Francaisdefrance's Blog

24/02/2012

Infos de droite et gauche…

Toujours bon à savoir, ce qui se passe « ailleurs » et même chez nous…

FDF

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Syrie

– Le régime alaouite lutte pour sa survie et, aidé à l’Onu par la Russie et la Chine, il est capable de tenir encore longtemps malgré la pression de la rue, au prix de milliers de morts et de « prisonniers passés au four crématoire ». Pour sauver l’opposition sunnite de la décimation, la Turquie pourrait envisager une intervention militaire en coordination avec les Etats-Unis et l’Arabie.

– Le navire de guerre Khark et le destroyer Sahid Kandi ont traversé le canal de Suez, se sont amarrés au port syrien de Tartous et débarqué des armes sans que les marines américaine ou israélienne n’interviennent pour les fouiller, alors qu’elles pouvaient le faire légalement.

 

Egypte

– Un seul pilier de l’ancien régime a gardé son autorité intacte à travers la révolution d’al Tahrir, le GID ou « General Intelligence Directorate », en arabe « al moukhabarat », sous l’égide d’un homme de l’ombre, Mourad Mouwafi, 61ans, qui demeure le cerveau de la junte. Ses officiers agissent au grand jour, et il est amené à jouer un rôle clé dans le drame de son pays.

– Ismaïl Ali Muhammad, chef du Département de la prédication islamique et de la culture à l’université Al-Azhar, a publié une série de six articles sur le site des Frères Musulmans égyptiens, décrivant « le caractère juif » et expliquant le rôle de la Bible et du Talmud dans son élaboration. Affirmant que la cruauté, la malhonnêteté et la soif de sang sont inhérentes au caractère juif, car faisant partie de la culture et des écritures juives, il soutient sa thèse avec des citations de sources juives, souvent erronées. Il reprend également à son compte l’accusation de crime rituel. Son délire antisémite se donne libre cours dans le site www.Ikhwanonline.net disant « Les Juifs veulent « assassiner, pendre, brûler, lapider, maltraiter et torturer, trancher des membres et perpétrer des génocides, mettre le feu aux villes et semer la destruction » (voir http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/2680.htm )

– Malgré son contentieux avec les Etats-Unis pour avoir incarcéré une vingtaine d’employés américains d’Ong incitant à la révolte, l’Egypte lui demande une aide de 11 milliards $ qui s’ajoutent à l’aide annuelle de 1,3 milliard $, afin de « promouvoir la démocratie dans le pays »… Alors que les capitaux de riches Egyptiens, dont de nombreux militaires, quittent le pays au rythme de 2 à 3 milliards $/mois.

 

Qatar

– Sous une apparence de modération et sous prétexte d’aide à la petite entreprise, le Qatar investit 50 millions euros dans les banlieues françaises et les zones d’immigrés pour diffuser l’islam wahabi, décourager l’intégration et prôner le jihad (voir le rapport « Banlieues de la République » de l’Institut Montaigne, sous l’égide de Gilles Képel).

Dans de nombreuses zones la « sharia’h » a remplacé la loi civile.

– Le Qatar investit également en Italie, notamment en Sicile, où un projet d’une méga mosquée est prévu. 60% des mosquées italiennes sont par ailleurs contrôlées par les  Frères Musulmans. Le Qatar a investi près d’un million d’euros dans une méga mosquée à Cork (Irlande). De même à Barcelone, l’arène de tauromachie « el Monumental » avec le stade de 20 000 places seront convertis en méga mosquée.

 

Islam

– Les islamistes détruisent toute trace de civilisation dès qu’ils en ont l’occasion. Suite à un coup d’état aux Maldives, des statues bouddhiques ont été détruites par une foule de manifestants au Musée National, un acte de vandalisme attribué par l’ancien président, Mohamed Nasheed, à des islamistes radicaux. Dans cet archipel de l’Océan Indien, peuplé de musulmans sunnites, où l’islam est la religion officielle, toute autre religion pratiquée ouvertement est interdite.

