Francaisdefrance's Blog

24/01/2012

Islam et insécurité: c’est étroitement lié. Celui qui me prouve le contraire sera le bienvenu…

Merci à  José CASTANO de cette superbe démonstration.

FDF

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« Le droit du sol c’est cette aberration qui équivaut à prétendre qu’un cheval né dans une étable serait une vache… » (Alain Sanders, journal « PRESENT »)

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » (Albert Einstein)

Parmi toutes les décisions gouvernementales qui ne cessent d’affaiblir notre pays, il en est une qui mérite l’oscar de l’incompétence et de la sottise… Le 29 avril 1976, l’un de nos illustres Présidents, Giscard d’Estaing, flanqué de son inénarrable Premier Ministre, son « ennemi intime » Jacques Chirac, s’étaient érigés en « sauveur de la France » en imposant par décret l’une de leurs idées géniales qui firent leur notoriété : Le « regroupement familial des immigrés », prélude à « l’invasion » qui allait, très vite, permettre de dépasser le seuil de 7% de la population –préjudiciable, selon Giscard- à l’Unité nationale. Le fait de permettre aux immigrés non-européens installés en France de faire venir leurs familles transformait une immigration de travail en immigration de peuplement, ouvrant ainsi grandes les portes à cette invasion qui allait très vite devenir une catastrophe pour la France.

Ainsi, pour avoir voulu faire de ce regroupement un moyen d’intégration basé sur la conviction irénique que des communautés raciales diverses pouvaient cohabiter harmonieusement sur un même territoire, on en a favorisé une cohabitation d’origines diverses, de mœurs différents, de cultures, de croyances qui ont immanquablement entraîné des frictions, des conflits, et il faut bien le dire, un sentiment de frustration de la part des populations autochtones. Ce multiculturalisme s’est traduit par un échec retentissant, tant en France que dans le reste de l’Europe, échec reconnu par ailleurs, tant par le Premier Ministre britannique David Cameron, que par la chancelière allemande Angela Merckel.

A cela s’est ajouté un afflux de naturalisations qui ont permis à bon nombre de ces « Français de papier » –considérant la France comme une vache à lait– de bénéficier amplement de notre Sécurité Sociale, des Allocations familiales, des Allocations logement et naturellement des indemnités de chômage. Ces naturalisations anarchiques ont également eu pour conséquence de contourner l’opposition des Français au droit de vote des immigrés et d’altérer, ainsi, la sincérité des scrutins au détriment des mouvements nationaux. Et le pire reste à venir quand on pense qu’Eric Besson s’est prononcé, le 10 janvier 2010, dans le cadre du débat sur l’identité nationale, en faveur de l’octroi du droit de vote aux étrangers « dans les dix ans à venir »…

Par ailleurs, usant et abusant des largesses de l’Administration française, les familles polygames –sous couvert de coutumes ineptes- se multiplient et aggravent les déficits. Il y en aurait plus de trente mille actuellement en France… « Quel bon pays est la France, à tous les escrocs, les aventuriers et les fripons ! » s’était déjà exclamé en son temps le duc de Saint-Simon.

Aujourd’hui, le « regroupement familial » a contribué à travestir bon nombre de villes françaises ou tout au moins de quartiers, en colonies africaines et maghrébines : Montreuil est, désormais, la deuxième ville du Mali au bord de la Seine ; Vénissieux le deuxième centre du Maghreb… Et aussi : rue Très Cloître et le quartier de la Villeneuve à Grenoble ; le quartier des « explorateurs » du Val-Fourré situé à Mantes-la-Jolie ; le XIe arrondissement, l’ilôt de Châlon, Barbès et Clichy à Paris ; la cité des 4000 à La Courneuve ; celle des Merisiers à Tremblay et celle de la cité de Sevran (Seine-Saint-Denis) ; la cité des Bosquets à Montfermeil et celle des Moulins à Nice ; le quartier des Tarterêts à Corbeil-Essonnes ; Les Mureaux (Yvelines) ;  les Minguettes à Lyon-Vénissieux ; la cité des Bleuets, celle du Clos de la Rose, La Cayolle et Bassins à Marseille… en attendant la célèbre Cannebière qui se « maghrébise » inexorablement… sont les plus célèbres, mais non les seuls ; elles prolifèrent désormais… Ce sont de véritables enclaves, des ghettos d’immigration, où non seulement les Français n’ont plus le droit de pénétrer, mais où les autorités étatiques : police, pompiers, médecins, services publics ne peuvent exercer normalement leur mission et où les bus sont régulièrement caillassés… quand ils ne sont pas incendiés. « En France, la frontière passe désormais au milieu de certaines banlieues ! » écrivait Salomé Zourabichvili, femme politique et diplomate ayant la double nationalité française et géorgienne. De cela, tout le monde est convaincu. Tout le monde… sauf Martine Aubry qui, le 16 juin 2011, au JT de 20h sur TF1, répondait sans vergogne à Laurence Ferrari « qu’il n’existait pas, en France, de zones de non-droit ». Pour une candidate présidentiable briguant à cette époque la magistrature suprême, il y avait vraiment de quoi s’inquiéter quant au devenir de la France…

