaisseurs de la Libye avant de s’engager. »

Source: http://www.lepoint.fr/

15/05/2011

Certains spots publicitaires américains ne font pas dans la demi-mesure…

Vite, vite! Faut prévenir la Halde, SOS Racisme, le CRAN, et tous les autres! Ca pourrait donner des idées aux Français…

FDF

« Tremblez, citoyens américains. L’étranger rode à vos frontière, à vos portes. Il est bronzé, mal rasé, porte une casquette à l’envers ou un turban et n’a qu’une mission: piquer vos emplois, profiter de vos impôts, faire sauter vos avions ou carrément conquérir votre pays. »

C’est en substance le message martelé par certains candidats (surtout républicains et soutenus par le Tea Party) dans des Etats clés. A quatre jours des midterms, l’argent coule à flot et les spots anxiogènes se déversent sur les ondes.

la championne s’appelle Sharron Angle. La candidate ultraconservatrice se lâche complètement face au patron démocrate du Sénat, Harry Reid. Trois versions de son spot «La vague» jouent à fond sur la peur de l’étranger, avec un degré de subtilité proche de 0 .

http://www.youtube.com/v/tIkNAA2y4I4?fs=1&hl=en_US

Après avoir montré de dangereux membres de gangs et des «familles qui vivent dans la peur», le message se termine par un cinglant: «Il est clair de quel côté se trouve Harry Reid. Pas du vôtre». Le vôtre, celui des bons Américains. Tous blancs dans ses vidéos, évidemment.

Le mythe des corps décapités laissés dans le désert

Interrogée par un groupe de lycéens Latinos sur l’usage de ce stéréotype, Angle a répondu: «Je crois que vous interprétez mal ces spots. Je ne suis pas sûre que ce soit des Latinos dedans. Je ne sais même pas si vous êtes Latinos. Vous m’avez l’air un peu asiatiques.» La même Sharron Angle qui agitait ici et là la menace de «corps décapités dans le désert» (mythe démonté par le Washington Post) et qui, lors du débat, soutenait que deux villes américaines avaient «instauré la Charia (loi islamique, ndr)». Elle finira simplement par dire s’être trompée et avoir cité des articles qu’elle avait lus.

Désavouée par un important sénateur républicain local, Angle persiste sur sa ligne. Quitte à se mettre l’électorat hispanique à dos (25% de la population, 15% des votants lors de la présidentielle), elle a trouvé une nouvelle stratégie, avec un spot financé par un groupe conservateur. Message aux Latinos: L’administration Obama vous a laissés tomber. Le 2 novembre, ne votez pas.»

Peur de l’islam

Sur la cote Est, les candidats exploitent surtout le projet de construction d’un centre culturel islamique.

http://www.youtube.com/v/0QvKOdiyFaw?fs=1&hl=en_US

«Après avoir conquis Jérusalem, Cordoue et Constantinople, les musulmans ont bâti des mosquées pour fêter leur victoire. Et maintenant, ils veulent construire une mosquée à Ground Zero», avertit le narrateur. La candidate Renée Ellmer, de Caroline du nord conclut: «Les terroristes n’ont pas encore gagné. Il faut leur dire dans un Anglais clair:  »Non, vous ne bâtirez pas une mosquée à Ground Zero »».

Le journaliste de CNN, Anderson Cooper, tentera bien d’expliquer à Renée Ellmer que ceux en charge du centre culturel ne sont pas des terroristes, la candidate persiste: «Ça, on n’en est pas sûrs».

Peur de la Chine

D’autres, enfin, estiment que la plus grande menace est surtout économique. Le groupe des «Citoyens contre le gaspillage», s’est fendu d’un spot malin montrant des étudiants chinois en 2030 se gaussant du déclin économique des Etats-Unis. «Maintenant, ils travaillent pour nous», conclut le professeur, avec un petit sourire maléfique digne des méchants des films de kung-fu.

http://www.youtube.com/v/OTSQozWP-rM?fs=1&hl=en_US

Reste une question: ces spots sont-ils efficaces? Sur MSNBC, un jeune élu latino du Nevada estimait vendredi qu’au contraire, ils fédèrent l’électorat hispanique. Pourtant, Sharron Angle devance Harry Reid de quatre points dans les derniers sondages. Verdict le 2 novembre.

Source: http://tinyurl.com/3xdswcd

10/05/2011

Dépouille de Ben Laden: les intégristes prêts à tout pour le récupérer.

Continuez à nous faire rire, les intégristes. Vous nous avez assez fait pleurer avec vos attentats…

FDF

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La volonté des américains d’immerger le corps de Ben Laden pour éviter de créer un lieu de pèlerinage aura été vaine.

Un peu partout dans le monde, les admirateurs du chef d’Al Quaïda semblent s’équiper en vue d’un pèlerinage sur les lieux mêmes où repose leur guide spirituel. Depuis l’annonce de Barak Obama, des bouteilles de plongée, des palmes et autres tubas viennent agrémenter la panoplie des fondamentalistes non sans quelques complications techniques. En effet, la sangle des masques qui s’emmêle parfois avec les poils de barbe provoque chez certains des douleurs forts désagréables.

Le premier pèlerinage prévu à la mi-juin pourrait voir des centaines de fidèles par moins 250 mètres. Un rassemblement attendu avec impatience par la fédération pakistanaise des grands requins blancs.