– En Egypte, les vestiges pharaoniques sont menacés par le parti salafiste, non de destruction – vu l’importance du tourisme dans l’économie – mais de scellement par de la cire, afin d’oblitérer le caractère représentatif ou l’image.

 

Autorité Palestinienne (AP)

Après l’accord Fatah’-H’amas, sous l’égide de l’émir du Qatar, Sheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, Abbas présidera le gouvernement intérimaire d’union jusqu’aux élections présidentielles en Cisjordanie et Gaza en 2012. Cet accord fait revivre le Plan de destruction d’Israël en 10 phases. Voir:

http://www.un.int/wcm/content/site/palestine/cache/offonce/pid/12354;jsessionid=ED2AC7E70A82F5C7CCB42BC6357FCDEC

 

Iran

– Lors de la cérémonie d’ouverture de la 2ème Conférence Internationale sur « Hollywood et le cinéma », le Président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré: « Les nations qui aiment la justice et l’affection devraient définir un Nouvel Ordre Mondial »- Cette conférence est une plateforme de propagande pour pérenniser le régime dictatorial des ayatollahs contre la culture occidentale.

– Ayatollah Ahmad Khatami a affirmé que l’Iran était d’ores et déjà un pays nucléaire et que les Américains ne s’en sont pas aperçus, vu leur aveuglement.

– Alireza Forghani, un stratège du Guide Suprême Ayatollah Ali Khamenei a diffusé sur le site « Alef » un livret de 17 pages justifiant l’attaque d’Israël et l’annihilation du peuple juif en 2014, sur des bases légales et religieuses, pour profiter de la « passivité occidentale » – le document donne une description détaillée des missiles qui pourraient atteindre « cette tumeur cancéreuse » et la détruire en 9 minutes (Voir pj)

 

Israël

– L’Undp ou « United Nations Development Program », agence de l’Onu qui a un budget d’un milliard $, chargée de promouvoir la santé, le travail et le bien être des femmes, a admis Israël comme membre de son conseil d’administration, au sein du bloc occidental.

CNN a licencié 4 de ses 8 correspondants à Jérusalem, tous juifs, et n’a gardé que les Arabes. Connue pour son anti-israélisme, Judi Rudoren remplace Ethan Bronner comme chef de bureau du New York Times à Jérusalem.

– En une semaine sur 30 articles et 6 éditoriaux du quotidien Haarets, 11 articles et les 6 éditoriaux étaient violemment anti-israéliens. Lu par 6% des lecteurs, ce journal distille des campagnes contre l’état d’Israël, notamment sur son site internet. Un résumé des articles de la semaine: la religion juive est « primitive » et « arriérée », les Juifs religieux l’exploitent pour abuser leurs concitoyens, ils sont un « cancer » dans l’armée. Israël est le seul responsable de l’échec des pourparlers avec les Palestiniens et utilise la menace iranienne ou la « shoah » comme moyen de pression sur les Occidentaux pour arriver à ses fins. Israël pourra bombarder l’Iran pour plaire aux faucons de droite. Israël est un état « apartheid ». On enseigne aux enfants des écoles la haine de l’autre. Les « colons sont des démons, le mal absolu » – La famille Shocken propriétaire du journal a vendu 40% de ses parts à une société allemande, ayant coopéré avec les nazis pendant la guerre. Le langage de Haarets n’est pas différent de celui des prédicateurs haineux d’al Azhar, d’al Jazeera, ou d’Ahmedinejad. Certains le comparent aussi à Der Stürmer….

– Aussi étonnant que cela puisse paraître, « New Israel Fund » est un fonds israélien qui finance des Ong anti-israéliennes, notamment « A’dalah », qui a organisé avec BDS-Genève une semaine pour le boycott d’Israël, considéré comme un pays d’Apartheid.

– Depuis le début de l’année, il entre dans le pays plus d’infiltrés illégaux que de juifs immigrés.

– Les forces aériennes d’Israël projettent en 2013 un exercice aérien d’envergure où seront invitées toutes les nations, afin de pouvoir mesurer les capacités des avions non connus tels que Typhoon ou Eurofighter.