Ce ne sont désormais plus des manifestations revendicatrices qui ont lieu… mais de véritables scènes de guérilla urbaine, préludes à une inévitable guerre civile que les plus avertis prophétisent déjà et qui se généralisent dans toute la France, sous l’œil désabusé des forces de l’ordre… dont l’action est le plus souvent neutralisée par celle de la magistrature qui devrait s’inspirer de cet avertissement de Léon Trotski : « Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais ».

Ainsi, régulièrement, des jeunes gens cagoulés se livrent au pillage, aux incendies et aux destructions et quand, enfin, l’ordre est donné aux forces de l’ordre d’intervenir après moult saccages, elles sont accueillies avec des jets de pierre, des barres de fer, des battes de base-ball, des cocktails Molotov et, désormais, avec des armes à feu à balles réelles, ce qui constitue un degré supplémentaire dans la transgression sociale et pénale. Voilà où nous a conduit l’immigration-invasion dont sont responsables nos politiques de tous bords ainsi que toutes ces associations adeptes de la tartufferie des droits de l’homme et de l’antiracisme. Et si le citoyen français, las de ces insubordinations, de ces dégradations et de ces violences quotidiennes, dénonce et clame son aversion envers les auteurs et les complices de tant de méfaits, il est aussitôt traité de raciste et de fasciste. C’est ainsi que quand un Sénégalais tue un Mauritanien ; quand un Algérien tue un Ivoirien ou vice-versa, les médias  parlent de « luttes interethniques » ; quand un Européen tue un Maghrébin, les médias nous parlent de « crime raciste » mais quand un Maghrébin tue un Européen, les médias ne nous en parlent pas ou le font en taisant l’origine ethnique du meurtrier. « En France on punit ceux qui sonnent le tocsin et on laisse en liberté ceux qui allument l’incendie » aimait à dire ce grand Français qu’était le Bachaga Boualam…

Par opposition, le nombre des immigrés asiatiques est assez important en France, notamment à Paris… mais on ne les entend pas. Ils travaillent, ne représentent aucune charge pour la société et appliquent les règles élémentaires de la bienséance, de l’honorabilité et de la respectabilité.

Le couloir de l’insécurité, aujourd’hui, du Havre à Marseille, en passant par Paris et Lyon est aussi celui de l’immigration ; les statistiques pénales et pénitentiaires montrent d’ailleurs, de manière incontestable, l’existence d’une très forte sur-délinquance maghrébine et africaine, qui joue un rôle moteur dans le développement de l’insécurité. Car lorsqu’ils apparaissent, le vandalisme et la délinquance créent les conditions de leur propre développement par la contagion de l’exemple.

Dans un dossier spécial consacré à la délinquance étrangère, le journal Marianne, que l’on ne peut soupçonner de complaisance envers le FN, indique dans son édition du 9 janvier 2012, que d’après les statistiques officielles, les étrangers sont sur-représentés dans la délinquance. C’est ainsi qu’en 2010, 12,64% des condamnés pour crimes (punissables de plus de 10 ans de prison) étaient des étrangers, cette proportion étant de 12,58% pour les délits. Pour indication, en 2008, on comptait 5,8% d’étrangers dans la population active totale. Il est important de préciser toutefois qu’il s’agit là, essentiellement d’étrangers et non de bi-nationaux, ce qui porterait dans ce cas à plus de 50% le chiffre des statistiques…

Désormais, dans bon nombre de cités, forts de leur impunité et de la terreur qu’ils font régner, les caïds font la loi considérant appartenir à un autre territoire que celui de la République : Le leur !  C’est ainsi que selon le journal « Le Monde » du 6 mai 2010, le crime et la délinquance ont coûté 115 milliards d’euros de juillet 2008 à juin 2009, soit 5,6% du PIB de la France, autant que l’éducation nationale ou le système hospitalier et que, selon « Le Cri du Contribuable » du 1 juin 2010, le coût annuel pour les finances publiques de la politique migratoire (immigration/émigration) de l’Etat est de 38,3 milliards d’euros, dont 30,4 milliards pour la seule immigration. Que de réalisations pourrions-nous accomplir avec cet argent !… Que d’avancées dans les domaines de la science et de la médecine pourrions-nous obtenir !… Que de misère pourrions-nous soulager !… «Les personnes issues de l’immigration renvoient une image épouvantable au reste de la population. Les Français ont une mémoire. Ils ont accueilli de nombreux flux migratoires. Ils n’ont jamais assisté à un tel déchaînement de violence, une telle haine…» a déclaré à ce sujet Malika Sorel, écrivain-journaliste d’origine algérienne.

