Francaisdefrance's Blog

16/11/2011

L’Algérie ferme 900 mosquées !

Alors que nous sommes très motivés pour effectuer un retour en masse des indésirables de la République qui crachent sur notre drapeau, voilà que l’Algérie leur ferme des lieux de « prière ». C’est pas humain, ça! Ils vont devoir aller « prier » dans les bistrots?

FDF

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إغلاق أكثـر من 900 مسجد ومصلى لأسباب أمنية   

FERMETURE DE  900 MOSQUEES EN ALGERIE  POUR DES RAISONS DE SECURITé selon les autorités  algériennes elles servaient de nids pour les terroristes musulmans.   LA RELIGION D’AMOUR ET DE PAIX  CHERCHE A SEVIR   ENCORE ET TOUJOURS  –
NB:  C’EST AUSSI POUR CELA QUE LES IMAMS (autoproclamés),  chez nous,  ne veulent pas  de prêches en français.

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Selon ce que rapporte le journal El Khabar ce lundi, le gouvernement algérien aurait fermé  dernièrement près de 900 mosquées et salles de prière à travers le pays sous prétexte qu’elles étaient utilisées par des terroristes musulmans pour leurs meetings

D’après ce que révèle les autorités dans un communiqué, l’AMQI (Al Qaeda au Maghreb islamique ) était particulièrement actif dans certaines de ces mosquées où des réunions de militants avaient lieu en secret .

Toujours selon le journal El Khabar, ces salles de prières opéraient illégalement, en contravention aux lois requérant l’approbation du Ministère des Affaires Religieuse préalablement à leur ouverture

L’AMQI est une organisation islamiste issue du “Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat” fondé à partir de milices islamiques algériennes impliquées dans la guerre civile qui a fait plus de 200 000 victimes dans les années 1990. Depuis quelques années ce mouvement terroriste, qui a pris de l’expansion et est maintenant actif dans des pays comme le Mali, le Niger et la Mauritanie, est considéré par les experts comme la branche la plus active d’Al Qaeda .


Sources: http://www.adnkronos.com/IGN/Aki/English/Religion/Algeria-900-mosques-prayer-halls-shut-for-national-security_312643692118.html

http://www.elkhabar.com/ar/watan/270794.html

04/11/2011

L’armée française a installé les islamistes les plus violents au pouvoir en Lybie.

La logique voudrait que l’on renvoie chez eux tous les réfugiés politiques clandestins débarqués de Libye sur nos terres. La logique voudrait aussi que nous laissions la Libye se débrouiller avec cette nouvelle « démocratie ». Mais la logique voudra que nous continuions à nous mêler des affaires des autres; comme s’il n’y avait rien à améliorer en France…

FDF

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Le drapeau d’Al Qaeda flotte sur le Palais de justice de Benghazi !


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Voici la traduction d’un article d’un journaliste égyptien, Sherif Elhelwa, paru dans la version en anglais du site mondial d’information Vice. Ce n’est ni une blague ni un montage. Sherif Elhelwa a également mis en ligne une vidéo où l’on voit clairement que le drapeau d’Al Qaïda flotte au-dessus du palais de justice de Benghazi : 
« C’est ici, au palais de justice de Benghazi que s’est produite la première étincelle de la révolution libyenne. C’est le siège symbolique de la révolution, l’équivalent, pour la Libye post-Kadhafi, de la place Tharir du Caire pour l’Egypte. Et c’est ici que pendant les mois tumultueux de la guerre civile les forces rebelles hétéroclites ont établi leur gouvernement provisoire et leur centre médiatique primitif, mais déjà efficace, à partir duquel ils parlaient aux journalistes étrangers de leur « lutte pour la liberté».