– Le Conseil de l’Education Supérieure va consacrer 180 millions sh sur 5 ans pour encourager les religieux à étudier et entrer dans le monde du travail, sans renoncer à leurs convictions, ni à leur mode de vie. Il augmentera également le financement des collèges de Bné brak et de Jérusalem pour les inciter à accepter plus d’élèves.

En 2010/11, on comptait 6000 étudiants religieux dont 3500 femmes.

– La violence est si répandue au sein du secteur arabe que même le député Ahmed Tibi,                                           qui ne cesse d’humilier publiquement les institutions de l’Etat d’Israël, s’est vu contraint de demander l’aide de l’État pour y faire face. Les données publiées par le ministère de la Sécurité publique montrent qu’en 2011, les Arabes – qui représentent moins de 20% des citoyens d’Israël – étaient les auteurs dans 67% des cas de meurtre et dans 70% des tentatives de meurtre, ainsi que dans 52% des cas d’incendies criminels et 36% des vols.

 

Etats-Unis

– Le candidat républicain Rick Santorum a fait le lien entre le refus par l’administration Obama de construire le pipe-line « Keystone » — qui relierait le pétrole canadien aux raffineries américaines et libèrerait leur dépendance vis à vis de l’approvisionnement du Moyen Orient, — et les relations israélo-américaines.

Il a accusé Léon Panetta, le Secrétaire à la Défense, d’avoir divulgué des informations sensibles sur le plan israélien d’attaque de l’Iran, puis d’avoir vilipendé Israël. Pour lui, Obama est un président qui n’est arrivé à admettre des sanctions contre l’Iran que contraint et forcé, un président qui trahit ses alliés et apaise ses ennemis, qui ne fait rien pour s’assurer que l’Iran n’acquiert pas l’arme nucléaire.


 

France

– Lors d’un rassemblement d’agents municipaux français et palestiniens, le Consul général de France à Jérusalem, Frédéric Desagneaux, a déclaré « Bienvenue à Jérusalem, capitale du futur état de Palestine ! »

– Les prédicateurs de haine sont nombreux en ce moment à rechercher un diplôme de respectabilité dans le monde universitaire. Le Frère Musulman Tarek Ramadan a été invité à Sciences Po par l’association Salaam à intervenir sur le thème « Islam politique, à l’aune des révolutions arabes ». Enseigner à l’université d’Oxford par l’intermédiaire d’une chaire privée, financée par le Qatar, lui permettrait donc aujourd’hui de ne plus avoir à rendre compte de sa pratique du double langage.

Source: Albert Soued et www.nuitdorient.com

Merci à JC…

06/09/2010

L’Irak, sept ans et demi après…

Très bonne analyse… Je recommande.

FDF


Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

6 septembre 2010

Dans l’empire ottoman, au 19ème siècle, les Arabes pauvres de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate se sont convertis en masse à la shia’h, sous l’influence du voisin, l’Iran. Depuis son indépendance en 1921et le rattachement du Kurdistan en 1925, jusqu’à l’intervention de la coalition américaine en 2003, l’Irak est peuplé d’une majorité shiite (60%), avec 2 fortes minorités sunnite et kurde et il est gouverné par la minorité sunnite. Avec la dictature de Saddam Hussein de 1979 à 2003, la minorité sunnite gouvernante a été souvent recrutée dans le fief du chef, la province de Tikrit.

Saddam Hussein est venu au pouvoir grâce à l’armée et au parti Baath, parti nationaliste et laïc. Pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir, durant une grande partie de son règne, Saddam Hussein a pratiqué d’une main de fer la « thai’fiyah », c’est-à-dire le nationalisme irakien non confessionnel, interdisant tout discours communautaire et toute activité sectaire.