Et l’ultime Crédo du général Marcel Bigeard  nous incite à la réflexion quand il déclare en guise d’adieu : « Adieu ma France… Tu n’es plus celle que j’ai connue, le pays du respect des valeurs, de l’hymne et du drapeau, le pays de la fierté d’être français. Adieu ma France des trafics en tous genres, du chômage, de l’islamisme, de la polygamie, du laxisme, de la permissivité, de la famille décomposée… Adieu ma France réduite à l’état d’urgence, ma France déconstruite, en guerre avec elle-même. Je veux, néanmoins, demeurer optimiste et croire en ton sursaut. Mais qui te sauvera ? »

Oui, mon général, qui sauvera la France ?

José CASTANO

« A force de tout voir on finit par tout supporter…
A force de tout supporter on finit par tout tolérer…
A force de tout tolérer on finit par tout accepter…
A force de tout accepter on finit par tout approuver »

(Saint Augustin)

Et ces vers prémonitoires qui datent du XVIème siècle…

« France de ton malheur tu es cause en partie,
Je t’en ai, par mes vers, mille fois avertie.
Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers
Qui se moquent de toi quand tu es en danger,
Car la plus grande part des étrangers obtiennent
Les biens, qui à tes fils, justement appartiennent »
(Pierre de Ronsard – 1524 -1585)

05/03/2011

«Chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin» !

Ca me rappelle un certain Lies Hebbadj… Escroc de la pire espèce et ennemi de la France… Et dire qu’il y en a plein, des comme ça… Vous vous demandez encore pourquoi la Sécu est en déficit?

FDF

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Allocations logement, Sécurité sociale : la grande triche…


Notre système de protection sociale n’a plus les moyens de supporter les milliards envolés de la fraude. Un changement de culture autant que de méthode sont inévitables.

(Agefotostock/Paul Delort/Montage ADC)
(Agefotostock/Paul Delort/Montage ADC)

Quatre femmes, 17 enfants et 175.000 euros de prestations sociales en trois ans ! La petite entreprise polygame de Lies Hebbadj, ce commerçant aux quatre maisons vivant à Rezé (Loire-Atlantique), aurait sans doute continué à prospérer des années durant si l’une de ses compagnes n’avait refusé d’ôter sa burqa lors d’un contrôle routier. Pourtant, plus que son mode de vie, c’est bien le montant astronomique de ses allocations qui a outré l’opinion au printemps dernier et qui lui vaut sa mise en examen pour fraude aux prestations sociales et travail dissimulé.

Marre des fraudeurs? Pour la grande majorité des Français, ils devraient être plus lourdement sanctionnés *. L’exaspération est d’autant plus forte que notre pays traverse de sérieuses difficultés économiques. Quatre millions de personnes cherchent un emploi et le déficit des comptes sociaux explose: 30 milliards d’euros l’an dernier. Un record ! La France peut-elle dans ces conditions continuer de fermer les yeux sur 12 à 18 milliards de dépenses indues et de cotisations évaporées? Non, répond Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, qui s’apprête à renforcer la lutte anti-fraude. «Chaque euro injecté dans le système de protection sociale doit aller à ceux qui en ont besoin», martèle-t-il.

Les députés de la Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la Sécurité sociale (Mecss) se sont eux aussi emparés du sujet, considérant que «la fraude sociale est d’une telle ampleur qu’elle constitue un vrai problème de société», selon les mots de Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône et rapporteur de la mission. Ses conclusions sont attendues fin avril.