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Vu sur: http://notrejournal.info/

13/04/2011

Libye: la France a perdu la bataille…

La guerre, c’est réservé aux « grands »…
FDF

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La stratégie française en panne sèche…

Les armées françaises sont actuellement engagées de façon opérationnelle sur deux théâtres africains : la Libye et la Côte d’Ivoire. Pré carré traditionnel de la France (depuis la colonisation au 19e siècle jusqu’à la pérennisation des réseaux Foccart, dits françafricains), le continent est le théâtre de vives concurrences entre grandes puissances.

D’une position quasi hégémonique, notamment en Afrique de l’Ouest, sur les plans militaire (le réseau de bases), économique (présence des grands groupes comme Bolloré et Bouygues) et culturel (prédominance du français, contrôle de l’information via RFI), la France se voit progressivement dépassée par la Chine et les États-Unis.

En premier lieu dans le domaine économique. La Chine gagne de nombreuses parts de marché dans les secteurs des services et de l’exploitation des ressources naturelles, traditionnellement contrôlés par les grands groupes français. A titre d’exemple le commerce sino-africain est passé de 30 milliards de dollars en 2004 à 70 milliards en 2007. Les Américains ne sont pas en reste, poussés par le désir de diversifier leur approvisionnement énergétique (exploitation du pétrole du Tchad et du Golfe de Guinée…).

Son dispositif militaire est également affaibli, du fait de la mise en œuvre de politiques d’austérité par les gouvernements successifs. Ainsi le 23e BIMA, à Dakar, a fermé ses portes, tandis que la 13e DBLE, plie bagage, quittant Djibouti. De plus les armées françaises, en raison d’un parc d’avions de transport vieillissant, éprouvent les pires difficultés pour assurer la logistique de ces opérations. Les effectifs combattants atteignent également un seuil critique. L’escadron blindé présent en RCI entame son septième mois sur le territoire, alors que son mandat initial était de quatre mois.

Enfin les États-Unis, via leurs puissants réseaux médiatiques ou des organismes tels que USAID, et la Chine, via l’agence de presse étatique XINHUA prennent progressivement le contrôle de l’information, au détriment des réseaux français (RFI), véhiculant ainsi la bonne parole de leurs administrations et entreprises.

Il semble évident que la France n’a plus les moyens de ses ambitions aussi bien en Libye (les moyens aériens engagés sont dérisoires et les résultats insignifiants) qu’en Côte d’Ivoire (malgré la capture de Gbagbo, il est plus que probable que la crise connue par ce pays depuis la chute de Houmphouet Boigny perdure et que la France, en soutenant Ouattara, y a perdu toute crédibilité).

Les raisons hypothétiques de l’engagement en Libye sont multiples. Mettons évidemment tout de suite de côté les raisons humanitaires invoquées. Nous savons très bien que cela n’est que paravent pour déguiser des buts nettement moins avouables. Les exemples de la Somalie, des Balkans ou de l’Afghanistan sont suffisamment parlants. Dans tous ces cas on retrouve toujours la même ribambelle de pseudo « intellectuels », du genre Kouchner ou BHL, nous vendant leur soupe, à l’aspect certes généreux mais qui cache toujours quelques cadavres de rats (cf. le trafic d’organe au Kosovo, les massacres de Mazar-e-Charif…). Sont en jeu les intérêts de la France, ou pour être plus honnêtes de son président.

Premièrement, en pleine difficulté au niveau électoral, le président français n’a-t-il pas voulu redorer son blason , en s’affirmant comme un homme d’état déterminé et prêt à réaliser le coup de force ? Et ce après la cacophonie diplomatique et politique suscitée par la crise tunisienne.

Deuxièmement, l’objectif évident de cette opération est l’exploitation des importantes ressources énergétiques de la Cyrénaïque. En effet depuis la levée des sanctions internationales contre le régime libyen en novembre 2003, les sociétés pétrolières françaises n’ont pas voie au chapitre, contrairement aux américaines (11 concessions sur 15). Ce qui peut expliquer, la prudence des États-Unis à entamer des opérations militaires et leur retrait la semaine dernière. Les Américains se sont engagés à reculons , sous la double pression de la France et de l’opinion publique. Voyant la situation s’enliser, ils ont cerné le risque pour leurs intérêts, menacés notamment par la Chine et la Russie. Ils se sont ainsi gardés une sortie de secours. Ce qui n’est plus le cas de la France. Le temps est loin où Sarkozy recevait Khadafi en grande pompe dans les jardins de l’Élysée.

La guerre en Libye ne serait-t-elle pas avant tout l’expression d’un conflit entre puissances impérialistes ? Pour avoir misé sur le mauvais pion (la rébellion) et ne pas avoir mis en œuvre les moyens nécessaires, dont elle ne dispose de toute façon pas, la France a perdu cette bataille…

Suite et source: http://tinyurl.com/6hqnt94

17/03/2011

Libération d’un membre d’Al-Quaïda…

Il faut reconnaître que dans le domaine de la libération des prisonniers terroristes, les américains sont rodés…

FDF

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Lire:La_liberation_d’un_membre_d’Al_Qaida

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PS: si on ne peut plus rigoler…

28/11/2010

Pergame : le trône de satan…

A méditer…
 

 

Je ne savais pas qu’il avait prêté deux fois serment !
Ne savais pas non plus qu’il n’avait pas prêté serment sur la Bible!
Pas bien bon tout ça…
FDF
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A Denver, B. Obama a prononcé son discours dans une reproduction de l’autel de Pergame…. 

