Francaisdefrance's Blog

24/01/2012

Erdogan menace (encore) la France…

Il commence à nous « peler grave », le premier ministre de la Turquie. Tout d’abord un petit rappel que j’aime à ressortir de temps à autres:

Erdogan (premier ministre turc) a déclaré en 1999 : «Les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats.».

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Erdogan qui nous traite de racistes… On aura tout vu.

On ne va tout de même pas plier devant ce phénomène de foire, non? Dire que c’est Sarkö qui va prendre la décision finale… A 90 jours des présidentielles, je n’aimerais pas être à sa place.

FDF

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Erdogan a aussi de bons amis…

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Erdogan promet des mesures de rétorsion contre Paris

Au lendemain de l’adoption au Sénat français du projet de loi sur la négation du génocide arménien qu’il juge « discriminatoire et raciste », le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé Paris de représailles.

Les mises en garde turques n’y auront rien fait. Après plus de sept heures de débats au Sénat français, la proposition de loi pénalisant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915 sous l’Empire ottoman, a été adoptée en France par 127 voix « pour » et 87 « contre ». La contestation d’un génocide reconnu par Paris est donc désormais un délit, puni d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros.

Pour être appliquée par les tribunaux français, la loi, qui a déjà adoptée par l’Assemblée nationale le 22 décembre, doit être promulguée par le président Nicolas Sarkozy dans un délai de 15 jours.
Lors d’un discours prononcé ce mardi 24 janvier au Parlement devant les députés de son parti (AKP, issu de la mouvance islamiste), le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a fustigé une proposition « discriminatoire et raciste ». Et a promis de mettre en œuvre « étape par étape » des mesures de représailles contre Paris. Juppé plaide pour l’apaisement
Quelques heures plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait plaidé pour l’apaisement avec Ankara, qui avait menacé la France de « sanctions permanentes » en cas d’un vote en faveur du texte. « J’appelle nos amis turcs au sang-froid, la Turquie est un grand pays, une grande puissance économique et politique, nous avons besoin d’avoir de bonnes relations avec elle », a déclaré le chef de la diplomatie française sur Canal+. Et d’ajouter : « Passée cette vague, un peu excessive, il faut bien le dire, je suis persuadé que nous retrouverons des relations constructives. Moi, je tends la main. J’espère qu’elle sera saisie un jour. »

Et pour cause, Ankara qui reconnaît le massacre des Arméniens mais refuse catégoriquement d’y voir un génocide, a réagi avec virulence aussitôt après le vote des sénateurs : « Acte irresponsable », « manque total de respect », « grande injustice ». De son côté, le ministre turc de la Justice, Sadullah Ergin, a qualifié la loi comme étant « nulle et non avenue »…

…Suite et source: http://tinyurl.com/75da5sg

25/10/2011

La Tunisie bientôt victime du « double discours » des islamistes intégristes…

Rappel: le « double discours » est une des fourberies de l’islam… Sourire par devant; charia par derrière… (Henri, pas de commentaires inappropriés !)

FDF

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Rached Ghannouchi: spécialiste en la matière…

Le probable vainqueur des élections tunisiennes de dimanche, le parti islamiste Ennahda (en français, «la renaissance») refuse d’être considéré comme un parti religieux.

Depuis la fuite de Ben Ali le 14 janvier dernier, Ennahda a retrouvé le droit d’exister en Tunisie. Longtemps interdit, il apparaît aujourd’hui comme la principale force politique d’un pays en reconstruction.• Origines. Ennahda trouve ses origines au début des années 1970. Il est le fruit de la rencontre de Rached Ghannouchi, admirateur de Nasser converti aux thèses controversées des Frères Musulmans depuis son séjour en Egypte, Abdelfattah Mourou, juriste, et Hmida Enneifer, lui aussi proche des Frères Musulmans. Ensemble, ils fondent le Mouvement de la Tendance Islamique (MTI) qui prendra le nom d’Ennahda en 1989.• Son interdiction Le président Ben Ali prend peur face à la force du mouvement lors des élections législatives de 1989. Ennahda obtient officiellement 14% des voix. Certains annoncent des résultats frôlant les 30%. Sous le prétexte de lutter contre l’extrémisme religieux, Ben Ali fait alors interdire le parti et engage une répression qui jettera des milliers de militants et dirigeants en prison. Rached Ghannouchi quitte la Tunisie et rejoint Londres en 1991, où il obtiendra l’asile politique. En 1992, il est condamné à la prison à vie au pays. Les pays occidentaux, dont la France, laisseront faire, érigeant Ben Ali en rempart contre l’islamisme. Ennahda est légalisé en mars 2011 après la Révolution de jasmin et le retour de Ghannouchi en Tunisie le 30 janvier, quelques jours seulement après le départ de Ben Ali.• Son programme Issu du travail de 182 experts, universitaires ou hommes d’affaires, le programme en 365 points d’Ennahda se veut un projet de société «pour la renaissance de la Tunisie». Le parti cherche à rassurer et se veut le garant des libertés, du système républicain, de l’économie de marché et de la séparation des pouvoirs. D’un point de vue purement politique, Ennahda se dit favorable à la constitution d’un régime parlementaire doté d’une Assemblée unique chargée d’élire le président de la République, responsable devant elle.• La religion et la place des femmes Ennahda se défend d’être un parti religieux. Son modèle politique est l’AKP, le parti au pouvoir en Turquie. L’idéal de société qu’il préconise est un Etat basé sur un Islam adapté à la vie moderne. Ennahda se refuse en outre à imposer la charia, la loi coranique qui régit la vie de certains Etats musulmans. Le parti veut également assurer les droits des minorités religieuses. Il affirme enfin vouloir défendre le statut de la femme tunisienne, généralement considéré comme le plus avancé du monde arabe. Mais Ennahda est accusé par ses détracteurs de tenir un double discours, démocratique en façade et intégriste en son sein. Ceux-ci craignent que sous le prétexte de l’Islam, Ennahda remette en cause la laïcité, un sujet à propos duquel le parti ne s’est pas prononcé officiellement, et fasse régresser la société tunisienne. Mais le mouvement a su calmer les craintes au sein de la population par son discours rassurant dont il faudra attendre l’éventuelle confirmation dans les mois à venir.• Un financement remis en question Si aucun chiffre officiel n’est communiqué quant au nombre d’adhérents que compte le parti, sa propension à quadriller le territoire est une preuve de sa force. Ennahda a mené une campagne de grande envergure. Distribution massive de tracts, réunions publiques très suivies : le parti a été plus présent que ses adversaires aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, en France notamment. Mais pour assurer une telle présence, un parti a besoin de fonds. Hamadi Ghebali, un cadre du mouvement, assure qu’Ennahda bénéficie de dons «de quelque 100.000 adhérents». Ses adversaires parlent de financements en provenance du Qatar mais n’ont jamais été en mesure d’apporter des preuves concrètes. »Source: http://www.lefigaro.fr/

