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03/03/2019

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Nouvel article sur SITAmnesty

Dans le Doubs, l’aide sociale à l’enfance a un doute sur…

par sitamnesty

Cet article restera mis en avant
jusqu’à l’audience du 8 mars

logo fdesouche (françois de souche)logo LIBERATION L'ABERRATION…l’âge du jeune N’Diawar, 16 ans

A son arrivée en France début 2018, N’Diawar a été pris en charge dans un foyer pour mineurs, jusqu’à ce qu’un document jette le doute sur son année de naissance. Le parquet a engagé des poursuites. A la rue, privé d’aides, il a été recueilli par la famille de son avocate. Audience le 8 mars.

L’ancienne grange retapée en maison familiale respire la douceur des dimanches matin. La pâte feuilletée de la galette des rois gonfle doucement dans le four, la sauce épicée du rougail-saucisse frémit dans la poêle. Un jeune garçon et un adolescent, complices, finissent de confectionner des croissants au jambon pour l’apéritif. Dehors, le jardin a revêtu ses habits d’hiver. Les habitants de cette chaleureuse demeure de Saint-Maurice-Colombier – à mi-chemin entre Belfort et Besançon, dans le Doubs – sont Malo, le dernier, Salomé et Sasha, les adolescentes, Amélie et Olivier, les parents, et N’Diawar, un jeune Malien que la famille a comme adopté. Le chien, Ioka, et les tortues, Québec et Montréal, complètent les troupes. Il y a quelques mois encore, Amélie Baumont, avocate, n’aurait pas imaginé qu’elle logerait, chez elle, l’un de ses clients. Jusqu’au jour où le bâtonnier du tribunal de Belfort lui a demandé d’assurer la défense de N’Diawar, dont la trajectoire judiciaire en France aurait pu inspirer Kafka.

En février 2018, il arrive d’Espagne, où le bateau humanitaire qui l’a secouru en mer a accosté, et se présente au commissariat de Belfort pour solliciter de l’aide. Il déclare être né en 2002 à Bamako. Dans les semaines qui suivent, N’Diawar est hébergé dans un centre géré par une association pour le compte de la protection de l’enfance, et se rend à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), pour passer un premier entretien en vue de faire reconnaître sa minorité. Deux jours plus tard, le voilà convoqué à Montbéliard par la police de l’air et des frontières, qui a des questions à lui poser dans le cadre d’une enquête sur des passeurs, raconte son avocate : «A la fin de l’audition, on lui demande de justifier de son identité, ce qu’on ne lui avait pas demandé avant. Or la première chose que les passeurs font c’est de s’assurer que personne n’a ses papiers, c’est le b.a.-ba.» La police consulte alors le fichier Visabio et découvre une demande de visa datant de 2014 où une autre date de naissance est indiquée. Selon ce document, N’Diawar aurait 22 ans, et non pas 16.

«C’est sa mère qui (…) Lire la suite

sitamnesty | 2 mars 2019 à 5 h 46 min | Catégories : au CongoChance pour la FrancecollaborationEnrichissement culturel | URL : https://wp.me/pj5Mm-9c7

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