Francaisdefrance's Blog

08/03/2012

Viande halal. La liste des abattoirs conventionnels: nous l’avons enfin…

Et oui; on va la régler, cette polémique. Entre mensonges électoraux et invasion islamiste, cette liste devrait nous éclairer.

L’intérêt de cette liste: chaque abattoir a sa référence ainsi votre boucher qui connait cette référence pour la viande qu’il achète sera en mesure  de savoir si cet abattoir figure sur la liste et du coup savoir s’il vend de la viande non rituelle. Dans les supérettes, les barquettes de viande indiquent aussi la référence de l’abattoir et donc le consommateur est à même de savoir par lui-même si la viande qu’on lui propose est garantie non rituelle ou s’il y a risque qu’elle le soit.

FDF

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Le gouvernement refusant  de publier cette liste l’OABA l’a fait.

Liste des abattoirs conventionnels (ni halal ni casher) en France métropolitaine (source l’Oaba — l’Œuvre d’assistance aux bêtes d’abattoirs).

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http://www.leparisien.fr/complements/2012/03/08/1895538_abattoirs.pdf

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Merci à T…

02/08/2011

Viande halal: l’étourdissement autorisé…

Il faut que l’on m’explique, là. Je n’ai pas tout compris. Pourquoi donc cette sauvagerie exercée durant l’abattage? Par sadisme? Certainement.

Plusieurs « hautes éminences » du monde islamique donnent leur avis…

FDF

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Sans étourdissement, c’est plus marrant…

Le Cheikh Ahmed HAMMANI* (Algérie),

Président du Haut Conseil Islamique d’Algérie :

s’appuyant sur l’avis du Cheikh Mohamed ABDOU (Egypte), du Cheikh Rachid REDHA (Egypte), fondateur de la célèbre revue “Al’Manar“ du Caire, du Cheikh Atiyya SAQR, président du “Conseil de la Fatwa“ auprès de l’Université d’Al Azhar (Egypte), conclut que : « les sacrifices opérés par les gens du livre (Juifs et Chrétiens) y compris par des moyens appropriés visant à rendre inconscient l’animal avant la saignée sont licites pour les musulmans… »
[Réf. pages 361, 362, 36, “Fatawa“ de Cheikh Hammani, SNED éditions, 1993, sous le patronage du Ministère des Affaires religieuses, Alger]

Wahba AZ-ZUHAYLI (Syrie),

Professeur à l’université de Damas, partage sensiblement le même point de vue dans “Encyclopédie du droit musulman“ éditée à Beyrouth en 1994.

Abdelkrim ZAYDAN (Iraq),

dans son Encyclopédie du droit musulman – “Al’Mufassal“, [tome 3, page 31], insiste fortement sur le principe de l’immolation de l’animal fondé sur la tradition prophétique évoquée ci-dessus, tout en ajoutant que :
« L’étourdissement par moyens électrique, “al-âlati al-kahraba’iyati“, soulage l’animal lors de l’immolation et réduit sa douleur. Ce principe s’inscrit dans la visée de la loi coranique à condition que l’étourdissement en question n’entraîne pas simultanément la mort de l’animal. »

Atiyya SAQR (Egypte),

président de la Commission de la Fatwa de l’Université d’Al-Azhar, dans « Le meilleur discours » – “Ahssan al-kalam“ .
Editions Dar Al-Ghad Al-Arabi, dernière édition, tome 1, p. 348, 349, 350.

La “COMMISSION EGYPTIENNE DE LA FATWA“

a rendu le 18 décembre 1978 la “Fatwa“ suivante, signée par Jad-al-haq Ali JAD-AL-HAQ, ancien Recteur de l’Université d’Al’Azhar :
« Si l’électrochoc ou l’anesthésie de l’animal avant de le saigner a pour objectif de réduire sa résistance sans provoquer sa mort, il est permis d’y recourir… », et il ajoute « par contre, si l’électronarcose ou tout autre moyen d’anesthésie provoque la mort de l’animal, il n’est pas permis d’y recourir. »

Le “CONSEIL SAOUDIEN DE LA FATWA“,

répond à cette question dans la “Fatwa“ 22-16 de l’an 1396 de l’Hégire (1979). Elle est citée, concernant l’importation de la viande halal, dans “Ahkam al-dhabh wal-luhum al-mustawradah min al-kharij, majmu’at min al-fatawi“ – Dar Al-Thaqafa, Riyad, 1979, et stipule que :
« si l’animal a été abattu par un pistolet ou par un choc électrique dont il est mort, la viande est illicite en vertu de la Sourate 5 verset 3. Mais si dans ce cas l’animal a été égorgé pendant qu’il était encore en vie, la viande est considérée comme licite.