27/06/2011

Etrange et dangereuse Turquie…

La Turquie dans l’UE, ce n’est pas pour demain (en principe). Et pourtant, ce n’est pas sans compter les « efforts » de la part de Erdogan et de ses potes. On va bien finir par les laisser entrer, un jour. Et 80 millions de musulmans se seront infiltrés en Europe; d’un seul coup. Et là… Je ne préfère plus être de ce monde pour les « accueillir ». Et j’ai peur pour mes descendants.

En attendant, un peu d’Histoire.

FDF

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Une Turquie peut en cacher une autre…

Si on ne se préoccupe que de l’immédiat, la crise monétaire et institutionnelle de la construction bruxelloise éclipse, presque légitimement, la préoccupation qui devrait s’imposer comme essentielle pour le continent européen : son problème identitaire. De la sorte cette situation éloigne la question turque des centres d’intérêts de la bulle médiatique. Ιl faut cependant tirer les leçons du scrutin du 12 juin dans ce grand pays voisin. Aux yeux de la plupart des commentateurs agréés, le succès du parti AKP actuellement au pouvoir consolide et confirme le caractère démocratique de cette nation. De la sorte elle ne peut que paraître encore plus éligible à l’Union européenne.

Jusqu’ici la plupart des arguments avancés en faveur de cette candidature pouvaient s’appliquer à la Chine, que personne ne songerait pourtant à admettre au sein de l’ensemble bruxellois (encore que). Avec des élections libres en Anatolie, une chose devient certaine, Pékin n’entrera pas avant Ankara. On se console comme on peut.

À vrai dire, depuis 1946 ce pays vit effectivement sous le régime du multipartisme. Mais jusqu’à une date très récente, son système effectif de gouvernement compensait cette louable pratique démocratique d’une propension de l’armée à riposter par des coups d’État aux situations politiques qui lui déplaisaient.

Ainsi doit-on rappeler que le 27 mai 1960 une conjuration militaire allait renverser le gouvernement légalement élu du parti démocrate. Le chef du gouvernement Adnan Menderes fut alors condamné à mort et exécuté le 16 septembre 1961 en compagnie de son ministre des Affaires étrangères et de son ministre des Finances. En octobre de la même année le général Gürsel que les putschistes avaient propulsé à la tête de l’État rendit le pouvoir aux civils. Le 12 mars 1971 le chef d’État-major, la général Tagmarc adressait un mémorandum au premier ministre Demirel pour imposer « dans le contexte des principes démocratiques (sic) un gouvernement fort ». Il s’agissait de mettre un terme à une violence grandissante entre nationalistes et marxistes. Après une « franche explication » de 3 heures le chef du parti démocrate dut se rendre aux arguments toujours si convaincants de cette armée si républicaine. Dans des conditions comparables, le 12 septembre 1980 le général Evren s’empara du pouvoir. Plus tard, il fera rédiger une constitution aujourd’hui encore en vigueur, – mais qu’on se propose de réviser radicalement désormais. Jusque-là ce genre de scénario recevait l’approbation des Etats-Unis, et plus discrètement d’Israël. On appelait cela défense de la démocratie, de la laïcité et des valeurs occidentales.

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Tout change à partir de la fin des années 1990 où la réislamisation de la Turquie, constante depuis la guerre, se traduit ans les urnes. Rappelons que dans ce beau pays, une fraction grandissante de la jeunesse est scolarisée dans des écoles dites « imam-hatip », dont « soixante pour cent de leur programme est de l’éducation normale, 40 % est islamique ». (1) Mécaniquement dès 2004 (le gouvernement AKP datant de 2003) leurs élèves ont commencé à vouloir pénétrer l’université ce qui inquiétait fortement l’armée. (2)

Entre-temps celle-ci avait remporté son dernier vrai succès avec le « coup d’État post-moderne » du 28 février 1997 forçant sans heurt à la démission le vieux chef islamiste Erbakan, qui était devenu chef d’un gouvernement de coalition à la suite de la première poussée électorale de son parti.

