Francaisdefrance's Blog

15/06/2012

Pourquoi Laurent Blanc sélectionne-t-il Ribery ? Parce que Nike arrose !

TOUT FINI PAR SE SAVOIR

Les dirigeants du foot à l’international (FIFA) sont corrompus jusqu’à la moelle par le fric et au national (FFF) par l’idéologie mondialiste et multiculturaliste et aussi le fric à forte odeur de pétrole.

Posted on 15 juin 2012 by Pierre Cassen – Article du nº 255 de Ripote Laïque

Ce soir, nous saurons si l’équipe de France, qui rencontrera l’Ukraine, après un piteux match nul contre l’Angleterre, a encore des chances de se qualifier pour la suite de l’Euro de football. Après une première vidéo, puis un article faisant suite au premier match, et à l’attitude du joueur Samir Nasri, j’avais fait savoir pourquoi une élimination précoce ne me dérangerait pas trop.

Les lecteurs de Riposte Laïque savent que Franck Ribery est un bon client de notre journal, qui a tenu régulièrement au courant les amateurs de football de toutes les frasques sportives et extra-sportives de celui qui a appelé son fils « Glaive de l’Islam », tout en imposant ses prières musulmanes avant le coup d’envoi des matches.

Les vrais amateurs de football ont constaté qu’en dehors de ses « exploits » extra-sportifs (affaire de prostitution avec une mineure, grève en Afrique du sud en solidarité avec son copain musulman Anelka, viré pour avoir traité le sélectionneur de fils de pute, procès avec le journaliste Guy Carlier, coupable d’avoir parlé de son comportement de racaille sur un plateau de télévision, etc…), depuis trois années, Franck Ribery ne mettait pas un pied devant l’autre en équipe de France, et que son apport, sportif et extra-sportif, était des plus discutables. D’où une question légitime : pourquoi Laurent Blanc, qui connaît tout de même le football, continuait-il à le sélectionner ?

La réponse est aisée : Ribery est le footballeur numéro un de Nike, pour toutes ses campagnes publicitaires. Et Nike donne, tous les ans, 42 millions d’euros à la Fédération française de football, employeur de Laurent Blanc, comme l’expliquent fort bien les deux journalistes Bruno Godart et Jérôme Jessel, dans leur livre « La décennie décadente du football français », édité chez Flammarion. Qui paie l’addition commande le menu…

http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2012/06/12/

Dans un autre registre, un lecteur de RL, Emmanuel, me fait savoir, autre anomalie, que Laurent Blanc a le même agent, Jean-Pierre Bernès (ancien âme damnée de Bernard Tapie quand celui-ci, alors président de Marseille, achetait certains matches) qu’une dizaine d’internationaux sélectionnés dans cette équipe, parmi lesquels l’inévitable Ribery, Samir Nasri, celui qui dit à la presse française de fermer sa gueule, et Alou Diarra, le capitaine, dont les performances sportives de l’année paraissent en décalage avec le statut qu’il se voit octroyé.

Et notre lecteur d’ajouter : Dans tout les cas, je ne m’étonne plus de rien quand on sait que la valeur marchande d’un joueur part à la hausse quand il est joueur international et que l’agent touche un pourcentage de ses émoluments et de son possible transfert. Depuis que le football est intimement lié à l’argent et aux affaires plus que lucratives, je préfère regarder l’équipe de France de rugby….

On pourrait ajouter que cela s’appelle, chez Laurent Blanc, un conflit d’intérêt.

D’autre part, le site « oumma.com » s’inquiète : la nourriture halal des joueurs musulmans de l’équipe de France est-elle vraiment halal ?

http://oumma.com/13059/joueurs-musulmans-de-lequipe-de-france-de-foot-mangent

On se rappelle en effet que l’international Vikash Dhorasso avait révélé que toute l’équipe de France mangeait halal, ce qui avait justifié une mise au point maladroite de Laurent Blanc : ni porc, ni halal !

Sodhexo, qui fournit donc alimentairement l’équipe de France, est sommé de rassurer la communauté musulmane quant à l’authenticité de la viande sacrée servie aux disciples du prophète sélectionnés par Laurent Blanc !

Pour conclure, on se rappellera qu’en 1998, le sélectionneur Aimé Jacquet avait choisi, pour la Coupe du Monde que la France gagnera, de laisser à la maison la star Eric Cantona, et ses nombreuses publicités pour Nike, pour préserver un état d’esprit collectif que l’individualisme de « Canto » aurait menacé. Quinze ans plus tard, Laurent Blanc et Nike imposent Ribery à la France !

Quel meilleur exemple pour justifier le titre de l’ouvrage des deux journalistes, « La décennie de décadence du football français ». On ne pleurera donc pas si, comme en 2010, cette équipe de milliardaires prétentieux et souvent incultes, ne montrant aucun amour du pays et du maillot, et un rare mépris pour l’hymne national, ne fait, tel Mélenchon à Hénin Beaumont, qu’un tour, et rentre précipitamment à la maison.

Pierre Cassen

Carton rouge à Laurent Blanc:

http://sitasecure.wordpress.com/2012/02/06/sita-a-voir-ou-a-revoir-carton-rouge-a-laurent-blanc/

Qatar : la face cachée de la Coupe du Monde 2022

Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

En plein Euro de foot, l’association Human Rights Watch vient juste de publier un rapport de 150 pages sur les conditions de travail des ouvriers pour l’essentiel immigrés qui oeuvrent à la construction du paradis artificiel et footballistique qui doit accueillir la Coupe du Monde 2022 au Qatar. Si les investissements financiers sont estimés à 160 milliards de dollars, impossible d’évaluer le coût humain de ce projet pharaonique dont le riche émirat pétrolier se soucie fort peu.