Mais, selon de multiples témoins oculaires – dont moi – on peut voir maintenant le drapeau rebelle libyen et le drapeau d’Al Qaïda flottant ensemble au dessus du palais de justice de Benghazi. Selon un habitant de Benghazi, des islamistes conduisant des 4×4 flambant neufs et agitant le drapeau noir d’Al Qaïda parcourent les rues de la ville, la nuit, criant « Islamiya, Islamiya! Ni est, ni ouest ! », faisant référence à l’inquiétude qui s’était fait jour que le pays se divise entre les opposants à Kadhafi à l’est
du pays, et les éléments pro-Kadhafi à l’ouest.
Plus tôt cette semaine, je suis allé au palais de justice de Benghazi et j’ai eu confirmation des rumeurs : un drapeau d’Al Qaïda était clairement visible : il y était écrit en arabe qu’il n’ya pas de dieu en dehors d’Allah, avec une pleine lune en dessous. Quand j’ai voulu prendre des photos, un garde d’allure salafiste, portant une tenue de camouflage verte, s’est précipité sur moi et a exigé de savoir ce que je faisais. Ma réponse fut simple et directe : je prenais une photo du drapeau. Il me lança un regard  intimidant et me dit dans un sifflement : « Quiconque parle mal de ce drapeau, nous lui couperons la langue. Je vous recommande de ne pas publier cela. Vous vous exposez à des problèmes…»
Il me suivit à l’intérieur du palais de justice, mais heureusement mon chauffeur Khaled était à proximité et a intercédé en ma faveur. Selon Khaled, le garde était en colère et avait menacé de me faire du mal. Quand je pus de nouveau nouveau engager la conversation, il me dit :
« Ce drapeau est le vrai drapeau de l’islam », et il ne répondit pas quand je lui fis remarquer que,  historiquement, l’islam n’a jamais été représenté par un seul drapeau. Le garde m’affirma à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas Al Qaïda en Libye, et que le drapeau qui flotte au-dessus du palais de justice est « noir foncé », alors que le drapeau d’Al Qaïda est « noir charbon »…

Pour beaucoup d’habitants, c’est une distinction qui ne fait aucune différence. Un homme s’est approché de moi et m’a amicalement averti: « Je vous recommande de partir maintenant ; [les combattants islamistes] pourraient vous remarquer. »
Mais rien de cela ne peut être surprenant. A Tripoli, Abdelhakim Belhaj, un combattant bien connu d’Al Qaïda, et fondateur du célèbre Groupe islamique combattant en Libye (GICL), dirige aujourd’hui le « conseil militaire » de Tripoli. Il y a quelques semaines, Belhaj a ordonné à ses combattants de prendre le contrôle de l’aéroport de Tripoli, qui était alors aux mains d’un groupe de combattants de Zintan, une brigade de Libyens berbères qui ont aidé à libérer la capitale des loyalistes de Kadhafi. Quelques jours plus tard, Belhaj a prononcé un discours en soulignant que son action avait la bénédiction du Conseil national de transition (CNT), qui l’avait nommé à la direction du commandement militaire de Tripoli.
Selon un Libyen qui veut rester anonyme, un groupe militaire spécial, au sein du CNT, appelle les combattants salafistes qui ont des compétences militaires à se joindre aux forces spéciales de la  rébellion. « Vous aurez des prestations spéciales si vous les rejoignez rejoignez, que vous mouriez au combat ou que vous retourniez chez vous », y compris des salaires mensuels. (Une source du CNT m’a dit que les combattants de Belhaj sont les seuls combattants rebelles qui reçoivent un salaire mensuel.)