Celui-ci fut dissous. Mais il réapparut sous une forme désormais « modérée ». Dans la belle et forte carrière du nouveau chef l’actuel premier ministre Recep Tayyip Erdoğan, on insiste trop peu sur son origine d’ancien élève du lycée immam-hatip. Pourtant lorsqu’en 2009 il rend visite à ses frères pakistanais et à son ami iranien (3) il ne manque pas de s’en glorifier. Dès l’âge de 16 ans, ce garçon plein de talent avait été appelé dans son lycée coranique à remplacer le prédicateur.

On entend d’ailleurs rappeler assez souvent qu’il a connu la prison pour avoir clamé un poème qui, au fond, une fois traduit en français, pourrait sembler, en apparence du moins, plus anodin qu’on ne cherche à le dire. « Les mosquées seront nos baïonnettes »… Cela peut éventuellement s’entendre à double tranchant. Mais, dans mon petit livre sur la Question Turque(4)j’explique la véritable dimension de cette affaire, eu égard en particulier à la question arménienne. Bref, il ne s’agit pas seulement d’un ex martyr de la liberté d’expression.

Depuis 2003, cet habile démagogue a réussi à tromper l’Europe sur son alliance avec les libéraux. On communique très peu sur le fait qu’il emprisonne, accuse, poursuit en justice des journalistes. Même Ahmet Altan le directeur de Taraf, bête noire, on hésitera ici à le qualifier de tête de Turc, des militaires kémalistes, et qui avait semblé un de ses soutiens se voit attaqué par le très susceptible et colérique premier ministre.

En avril 2007 éclate une affaire, d’ailleurs obscure, qui va commencer à marquer le recul du pouvoir militaire et des réseaux de pouvoir arque boutés sur la laïcité théorique de l’État. On pense que l’Armée aurait cherché, via des données figurant sur le site internet de l’État-major, à entreprendre une nouvelle épreuve de force. Plus de 10 ans sans putsch cela commençait à bien faire. Échec, nous affirme-t-on, la conjuration est éventée. Les comploteurs ont été mis sous les verrous, inculpés, poursuivis, dénoncés au grand jour, etc.

Or depuis lors, une à une, toutes les épreuves entre le camp laïc, militaire, judiciaire et économique et le camp gouvernemental islamique ont tourné en faveur ce ce dernier, au profit du parti AKP, de son chef Erdogan et de son compagnon fidèle Abdüllah Gül, président de la république. Y compris ce dernier scrutin aux résultats presque décevants puisque, malgré son succès, l’AKP devra composer avec les autres partis pour réformer la constitution. Accessoirement on constatera sur la carte que nous publions ci-dessus que les taches rouges correspondent aux départements où les laïcs l’emportent: cette zone correspond à la Turquie occidentalisée, celle que fréquentent les Européens. Une toute petite tache bleue, à la lisière du Caucase marque le dernier département « tenu » par les nationalistes qu’on avait imaginé éliminé en fabriquant des affaires de mœurs contre ses dirigeants, mais qui demeurent au parlement. Les taches vertes marquent la victoire du parti kurde. Faut-il commenter le caractère géographique de cette situation politique ?

Si régulière qu’on puisse l’enregistrer, la troisième victoire électorale en ce beau mois de juin des islamiques au pouvoir à Ankara nous semble d’abord entériner la lente dérive de ce pays vers l’identité musulmane, vers la solidarité islamique et la reconstruction de l’espace ottoman. Naturel, dira-t-on peut-être. Mais aussi de plus en plus incompatible avec l’appartenance à l’Europe, voilà ce qu’on doit se borner à constater.

JG Malliarakis
2petitlogo

Apostilles

  1. cf. déclaration du ministre afghan de l’éducation Farouk Wardak in Hürriyet Daily News du 31 janvier 2010. « Afghanistan wants Turkey to build imam-hatip schools in country ».
  2. cf. dépêche AFP du 6 mai 2004 « Imam-Hatip : l’armée réservée sur une réforme favorisant les écoles religieuses ».
  3. cf. article de M. Jean Marcou du 1er novembre 2009 sur le site « Observatoire de la vie politique turque »
  4. cf. « La Question turque et l’Europe » un livre de 190 pages au prix de 20 euros port compris que les lecteurs de L’Insolent peuvent commander par correspondance aux Éditions du Trident 39 rue du Cherche-Midi 75006 Paris tel :             06 72 87 31 59      .

Source: http://www.insolent.fr/

30/04/2011

La realpolitik gaulliste…

Excellente analyse…

FDF

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Gaullistes et Islamistes

« Les algériens crient : « Vive de Gaulle ! » comme le font d’instinct tous les français quand ils sont plongés dans l’angoisse ou emportés par l’espérance. Les français d’Algérie donnent la meilleure preuve qu’ils ne veulent pas, ne veulent à aucun prix , se séparer de la Métropole. Car on ne crie pas :« Vive de Gaulle ! » quand on n’est pas avec la nation »

Charles de Gaulle, le 19 mai 1958

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? »

Charles de Gaulle, le 5 mars 1959

On peut saisir dans la confrontation de ces deux textes, non pas toute la duplicité du général, mais plus exactement toute la difficulté dans la gestion des contradictions qu’amène une conscience aiguë des réalités.

Au-delà du cadre historique particulier, nous avons là un éclairage particulier sur la tendance lourde et longue de l’influence pétainiste dans la politique extérieure française.

Ce qui amène le général à refuser la confrontation militaire avec l’ Islam, c’est sa perte absolue de confiance dans le génie français. Le général, à l’image de son ex maître, confiera que le soldat français n’est plus le même parce que le français est différent. Il ne veut plus se battre. Alors la solution sera double , tout d’abord une cessation des combats justifiée par le développement d’autre chose : la dissuasion nucléaire. L’arme inutile par excellence pour les peuples qui ont une identité et qui sont prêts à la défendre. Les palestiniens comme les irakiens ou les afghans le prouvent chaque jour. Puis l’erreur magistrale de penser que l’économie suffira à normaliser les relations entre l’Europe et les pays musulmans.

« Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans ? » La réponse se dévoile peu à peu sous nos yeux n’est-ce-pas ?

Et là encore, faute d’avoir tenu, il y a cinquante ans, nous sommes invités par les « gaullistes » à apprendre à « négocier ».

Alain Juppé, a proposé un dialogue aux mouvements islamistes dans le monde arabe « dès lors que les principes, les règles du jeu démocratique, sont respectés »

Sans blague ?

La France aurait pu démonter la pertinence des positions de leurs diplomates à maintes reprises, précisément en Algérie, et ceci, au moins, depuis la victoire politique du F.I.S aux élections législatives de décembre 1991. On connait le soutien politique, financier et militaire des « gaullistes » au FLN dans cette affaire.

Alors quoi ? Une illumination subite ? L’impatience de se couler dans le statut si enviable de dhimmi ?

La réalité est évidemment plus terriblement banale et écœurante. Après avoir soutenu, partout,du Maghreb au Machrek , contre les islamistes, les mafias économico- politique des généraux , notre diplomatie, toujours à l’affut des marchés indispensables à sa survie comme Nomenklatura , comprend que le nouveau monde « démocratique » arabo-musulman, faute de culture « d’opposition » et d’alternative crédible se tourne vers la seule force organisée et structurante pouvant se porter garante de l’ordre si nécessaire pour conclure de bonnes affaires.

Il va être éclairant alors de suivre les circonvolutions de nos élites pour se placer dans la file d’attente des boutiquiers tout en ménageant leur anciens alliés.

Quid de la nouvelle Turquie et de l’AKP « islamiste » après sa collusion avec le Hamas « islamiste » dans l’affaire du Mavi-Marmara, ses premières manœuvres aériennes avec la Chine et son opposition toute nouvelle aux sanctions contre l’Iran « islamiste » ? Nos « gaullistes » se contenteraient-ils de la mise à disposition de la base d’Incirlik permettant le transfert d’Irak vers l’Afghanistan des forces militaires de nos alliés US ?

Quid alors de l’Iran ?

Il y a peu on soulignait les tensions persistantes avec nos alliés américains et l’Arabie Saoudite ( Souvenons-nous wikileaks : Le roi Abdallah souhaite faire « couper la tête au serpent iranien » )

En apparence nos « gaullistes » semblent se réjouir des propos d’Obama considérant que l’Occident a du temps pour négocier, car le programme nucléaire iranien rencontre des « problèmes techniques » ( Les US faisaient référence aux vieilles centrifugeuses vendues par le Pakistan).

Ignorent-ils qu’en réalité l’Iran a reçu un véritable missile informatique ?

Les services israéliens ( l’unité 8200 ) ont conçu le virus STUXNET puis collaboré avec les USA pour faciliter la mise en place d’un test « grandeur nature » . Ce test fut mis en place dans le désert du Négev à la centrale « secrète » de Dimona. L’introduction du virus a été rendu possible par l’intermédiaire d’ingénieurs russes ( malgré eux ) via une clé usb qui permit d’injecter un code malveillant sur chaque programme d’un progiciel utilisé par la firme allemande Siemens, dans les sites iraniens de Natanz et Bouchehr.

Résultats : destruction des centrifugeuses (trop grande vitesse de rotation devenue incontrôlable ). S’inspirant de ces faits, on souhaiterait que notre diplomatie développe, bien évidemment, son désir de paix et de dialogue MAIS après avoir mené, par exemple, ce type d’opération plus efficace qu’une frappe militaire. On apprend au rugby que la franche camaraderie avec l’adversaire se nourrit aussi de bourrades viriles.

Nous allons aussi observer avec un brin d’inquiétude, quelle sera la position de nos « chargé d’affaires » concernant le contentieux lié à la récente découverte par Israël dans la « mare nostum » du « léviathan » , de gigantesques réserves de gaz, plus de 700 milliards de mètres cubes , mais dont le Hezbollah affirme qu’il se situerait « plutôt » dans les eaux libanaises. Dans cette querelle nos amis turcs soutiennent le Hezbollah. Mais peut-être que la volonté programmée de l’ONU de déclarer unilatéralement la création d’un État Palestinien sans négociation sur « les frontières » de 1967 aura-t-elle rendue l’escalade vers la guerre dans la région irréversible ?

Zbigniew Brzezinski précisant l’analyse de son livre The Crisis of Américan super power déclare : « Le discours du Caire d’Obama était essentiellement destiné à changer la façon de penser des « américains ». Obama n’a pas réussi encore en Israël car tout a été fondé sur l’idée que le processus de paix devait venir de l’intérieur, d’un arrangement entre Israéliens et Palestiniens. En réalité le processus doit être imposé de l’extérieur, et il n’y a que les USA qui peuvent le faire »

On ne peut être plus clair…

D’où le discours de Barack Obama en septembre 2010 à l’ONU :« Quand nous reviendrons l’an prochain, nous aurons un accord qui amènera un nouveau membre aux Nations-Unies : L’État souverain de PALESTINE vivant en paix avec Israël » …. Puis échec de Georges Mitchell pour imposer ce dictat à Israël …. Puis , comme par hasard, « révolutions arabes » et chute de « la maison Moubarak ». Donc pour les USA et l’UE ( à la botte des USA ) ça devient parfait et imparable : La « Démocratie » s’impose en Orient, et Israël ne peut plus avancer qu’il est le seul état démocratique au Moyen-Orient … Commencez-vous à saisir le but de la manœuvre ? Dans le déclin économique, financier et monétaire de l’Occident, il faut le contrôle absolu de nouveaux marchés … Alors Israël …..