Kin Cheung/AP/SIPA

Kin Cheung/AP/SIPA

Une Coupe du Monde achetée par les pétrodollars et le lobbying bienvenu mais pas gratuit de stars comme Zidane ou Guardiola, des stades démontables, construits au milieu de nulle part  climatisés à l’énergie solaire, un événement mondial organisé dans un pays grand comme le département de la Girondedont la passion pour le foot  fluctue au gré des coups de coeur du Cheikh Al Thani et des placements du fonds souverain qatari.Selon le rapport de Construction News qui regroupe les analyses d’un spécialiste allemand de la finance, l’organisation du plus grand évènement sportif de la planète devrait coûter 160 milliards d’euros environ à l’émirat qatari : 124 milliards d’euros pour les stades et 36 milliards pour les infrastructures de transport. A elle seule, la climatisation dans les stades (pour régler ce fameux problème de chaleur) devrait couter 35 milliards d’euros. Enfin, une ville entière nommée Lusail sera créée. Elle surplombera le stade qui accueillera le match d’ouverture et la finale. Montant de la facture: 32 milliards d’euros.

Des milliards que ne verront pas à coup sûr les ouvriers migrants qui n’auront pas plus l’occasion d’assister au début d’un match de foot mais qui s’affairent déjà à la construction laborieuse de ce paradis footballistique artificiel sous des températures caniculaires et dans des conditions de travail déplorables. Au-delà du coût financier du joli jouet que s’offre l’Emirat, l’association Human Rights Watch s’est intéressée au coût humain de ce projet pharaonique.

Le Qtar présente une situation démographique unique au monde. Les travailleurs migrants représentent 94% de la population du pays. Le ratio le plus élevé au monde. Et le pays, peuplé de 1,6 millions d’habitants entend encore recruter jusqu’à un million de travailleurs migrants au cours de la prochaine décennie afin de construire les fameux stades et infrastructures nécessaires à l’accueil de cette Coupe du Monde.

Une « clause de non-concurrence » pour des ouvriers exploités

Dans un rapport de 146 pages, l’association examine les systèmes de recrutement et d’emploi, véritable source d’exploitation de ces ouvriers venus pour la plupart d’Asie du Sud-Est. Pas question de faire trimer un qatari.
Confiscation des passeports, contrôle abusif des travailleurs, restriction au droit du travail (difficile de quitter son emploi), sans compter les obstacles à la communication des plaintes auprès des services gouvernementaux, salaires impayés, retenues salariales illégales, campements  de travail insalubres et surpeuplés.Human Rights Watch a constaté que le Qatar, érigé dans nos contrées en bienfaiteur médiatico-footballistique, possède l’un des codes du travail les plus restrictifs : impossible de changer d’emploi sans l’autorisation de son employeur -une clause de non-concurrence pour les ouvriers exploités, il fallait y penser-. Même chose pour quitter le pays, le travailleur doit obtenir un « permis » de son employeur. La nuance avec la notion de travail forcé n’est pas très grande.
Dans la région, seule l’Arabie Saoudite a mis en place ce « permis de sortie ».Le système de recrutement est pour le moins original : les postulants doivent payer des frais de recrutements, dont les montants varient selon l’enquête de HRW de 726 à 3651 dollars, le tout payé sur emprunt à des taux d’intérêts qui peuvent aller jusqu’à 100% par an !
Travailleur venu du Bangladesh Mahmoud qui a emprunté 3298 dollars explique que s’il ne parvient pas à rembourser, « la banque sortira ma famille de la maison ». Ainsi la plupart des ouvriers hypothèquent leur maison dans leur pays d’origine pour trouver un emploi au Qatar.

Si l’Organisation Internationale du travail autorise la libre association, les lois du Qatar interdisent de se syndiquer. « La proposition récente du gouvernement d’une Union des travailleurs ne parvient pas à satisfaire aux exigences minimales de la libre association dans la mesure où tous les postes de prises de décisions sont réservés aux citoyens qataris » constate Human Rights Watch.

Carton jaune pour le Qatar et la Fifa ?

Dans une réponse à Human Rights Watch au ton très soviétique, les fonctionnaires du ministère du Travail ont répondu que «le ministère n’a reçu aucune plainte du travail forcé et il est inconcevable qu’une telle chose existe au Qatar, où le travailleur peut rompre son contrat, retourner dans son pays quand il le souhaite et l’employeur ne peut pas le forcer à rester dans le pays contre sa volonté ». Le rapport aborde également les préoccupations au sujet de la sécurité des travailleurs dans l’industrie de la construction du Qatar. Il met en lumière des divergences inquiétantes entre le nombre de décès signalés par les travailleurs de la construction des ambassades locales et le nombre déclaré par le gouvernement. L’ambassade népalaise a dénombré  191 décès de travailleurs népalais en 2010, et l’ambassade indienne 98 de migrants indiens. De nombreux décès seraient dus à des insuffisances cardiaques au moment des fortes chaleurs.
De son côté le ministère du Travail ne dénombre pas plus de six décès au cours des trois dernières années.L’Etat du Qatar, qui s’est engagé à améliorer les conditions de travail de ses ouvriers sans fournir d’indications claires sur les réformes envisageables, n’est pas seul en cause, le comité organisateur et la FIFA avaient promis au moment de l’attribution de la Coupe du Monde d’être attentifs aux droits des travailleurs. Jugée complice d’une mondialisation inéquitable, en 2010, des syndicalistes avait tenté de brandir en vain un carton jaune lors d’une réunion de l’ONU pour dénoncer la passivité de la FIFA face au non respect du droit du travail lors des préparatifs de la Coupe du Monde en Afrique du Sud. Bis repetita ?