Longtemps, la mansuétude a été de mise à l’égard des petits malins qui s’ingéniaient à détourner la solidarité nationale à leur profit. Autant le fisc faisait peur, autant la «chasse aux allocs» prenait des allures de sport national. La France faisait figure de pays de cocagne, accueillant à bras ouverts ces milliers de Britanniques venant toucher le RMI, offrant des traitements de fécondation in vitro gratuits à des femmes sans papiers (23 à Paris l’an dernier), proposant des allocations logement aux enfants des classes aisées, octroyant des pensions d’invalidité complète à des personnes souffrant de «troubles du sommeil», acceptant la polygamie de fait… De la fraude? Non, juste une utilisation «limite» d’un système de protection sociale dont nous sommes fiers de dire qu’il est «le plus généreux au monde». Comment ne pas chercher à en tirer parti pour soi-même?

Tout le monde se sert. En 2006, Claude Frémont, le directeur de la Caisse d’assurance-maladie de Nantes, pousse un dernier coup de gueule avant de claquer la porte après douze années passées à traquer les fraudeurs – des médecins pour la plupart. «La Sécu est devenue une vache à lait!» explose celui qu’on surnommait «Zorro de la Sécu», qui n’hésitait pas à dénoncer l’impuissance publique face au «lobby extraordinairement puissant des médecins».

Et qui n’a jamais payé sa femme de ménage ou sa nounou «de la main à la main»? Le travail illégal est la principale fraude sociale en France. Pour la collectivité, c’est la double peine: des cotisations sociales et des impôts qui ne rentrent pas (8,5 à 12,5 milliards d’euros) et des salariés qui accèdent à des prestations sociales en minimisant leurs revenus. Douce France…

Ce n’est qu’au milieu des années 2000 que les parlementaires, le gouvernement et la haute administration commencent à prendre la mesure de la fraude aux prestations. A partir de 2005, le législateur demande à la Cour des comptes de certifier les bilans des organismes sociaux, ces mastodontes qui brassent, bon an, mal an, plus de 300 milliards d’euros. Les voici tenus de présenter des comptes «fidèles et sincères» comme n’importe quelle entreprise cotée. Il était temps !

En 2008, une délégation nationale de lutte contre la fraude, logée à Bercy, est créée. Parallèlement, la Cour des comptes s’est lancée dans une évaluation de la fraude aux prestations sociales. Un exercice apparemment délicat, même pour des magistrats rompus au contrôle de puissants organismes publics. Dans sa première mouture, envoyée un peu vite l’an dernier aux parlementaires, la Cour dressait un panorama fort critique de la lutte anti-fraude: «Stratégie nationale aux cibles imprécises», «actions des caisses locales limitées», «récupération insuffisante des indus»… Des attaques atténuées dans la version publique. Pour ménager quelques ego? Ou pour minimiser le fléau?

Car le chiffre de 1 % de fraudes aux prestations sociales – couramment avancé par les dirigeants des organismes sociaux – est de plus en plus contesté. D’abord, parce qu’il résulte d’une simple extrapolation de contrôles effectués par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) sur un échantillon de dossiers: l’an dernier, celle-ci s’est courageusement lancée dans un premier chiffrage de la triche en épluchant 10.000 dossiers. Il en résultait que 2,2 % des allocataires fraudaient. Soit, en extrapolant à l’ensemble des bénéficiaires, 200.000 tricheurs pour un montant estimé entre 540 et 800 millions d’euros, ce qui représente grosso modo 1 % des prestations versées annuellement. «Ce chiffre est à peu près identique chez nos voisins», fait remarquer Daniel Buchet, «monsieur anti-fraude» de la Cnaf.

L’assurance-maladie et la branche vieillesse se bornent, elles, à afficher les résultats des fraudes qu’elles détectent (150 millions d’euros pour la première, 22 millions pour la seconde). Mais à l’assurance-maladie, on reprend volontiers l’évaluation globale de 1 %. Or, selon le bon vieux principe de «plus on cherche, plus on trouve», il y a fort à parier qu’un renforcement de la lutte anti-fraude donnerait des résultats bien supérieurs. La preuve? Il y a cinq ans, l’assurance-maladie n’identifiait que 10 millions d’euros de fraudes ! «Nous ne pensons pas que la fraude explose, mais on en détecte beaucoup plus qu’il y a quelques années», explique-t-on au ministère.

Aujourd’hui, les organismes sociaux affirment avoir fait du combat contre la triche une «priorité majeure». «Nous savons que nos assurés sont particulièrement soucieux de la bonne utilisation de leurs cotisations et nous demandent qu’elles soient utilisées pour financer les dépenses de santé utiles», explique Frédéric Van Roekeghem. Le directeur général de l’assurance-maladie a nommé un médecin, Pierre Fender, à la tête de la lutte anti-fraude. Question de «légitimité» face à des professionnels de santé prompts à s’émouvoir quand on leur demande des comptes. Certes, les bataillons de contrôleurs sont encore bien faibles: 88 à la Cnav, environ 250 à la Cnam, 630 à la Cnaf… Quant aux 2500 inspecteurs du travail et 1550 contrôleurs Urssaf, ils consacrent respectivement 12 et 14 % de leur temps à lutter contre le travail illégal.