Dans un récent discours, annonçant le début de la Libye post-Kadhafi, Moustafa Abdeljalil, le chef du CNT, a déclaré que le pays « est un Etat islamique, et que la charia est la source de toutes nos lois ». C’était de fait une déclaration étrange de la part d’un chef célébrant la libération de son pays, ce qui a conduit beaucoup à se demander: « Qui est-ce que Abdeljalil et le CNT cherchent à apaiser? »
Il n’est pas rare de découvrir des rebelles avec un bagage radical. Dans un entretien hors micro, un membre du CNT parlait nonchalamment de son passé, expliquant que le régime de Kadhafi l’avait mis sur liste noire et banni du pays pour ses liens avec le GICL. Il me parla de ses liens étroits avec le cheikh Omar Abdel-Rahman, l’infâme « religieux aveugle » emprisonné pour son implication dans l’attentat de 1993 au World Trade Center, qu’il avait aidé à traverser la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan pendant la guerre des moujahdine contre l’Union soviétique. La guerre pour débarrasser le pays de la dictature de Kadhafi est peut-être terminée, mais la bataille pour le contrôle de la Libye post-révolutionnaire a seulement commencé. Et cela va surprendre quelques-uns que les radicaux, les jihadistes, les salafistes, et les vétérans du GICL tentent de combler le vide du pouvoir et remplacer la dictature par une autre. « 

Traduction : Yves Daoudal.

Source: http://www.islamisation.fr/

21/01/2011

Ben Laden menace la France !

Le chantage aux otages continue; et la France va encore plier…

FDF

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Le chef d’Al-Qaeda lie, selon Al Jazeera, le sort des otages français en Afghanistan au retrait de l’armée dans le pays.

Le chef du réseau Al-Qaeda, Oussama Ben Laden, a lié la libération des otages français au retrait de la France d’Afghanistan et a averti que les positions du président Nicolas Sarkozy « coûteront cher » à la France, selon un enregistrement sonore diffusé vendredi par Al Jazeera. Il s’agit du deuxième message de Ben Laden menaçant la France en moins de trois mois. « Nous vous répétons le même message : la libération de vos prisonniers des mains de nos frères est liée au retrait de vos soldats de notre pays », a dit la voix attribuée à Ben Laden par la chaîne de télévision du Qatar, Al Jazeera.

S’adressant au peuple français, il a ajouté : « Le refus de votre président de se retirer d’Afghanistan est le résultat de son suivisme de l’Amérique et ce refus est un feu vert pour tuer vos prisonniers (…) mais nous ne ferons pas cela au moment qui lui convient à lui. » Cette position de Nicolas Sarkozy « lui coûtera et vous coûtera cher sur différents fronts, à l’intérieur et à l’extérieur de la France », a poursuivi Ben Laden, dont l’enregistrement ne pouvait être authentifié dans l’immédiat. « Je ne vous annonce rien en vous disant qu’avec le montant de votre dette et votre budget en déficit, vous vous passerez de l’ouverture de nouveaux fronts », a-t-il ajouté.

Première mise en garde

Deux journalistes français, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, qui étaient en reportage pour France 3, ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs afghans par un groupe taliban local le 30 décembre 2009 à l’est de Kaboul, dans la province instable et montagneuse de la Kapisa. Dans une vidéo transmise en avril 2010, les talibans avaient menacé de tuer les journalistes si Paris n’obtenait pas la libération de prisonniers en échange de leur remise en liberté. Le 28 décembre, une nouvelle vidéo qui daterait de la mi-novembre, montrant les journalistes très amaigris mais avec un bon moral, a été diffusée à leurs proches au Quai d’Orsay.

Environ 3.750 soldats français sont stationnés en Afghanistan. La France est de plus en plus dans la ligne de mire d’Al-Qaeda. Dans son dernier message diffusé le 27 octobre 2010, Ben Laden avait averti que la France ne connaîtrait la sécurité que si elle se retirait d’Afghanistan et cessait « ses injustices » à l’égard des musulmans. Il avait alors justifié l’enlèvement de cinq Français en septembre au Niger revendiqué par Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi). Les otages sont détenus au Mali. Fin octobre, le ministre français de la Défense de l’époque, Hervé Morin, avait évoqué de possibles premiers retraits français d’Afghanistan en 2011, tout en assurant qu’ils n’avaient « absolument aucun lien » avec les menaces d’Al-Qaeda.

