Francaisdefrance's Blog

04/11/2011

L’armée française a installé les islamistes les plus violents au pouvoir en Lybie.

La logique voudrait que l’on renvoie chez eux tous les réfugiés politiques clandestins débarqués de Libye sur nos terres. La logique voudrait aussi que nous laissions la Libye se débrouiller avec cette nouvelle « démocratie ». Mais la logique voudra que nous continuions à nous mêler des affaires des autres; comme s’il n’y avait rien à améliorer en France…

FDF

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Le drapeau d’Al Qaeda flotte sur le Palais de justice de Benghazi !


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Voici la traduction d’un article d’un journaliste égyptien, Sherif Elhelwa, paru dans la version en anglais du site mondial d’information Vice. Ce n’est ni une blague ni un montage. Sherif Elhelwa a également mis en ligne une vidéo où l’on voit clairement que le drapeau d’Al Qaïda flotte au-dessus du palais de justice de Benghazi : 
« C’est ici, au palais de justice de Benghazi que s’est produite la première étincelle de la révolution libyenne. C’est le siège symbolique de la révolution, l’équivalent, pour la Libye post-Kadhafi, de la place Tharir du Caire pour l’Egypte. Et c’est ici que pendant les mois tumultueux de la guerre civile les forces rebelles hétéroclites ont établi leur gouvernement provisoire et leur centre médiatique primitif, mais déjà efficace, à partir duquel ils parlaient aux journalistes étrangers de leur « lutte pour la liberté».

Mais, selon de multiples témoins oculaires – dont moi – on peut voir maintenant le drapeau rebelle libyen et le drapeau d’Al Qaïda flottant ensemble au dessus du palais de justice de Benghazi. Selon un habitant de Benghazi, des islamistes conduisant des 4×4 flambant neufs et agitant le drapeau noir d’Al Qaïda parcourent les rues de la ville, la nuit, criant « Islamiya, Islamiya! Ni est, ni ouest ! », faisant référence à l’inquiétude qui s’était fait jour que le pays se divise entre les opposants à Kadhafi à l’est
du pays, et les éléments pro-Kadhafi à l’ouest.
Plus tôt cette semaine, je suis allé au palais de justice de Benghazi et j’ai eu confirmation des rumeurs : un drapeau d’Al Qaïda était clairement visible : il y était écrit en arabe qu’il n’ya pas de dieu en dehors d’Allah, avec une pleine lune en dessous. Quand j’ai voulu prendre des photos, un garde d’allure salafiste, portant une tenue de camouflage verte, s’est précipité sur moi et a exigé de savoir ce que je faisais. Ma réponse fut simple et directe : je prenais une photo du drapeau. Il me lança un regard  intimidant et me dit dans un sifflement : « Quiconque parle mal de ce drapeau, nous lui couperons la langue. Je vous recommande de ne pas publier cela. Vous vous exposez à des problèmes…»
Il me suivit à l’intérieur du palais de justice, mais heureusement mon chauffeur Khaled était à proximité et a intercédé en ma faveur. Selon Khaled, le garde était en colère et avait menacé de me faire du mal. Quand je pus de nouveau nouveau engager la conversation, il me dit :
« Ce drapeau est le vrai drapeau de l’islam », et il ne répondit pas quand je lui fis remarquer que,  historiquement, l’islam n’a jamais été représenté par un seul drapeau. Le garde m’affirma à plusieurs reprises qu’il n’y avait pas Al Qaïda en Libye, et que le drapeau qui flotte au-dessus du palais de justice est « noir foncé », alors que le drapeau d’Al Qaïda est « noir charbon »…

Pour beaucoup d’habitants, c’est une distinction qui ne fait aucune différence. Un homme s’est approché de moi et m’a amicalement averti: « Je vous recommande de partir maintenant ; [les combattants islamistes] pourraient vous remarquer. »
Mais rien de cela ne peut être surprenant. A Tripoli, Abdelhakim Belhaj, un combattant bien connu d’Al Qaïda, et fondateur du célèbre Groupe islamique combattant en Libye (GICL), dirige aujourd’hui le « conseil militaire » de Tripoli. Il y a quelques semaines, Belhaj a ordonné à ses combattants de prendre le contrôle de l’aéroport de Tripoli, qui était alors aux mains d’un groupe de combattants de Zintan, une brigade de Libyens berbères qui ont aidé à libérer la capitale des loyalistes de Kadhafi. Quelques jours plus tard, Belhaj a prononcé un discours en soulignant que son action avait la bénédiction du Conseil national de transition (CNT), qui l’avait nommé à la direction du commandement militaire de Tripoli.
Selon un Libyen qui veut rester anonyme, un groupe militaire spécial, au sein du CNT, appelle les combattants salafistes qui ont des compétences militaires à se joindre aux forces spéciales de la  rébellion. « Vous aurez des prestations spéciales si vous les rejoignez rejoignez, que vous mouriez au combat ou que vous retourniez chez vous », y compris des salaires mensuels. (Une source du CNT m’a dit que les combattants de Belhaj sont les seuls combattants rebelles qui reçoivent un salaire mensuel.)