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La derniére tentative de restauration de l’Empire romain a été faite par le Nazisme et le Fascisme. Pour Hitler , c’était aussi la restauration du Saint Empire romain germanique. Il n’est pas étonnant de voir la symphatie qu’il avait pour l’Islam. En ce qui concerne Obama,les Américains risquent d’avoir une sacré surprise. N’est il pas le premier Présidents des Etats Unis à ne pas avoir prété serment sur la Bible ? C’est un signe. Comme quoi les « bêtes » se suivent……et se ressemblent!
son labsus sur sa foi « musulmane »
– son pere etait musulman – son vrai nom est Barack Hussein (fils de) Obama
– son discours en Egypte : il citait Mahomet suivit de « Paix sur lui » ou repeter a plusieurs reprise « the holy kuran tells us… » 

– enfin il a grandit en Indonesie, qui est aujourd hui l un des pays ou la population de musulman est la plus forte…

 

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Merci à HD. du tuyau…

09/10/2010

Les américains se posent eux aussi des questions sur l’offensive de l’islam…

Dégueulasses !!!

Et quoi de plus naturel? Les islamistes montent en arrogance, en provocations de toutes sortes, etc…  Mais battons nous! Que le monde Occidental s’unisse pour éradiquer cette idéologie de la surface de la Terre; et en passant, la « confrérie » des dhimmis qui l’approuvent…

FDF

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Etats Unis, inquiets des progrés de la charia

L’Amérique est en émoi! Les américains se posent eux aussi des questions sur l’offensive de l’islam dans leurs villes et la volonté d’imposer la charia cette loi islamique! Tout comme en France, ils ont leurs bobos béat et idiots utiles mais je vous laisse lire un extrait d’un article de  Frank J. Gaffney Jr . Un article venant de Point Bascule traduit en Français!

Gérard Brazon

(…) Le travail de sensibilisation de l’opinion publique sur la menace de la charia ne serait pas si ardu si les journalistes et politiciens mal informés étaient le seul obstacle à surmonter. Le travail est compliqué à cause de l’habileté des apôtres de la charia à semer la confusion dans les esprits quand ils ne mentent pas tout simplement.

Par exemple, le New York Time cite Camie Ayash, une porte-parole du Centre islamique de Murfreesboro, Tennessee – qui propose la construction d’une mosquée de 52 mille pieds carrés ce qui a provoqué une intense réaction locale. Madame Ayash se plaint que les gens soient sensibles à «une totale désinformation sur l’islam.». Elle-même donne ensuite un parfait exemple de désinformation musulmane – ce que la charia appelle la taqqiya – en prétendant: «Qu’il n’y a pas de conflit entre la charia et la Constitution des Etats-Unis».

La connaissance la plus superficielle de la charia suffit à montrer toute l’absurdité d’une telle déclaration. En fait, la loi musulmane interdit la manière démocratique d’adopter des lois. Elle exige de remplacer les Constitutions et les gouvernements comme les nôtres par une théocratie globale appuyée sur le droit musulman: ce droit infériorise les femmes et les traite comme des citoyens de seconde zone. Un droit qui autorise le meurtre des homosexuels et ceux qui quittent l’islam (les apostats).

En bref, la charia est totalement incompatible avec notre système juridique, nos libertés et notre mode de vie.

Ajoutons à cela cette perle de Ihsan Bagby, un professeur associé à la faculté d’Études islamiques de l’Université du Kentucky. Selon le New York Times. il a déclaré que : « même si la radicalisation des jeunes musulmans qui ont des difficultés d’intégration est une menace réelle, les jeunes qui nous préoccupent ne fréquentent pas les mosquées.»

Consulter simplement le rapport de la police de New York. Vous y lirez ceci: «Cette idéologie de la charia prolifère dans les démocraties occidentales à un rythme exponentiel. L’Internet, certaines organisations salafistes, les groupes où l’on prêche des sermons incendiaires, la littérature salafiste, les vidéos exaltant le djihad, les voyages financés par des extrémistes vers les madrasas (écoles coraniques), les camps d’entrainement militaire à l’étranger ont servi «d’incubateurs d’extrémisme» pour les jeunes, musulmans chatouilleux – particulièrement ceux qui vivent dans les communautés de la diaspora en Occident.» (C’est nous qui soulignons).

Un peu partout des Américains lisent sur l’islam pour tenter de comprendre la vraie nature de la menace que représente l’implantation dissumulée de la charia. Ils ont le droit d’être informés franchement et honnêtement des progrès de cette implantation, des efforts pour la promouvoir et la légitimer non seulement dans les mosquées, mais aussi dans les institutions financières, les banques, les universités et les agences gouvernementales. Ceux qui omettent de fournir ces informations font partie du problème et devraient être traités en conséquence.

* Frank J. Gaffney Jr. est président du Center for Security Policy, un chroniqueur pour le Washington Times et animateur de l’émission syndiquée « Secure Freedom Radio »

(via )

11/09/2010

Une mosquée bien particulière: celle de Munich.