Au fond les américains sont aussi des gaullistes, à moins que les gaullistes malgré leurs dénégations aient toujours favorisé les intérêts américains …

L’intervention en Libye semble confirmer cette complicité. Nous choisissons les insurgés islamistes anciens djihadistes en Afghanistan mais qui ne cessent de nous promettre des « accords économiques ».

La realpolitik gaulliste : c’est un bordel monstre chez « les arabes », alors soyons diplomates … affirmons notre force de frappe … financière.

On peut bien faire mourir, rarement, mais pour n’importe quelle cause, le soldat français puisque désormais c’est un professionnel. D’un côté la loi du profit, le bourgeois calculateur et gestionnaire, de l’autre une armée plus que jamais mercenaire, endurant son calvaire masochiste, mettant le culte du sacrifice de serviteur bien plus haut que le culte de la victoire, que le service des français.

Les gaullistes ont dompté la fougue et l’honneur de notre armée en 1962 en la faisant collaborer avec les islamistes dans l’abandon de l’Empire rappelant la prise de Rome par les barbares.

Ils ont fusillé Degueldre mais bien plus encore, en exterminant les guerriers de l’OAS, ils ont « dévirilisé » toute une nation. C’est le sens de la remarque de Jean-Claude Perez : « Mais il est une chose qu’il ne faut pas oublier : à cette époque-là, si nous voulions vivre, il nous fallait mordre ! Si nous arrêtions de mordre, nous étions morts politiquement, spirituellement, avant de l’être physiquement. Et on ne peut mordre que ce qui se situe à portée de ses crocs.

Voilà des hommes qui avaient manifesté pendant des années leur hostilité à la France. Ils avaient semé la graine du rejet de notre patrie dans les esprits d’une jeunesse qu’ils ont engagée contre la France l’Europe et l’Occident. Des hommes qui, en même temps, préparaient leur avenir dans le cadre de l’Algérie indépendante ».

Nous payons, nous patriotes français et européens, le refus pathologique des Gaullo-pétainistes à envisager le réarmement moral de notre patrie, la nécessité de combattre pour la survie de notre identité tous nos ennemis, c’est à dire les islamistes déguisés en « modérés ».

Ils finiront par faire de nous des vaincus, comme Brasillach, tout juste bons devant l’ampleur du désastre de nos terres ravagées à prononcer les vers faustiens du Psaume IV :

« Seigneur voici couler le sang de nos garçons il a tout recouvert la patrie déchirée. Quand verrons-nous jaillir, ô tardive saison De tout ce sang versé la moisson désirée ? »

Nous ne cessons de reculer, de céder du terrain. Le bassin méditerranéen se transforme en une petite piscine pour de pauvres boat-people maghrébins. Oui c’est un crève cœur, oui c’est déchirant mais la guerre civile est à nos portes. Ces foules très pauvres ne sont pas nécessairement dans une logique de haine contre un « Occident riche et perverti » comme on voudrait nous le faire croire. Mais elles avancent comme tous les miséreux des grandes invasions, la faim au ventre et une détermination sans faille pour imposer leur loi et leur valeurs. Les israéliens mènent ce dernier combat contre ces grands mouvements millénaires venus d’Orient. Nous, nous pensons, qu’au final, nos supermarchés et notre « laïcité » suffira à conjurer le mauvais sort. Cela s’appelle au pire la politique de Montoire actualisée, au mieux la nouvelle devise assumée de nos régents « gaullistes » américanisés : « Leave and let die ». Vivre et laisser mourir.

Jean-marc DESANTI

vu sur http://www.armees.com/info/actualites/gaullistes-et-islamistes,41782.html

10/12/2010

Omelette turque…

Le fameux croissant à l’épreuve des oeufs…

FDF

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Le jet d’œufs, symbole de l’agitation étudiante en Turquie.


Tout a commencé, samedi 4 février 2010, par la répression d’une manifestation étudiante, à Istanbul, aux abords du Palais de Dolmabahçe, où le premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan rencontrait les recteurs des universités turques. Les forces de l’ordre ont en effet dispersé les manifestants sans ménagement, d’une façon qui a choqué la presse présente sur les lieux, l’amenant à estimer que la réponse policière avait été manifestement «disproportionnée». Une étudiante enceinte a notamment perdu l’enfant qu’elle attendait, à l’issue d’un tabassage en règle.

Loin de regretter ces incidents le premier ministre a estimé que la police n’avait fait que ce qu’elle devait faire, et a fustigé l’attitude des étudiants, en prenant l’opinion publique à témoin, et en incitant les manifestants à reprendre le chemin des amphithéâtres. Les brutalités policières n’ont pas tardé à provoquer, en outre, une passe d’arme entre le chef du gouvernement et le leader de l’opposition, Kemal Kılıçdaroğlu, dont le parti a invité, deux jours plus tard, les étudiants protestataires à venir parler de leurs problèmes au Parlement. Mais, alors même que le CHP se targuait d’être à l’écoute de la nouvelle génération, un autre incident est venu montrer que cette effervescence étudiante est loin d’être un épiphénomène.