Dans un récent discours, annonçant le début de la Libye post-Kadhafi, Moustafa Abdeljalil, le chef du CNT, a déclaré que le pays « est un Etat islamique, et que la charia est la source de toutes nos lois ». C’était de fait une déclaration étrange de la part d’un chef célébrant la libération de son pays, ce qui a conduit beaucoup à se demander: « Qui est-ce que Abdeljalil et le CNT cherchent à apaiser? »
Il n’est pas rare de découvrir des rebelles avec un bagage radical. Dans un entretien hors micro, un membre du CNT parlait nonchalamment de son passé, expliquant que le régime de Kadhafi l’avait mis sur liste noire et banni du pays pour ses liens avec le GICL. Il me parla de ses liens étroits avec le cheikh Omar Abdel-Rahman, l’infâme « religieux aveugle » emprisonné pour son implication dans l’attentat de 1993 au World Trade Center, qu’il avait aidé à traverser la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan pendant la guerre des moujahdine contre l’Union soviétique. La guerre pour débarrasser le pays de la dictature de Kadhafi est peut-être terminée, mais la bataille pour le contrôle de la Libye post-révolutionnaire a seulement commencé. Et cela va surprendre quelques-uns que les radicaux, les jihadistes, les salafistes, et les vétérans du GICL tentent de combler le vide du pouvoir et remplacer la dictature par une autre. « 

Traduction : Yves Daoudal.

Source: http://www.islamisation.fr/

10/09/2011

Le « faux cul » du jour…

Abdelhakim Belhaj, l’islamiste qui remercie les Occidentaux

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Et les Occidentaux d’y croire… Ca se nomme « brosser dans le sens du poil »…

FDF

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Que sait-on du chef militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj, soupçonné de liens avec Al-Qaïda? Arrêté par la CIA en 2004, il remercie désormais les pays occidentaux pour leur aide dans la chute du régime de Kadhafi. 

Le chef militaire de Tripoli, Abdelhakim Belhaj, inquiète. Ancien combattant en Afghanistan, arrêté par la CIA, il rend pourtant aujourd’hui hommage à l’Otan pour son action en Libye. Mais il est toujours montré du doigt pour d’anciens liens supposés avec Al-Qaïda. Pourtant, dans les interviews qu’il accorde aux médias occidentaux, Belhaj veut rassurer. « L’Occident n’a rien à craindre des combattants libyens », assure-t-il à l’AFP le 6 septembre.  

« Nous voulons un état civil en Libye », expliquait-il au Monde trois jours plus tôt. « Je peux vous assurer que les révolutionnaires libyens n’ont aucun agenda de nature à susciter les craintes de l’Orient ou de l’Occident », déclare le chef du Conseil militaire de la capitale, dans son QG dans l’enceinte de l’aéroport de Mitiga à l’est de Tripoli. 

Né en 1966 à Tripoli, ce diplômé d’une école d’ingénieur est l’un des fondateurs du Groupe islamique combattant (GIC) libyen, « une petite formation ultraradicale qui, dans les années précédant le 11 Septembre, possédait au moins deux camps d’entraînement secrets en Afghanistan », explique Libération. « En Libye, nous vivions sous un régime dictatorial (…) Il n’y avait pas d’autre choix que la lutte armée » plaide-t-il au Monde

« Nous n’avions aucun lien idéologique avec Al-Qaïda »

Pour la suite de son parcours, si l’on en croit son entretien au Monde, Abdelhakim Belhaj quitte la Libye en 1988 pour l’Arabie Saoudite. De là, il raconte qu’il rejoint l’Afghanistan, pays qu’il quitte quand les Moudjahidines prennent Kaboul en 1992. Il voyage alors, en Turquie et au Soudan notamment.  