Je viens de terminer la lecture de ce qui pourrait bien s’avérer être le livre de l’année. Ian Johnson, journaliste au Wall Street Journal et gagnant d’un Pulitzer, est l’auteur du bouquin, A Mosque In Munich: Nazis, the CIA, and the Rise of the Muslim Brotherhood in the West. C’est l’histoire remarquable de la construction de la mosquée de Munich dans les décennies qui ont suivi la Deuxième guerre mondiale. Cette mosquée est devenue au fil des ans une plaque tournante pour la montée de l’extrémisme musulman en Europe. Ce qui est fascinant, c’est le rôle des services secrets américains et allemands dans la construction de la mosquée, et le support qu’ils ont apporté aux groupes religieux sur le terrain.

Comme il est écrit sur la jaquette du livre, nous savons tous maintenant que les Américains ont supporté les moudjahidines en Afghanistan durant les années 1980 lorsque ces derniers combattaient les Soviets. Ce que nous ne savions pas, ou tout au moins ce qui était peu connu, c’est que la stratégie en Afghanistan n’était que le reflet de ce qui avait été fait en Europe suite à la Deuxième guerre mondiale. Les services secrets américains ont supporté, et supportent fort probablement encore, entre autre, plusieurs individus associés aux Frères musulmans. Le support, tel que noté dans le livre, est à la fois organisationnel pour différents projets, et financier. Les Américains, bien évidemment, n’ont pas créé l’extrémisme musulman en Europe. Quel rôle ont-ils joué, cependant, dans l’expansion de la mouvance au fil des ans?

Johnson débute son histoire durant la Deuxième guerre mondiale. Les nazis à l’époque utilisaient des régiments musulmans pour combattre l’Union soviétique. C’est-à-dire, ils utilisaient des ressortissants musulmans provenant de diverses régions de l’empire soviétique en leur promettant la libération de leurs terres natales. L’objectif était de fomenter la rébellion chez les populations locales pour affaiblir l’Union soviétique. Une fois la guerre terminée, l’Allemagne de l’Ouest se retrouva prise avec une population musulmane, fortement anti-communiste, qui n’avait pas nécessairement sa place dans cette nouvelle terre, mais qui cherchait, faute d’alternative, à s’y établir.

C’est à cette époque qu’embarquèrent les services secrets américains et allemands pour tenter de contrôler cette population. La CIA, par exemple, mit sur pied ‘Radio Liberty’. Ce poste de radio employait une forte proportion d’immigrants d’origine musulmanes et émetttait aux diverses populations ethniques de l’Union soviétique. L’objectif ressemblait à celui de ‘Radio Free Europe’, en visant une population autre.

Comment, toutefois, supporter ce groupe d’immigrants en Allemagne et en Europe qui a bien de la difficulté à s’intégrer? En construisant une mosquée, bien entendu… Les musulmans se comptaient par milliers à Munich, mais ils ne possédaient pas de lieu de culte. La construction d’une mosquée devint, donc, une priorité, à la fois pour la population locale, que pour les services secrets américains et allemands qui tentaient toujours de la contrôler. Le projet fut officiellement lancé en 1958. Le ‘hic’, la communauté musulmane était divisée. Des groupes musulmans du Moyen-Orient tentaient d’influencer la population locale et le projet. Les Américains et les Allemands aussi se chicanaient, choisissant d’aider différentes factions. Le financement et la construction prendront de nombreuses années, le résultat d’intrigues interminables. La mosquée ouvrira finalement ses portes en 1973.

Au fil du temps, les services secrets allemands se désintéresseront de l’option musulmane. Les Américains, par contre, continueront à garder contact avec différents leaders extrémistes. La stratégie est redevenue tout à fait pertinente suite au 11 septembre 2001. Les Américains ont leurs entrées, selon Johnson, surtout avec des individus ayant de proches liens avec les Frères musulmans. Les Américains, par exemple, financèrent une grande conférence à Bruxelles en 2005 pour discuter de l’intégration des immigrants musulmans dans les sociétés occidentales, par l’entremise d’individus habituellement reconnus comme étant associés aux Frères musulmans. Johnson note l’ironie de la situation. Les Américains font appel à des extrémistes pour parler d’intégration. La stratégie, notons-le, peut être vue comme faisant preuve d’une certaine subtilité, de finesse, puisqu’il s’agit d’une tentative pour réorienter le débat au sein même des populations musulmanes européennes.

C’est un livre fascinant, écrit de main de maître. Johnson a commencé la recherche de ce livre en 2003. Il maîtrise le sujet à fond. Dans cette histoire, il y a beaucoup de personnages et beaucoup d’intrigues. Il serait facile de s’y perdre. Pourtant, le bouquin se lit très bien, presque comme un roman. Le livre fait une contribution importante. En le lisant, nous comprenons beaucoup mieux comment nous en sommes rendus là où nous en sommes aujourd’hui. À lire, tant pour s’informer, que parce que l’histoire y est palpitante!

Caveat lector : Les opinions exprimées dans ce blogue sont strictement personnelles et ne reflètent pas nécessairement celles de Global Brief ou de l’École des affaires publiques et internationales de Glendon.

September 9, 2010
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06/09/2010

L’Irak, sept ans et demi après…

Très bonne analyse… Je recommande.