05/07/2011

Un débat sans fin…

Exploitée par n’importe qui, bafouée sans cesse, la loi de 1905 fait des remous. Ils sont capables (nos « décideurs ») de changer NOTRE Constitution pour l’abroger. Ainsi, l’invasion par la construction de mosquées battra son plein. Allons-nous nous laisser faire?

FDF

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La séparation des Eglises et de l’Etat devant le Conseil d’Etat

Une collectivité publique peut-elle contribuer à l’achat d’un orgue installé dans une église, à l’implantation d’un abattoir halal ou à la construction d’un ascenseur pour accéder à une basilique ? Le Conseil d’Etat était saisi, vendredi 1er juillet 2011, d’épineuses questions sur la séparation des Eglises et de l’Etat.

La plus haute juridiction administrative a examiné 5 pourvois ayant trait aux conséquences de la fameuse loi du 9 décembre 1905 sur l’action des collectivités publiques concernant des édifices cultuels ou des équipements en rapport avec la pratique d’une religion.

D’une manière générale, le rapporteur public, Edouard Geffray, a préconisé une approche conforme à « l’équilibre complexe, subtil et libéral » instauré par la loi de 1905 entre la pratique des cultes et l’intérêt public.

Le Conseil d’Etat a mis ses décisions en délibéré.

Un dossier concerne l’octroi d’un bail emphytéotique à la fédération cultuelle des associations musulmanes de Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour l’édification d’une mosquée.
Un pourvoi attaquait cette décision de la municipalité. Le rapporteur a demandé qu’il soit rejeté.

Pas uniquement pour les fidèles – Un autre porte sur une subvention de la ville de Lyon ayant contribué au financement des travaux d’un ascenseur destiné à faciliter l’accès des personnes à mobilité réduite à la basilique de Fourvière.
La « Fédération de la libre pensée et de l’action sociale du Rhône » attaque cette subvention. Là aussi, le rapporteur a conclu au rejet. Pour lui, cet ascenseur n’a pas vocation à servir uniquement aux fidèles, mais contribue également au « développement économique et touristique de la ville ».

Trois autres pourvois ont été formés par des municipalités dont les décisions avaient été annulées par des cours administratives d’appel. Tous ont été considérés comme valables par le rapporteur, qui a demandé que les arrêts des cours d’appel concernées soient annulés.

Convention pour encadrer – L’un concerne la commune de Trélazé (Maine-et-Loire), dont le conseil municipal avait décidé l’acquisition et la restauration d’un orgue devant être installé dans l’église communale.
Pour le rapporteur, l’usage de l’instrument devant être « culturel », la municipalité peut très bien le financer et l’installer dans l’église, dès lors qu’une convention encadre son éventuel usage à des fins cultuelles.

Un autre porte sur la participation de la communauté urbaine du Mans au financement des travaux d’aménagement d’un abattoir pour ovins à l’occasion des fêtes musulmanes de l’Aïd-el-Kébir.
Dans ce cas, le rapporteur a fait valoir l’équilibre entre pratique des cultes et intérêt public local, lié notamment à des impératifs de salubrité et de santé publiques.

Enfin, la ville de Montpellier défendait sa décision de faire construire une salle polyvalente, par la suite utilisée, entre autres affectations, comme mosquée.

« Vous avez là un aperçu des questions posées par la loi de 1905 » dans « un environnement normatif, jurisprudentiel et sociétal qui a beaucoup évolué » en un siècle, a relevé le rapporteur public.

12/10/2010

Invasion islamiste: les peuples européens refusent d’aller à l’abattoir !