Cette fois, c’est la très vénérable Faculté des Sciences Politiques d’Ankara, qui forme la crème de la haute fonction publique turque, et qui est mieux connue sous le nom de «Mülkiye», qui, le 8 décembre dernier, a été le théâtre d’un chahut mémorable. Les principales victimes en ont été deux parlementaires, venus participer à un séminaire sur la réforme constitutionnelle. Süleyh Batum, le secrétaire général du CHP, a été en permanence interrompu par des quolibets et a dû finalement renoncer à poursuivre son intervention jusqu’à son terme. Excédé par le comportement des étudiants, il est même allé jusqu’à le qualifier de «fasciste». Quant à l’autre intervenant, Burhan Kuzu, au demeurant président AKP de la Commission constitutionnelle du Parlement, il a été copieusement arrosé d’œufs, et n’a du son salut qu’au mur de parapluies qu’ont généreusement déployé ses gardes du corps pour le protéger. Encore plus en colère que son collègue du CHP, il s’est écrié : «Honte, c’est une honte pour ce pays. Ils devraient plutôt manger tous ces œufs, peut-être que cela permettrait à leur cerveau de mieux fonctionner.»

Le gouvernement et le parti majoritaire ont fort mal pris cette nouvelle manifestation étudiante, en particulier les jets d’œufs dont Burhan Kuzu a été la cible. Un débat s’est vite d’ailleurs développé sur cette nouvelle forme de protestation pour savoir si elle constituait ou non un droit démocratique ; ce que le premier ministre a démenti avec vigueur en accusant les autorités de l’Université d’Ankara de s’être laissées déborder par un groupe d’activistes d’extrême-gauche. Tant dans les rangs de l’AKP, que dans ceux des nationalistes du MHP, des voix ont commencé à agiter le spectre des années 1970 qui avait vu l’agitation étudiante basculer dans une guerre civile larvée, opposant groupes d’extrême gauche et groupes d’extrême droite, dans le contexte politique délétère qui avait précédé le coup d’Etat du 12 septembre 1980. Burhan Kuzu n’a pas hésité à évoquer la présence d’organisations liées à «Ergenekon» derrière la manifestation d’Ankara, en estimant que les étudiants étaient politiquement manipulés. Quant au CHP, il a eu bien du mal à faire entendre sa différence et à démontrer qu’il était ouvert au dialogue avec les étudiants. À l’issue de l’incident d’Ankara, son leader, Kemal Kılıçdaroğlu a déclaré que la pratique des jets d’œufs n’était pas tolérable, mais que les étudiants avaient le droit de protester en utilisant des voies démocratiques. Toutefois, le président du groupe parlementaire du parti kémaliste, Akif Hamzaçebi s’est démarqué de ces propos, en estimant que le jet d’œufs devait être considéré comme «un acquis de la démocratie».

En tout état de cause, il semble que cette effervescence étudiante soit un mouvement plus profond qu’il n’y paraît. Selon certains experts, les étudiants ne dénonceraient pas seulement les brutalités policières dont ils ont été récemment l’objet et l’intransigeance que le gouvernement a manifestée à leur égard, mais ils voudraient surtout attirer l’attention sur leurs conditions de vie, l’augmentation des droits d’inscription et plus généralement leur inquiétude quant à l’avenir. Ils souhaiteraient aussi être représentés au sein des instances responsables de la politique universitaire.

Si l’implication d’un certain nombre de militants d’extrême gauche dans la survenance des incidents précédemment relatés ne fait pas de doute, on ne peut nier que ces événements aient aussi montré le décalage existant entre une génération montante qui exprime un mal-vivre, et une classe politique, qui toutes formations confondues, a été pris à froid par un mouvement qu’elle a beaucoup de difficultés à appréhender. En dehors de l’incident de Dolmabahçe et de celui de la Faculté des Sciences Politiques d’Ankara, on observe que les manifestations étudiantes se sont multipliées ces derniers temps et qu’au fil des événements, à défaut de pavés, le jet d’œufs est devenu, de façon significative, le véritable symbole d’une fronde. Le président de la Cour constitutionnelle, Hasim Kılıç, a récemment été la cible de ce genre de manifestation d’irrespect, à Eskişehir, en Anatolie occidentale. Et lors du chahut de mercredi à Ankara, Burhan Kuzu, a été accueilli par une pancarte étudiante lui souhaitant la bienvenue à un «festival collectif d’œufs» (photo) ; un humour qu’il n’a apparemment pas vraiment apprécié… Il faut dire que l’omelette, qui lui a été servie, était apparemment très copieuse, puisqu’il aurait reçu près de 200 œufs !

 

 

Source: http://ovipot.blogspot.com/

 

Merci à DG pour l’info…

29/11/2010

Un autre argument pour ceux qui ne veulent pas de la Turquie dans l’UE.

Les visées néo-ottomanes de la Turquie (WikiLeaks)


Les câbles diplomatiques qui ont été dévoilés révèlent que les diplomates américains sont sceptiques quant à la fiabilité de la Turquie comme partenaire. Les dirigeants d’Ankara sont dépeints comme divisés et infiltrés par les islamistes. 

Les diplomates américains ont de sérieux doutes sur la fiabilité de la Turquie. Des câbles secrets ou confidentiels de l’ambassade américaine à Ankara décrivent les tendances islamistes au sein du gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan. Le verdict des diplomates américains sur le partenaire de l’OTAN ayant la plus grande armée de l’Alliance est dévastateur. Les dirigeants turcs sont dépeints comme divisés et les conseillers de Mr Erdogan, ainsi que le ministre des Affaires étrangères sont décrits comme ayant une faible compréhension de la politique au-delà d’Ankara.