FDF


Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

6 septembre 2010

Dans l’empire ottoman, au 19ème siècle, les Arabes pauvres de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate se sont convertis en masse à la shia’h, sous l’influence du voisin, l’Iran. Depuis son indépendance en 1921et le rattachement du Kurdistan en 1925, jusqu’à l’intervention de la coalition américaine en 2003, l’Irak est peuplé d’une majorité shiite (60%), avec 2 fortes minorités sunnite et kurde et il est gouverné par la minorité sunnite. Avec la dictature de Saddam Hussein de 1979 à 2003, la minorité sunnite gouvernante a été souvent recrutée dans le fief du chef, la province de Tikrit.

Saddam Hussein est venu au pouvoir grâce à l’armée et au parti Baath, parti nationaliste et laïc. Pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir, durant une grande partie de son règne, Saddam Hussein a pratiqué d’une main de fer la « thai’fiyah », c’est-à-dire le nationalisme irakien non confessionnel, interdisant tout discours communautaire et toute activité sectaire.

On était d’abord Irakien, ensuite Musulman, ensuite appartenant à telle tribu, ou à telle famille.  Ainsi pendant de nombreuses générations « les sunnites » formaient les classes dirigeantes du pays, sans apparaître comme tels, puisqu’un sectarisme caché de fait était de rigueur. Vers les années 90, au moment où l’Islam conquérant du jihad et de la « oumma » (nation musulmane) se répandait dans le monde, notamment depuis que le voisin persan, devenu une république islamique, a montré ses velléités de domination, Saddam Hussein a commencé à islamiser ses institutions, l’éducation et le culte, en construisant des mosquées et des « madrassas » (écoles religieuses).

Les Américains ont mis fin à la prééminence sunnite, en démantelant la police et l’armée et en interdisant le parti Baa’th, faisant l’erreur de congédier tout l’encadrement compétent qui faisait marcher le pays et qui n’était nullement favorable à Saddam Hussein, ni forcément au parti Baa’th. De plus, cet encadrement essentiellement laïc pouvait s’ouvrir plus facilement aux notions de démocratie, de liberté et de respect de l’autre. Plus d’un million d’Irakiens techniquement compétents et souvent de potentiels investisseurs ont dû fuir leur pays, allant se réfugier en Jordanie pour les uns ou en Syrie pour les autres.

Le régime de Saddam Hussein s’est effondré en un clin d’œil parce qu’il était haï aussi bien par les Kurdes pourchassés et la majorité shiite défavorisée que par les supposés soutiens du pouvoir de Saddam Hussein, les Arabes sunnites.

Du fait de leur erreur politique, les Américains ont dû reconstruire, à partir de rien et dans les pires conditions, toute la police, toute l’armée et toute l’administration d’Irak. Et ce n’est pas terminé, malgré la promulgation de l’amnistie en 2008, permettant de recruter des anciens cadres sunnites, même affiliés au Baath. A leur avantage, les Américains ont donné aux citoyens irakiens le goût des élections libres et non truquées, de la pluralité et des institutions démocratiques.

L’insécurité provient surtout de cette erreur de gestion de l’après-guerre qui a permis aux laissés pour compte sunnites de l’armée et de la police de s’attaquer aux banques et aux institutions financières et de se constituer en milices agressives, s’étant emparé de stocks d’armes et d’explosifs.

Al Qaeda en a profité pour infiltrer, avec la complaisance de la Syrie, des vétérans de l’Afghanistan, des soldats de la terreur venant surtout d’Arabie, du Yémen et d’Algérie. Pour imposer ses desiderata à l’Irak, l’Iran a formé et armé des milices shiites, qui interviennent sur ordre. En 2006, on avait atteint le nombre de 100 morts civils/j du fait des attentats terroristes, exécutés par une milice ou l’autre, sans compter les pertes de l’armée américaine qui dépassent les 4000.

Les excès de ces milices ont été à l’origine des succès de la contre-attaque du général Petraeus en 2008/9. En effet grâce à l’aide de la population excédée, grâce à la coopération des tribus qui ont été protégées par l’armée, grâce à des offensives massives et ponctuelles dans les zones où les milices étaient concentrées, Petraeus a eu raison d’elles. En 18 mois, les pertes ont été divisées par 10.

Or depuis que Petraeus a été promu responsable de l’Asie et depuis que le président américain a annoncé le retrait progressif des troupes américaines d’Irak, les attentats ont repris, sans jamais atteindre leur niveau de 2006 (moitié moins d’actes hostiles et 1/3 des décès par attentats). Qu’en est-il ? Ce sont toujours les mêmes factions qui agissent pour le compte de l’Iran (Force al Qods surtout) ou d’al Qaeda, ou bien des vengeances sectaires ou tribales. Pourtant la Syrie contrôle de plus en plus ses frontières, limitant les passages à une dizaine d’hommes-suicide par mois. Cela suffit pour renforcer l’insécurité dans la capitale, à Mossoul ou à Kerbala.

Les élections législatives en mars 2010 ont contribué à la recrudescence des attentats contre les civils. Et contrairement à celles de 2005, lors de celles-ci les sunnites n’ont pas boycotté le scrutin, présentant nombre de candidats sur des listes diverses. Les listes shiites étant également nombreuses et divisées, aucune majorité cohérente ne s’est dégagée du scrutin, et aucun gouvernement n’a réussi à se former depuis cette date. Le 1er ministre sortant, le shiite Nouri al Maliki expédie les affaires courantes, tout en espérant demeurer à son poste.