Interrogé sur ses liens supposés avec le groupe terroriste d’Oussama Ben Laden, Abdelhakim Belhaj rejette ces allégations. « Nous n’avions aucun lien idéologique avec Al-Qaïda. La seule chose, c’est qu’on s’est trouvé en même temps que cette organisation sur le même théâtre des opérations (l’Afghanistan) et cela ne veut pas dire qu’on a les mêmes affinités idéologiques », ajoute-t-il. « Au contraire, défend-il dans son interview au Monde, quand Oussama ben Laden a fondé le Front islamique mondial de lutte contre les juifs et les croisés, à l’automne 1998, nous avons refusé d’en faire partie ».  

Arrêté par la CIA dans le cadre de la lutte contre la nébuleuse Al-Qaïda, il est livré à la Libye et emprisonné. Il est finalement libéré en mars 2010, « à la faveur de la politique de clémence de Seif al-Islam », explique le Figaro, en échange d’une promesse de renoncer à la lutte armée. Le GIC est alors dissout. « Nous avons tenu promesse, dit-il au New York Times, la révolution a commencé pacifiquement, c’est Kadhafi qui a réprimé violemment les manifestations. » 

Quand Abdelhakim Belhaj rejoint les rangs de la rébellion, il apporte l’expérience militaire qui fait défaut aux jeunes combattants. Il rallie le maquis du Djebel Nefousa, détaille Le Figaro, et participe « en première ligne aux opérations qui aboutissent à la chute de Tripoli ». Et s’il est choisi comme chef militaire de la capitale par le Conseil national de transition, c’est pour que celui-ci le garde sous son contrôle, selon le New York Times.  

Hommage à l’Otan

Belhaj rend désormais hommage à l’Otan pour avoir aidé à la libération de Tripoli en fournissant une couverture aérienne à l’opération lancée par les combattants contre la capitale et qui a débouché, le 23 août, sur la prise de la forteresse de Bab al-Aziziya, le centre du pouvoir de Mouammar Kadhafi. 

Le Libye n’est pas comparable à l’Irak

Concernant la situation à Tripoli, le chef militaire se montre rassurant. « La situation est en train de se stabiliser. Je ne pense pas que les forces de Kadhafi aient encore la capacité de réagir. Elles ne peuvent plus déstabiliser Tripoli, mais quelques opérations lâches ne sont pas à exclure ». 

Pour l’avenir, il se veut confiant: « Il n’y a aucune comparaison possible entre la Libye et l’Irak » dit-il, relevant que l’Irak, contrairement à la Libye, n’a pas connu en 2003 de soulèvement populaire contre le régime de Saddam Hussein. En outre, « il n’y a pas eu en Libye une intervention militaire directe (envoi de troupes au sol) ». Dans les pages duNew York Times , il l’affirme: lorsque la situation militaire sera stabilisée, les unités de combattants qu’il dirige seront dissoutes et fusionnées avec les forces de police ou l’armée.  

Interrogé par la CIA et le MI6

Le moindre des paradoxes est que l’homme qui remercie aujourd’hui les pays occidentaux pour leur intervention en Libye a été arrêté par la CIA avant d’être remis au régime Kadhafi en 2004. Une arrestation qui réalisée dans le cadre de la politique américaine d’extraordinary rendition: la livraison de suspects de terrorisme à des pays pratiquant la torture. Arrêté avec sa femme enceinte, à Kuala Lumpur, en Malaisie, il est remis à des agents de la CIA à Bangkok (Thaïlande) qui l’interrogent, avant de l’expédier en Libye où il a été mis en prison et torturé régulièrement – puis condamné à mort.  

Des documents découverts dans le bureau abandonné de l’ancien chef du renseignement libyen Moussa Koussa à Tripoli montrent que les services de renseignements occidentaux -MI6 britannique et CIA- ont dévoilé ses noms de guerre français et marocains. Belhaj raconte au Guardian que des membres des services secrets britanniques étaient présents lors des premiers interrogatoires à Tripoli. Selon le quotidien britannique, le chef militaire entend exiger des excuses des autorités britanniques. Et David Cameron a demandé une enquête sur les allégations de complicité dans les actes de torture du MI6 avec le régime de Kadhafi. 

Source: http://www.lexpress.fr/