On était d’abord Irakien, ensuite Musulman, ensuite appartenant à telle tribu, ou à telle famille.  Ainsi pendant de nombreuses générations « les sunnites » formaient les classes dirigeantes du pays, sans apparaître comme tels, puisqu’un sectarisme caché de fait était de rigueur. Vers les années 90, au moment où l’Islam conquérant du jihad et de la « oumma » (nation musulmane) se répandait dans le monde, notamment depuis que le voisin persan, devenu une république islamique, a montré ses velléités de domination, Saddam Hussein a commencé à islamiser ses institutions, l’éducation et le culte, en construisant des mosquées et des « madrassas » (écoles religieuses).

Les Américains ont mis fin à la prééminence sunnite, en démantelant la police et l’armée et en interdisant le parti Baa’th, faisant l’erreur de congédier tout l’encadrement compétent qui faisait marcher le pays et qui n’était nullement favorable à Saddam Hussein, ni forcément au parti Baa’th. De plus, cet encadrement essentiellement laïc pouvait s’ouvrir plus facilement aux notions de démocratie, de liberté et de respect de l’autre. Plus d’un million d’Irakiens techniquement compétents et souvent de potentiels investisseurs ont dû fuir leur pays, allant se réfugier en Jordanie pour les uns ou en Syrie pour les autres.

Le régime de Saddam Hussein s’est effondré en un clin d’œil parce qu’il était haï aussi bien par les Kurdes pourchassés et la majorité shiite défavorisée que par les supposés soutiens du pouvoir de Saddam Hussein, les Arabes sunnites.

Du fait de leur erreur politique, les Américains ont dû reconstruire, à partir de rien et dans les pires conditions, toute la police, toute l’armée et toute l’administration d’Irak. Et ce n’est pas terminé, malgré la promulgation de l’amnistie en 2008, permettant de recruter des anciens cadres sunnites, même affiliés au Baath. A leur avantage, les Américains ont donné aux citoyens irakiens le goût des élections libres et non truquées, de la pluralité et des institutions démocratiques.

L’insécurité provient surtout de cette erreur de gestion de l’après-guerre qui a permis aux laissés pour compte sunnites de l’armée et de la police de s’attaquer aux banques et aux institutions financières et de se constituer en milices agressives, s’étant emparé de stocks d’armes et d’explosifs.

Al Qaeda en a profité pour infiltrer, avec la complaisance de la Syrie, des vétérans de l’Afghanistan, des soldats de la terreur venant surtout d’Arabie, du Yémen et d’Algérie. Pour imposer ses desiderata à l’Irak, l’Iran a formé et armé des milices shiites, qui interviennent sur ordre. En 2006, on avait atteint le nombre de 100 morts civils/j du fait des attentats terroristes, exécutés par une milice ou l’autre, sans compter les pertes de l’armée américaine qui dépassent les 4000.

Les excès de ces milices ont été à l’origine des succès de la contre-attaque du général Petraeus en 2008/9. En effet grâce à l’aide de la population excédée, grâce à la coopération des tribus qui ont été protégées par l’armée, grâce à des offensives massives et ponctuelles dans les zones où les milices étaient concentrées, Petraeus a eu raison d’elles. En 18 mois, les pertes ont été divisées par 10.

Or depuis que Petraeus a été promu responsable de l’Asie et depuis que le président américain a annoncé le retrait progressif des troupes américaines d’Irak, les attentats ont repris, sans jamais atteindre leur niveau de 2006 (moitié moins d’actes hostiles et 1/3 des décès par attentats). Qu’en est-il ? Ce sont toujours les mêmes factions qui agissent pour le compte de l’Iran (Force al Qods surtout) ou d’al Qaeda, ou bien des vengeances sectaires ou tribales. Pourtant la Syrie contrôle de plus en plus ses frontières, limitant les passages à une dizaine d’hommes-suicide par mois. Cela suffit pour renforcer l’insécurité dans la capitale, à Mossoul ou à Kerbala.