Pourtant la sensibilité sunnite est aujourd’hui au centre de l’échiquier politique, puisque le chef du bloc irakien (al I’rakiya), le laïc et shiite Iyad Allaoui, regroupant une coalition sunnite/shiite, a obtenu le plus de sièges, soit 91 sur 325, nombre insuffisant pour gouverner. Pour ces deuxièmes législatives, Nouri al Maliki a pris la tête d’une nouvelle formation dépassant elle aussi la communauté shiite, l’Alliance pour l’Etat de Droit, qui a eu moins de succès que prévu (89 députés). Il s’est donc allié avec l’Alliance Nationale Irakienne, arrivée en 3ème position (70 députés) qui englobe la mouvance de Moqtada al Sadr (40 députés), proche de l’Iran (2). Pour avoir une majorité de gouvernement (163 députés), il faudrait qu’il rallie aussi la coalition kurde (43 députés). A cela se sont ajoutés des accusations de fraude et de nouveaux décomptes des voix et une possible invalidation d’élus soupçonnés d’avoir appartenu au parti Baa’th. La Cour Suprême Irakienne devra trancher les litiges.

Le guide spirituel de la communauté shiite, Ali al Sistani — qui intervient rarement en politique — a appelé pourtant les partis à « accélérer la constitution d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité et la stabilité« .

Un ancien exilé aux Etats-Unis, Ahmed Chalabi qui avait beaucoup déçu les Américains pour ses informations douteuses et ses mauvais conseils (3), tente aujourd’hui sa chance à nouveau, servant d’intermédiaire entre les partis, sans que l’on sache s’il facilite la négociation ou s’il l’embrouille. Il chercherait plutôt à se hisser à la tête du pouvoir.

Bien que doté de structures démocratiques plus ou moins adaptées au contexte socio-culturel, l’Irak ne semble pas encore avoir les hommes responsables ayant la mentalité adéquate pour mettre en marche ces structures.

D’après Karim Pakzad, spécialiste de la région à l’Iris (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), il y a place pour l’optimisme, parce qu’après le départ des troupes étrangères, pas toujours appréciées, les Irakiens vont se ressaisir par simple « honneur national » ou par défi, profitant de la démocratie qu’on leur a laissée pour s’auto-gouverner. Il n’est pas sûr néanmoins que l’Irak ne sombre pas dans le chaos ou dans le giron iranien, l’avenir politique et sécuritaire de ce pays rénové dépendant de la lutte pour l’hégémonie régionale entre l’Iran shiite et l’Arabie sunnite.

Notes


(1) A fin août, les dernières brigades de combat ont quitté l’Irak et il ne reste plus que 50 000 hommes cantonnés à la périphérie des villes, hors des zones à risques, sécurisées par les troupes irakiennes. Mais ils sont prêts à intervenir à la demande des Irakiens. A fin 2011, ils ne seront plus que 10 000. Forte de 200 000 hommes l’armée nationale n’est pas encore capable d’assurer la sécurité totale du pays. Il lui faudrait encore 2 ou 3 ans.

(2) L’Iran finance 2 partis shiites, le mouvement de Moqtada al Sadr, à concurrence de 8 millions $/mois et le Suprême Conseil Islamique d’Irak pour 9 millions$/mois.

(3) Ahmed Chalabi est à l’origine de l’information sur l’existence des armes de destruction massive en Irak et il a fortement contribué au renvoi des cadres de l’armée et de la police baa’thiste. Il a contribué au jeu sectaire, sinon à la guerre civile. Pour le général américain Roy Odierno, il serait compromis avec un des éléments les plus radicaux d’Iran, le commandant de la force al Qods, Kassem Souleimani.

02/09/2010

Le jour où l’Irak sera seul…

C’est bien beau, la guerre du pétrole. On se bat pour ça, en Irak. Et on y meure. Mais les américains ont compris. Les français, non… Mais quand les troupes US seront parties, les intégristes reprendront le dessus. Et là, malheur à ceux qui seront encore sur place… Car là-bas, la charia est vite appliquée…

FDF

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30/08/2010


INTERVIEW:
À l’occasion du retrait des troupes de combat américaines, l’ambassadeur de France à Bagdad Boris Boillon dresse un portrait du pays à rebours des idées reçues.
Nommé à Bagdad il y a un an, Boris Boillon, 40 ans, le seul ambassadeur occidental à se déplacer partout dans le pays, porte un regard confiant sur l’Irak. Sept ans et demi après le renversement de Saddam Hussein par les États-Unis, Barack Obama doit prononcer ce mardi un discours marquant la fin du retrait des troupes de combat américaines.

LE FIGARO. – Les Américains quittent l’Irak. Est-ce une bonne nouvelle ?

Boris BOILLON. – Oui, pour plusieurs raisons. D’abord, le respect d’un accord passé entre Américains et Irakiens prouve que les choses se passent comme on l’avait prévu. Ensuite parce que le départ des soldats américains prive les terroristes de leur principal argument, l’occupation étrangère. Le retrait achève aussi de responsabiliser les forces de sécurité irakiennes, qui montent en puissance depuis deux ans. Nombreux sont ceux qui pensaient que la guerre civile serait inévitable. Elle n’a jamais eu lieu. Enfin, les États-Unis et l’Irak vont pouvoir renouveler leur relation, en partant sur de nouvelles bases. Tous les partis se félicitent de ce retrait. Il n’y a pas un seul responsable irakien qui demanderait qu’il soit reporté, ce serait un suicide politique.