Ci-dessous une bonne analyse de Lucien Oulahbib. Et ben, je peux vous dire que ça fait réfléchir…

FDF

Il suffit d’écouter le ton sec et sans appel des « experts » que le monde entier nous envie, ceux du Quai d’Orsay bien sûr, écartant d’un air pincé les récentes revendications attribuées à l’AKMI (abrogation de la loi sur le voile islamique, libération de certains des leurs, rançons) pour entendre le degré d’incompréhension, quasi absolu, et atteignant même des cimes insoupçonnées, de ces fameux experts envers cet ennemi qui sait, lui, en jouer intelligemment. Ainsi ces « experts »méprisent leur dextérité en la matière ; surtout lorsque ces « terroristes » savent faire rappeler, au grand dam de ceux qui leur nient cette capacité (à commencer par Obama), qu’ils sont musulmans, qu’ils appliquent l’islam non seulement intégralement (islamisme) mais militairement (djihadisme); d’où leurs diverses revendications qui viennent donc d’être écartées sèchement.

Pourquoi ? Parce que la plus importante ne correspond pas à la carte dessinée et vendue aux populations pour expliquer le territoire (le dit « terrorisme ») ; il y est en effet indiqué que ces « terroristes » n’ont rien de musulman (puisque religion de paix) donc ils ne peuvent pas avoir ce genre de revendication, en particulier l’abrogation de la loi sur le voile islamique, CQFD ; certains commentateurs y allant même de leur petite exégèse : il s’agirait de la loi sur la burqa alors que la notion « voile islamique » renvoie en réalité à tous les voiles indépendamment de leur taille. Mais cette revendication sera rejetée. Absurde ! disent les experts. Pourquoi ? S’ils ne sont pas seulement des bandits, les preneurs d’otages peuvent aussi avoir des revendications politiques, ce que n’osent imaginer nos experts car toute leur stratégie multiculturaliste de changement de peuple ira à vau-l’eau peu à peu.

C’est précisément parce que les peuples européens refusent d’aller à l’abattoir (même halal) qu’ils se rebellent et votent pour des patriotes qui leur promettent non pas le racisme mais le retour à la société de leurs pères, société d’antan certes (qui ne réduit pas à la sauvegarde du fromage bio) mais aussi société qui pouvait être tolérante et ouverte si on ne venait pas la v(i)oler ; et cela n’a rien à voir avec une affaire de « race » puisque à la fin du XIXème siècle les saisonniers italiens qui venaient aider aux vendanges étaient poursuivis dans les rues d’Arles par des journaliers français enragés.

Aujourd’hui, une élite de repus (dont Mélanchon fait partie) somme les peuples de changer d’âme, de corps, au nom d’une conception idéaliste et romantique des droits humains, oubliant que les corps, même absous de leurs papiers, ne sont pas seulement que des porteurs de semence démographique et de force de travail, ils transportent aussi leurs racines qu’ils veulent nécessairement implanter et voir prospérer. D’où les tensions, d’où le désir des groupes islamiques de prospérer aussi, même s’ils ne sont que quelques milliers, car leur fonction d’éperons force les Etats à leur concéder des niches spirituelles et, de là, les aident à emprisonner leurs congénères dans leurs serres fanatiques.

Au lieu de pousser à la sécularisation, le fait de céder à diverses revendications ne fait que renforcer son refus. Voilà ce qui a été compris et à juste raison par certains patriotes qui veulent désormais que leurs pays leur reviennent, (take my country back disent les membres des tea parties) il faut arrêter le suicide, le sacrifice à grande échelle fait par les nouveaux prêtres de l’alter-islam de plus en plus au pouvoir, en France, mais aussi et surtout aux USA et en U.E.

10/09/2010

L’essor du business halal.



La croissance de ce marché (plus 10 % cette année) ne profite pas seulement aux industriels. Les mosquées aussi en tirent bénéfice.

Vingt-deux. C’est le nombre de restaurants Quick proposant, depuis le 1er septembre, « une gamme de produits à base de viande certifiée halal » : qua­torze de plus qu’en début d’année. Beaucoup sont en région parisienne : Argenteuil, La Courneuve, Montreuil, Saint-Ouen… D’autres à Marseille, Roubaix, Villeurbanne, Strasbourg : des villes où la communauté musulmane est nombreuse.