Source: http://www.lepoint.fr/monde/

Alors les Socialos,
SOS RACISME,
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP)
France Libertés,
Groupe d’Etude et de Lutte contre les Discriminations (GELD)
Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE)
Etc….

On ne vous entend pas; c’est « silence radio », là ?


C’est tout ce que vous avez à dire ????

06/09/2010

L’Irak, sept ans et demi après…

Très bonne analyse… Je recommande.

FDF


Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

6 septembre 2010

Dans l’empire ottoman, au 19ème siècle, les Arabes pauvres de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate se sont convertis en masse à la shia’h, sous l’influence du voisin, l’Iran. Depuis son indépendance en 1921et le rattachement du Kurdistan en 1925, jusqu’à l’intervention de la coalition américaine en 2003, l’Irak est peuplé d’une majorité shiite (60%), avec 2 fortes minorités sunnite et kurde et il est gouverné par la minorité sunnite. Avec la dictature de Saddam Hussein de 1979 à 2003, la minorité sunnite gouvernante a été souvent recrutée dans le fief du chef, la province de Tikrit.

Saddam Hussein est venu au pouvoir grâce à l’armée et au parti Baath, parti nationaliste et laïc. Pour qu’il puisse se maintenir au pouvoir, durant une grande partie de son règne, Saddam Hussein a pratiqué d’une main de fer la « thai’fiyah », c’est-à-dire le nationalisme irakien non confessionnel, interdisant tout discours communautaire et toute activité sectaire.

On était d’abord Irakien, ensuite Musulman, ensuite appartenant à telle tribu, ou à telle famille.  Ainsi pendant de nombreuses générations « les sunnites » formaient les classes dirigeantes du pays, sans apparaître comme tels, puisqu’un sectarisme caché de fait était de rigueur. Vers les années 90, au moment où l’Islam conquérant du jihad et de la « oumma » (nation musulmane) se répandait dans le monde, notamment depuis que le voisin persan, devenu une république islamique, a montré ses velléités de domination, Saddam Hussein a commencé à islamiser ses institutions, l’éducation et le culte, en construisant des mosquées et des « madrassas » (écoles religieuses).

Les Américains ont mis fin à la prééminence sunnite, en démantelant la police et l’armée et en interdisant le parti Baa’th, faisant l’erreur de congédier tout l’encadrement compétent qui faisait marcher le pays et qui n’était nullement favorable à Saddam Hussein, ni forcément au parti Baa’th. De plus, cet encadrement essentiellement laïc pouvait s’ouvrir plus facilement aux notions de démocratie, de liberté et de respect de l’autre. Plus d’un million d’Irakiens techniquement compétents et souvent de potentiels investisseurs ont dû fuir leur pays, allant se réfugier en Jordanie pour les uns ou en Syrie pour les autres.

Le régime de Saddam Hussein s’est effondré en un clin d’œil parce qu’il était haï aussi bien par les Kurdes pourchassés et la majorité shiite défavorisée que par les supposés soutiens du pouvoir de Saddam Hussein, les Arabes sunnites.

Du fait de leur erreur politique, les Américains ont dû reconstruire, à partir de rien et dans les pires conditions, toute la police, toute l’armée et toute l’administration d’Irak. Et ce n’est pas terminé, malgré la promulgation de l’amnistie en 2008, permettant de recruter des anciens cadres sunnites, même affiliés au Baath. A leur avantage, les Américains ont donné aux citoyens irakiens le goût des élections libres et non truquées, de la pluralité et des institutions démocratiques.

L’insécurité provient surtout de cette erreur de gestion de l’après-guerre qui a permis aux laissés pour compte sunnites de l’armée et de la police de s’attaquer aux banques et aux institutions financières et de se constituer en milices agressives, s’étant emparé de stocks d’armes et d’explosifs.