Les élections législatives en mars 2010 ont contribué à la recrudescence des attentats contre les civils. Et contrairement à celles de 2005, lors de celles-ci les sunnites n’ont pas boycotté le scrutin, présentant nombre de candidats sur des listes diverses. Les listes shiites étant également nombreuses et divisées, aucune majorité cohérente ne s’est dégagée du scrutin, et aucun gouvernement n’a réussi à se former depuis cette date. Le 1er ministre sortant, le shiite Nouri al Maliki expédie les affaires courantes, tout en espérant demeurer à son poste.

Pourtant la sensibilité sunnite est aujourd’hui au centre de l’échiquier politique, puisque le chef du bloc irakien (al I’rakiya), le laïc et shiite Iyad Allaoui, regroupant une coalition sunnite/shiite, a obtenu le plus de sièges, soit 91 sur 325, nombre insuffisant pour gouverner. Pour ces deuxièmes législatives, Nouri al Maliki a pris la tête d’une nouvelle formation dépassant elle aussi la communauté shiite, l’Alliance pour l’Etat de Droit, qui a eu moins de succès que prévu (89 députés). Il s’est donc allié avec l’Alliance Nationale Irakienne, arrivée en 3ème position (70 députés) qui englobe la mouvance de Moqtada al Sadr (40 députés), proche de l’Iran (2). Pour avoir une majorité de gouvernement (163 députés), il faudrait qu’il rallie aussi la coalition kurde (43 députés). A cela se sont ajoutés des accusations de fraude et de nouveaux décomptes des voix et une possible invalidation d’élus soupçonnés d’avoir appartenu au parti Baa’th. La Cour Suprême Irakienne devra trancher les litiges.

Le guide spirituel de la communauté shiite, Ali al Sistani — qui intervient rarement en politique — a appelé pourtant les partis à « accélérer la constitution d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité et la stabilité« .

Un ancien exilé aux Etats-Unis, Ahmed Chalabi qui avait beaucoup déçu les Américains pour ses informations douteuses et ses mauvais conseils (3), tente aujourd’hui sa chance à nouveau, servant d’intermédiaire entre les partis, sans que l’on sache s’il facilite la négociation ou s’il l’embrouille. Il chercherait plutôt à se hisser à la tête du pouvoir.

Bien que doté de structures démocratiques plus ou moins adaptées au contexte socio-culturel, l’Irak ne semble pas encore avoir les hommes responsables ayant la mentalité adéquate pour mettre en marche ces structures.

D’après Karim Pakzad, spécialiste de la région à l’Iris (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), il y a place pour l’optimisme, parce qu’après le départ des troupes étrangères, pas toujours appréciées, les Irakiens vont se ressaisir par simple « honneur national » ou par défi, profitant de la démocratie qu’on leur a laissée pour s’auto-gouverner. Il n’est pas sûr néanmoins que l’Irak ne sombre pas dans le chaos ou dans le giron iranien, l’avenir politique et sécuritaire de ce pays rénové dépendant de la lutte pour l’hégémonie régionale entre l’Iran shiite et l’Arabie sunnite.

Notes


(1) A fin août, les dernières brigades de combat ont quitté l’Irak et il ne reste plus que 50 000 hommes cantonnés à la périphérie des villes, hors des zones à risques, sécurisées par les troupes irakiennes. Mais ils sont prêts à intervenir à la demande des Irakiens. A fin 2011, ils ne seront plus que 10 000. Forte de 200 000 hommes l’armée nationale n’est pas encore capable d’assurer la sécurité totale du pays. Il lui faudrait encore 2 ou 3 ans.

(2) L’Iran finance 2 partis shiites, le mouvement de Moqtada al Sadr, à concurrence de 8 millions $/mois et le Suprême Conseil Islamique d’Irak pour 9 millions$/mois.

(3) Ahmed Chalabi est à l’origine de l’information sur l’existence des armes de destruction massive en Irak et il a fortement contribué au renvoi des cadres de l’armée et de la police baa’thiste. Il a contribué au jeu sectaire, sinon à la guerre civile. Pour le général américain Roy Odierno, il serait compromis avec un des éléments les plus radicaux d’Iran, le commandant de la force al Qods, Kassem Souleimani.