L’enseigne de restauration rapide a pris sa décision après un test de six mois dans huit de ses fast-foods. « Le point de départ a été l’introduction de la viande halal au restaurant Quick de Toulouse-Mirail en juillet 2009, pré­cise un communiqué de presse. Cet essai faisait suite à une démarche du franchisé exploitant le restaurant. Celui-ci avait constaté l’évolution de la concurrence, avec l’ouverture de points de restauration rapide indépendants pro­posant des produits halal, et l’impact négatif que ceux-ci avaient eu sur la fréquentation et les ventes de son établissement. Les effets positifs de l’introduction de la viande halal dans la gamme de produits ont été rapidement constatés. […] La progression mo­yenne des ventes des huit restaurants sur la période a été de l’ordre de 100 % ; leur fréquentation a quasiment doublé et leur ticket moyen a enregistré une forte progression. »

Estimant que « cette offre pouvait être une source de croissante intéressante », Quick a donc multiplié le nombre de ses restaurants halal, malgré les réticences de parlementaires et d’élus locaux.

Selon une étude publiée par l’a­gence Solis en janvier, la croissance du marché halal atteindra 10 % cette année et son chiffre d’affaires est considérable : « 4,5 milliards d’euros seront dépensés en 2010 par les mé­nages pour leurs achats de produits alimentaires halal », plus un milliard d’euros dans le circuit de la restauration rapide. Alors que ce secteur n’intéressait il y a quinze ans que des marques halal historiques (Dounia, Isla Délice, Médina Halal…), les profits attendus séduisent désormais de grands groupes agroalimentaires comme Fleury Michon, Charal, Duc ou encore Nestlé.

Les hypermarchés aussi multiplient l’offre de produits halal : Casino a créé sa marque, Wassila ; Carrefour pro­pose la gamme Sabrina. « La grande distribution a fait ses calculs », expliquait récemment la sociologue Flo­rence Bergeaud-Blacker dans Libé­ration : « [Elle] ne veut pas se priver de la consommation d’une clientèle potentielle de musulmans (estimée à environ 5 millions) qui, selon des  estimations, pèserait quatre fois la consommation bio ». « Les jeunes populations, issues de la deuxième ou troisième génération, veulent pouvoir manger des spécialités occidentales tout en respectant les exigences de leur religion », résume le directeur de l’agence Solis, Abbas Bendali. Selon l’Ifop, la pratique du jeûne durant le ramadan est « en forte hausse depuis 1989 » : 70 % des musulmans de France disaient le respecter en 2007, au lieu de 60 % il y a vingt ans. Et 62 % des personnes se déclarant musulmanes affirmaient « consommer uniquement de la viande halal » (“Enquête sur l’implantation et l’évolution de l’islam de France, août 2009”).

Les industriels ne sont pas seuls à se réjouir du développement de ce mar­ché : celui-ci est en effet contrôlé par trois grandes mosquées (celles de Paris, de Lyon et d’Évry-Courcouronnes) qui en tirent des revenus substantiels.

Le commerce halal (littéralement “licite”) repose sur une prescription du Coran, qui interdit aux musulmans de « consommer la chair d’une bête morte, le sang et la viande de porc [et] la viande d’un animal sur lequel on aura invoqué le nom d’une divinité autre qu’Allah » (sourate V, verset 3). L’animal doit être égorgé vivant, sans anesthésie, la tête tournée vers La Mecque, par un sacrificateur invoquant le nom d’Allah. Ces prescriptions imposent aux abattoirs d’employer des sacrifi­cateurs habilités. Ceux-ci doivent être musulmans, pratiquants et « de bonne moralité ».

À l’origine, ces agréments étaient délivrés par les préfets, mais l’assise juridique de ces décisions était fra­gile. En 1995, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, décida donc d’attribuer à la Grande Mosquée de Paris le monopole des habilitations et du contrôle de l’abattage rituel. Dès l’année suivante, le ministère accédait à la demande des mosquées d’Évry et de Lyon en les autorisant, elles aussi, à délivrer des agréments. « Elles ont été choisies en raison de leur importance, explique le bureau des cultes, au ministère de l’Intérieur. Il y a d’autres demandes individuelles, toujours pour des raisons financières, mais elles ont été refusées. »

Les trois mosquées ne s’en plaignent pas, car elles trouvent un intérêt à maintenir leur monopole. Cette année, la Mosquée de Paris a délivré 220 cartes de sacrificateurs, celle d’Évry 140 à 150 et celle de Lyon une trentaine, pour un prix unitaire allant de 150 à 160 euros.