Al Qaeda en a profité pour infiltrer, avec la complaisance de la Syrie, des vétérans de l’Afghanistan, des soldats de la terreur venant surtout d’Arabie, du Yémen et d’Algérie. Pour imposer ses desiderata à l’Irak, l’Iran a formé et armé des milices shiites, qui interviennent sur ordre. En 2006, on avait atteint le nombre de 100 morts civils/j du fait des attentats terroristes, exécutés par une milice ou l’autre, sans compter les pertes de l’armée américaine qui dépassent les 4000.

Les excès de ces milices ont été à l’origine des succès de la contre-attaque du général Petraeus en 2008/9. En effet grâce à l’aide de la population excédée, grâce à la coopération des tribus qui ont été protégées par l’armée, grâce à des offensives massives et ponctuelles dans les zones où les milices étaient concentrées, Petraeus a eu raison d’elles. En 18 mois, les pertes ont été divisées par 10.

Or depuis que Petraeus a été promu responsable de l’Asie et depuis que le président américain a annoncé le retrait progressif des troupes américaines d’Irak, les attentats ont repris, sans jamais atteindre leur niveau de 2006 (moitié moins d’actes hostiles et 1/3 des décès par attentats). Qu’en est-il ? Ce sont toujours les mêmes factions qui agissent pour le compte de l’Iran (Force al Qods surtout) ou d’al Qaeda, ou bien des vengeances sectaires ou tribales. Pourtant la Syrie contrôle de plus en plus ses frontières, limitant les passages à une dizaine d’hommes-suicide par mois. Cela suffit pour renforcer l’insécurité dans la capitale, à Mossoul ou à Kerbala.

Les élections législatives en mars 2010 ont contribué à la recrudescence des attentats contre les civils. Et contrairement à celles de 2005, lors de celles-ci les sunnites n’ont pas boycotté le scrutin, présentant nombre de candidats sur des listes diverses. Les listes shiites étant également nombreuses et divisées, aucune majorité cohérente ne s’est dégagée du scrutin, et aucun gouvernement n’a réussi à se former depuis cette date. Le 1er ministre sortant, le shiite Nouri al Maliki expédie les affaires courantes, tout en espérant demeurer à son poste.

Pourtant la sensibilité sunnite est aujourd’hui au centre de l’échiquier politique, puisque le chef du bloc irakien (al I’rakiya), le laïc et shiite Iyad Allaoui, regroupant une coalition sunnite/shiite, a obtenu le plus de sièges, soit 91 sur 325, nombre insuffisant pour gouverner. Pour ces deuxièmes législatives, Nouri al Maliki a pris la tête d’une nouvelle formation dépassant elle aussi la communauté shiite, l’Alliance pour l’Etat de Droit, qui a eu moins de succès que prévu (89 députés). Il s’est donc allié avec l’Alliance Nationale Irakienne, arrivée en 3ème position (70 députés) qui englobe la mouvance de Moqtada al Sadr (40 députés), proche de l’Iran (2). Pour avoir une majorité de gouvernement (163 députés), il faudrait qu’il rallie aussi la coalition kurde (43 députés). A cela se sont ajoutés des accusations de fraude et de nouveaux décomptes des voix et une possible invalidation d’élus soupçonnés d’avoir appartenu au parti Baa’th. La Cour Suprême Irakienne devra trancher les litiges.

Le guide spirituel de la communauté shiite, Ali al Sistani — qui intervient rarement en politique — a appelé pourtant les partis à « accélérer la constitution d’un gouvernement capable d’assurer la sécurité et la stabilité« .

Un ancien exilé aux Etats-Unis, Ahmed Chalabi qui avait beaucoup déçu les Américains pour ses informations douteuses et ses mauvais conseils (3), tente aujourd’hui sa chance à nouveau, servant d’intermédiaire entre les partis, sans que l’on sache s’il facilite la négociation ou s’il l’embrouille. Il chercherait plutôt à se hisser à la tête du pouvoir.