Mais l’arsenal juridique s’est considérablement renforcé depuis cinq ans. La Cnaf, qui croise déjà ses fichiers avec ceux des impôts depuis une dizaine d’années, peut désormais demander aux autres organismes sociaux, aux fournisseurs d’énergie (EDF, GDF-Suez…) et surtout aux banques la communication des données personnelles des allocataires. «Nous avons les mêmes pouvoirs que les agents des impôts», insiste Daniel Buchet. A une exception: les allocataires ne sont pas tenus de faire rentrer dans leur logement les contrôleurs des Caf. De toute façon, il y a belle lurette que ces derniers «ne comptent plus les brosses à dents et les paires de pantoufles» pour s’assurer du non-concubinage d’un bénéficiaire d’une allocation pour parent isolé ! Une plongée dans les baux, les comptes en banque ou les factures de gaz est bien plus efficace. A condition que tout le monde joue le jeu, ce qui ne semble pas être toujours le cas (certaines banques renâclent).

Les allocataires ont aussi du mal à se faire à cette idée. Il suffit de faire un tour sur les forums de discussion pour s’en convaincre. «Comment peuvent-il avoir accès à nos comptes bancaires, c’est un nouveau délire de l’Etat? On n’a pas le droit d’assurer nos arrières?», s’insurge «Loli», sur droit-finance.net. Une autre internaute n’en est toujours pas revenue après avoir constaté que La Poste avait prévenu la Caf du transfert de son courrier chez son petit ami. «Ils sont tous en lien! explose-t-elle. J’ai vu sur les forums que maintenant c’était légal! Ils peuvent consulter un fichier spécial et regarder nos comptes en toute légalité!» Une telle intrusion, courante en matière de fiscalité, est révolutionnaire pour les bénéficaires de prestations.

A ce jour, toutefois, les organismes font preuve de beaucoup de retenue dans les sanctions. Question de culture, d’abord. «Les agents des Caf sont formatés pour aider les pauvres, pas pour les redresser», lâche un fonctionnaire des affaires sociales. Question de définition aussi. Un hôpital facture une journée entière d’hospitalisation pour un simple fond de l’œil ou une opération qu’il n’a pas effectuée ? Pour l’assurance-maladie, c’est une faute, pas une fraude. «Nous ne pouvons que nous en tenir à la définition légale», plaide Pierre Fender. Selon le code civil, la fraude est un acte «réitéré et délibéré».

Si l’on tient compte des « erreurs » – appelées «indus» en jargon Sécu -, les sommes qui échappent aux organismes sociaux sont bien plus élevées. Les Caf, par exemple, détectent 2 milliards d’euros d’indus par an. Tous les responsables jurent la main sur le cœur récupérer la quasi-totalité de ces sommes. Les députés de la Mecss sont sceptiques. Jean-Pierre Door, élu UMP du Loiret et médecin, a fait ses calculs: «Sans les 5 milliards de fraude et les 10milliards d’actes médicaux inutiles, l’assurance-maladie serait à l’équilibre.»

Les parlementaires veulent passer à la vitesse supérieure. Ils demandent que la Cnaf cesse de prévenir les allocataires des visites des contrôleurs. Ce qui est déjà le cas lors d’un fort soupçon de fraude, selon Daniel Buchet. Surtout, les élus UMP demandent l’instauration d’une «carte sociale » sur laquelle figureraient tous les subsides dont bénéficie le titulaire. «De l’aide municipale à l’aide de l’Etat», précise le rapporteur Dominique Tian, qui souligne que la Belgique est déjà dotée d’un système équivalent. Xavier Bertrand devrait leur donner satisfaction avec la mise en service annoncée du Répertoire national commun de la protection sociale d’ici à la fin de l’année. Et si l’arme anti-fraude la plus efficace était la peur du gendarme? Depuis quelques semaines, une affichette orne les halls d’entrée des Caisses d’allocations familiales. Y figure noir sur blanc un jugement du tribunal de Melun : sept fraudeurs aux allocations logement écopent de peines de prison allant de six mois avec sursis à deux mois ferme. C’est la deuxième fois dans l’histoire de la Cnaf qu’une telle publicité est exigée par les tribunaux.

* Sondage Ifop réalisé du 7 au 15 février 2011 auprès de 1013 personnes.