Les Américains sont également inquiets des visées néo-ottomanes qu’entretiendrait Davutoglu. Un conseiller de haut rang du gouvernement a averti, dans des discussions citées par les diplomates américains, que Davutoglu, décrit comme un homme «extrêmement dangereux», userait de son influence islamiste sur Erdogan.  Selon le document américain, un autre conseiller du parti AKP au pouvoir a fait remarquer, sans doute ironiquement, que la Turquie veut «reprendre l’Andalousie et se venger de la défaite subie lors du siège de Vienne en 1683

Les diplomates américains ont écrit que plusieurs personnalités de premier plan au sein de l’AKP sont membres d’une fraternité musulmane, que Mr Erdogan a nommé des banquiers islamistes à des postes d’influence et qu’il tire ses informations presque exclusivement des journaux ayant des liens étroits avec les islamistes. Ils ajoutent que Mr Erdogan s’est entouré d’un «cercle de conseillers qui le flattent mais le méprisent» et qu’il se présente comme «le tribun d’Anatolie».

Source : Diplomatic Cables Reveal US Doubts about Turkey’s Government, Spiegel, 28 novembre 2010

06/10/2010

La taqiyya, vous connaissez? Parce que EUX, ils connaissent et s’en servent à outrance…

EUX? Les islamistes, bien sûr… Lisez cette édifiante explication de Michel Gurnfinikiel à ce sujet. Vous allez apprendre des choses… Et il ne parle que de la Turquie; qui est à nos portes… Mais la Taqiyya est très répandue dans le monde Occidental. Vous en avez des preuves tous les jours…

FDF

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Turquie/ L’Etat-Taqiyya


La taqiyya est une réalité, en Turquie et ailleurs. Savoir la déjouer constitue aujourd’hui une priorité absolue pour les pays fidèles à la tradition démocratique occidentale.

La taqiyya ou « dissimulation » est une pratique couramment admise dans le monde islamique. Elle consiste à tromper l’adversaire non-musulman quand celui-ci est en position de force, soit en lui cachant que l’on est musulman, soit en lui mentant sur les intentions qu’on nourrit à son égard.

Cette pratique se fonde sur un passage du Coran (sourate III, verset 28),  qui enjoint aux musulmans de ne pas cultiver l’amitié des non-musulmans  mais au contraire d’user de « précautions » à leur égard. L’exégète et chroniqueur iranien sunnite At-Tabari, qui vécut au IXe siècle et au début du Xe siècle,  l’interprète de la façon suivante :


« Si vous, musulmans, vivez sous l’autorité des non-musulmans et craignez pour votre vie, protestez en paroles de votre loyauté à leur égard tout en les haïssant en pensée. »

Ibn al-Arabi, un théologien et mystique andalou des XIIe et XIIIe siècles, et Al-Qurtubi, un juriste hispano-égyptien du XIIIe siècle, sunnites tous les deux, autorisent les musulmans « opprimés » à feindre « provisoirement » une conversion à une religion non-musulmane et,  si nécessaire,  à exécuter des rites ou des actes que le Coran tient pour criminels.

La plupart des autorités musulmanes, jusqu’à ce jour, regardent en outre le recours à la ruse et à la trahison en tant de guerre comme une forme légitime de taqiya, à laquelle le Prophète lui-même a recouru : une affirmation qui prend tout son sens quand on sait que, selon l’islam, toutes les relations entre musulmans et non-musulmans relèvent a priori de la guerre, du moins tant que les seconds n’auront pas fait acte de soumission envers les premiers et accepté de payer la jiziya, ou « capitation ».

Mais la taqiyya a été également invoquée dans les conflits entre musulmans :  le camp musulman ennemi étant considéré comme « hérétique » et donc assimilé au monde non-musulman. Partout où ils ont été minoritaires, les chi’ites et les kharéjites ont recouru à la taqiyya pour échapper aux persécutions sunnites. Les sunnites ont fait de même quand ils étaient minoritaires face à une majorité chiite. Au XXe siècle,  enfin,  les sunnites comme les chiites ont pratiqué la taqiyya face à des pouvoirs antireligieux :  les régimes communistes en URSS,  en Chine, en Albanie ou en Afghanistan ; mais aussi des régimes où l’Etat, sans combattre l’islam en tant que tel, a prétendu imposer un mode de vie moderne, donc partiellement ou totalement laïque.

De tous les pays musulmans, c’est la Turquie qui, sous la conduite de Mustafa Kemal, dit encore Atatürk, est allée le plus loin dans le sens de laïcisation. C’est aussi celui où, par réaction, une forme particulièrement élaborée de taqiyyatarîqat) qui assurent véritablement l’encadrement des fidèles. Ces dernières ont ressuscité, à partir des années 1950, en tant qu’associations culturelles ou fondations éducatives faisant allégeance à la République laïque. Par ce biais, elles ont peu à peu reconquis la société civile. Avant de se donner un bras politique, le parti islamiste AKP, qui a pris le pouvoir par la voie électorale en 2002. s’est peu à peu mise en place. Kemal avait respecté les mosquées et maintenu un corps d’imams salariés par l’Etat, mais interdit les confréries (

Le succès de la taqiyya antikémaliste en Turquie a été facilité par divers facteurs.

D’une part, ce pays a derrière lui une longue tradition de taqiyya religieuse ou ethno-religieuse. L’Empire ottoman professait l’islam sunnite, mais nombre de ses sujets se réclamaient en fait du chi-isme, ou appartenaient à des sectes pratiquant secrètement, sous un vernis musulman sunnite, diverses religions non-islamiques ou diverses formes de syncrétisme : notamment les alévis (chi’ites cryptognostiques), les bektachis (chiites cryptognostiques ou cryprochrétiens) et les dönmehs (crypto-juifs). Au sein même de l’islam sunnite, certaines confréries, qui avaient été dissoutes et interdites pour des raisons politiques, s’étaient reconstituées sous d’autres noms.