Pourtant, la violence se poursuit. Le 25 août, il y a encore eu 53 morts dans des attentats contre la police…

Depuis août 2009, il y a effectivement, régulièrement, des attentats spectaculaires et coordonnés, qui portent la marque de fabrique d’al-Qaida. Ces attentats visent les symboles du pouvoir, irakien ou international. Ils touchent généralement des zones ethniquement ou religieusement mixtes. Mais les violences sont circonscrites à Bagdad et à ses environs ainsi qu’aux zones frontalières comme Mossoul ou Kirkouk. Et la tactique d’al-Qaida, qui vise à mettre le pays à feu et à sang, à ranimer la guerre civile, a échoué. Le spectre de la partition de l’Irak est derrière nous. Le confessionnalisme n’apparaît dans aucun programme politique. Pour le reste, et contrairement à ce qu’on lit un peu partout, il n’y a pas de dégradation de la sécurité. Au contraire, le bilan s’est amélioré, puisque nous sommes passés de cent morts par jour il y a quatre ans à une dizaine par jour aujourd’hui. En fait, la tendance s’est inversée à partir du moment où les troupes américaines ont commencé à quitter les villes, en juin 2009. Avec le retrait définitif, cette tendance devrait se poursuivre et se stabiliser.

Quel est le poids d’al-Qaida et des groupes terroristes aujourd’hui en Irak ?

Al-Qaida n’y compte plus que 2000 membres environ. Ce sont encore eux qui forment l’ossature de tous les grands coups, mais ils sont en déclin. Ils reculent face aux forces de sécurité irakiennes. La greffe al-Qaida n’a pas pris en Irak, ses méthodes violentes ont été contestées par les djihadistes locaux.

Le pays, qui était il n’y a pas si longtemps une terre de conquête pour le terrorisme international, est aujourd’hui devenu une terre de départ. Les militants quittent l’Irak pour aller au Pakistan ou en Mauritanie. Mais il est vrai qu’il existe deux autres groupes terroristes en Irak : les chiites extrémistes, financés depuis l’extérieur, et les groupes baasistes, d’anciens fidèles de Saddam Hussein. Le problème, c’est que nous assistons à des alliances conjoncturelles entre ces trois groupes pour certaines opérations.

Finalement, la guerre a-t-elle été gagnée en Irak ?

Bien sûr, les Irakiens disent que l’intervention alliée de 2003 leur a coûté très cher en vies humaines et en destruction d’infrastructures, mais ils rappellent aussi qu’elle a libéré le pays. Le bilan est donc à la fois positif et négatif. Les Irakiens apprécient les fruits de la démocratisation : l’éclosion de la presse, l’émergence d’une société civile, la liberté de ton des partis politiques, le caractère exemplaire des élections. Tout ça, ce sont des faits.

Il faut absolument, quand on parle de l’Irak, raisonner sans idéologie. L’Irak est le vrai laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. C’est là que se joue l’avenir de la démocratie dans la région. Potentiellement, l’Irak peut devenir un modèle politique pour ses voisins. Et, qu’on le veuille ou non, tout cela a été obtenu grâce à l’intervention américaine de 2003. Maintenant, le jeu en valait-il la chandelle ? C’est aux Irakiens de répondre.

Le fait qu’aucun gouvernement ne soit encore sorti des dernières élections ne crée-t-il pas un vide politique ?

Encore une idée fausse ! Il y a, en Irak, un gouvernement qui gouverne, et qui gouverne bien, ainsi qu’un Parlement élu. Il ne faut pas se plaindre : nous avons des forces politiques irakiennes qui discutent depuis cinq mois. Il y a trois ans, les comptes politiques se réglaient avec les armes… Et lorsqu’on voit ce qui se passe en Italie ou en Belgique, l’Europe a-t-elle vraiment des leçons à donner ?

Nous assistons aujourd’hui en Irak à une lutte non violente pour l’accès au pouvoir politique… Le blocage est lié à des questions de personnes et non pas à des différences confessionnelles.

L’absence d’émergence d’un consensus autour d’un chef de gouvernement prouve que le jeu politique se déroule uniquement en Irak et qu’aucun pays voisin n’est en mesure d’imposer son choix sur la politique irakienne.

Même si c’est enfoncer une porte ouverte, il faut redire que les dernières élections ont constitué une victoire pour la démocratie. Il n’y a pas tant d’autres pays dans la région où les résultats ne sont pas connus avant le vote…

La formation de l’armée et de la police afghanes n’a pas donné les résultats escomptés. Comment expliquez-vous les succès remportés par les forces de sécurité irakiennes ?

C’est sans doute en raison de la forte tradition étatique de l’Irak, le pays des premières grandes villes, comme Babylone. Il y a toujours eu une tradition militaire en Irak, qui fut longtemps considéré comme la Prusse du Moyen-Orient. Lorsqu’ils sont arrivés en Irak, les Américains ont fait une grosse erreur en démantelant l’armée de Saddam Hussein. Depuis, des cadres du parti Baas, de nombreux officiers et des responsables des services de renseignements de l’ancien régime ont été récupérés et replacés à des postes clés.


