Fin du faux suspense : Marine Le Pen sera bel et bien candidate aux élections régionales. Après plusieurs semaines de « réflexion », la présidente du Front national a confirmé mardi 30 juin qu’elle mènerait la liste de son parti pour le scrutin de décembre dans la grande région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Les sondages la donnent d’ores et déjà favorite face à ses adversaires. Selon une enquête Opinionway publiée mardi dans Le Figaro, Marine Le Pen recueillerait 32% des voix au premier tour, contre 26% à la liste de droite conduite par Xavier Bertrand et 18% à la liste PS emmenée par Pierre de Saintignon. Au second tour, en cas de triangulaire FN-droite-PS, elle l’emporterait avec 37% des voix contre 32% à la liste Les Républicains-UDI et 31% à la gauche.

La question se pose désormais : le FN peut-il vraiment remporter cette région, issue de la fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie ?

Oui, c’est devenu un bastion du vote frontiste

En seulement quatre ans, l’électorat séduit par l’extrême droite dans cette région a largement progressé, passant de 17,05% des voix aux régionales de 2010 à 36,75% aux européennes en 2014, comme le rappelle Le Monde. Les élections municipales de 2014 ont permis au Front national de remporter deux villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dès le premier tour, et Villers-Cotterêts (Aisne) au second. Et, en mars dernier, aux élections départementales, le FN a obtenu au moins 30% des voix dès le premier tour dans l’ensemble des départements de la région. « Partout où le FN avait pris des mairies en 2014, on a pris des cantons »,note Eric Dillies, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais, interrogé par francetv info.
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