D’autre part, la République kémaliste a pratiqué elle aussi la dissimulation et le double langage. Atatürk croyait sans doute à l’établissement progressif d’une démocratie de type européen. Mais en pratique, il a gouverné en dictateur, à l’aide d’une armée et d’un parti unique dévoués à sa personne. Sous son successur İsmet İnönü, de 1938 à 1950, le régime a pris un tour ouvertement fascisant, en s’alliant avec une partie des conservateurs sunnites. Après l’introduction du pluripartisme, en 1950, un compromis instable a été mis en place : régime formellement laïque et démocratique, idéologie d’Etat ultra-nationaliste, poids grandissant du « pays réel » musulman, interventions périodiques de l’armée – bastion du kémalisme – dans le processus politique.

Ces évolutions impliquaient des distortions de plus en plus fortes entre le discours public officiel et les réalités sociétales. Mais aussi, la Turquie étant stratégiquement ou économiquement dépendante des Etats-Unis et de l’Europe, une taqiyya permanente tendant à la présenter comme un pays plus « occidental » qu’elle ne l’était vraiment.

En arrivant au pouvoir, l’AKP a en quelque sorte amalgamé à son profit ces formes diverses de taqiyya : le marranisme des nouvelles confréries, le brouillage des valeurs du régime kémaliste, le mensonge patriotique destiné aux Occidentaux. Cela lui a permis de gagner les élections de 2007 avec une marge plus large encore, puis un référendum, le 12 septembre dernier, qui renforce apparemment les institutions démocratiques, notamment en subordonnant l’armée au pouvoir civil, mais supprime en fait tout contre-pouvoir face à l’islamisme.

Il y a quelque chose d’orwellien, sinon même de stalinien, dans la Turquie des années 2000 et 2010. L’article 10 du nouveau texte constitutionnel garantit l’égalité des sexes. Mais la part des femmes dans la population active est tombée à 21,6 % en 2009, contre 34,1 % dans les années 1990.

L’article 20 garantit les libertés individuelles, à commencer par la liberté de penser et d’exprimer ses opinions. Mais en pratique, le régime AKP a entrepris de mettre les médias au pas depuis 2007, soit en engageant des poursuites contre des journalistes sous divers prétextes, soit en frappant les journaux d’opposition d’amendes démesurées. Voici trois ans, l’ONG Reporters Sans Frontières classait la Turquie au 102e rang mondial, sur 175, en matière de liberté de la presse. En 2009, ce pays était tombé au 122e rang.

Selon Iris, une ONG turque spécialisée dans la défense des droits de l’homme, les écoutes téléphoniques, principalement dirigées contre les opposants, ont crû de 50 % par an en trois ans. Quelque 150 000 écoutes auraient été mises en place en 2009. En 2010, le seuil des 200 000 écoutes pourrait être dépassé.

La taqiyya est une réalité, en Turquie et ailleurs. Savoir la déjouer constitue aujourd’hui une priorité absolue pour les pays fidèles à la tradition démocratique occidentale.

Source: www.michelgurfinkiel.com

16/09/2010

L’Iran fait don de 25 millions de dollars à la Turquie ! Ca sent l’atome…

Ca sent mauvais, ça; très mauvais…

FDF

L’alliance islamique ne pourra être que terroriste…

Les diplomates occidentaux se disent alarmés par l’information selon laquelle Erdogan aurait négocié en personne les termes d’un accord avec Amhadinejad, pour que l’Iran soutienne par un don de 25 millions de dollars le parti politique du premier ministre islamiste de Turquie l’AKP .

Cette information ajoute aux craintes de voir Tayyip Erdogan abandonner la constitution laïque du pays.

Selon les termes de cet accord, l’Iran a accepté de transférer 12 millions de dollars à l’AKP, comme premier versement d’une aide pouvant aller jusqu’à 25 millions de dollars pour cette année. L’argent est, dit-on, pour aider la campagne de M. Erdogan pour sa réélection pour un troisième mandat l’an prochain. Le gouvernement turc a nié avoir reçu de l’argent de l’Iran.

Le Premier ministre turc a annoncé qu’il allait briguer pour un historique troisième mandat suite au OUI obtenu au référendum le week-end dernier en faveur d’une réforme constitutionnelle (LIRE).

Le gouvernement affirme que ces réformes sont nécessaires pour améliorer les chances de la Turquie à l’adhésion à l’Union européenne. Mais les défenseurs de la laïcité disent que la réforme donnera au gouvernement les pouvoirs de passer outre le pouvoir judiciaire – considéré comme le gardien de la constitution laïque – et ouvrira la voie aux islamistes pour transformer la Turquie en Etat islamique.

Plus tôt cette année, la Turquie avait inquiété Washington après avoir publiquement soutenu le programme nucléaire Iranien. Les relations entre la Turquie et l’Iran se sont solidifiées après l’envoi par Ankara de la “Flottille de Gaza” pour tenter de briser le blocus israélien de la bande de Gaza.

Outre le transfert de fonds à l’AKP, des diplomates disent que l’Iran a également accepté de fournir un soutien financier à l’IHH. l’IHH est une oeuvre de bienfaisance islamique turc qui a soutenu la Flottille en mai dernier, et qui a causé la mort de neuf militants islamistes.

Source : http://www.telegraph.co.uk/news/worldne … party.html