La France s’était opposée à la guerre en 2003. Voyez-vous un rôle pour elle aujourd’hui en Irak ?

Tout ce qui se passe dans cette région a des répercussions pour la France. L’avenir des rapports entre l’Orient et l’Occident se joue en partie en Irak. L’échec de l’Irak serait celui du monde entier et donc aussi celui de la France. Dans cette région stratégique très riche en hydrocarbures, la France a toute sa place. Le niveau de sécurité permet désormais, moyennant quelques précautions, que les entreprises françaises reviennent participer à la reconstruction. Une ligne aérienne directe sera rouverte entre Paris et Bagdad à l’automne. La France a aussi proposé d’aider l’Irak à développer sa défense antiaérienne. Car le vrai défi du retrait sera fin 2011, lorsque les derniers 50.000 militaires américains seront partis. Le 1er janvier 2012, l’Irak sera nu.

21/08/2010

Quelle est en fait la religion d’Obama ?

Barak Soetoro Soebarkah:
« My Muslim faith »
http://www.youtube.com/watch?v=XKGdkqfBICw&feature=related

Aux Etats-Unis, un sondage d’opinion diffusé par Fox news indique que le nombre des Américains estimant que leur Président est musulman a augmenté de façon dramatique.

Un américain sur cinq est convaincu que Barack Obama est musulman, soit 20% du public américain. 43% des personnes interrogées affirment ne pas savoir quelle est la religion de leur président.

Ce sondage a été effectué avant les propos du Président Obama favorables à l’édification d’une mosquée sur Ground Zero, le site du World Trade Center.

Un autre sondage indique que 67% des citoyens de l’Etat de New-York sont opposés à la construction d’une mosquée sur le site de Ground ZERO.


C.B

20/08/2010

Irak: « faux départ » pour les troupes américaines…

Le vrai faux départ d’Irak des Américains.

Photo AFP

La dernière brigade de combat américaine a quitté l’Irak. Mais ce départ n’implique pas la fin de la présence militaire américaine dans le pays. 50 000 GI y resteront jusqu’à la fin de 2011 pour former l’armée irakienne. Des gardes privés pourraient alors prendre le relais.

20.08.2010

« Sept ans et cinq mois jour pour jour après le début de l’invasion de l’Irak de Saddam Hussein, dans la nuit du 19 au 20 mars 2003, la dernière brigade de combat américaine a quitté, hier à l’aube, le pays pour le Koweït voisin.

Il a fallu deux jours de route aux 1200 soldats de la 4e Brigade Stryker de la deuxième division d’infanterie basée à Abou Ghraib, à l’ouest de Bagdad, pour rejoindre la frontière koweïtienne. Les quelque 4000 autres soldats de l’unité sont partis par avion.

Alors que leurs effectifs ont atteint jusqu’à 150 000 hommes, au plus fort du conflit, il ne reste désormais «que» 56 000 soldats américains en Irak. D’ici à leur départ définitif – à la fin de 2011, selon un accord conclu avec les autorités irakiennes – ces soldats seront chargés de la formation des forces irakiennes.

Place aux privés

Salué par beaucoup d’Irakiens, ce départ n’en a pas moins suscité l’appréhension d’une partie de la population qui craint que l’armée et les forces de police irakiennes ne soient pas en mesure de garantir la sécurité. Il faut dire que le retrait de la 4e Stryker Brigade survient à un moment où les violences continuent d’ensanglanter le pays, comme l’a cruellement rappelé l’attentat de mardi qui a fait 59 morts à Bagdad. De plus, ce départ intervient en pleine crise politique en Irak où, cinq mois après les législatives, les principaux partis n’arrivent toujours pas à former un gouvernement.

Cela dit, s’il n’y aura bientôt plus de soldats américains en Irak, cela ne veut pas dire que Washington ne disposera plus d’un bras armé entre Tigre et Euphrate. Bien au contraire. En effet, le Département d’Etat a confirmé hier soir qu’il va doubler le nombre d’employés de sociétés privées de sécurité en Irak – les fameux contractors – pour le faire passer à 7000 et ainsi remplacer les troupes de combat. Ces «mercenaires» placés sous la responsabilité de la diplomatie américaine et de sa cheffe Hillary Clinton seraient affectés à des tâches de protection de cinq camps fortifiés américains jusqu’ici protégés par les troupes de combat. Par ailleurs, deux «sous-ambassades» seront ouvertes à Mossoul et Kirkouk, au nord du pays. Les contractors en assureront aussi la sécurité et devront également s’interposer entre les factions kurdes et sunnites en cas de besoin.

Mais ce n’est pas tout, assurait hier le New York Times, les «privés» seront également employés à prévenir d’éventuelles attaques en utilisant des radars, à détecter des engins explosifs disposés sur le bord des routes et à piloter des drones de surveillance. De vraies tâches ordinairement attribuées aux militaires! »

Cette véritable petite armée privée du Département d’Etat devrait s’équiper d’une soixantaine de véhicules résistant aux mines, d’avions et d’hélicoptères, assure le New York Times. Une manière de poursuivre la guerre sans en avoir l’air…


Source: http://tinyurl.com/3aentmy