Etudiant en Histoire

La 46e édition du Festival interceltique de Lorient se tient du 5 au 14 août 2016. Malgré la menace terroriste, la fréquentation ne faiblit pas : au moins 750.000 spectateurs y sont attendus. Pour les accueillir, près de 4.500 artistes, dont les plus connus : Alan Stivell, Nolwenn Leroy ou encore le groupe Tri Yann… Autant de noms qui font vibrer les passionnés de musique celtique, dont l’auteur de ce papier. Les chants ont pour thème la liberté, la tradition, l’identité celtique et d’autres nobles idées.

À côté de ces grands noms de la chanson, on y voit aussi défiler les « bagadoù », ensembles musicaux composés de cornemuseurs, de bombardes et de percussionnistes qui interprètent des airs traditionnels du répertoire musical breton. Presque chaque ville a son bagad au style et aux costumes particuliers, ce qui suscite la fierté de nos amis bretons.

Eh oui, les Bretons sont fiers – à juste raison – de cette identité, de cette culture. En témoignent leurs chansons, véritables déclarations d’amour à leur terre natale. Il est d’autant plus regrettable que cette fierté magnifiée dans la musique soit inaudible dans les urnes.

En effet, la Bretagne est une des régions où le gauchisme dissolvant est le plus implanté. Voilà des gens qui, tout en célébrant leur histoire et leur patrimoine à travers l’art et la culture, continuent désespérément à voter pour le PS, EELV, Front de gauche et autres ennemis de leur identité. Et que dire de ces groupes « antifas » qui s’y multiplient comme des sauterelles d’Égypte ? Ces jeunes cocos qui se prennent pour de grands guerriers quand ils se mettent du rouge à lèvres pour défendre les droits des femmes… Du Guesclin doit s’en retourner dans sa tombe.

La gauche n’est-elle pas héritière de cette Révolution jacobine qui massacra des milliers de Bretons et de Vendéens lors des révoltes chouannes ? N’est-elle pas la bâtarde de cette IIIe République parisianiste qui interdisait (sic) « de parler breton et de cracher par terre » ? N’est-ce pas cette même gauche qui, aujourd’hui, soutient l’imam salafiste de Brest pour lequel écouter de la musique équivaut à forniquer avec une truie ? Oui, la gauche ne cesse de nier les particularismes régionaux à coups de brimades et d’humiliations, ce, depuis plusieurs siècles déjà.

Pourtant, aux cantonales de mars 2015, puis aux régionales de décembre, la gauche bretonne est sortie triomphante. La droite et les souverainistes ont été laminés. Quant aux autonomistes, leur résultat frise le zéro absolu. Imaginez-vous un fermier afrikaner voter pour le président Mugabe, ou un Gazaoui rejoindre les rangs du Likoud ? « Insensé », direz-vous. Tout aussi insensé qu’un Breton qui soutient la gauche.