Bien que doté de structures démocratiques plus ou moins adaptées au contexte socio-culturel, l’Irak ne semble pas encore avoir les hommes responsables ayant la mentalité adéquate pour mettre en marche ces structures.

D’après Karim Pakzad, spécialiste de la région à l’Iris (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), il y a place pour l’optimisme, parce qu’après le départ des troupes étrangères, pas toujours appréciées, les Irakiens vont se ressaisir par simple « honneur national » ou par défi, profitant de la démocratie qu’on leur a laissée pour s’auto-gouverner. Il n’est pas sûr néanmoins que l’Irak ne sombre pas dans le chaos ou dans le giron iranien, l’avenir politique et sécuritaire de ce pays rénové dépendant de la lutte pour l’hégémonie régionale entre l’Iran shiite et l’Arabie sunnite.

Notes


(1) A fin août, les dernières brigades de combat ont quitté l’Irak et il ne reste plus que 50 000 hommes cantonnés à la périphérie des villes, hors des zones à risques, sécurisées par les troupes irakiennes. Mais ils sont prêts à intervenir à la demande des Irakiens. A fin 2011, ils ne seront plus que 10 000. Forte de 200 000 hommes l’armée nationale n’est pas encore capable d’assurer la sécurité totale du pays. Il lui faudrait encore 2 ou 3 ans.

(2) L’Iran finance 2 partis shiites, le mouvement de Moqtada al Sadr, à concurrence de 8 millions $/mois et le Suprême Conseil Islamique d’Irak pour 9 millions$/mois.

(3) Ahmed Chalabi est à l’origine de l’information sur l’existence des armes de destruction massive en Irak et il a fortement contribué au renvoi des cadres de l’armée et de la police baa’thiste. Il a contribué au jeu sectaire, sinon à la guerre civile. Pour le général américain Roy Odierno, il serait compromis avec un des éléments les plus radicaux d’Iran, le commandant de la force al Qods, Kassem Souleimani.

24/08/2010

Al-Qaeda : « la libération des otages espagnols est une leçon pour la France »

Ah les enfoirés! Le pire est que l’on sait certainement où ils se trouvent. Histoire de venger Michel Germaneau. Mais faut pas les embêter… En attendant, on passe encore pour des cons aux yeux du monde; là aussi…

FDF

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Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) a affirmé lundi soir que la libération des deux otages espagnols constituait une « leçon pour les services secrets français », après l’échec d’un raid franco-mauritanien et la mort de l’otage français Michel Germaneau, dans un message diffusé par El Pais.

« Grâce à Dieu, les moudjahidines ont résolu de manière positive l’affaire des Espagnols retenus, Albert Vilalta et Roque Pascual, qui a fini avec la libération le douzième jour de ramadan. Et c’est une leçon pour les services secrets français, qui devront en tenir compte à l’avenir. Les Français auraient pu penser et agir de manière responsable avec les moudjahidines. Ils auraient ainsi évité la folie et la colère qui provoquèrent la mort de leurs concitoyens » (notamment celle de Michel Germaneau, NDLR), écrit l’Aqmi, dans son communiqué traduit en français par le quotidien espagnol.

Le silence français…

La France a opposé un silence de plomb à ces déclarations. « Nous ne commentons pas les déclarations de terroristes« , a lancé, cinglant, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero. Le Quai d’Orsay s’est par ailleurs « associé à la joie » de l’Espagne après la libération des deux otages.

Les deux Espagnols, retenus depuis près de neuf mois au Mali par ce groupe, sont arrivés dans la nuit de lundi à mardi à Barcelone, dans le nord-est du pays. Aqmi a affirmé lundi avoir libéré les deux otages espagnols parce que certaines de ses revendications avaient été satisfaites, sans préciser lesquelles, selon le quotidien El Pais.

Source: http://tinyurl.com/36qnvqj