Francaisdefrance's Blog

16/10/2015

GRAS MOU selon Rebsamen « Il n’a pas d’affect. Ce type est un galet, je n’en connais pas d’autre comme ça »

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 07:37
JCP

« Il n’a pas d’affect. Ce type est un galet, je n’en connais pas d’autre comme ça », soupire Rebs l’éconduit, en parlant de GRAS MOU
qui méprise les SANS DENT,
ça vous étonne, ce mépris qu’il a pour les français ????

«Frères ennemis» : la politique, ce monde sans pitié

En politique, c’est de son propre camp que viennent les coups les plus rudes. De Hollande à Le Pen en passant par Sarkozy, le livre « Frères ennemis », qui paraît aujourd’hui, passe au scalpel cette hyperviolence.

Charles De Saint Sauveur | 14 Oct. 2015, 06h45 | MAJ : 14 Oct. 2015, 06h48

Pas d’états d’âme pour François Hollande, même pour ses amis de vingt ans, comme François Rebsamen. Pas d’états d’âme pour François Hollande, même pour ses amis de vingt ans, comme François Rebsamen.
(AFP/Bertrand Guay.)

« Si l’on n’est pas prêt à affronter cette violence, ce n’est pas la peine de vouloir faire de la politique », glisse le député (les Républicains) Bruno Le Maire, qui n’a pourtant pas l’air d’un pugiliste forcené. Dans la bataille des primaires de 2016, les couteaux sont déjà tirés et il lui faudra — comme ses rivaux — rendre coup pour coup.

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A gauche, mêmes combats, comme le raconte avec brio « Frères ennemis », le livre — qui paraît aujourd’hui — de notre collaborateur Henri Vernet et de notre confrère (de « l’Obs ») Renaud Dély. Quatre ans après « Tous les coups sont permis », premier tome de leurenquête sur la violence en politique, ils nous plongent dans le bain bouillonnant des haines entre « amis ». Attaques dans le dos, castagnes à huis clos, trahisons internes. Elles sont d’autant plus vives que les grands clivages idéologiques ont disparu et que la surmédiatisation garantit une caisse de résonance à la moindre pique. Place, donc, aux duels d’ego, au bal à peine masqué des détestations personnelles. Sans jouer les Cassandre, on sait déjà qu’ils feront rage jusqu’à la bataille de l’Elysée en 2017. Qu’ils sèmeront dans chaque famille politique leur lot de brutalités, de coups tordus et de souffrances. Nul n’est épargné.

Hollande : le « galet sans affect »

C’est son ami Michel Sapin, ministre des Finances, qui le dit ; « François n’avait pas anticipé une telle violence. » Depuis trois ans, rien ne lui est épargné : procès en incompétence, déballage intime… L’exercice a même un nom : le Hollande bashing, miroir inversé de l’antisarkozysme qui avait rythmé le précédent quinquennat.

Sous le feu de la mitraille, François Hollande a une arme, ou plutôt un bouclier, froid comme l’acier : l’isolement. « J’étais seul avant d’être président. Je le suis resté. La solitude me protège », confie-t-il aux auteurs, avant de glisser : « Tous ceux qui sont autour de moi doivent me protéger et non se protéger. » Cette logique froide, implacable, l’a conduit à chasser de l’Elysée deux de ses plus proches collaborateurs, Aquilino Morelle et Faouzi Lamdaoui, avec qui les contacts sont, depuis, rompus.

François Rebsamen et Stéphane Le Foll, eux aussi, connaissent la disgrâce présidentielle. Moins brutale, certes, mais peut-être plus cruelle. Que reproche-t-il à ces fidèles absolus, restés à ses côtés quand il marchait dans le désert ? D’avoir vu le roi nu, quand il n’était plus personne ? « Stéphane et moi, François ne peut plus nous voir, il ne nous supporte plus », souffle Rebsamen, l’ami de vingt ans, qui a quitté en août son ministère du Travail pour la mairie de Dijon. Amer, comme Le Foll, de voir le président leur préférer le sémillant Emmanuel Macron, qu’il trouve si « drôle et plein d’humour ». « Il n’a pas d’affect. Ce type est un galet, je n’en connais pas d’autre comme ça », soupire Rebs l’éconduit. Hollande, cynique, théorise : « Le président n’a pas d’amis. Il ne peut pas en avoir. »

Le Pen : après lui, le déluge

Le 20 août, sur ordre de sa propre fille, Jean-Marie Le Pen a été exclu du parti qu’il avait fondé il y a quarante-trois ans. Trop de provocs, de dérapages. Depuis, le patriarche de 87 ans entend mener à bien un dernier combat : faire chuter celle à qui il ne pardonne pas de « gauchir » son vieux parti d’extrême droite.

La blessure d’orgueil est d’autant plus vive qu’il est persuadé d’être tombé dans un piège tendu par sa fille et son bras droit Florian Philippot. Il en est sûr, ce dernier « a pris les commandes » du FN… pour mieux le crasher. Dans « Frères ennemis », il ose la comparaison avec le copilote de la Germanwings, qui précipita son Airbus dans les montagnes du Mercantour : « Comme Lubitz, Philippot avait mûri son projet de longue date. […] Il a sauté sur l’occasion de mon interview (NDLR : sur RMC, le 2 avril, quand il a refait des chambres à gaz un « détail » de l’histoire) pour déclencher l’opération », dit Le Pen, persuadé qu’on a voulu l’« éliminer ».

Marine Le Pen ne se fait pas d’illusions : « Il va me faire chier jusqu’à son dernier souffle. » Il est vrai qu’elle connaît si bien ce flingueur qui a passé sa vie à faire le vide autour de lui, écartant un à un ses vieux complices, puis purgeant le parti de ceux qui pouvaient gêner l’ascension de sa fille. Jean-Claude Martinez, le prof de droit, complice de toujours, fut de ceux-là. Avant d’être écarté, il lui avait soufflé cet avertissement : « Au revoir Jean-Marie. Et surtout, fais attention à ta fille. »

Thévenoud, le grand brûlé

« Je suis juste un con, un con, un con… » gémit Thomas Thévenoud dans l’ouvrage. Un an après son éviction brutale du gouvernement, au bout de neuf jours seulement, il se désespère encore de sa négligence — il n’a pas payé d’impôts depuis trois ans — qui a stoppé net son ascension politique. « Dingue », « taré », tout y passe. Et il n’a pas fini de se flageller, tant le désastre paraît immense : sa femme Sandra a perdu son travail, ses filles ont été harcelées, sa mère va chez le psy… Sans compter ces lettres d’insultes, ces invectives dans la rue devant ses enfants, ces menaces de mort. Passé au laminoir de la déchéance publique, il a songé à tourner la page de la politique… et puis non. Il se représentera à l’Assemblée en 2017, même s’il ne se berce pas d’illusions sur ses chances. Mais après tout, d’autres que lui, à commencer par François Mitterrand, sont revenus de l’enfer. La politique est un drôle de jeu : elle tue, mais on n’est jamais vraiment mort.

« Frères ennemis », de Renaud Dély et Henri Vernet, chez Calmann-Lévy, 18 €. > Venez débattre et poser vos questions sur nos
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