Ces habilitations ne suffisent pas à garantir que la viande soit vraiment halal : il faut encore contrôler le travail du sacrificateur. Il existe de nombreuses associations de certification, mais les principales dépendent des trois grandes mos­quées : la Société française de contrôle de viande halal (Paris), l’Association culturelle des musulmans d’Île-de-France (Évry) et l’Association rituelle de la grande mosquée de Lyon. Un qua­trième organisme, AVS, se situe dans la mouvance de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF).

« Si le contrôle mené par nos services est concluant, nous établissons un contrat d’agrément avec l’abattoir », explique Fethallah Otmani, de la société AVS. Ce contrôle s’exerce sur le travail et la qualification des sacrificateurs. « Souvent, ils n’ont aucune compétence, affirme Fethallah Otmani. C’est pourquoi nous préférons mettre nos propres sacrificateurs dans les abattoirs qui font appel à nous. » Une pratique censée éviter les tromperies dénoncées par certaines fédérations musulmanes : « Il y a une véritable course aux certificats et, dans les faits, on constate que certains établissements qui ont ouvert il y a deux mois présentent des certificats qui datent d’un an », affirme le président de l’UOIF, Fouad Alaoui. « On estime que, pour 40 à 50 % des produits dits halal en France, le contrôle n’est pas assez rigoureux », ajoute le recteur de la grande mosquée de Lyon, Kamel Kabtane.

La concurrence est vive, sur ce marché, entre les différentes mouvances de l’islam en France. Car le service rendu par les associations de certifi­cation n’est pas gratuit : faire certifier la viande halal coûte 10 à 15 centimes d’euro le kilo. « L’a­battoir paie une taxe, dite taxe halal, à la mosquée avec laquelle il a signé une convention ou un contrat. Cette taxe varie selon le tonnage des viandes », expliquait Abdallah Zekri, membre du Conseil français du culte musulman (CFCM), dans le Soir d’Algérie, en 2006.

Certains abattoirs refusent cependant les contrôles que les mosquées vou­draient pratiquer, même lorsqu’ils emploient des sacrificateurs musulmans : « Nous n’avons pas de contrôle, cela représente un surcoût inutile », es­time ainsi le directeur de l’abattoir Sarovi, qui compte trois sacrificateurs habilités par la mosquée d’Évry.

Quoi qu’il en soit, la certification halal « est un marché juteux qui rapporte beaucoup d’argent », poursuivait Abdallah Zekri. « Près de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires », selon Kamel Kab­tane. Il s’agit cependant d’une estimation car il est difficile de chiffrer précisément la consommation de viande par les musulmans. Le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, parlait de 500 000 tonnes en 1995, ce qui paraît surestimé. D’autres sources parlent de 200 000 à 400 000 tonnes.

À quoi sert la “taxe ha­lal” ? La question suscite souvent l’agacement. « À votre avis ? On paie nos charges avec ! », répond un organisme de certification dépendant de la mosquée de Lyon. « Nous ne souhaitons pas répondre aux questions concernant la certification de la viande halal », dit seulement l’abattoir de Montereau, recommandé par la Mos­quée de Paris.

“Il y a trop d’intérêts en jeu du côté des grandes fédérations

Une autre question est souvent posée : qui contrôle les contrôleurs ? Personne – ce que regrettent certains représentants de la communauté musulmane. « Les commissions halal que l’on trouve dans les différents conseils régionaux n’ont, juridiquement, aucun pouvoir pour agir si elles se retrouvent face à une fraude. Il y a trop d’intérêts en jeu, du côté des grandes fédérations, pour qu’elles consentent à ce que le CFCM prenne la situation en main dans le contrôle de certification halal », déplore M. Iboudaaten, président du conseil régional du culte musulman de Champagne-Ardenne.

Cette prise en main se traduirait en effet par l’élaboration d’une charte unique définissant le halal et, surtout, la mise en place d’une caisse unique pour récolter les fonds. Or, qui dit caisse unique dit manque à gagner pour les grandes associations de certification – d’autant moins décidées à partager cette manne que d’autres secteurs se développent, parallèlement à l’agroalimentaire. Celui des cosmétiques, par exemple : les laboratoires pharmaceutiques sont de plus en plus nombreux à demander aux mosquées un contrôle de leurs produits pour obtenir une certification. L’essor du marché halal se poursuit.


Source : Valeurs Actuelles (via voxfnredekker)