Francaisdefrance's Blog

21/04/2015

Le « Mein Kampf des islamistes ».Gestion de la barbarie : le livre de chevet des islamistes

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 10:59

JCJC
Gestion de la barbarie (Abu Bakr Naji) se veut le parfait manuel du djihadiste. Cette « bible » du terroriste musulman, passée inaperçue ou presque en France, est surnommée le « Mein Kampf des islamistes ».

Écrit en arabe et publié sur Internet en 2004, ce livre est traduit en plusieurs langues. Son auteur, Abu Bakr Naji, est l’un des théoriciens les plus lus parmi les chefs djihadistes, aussi bien au sein de l’organisation État islamique que d’Al-Qaïda ou deBoko Haram.

Pendant 248 pages, Abu Bakr Naji décrit la stratégie du chaos nécessaire pour soumettre l’Occident à l’islam.

http://fr.novopress.info/184679/gestion-barbarie-livre-chevet-islamistes/

 

Gestion de la barbarie : le Mein Kampf de Daech

Publié le 25 mars 2015 par Malek Sibali – Article du nº 400

Ce livre que tous les services de renseignement doivent éplucher à la loupe, est traduit de l’arabe et publié en français depuis un certain temps par les Éditions de Paris. Il est considéré comme le guide idéologique et le manuel pratique de l’action d’al-Qaeda et de son allié Daech. Il se révèle aujourd’hui d’une grande actualité, puisque son contenu guide l’action stratégique de l’Organisation de l’État islamique (Daech) sur le terrain et celle de ses filiales partout dans le monde. De nombreux exemplaires de ce traité ont été récemment trouvés dans les lieux évacués par Daech en Irak ainsi que d’autres manuels que les idéologues du djihad appellent des « études stratégiques ». Les services de sécurité saoudiens l’ont également trouvé entre les mains des groupes terroristes arrêtés il y a quelques années en Arabie saoudite.

L’auteur affiché, Abu Bakr Naji, ne serait qu’un pseudonyme derrière lequel se cache, selon les analystes des mouvances islamistes, un groupe de réflexion au sein d’al-Qaeda, lequel comprenaient deux hommes de confiance très proches de Ben Laden et d’Ayman al-Zawahiri. Il s’agit, en effet de deux égyptiens: un ancien officier dit Seif El-Adl (l’épée de justice) et l’idéologue islamiste Mohamed Hassan Khalil el-Hakeyma. Tous les deux ont vécu et combattu dans les rangs d’al-Qaeda à Tora Bora et seraient les meilleurs théoriciens du djihadisme ainsi que les principaux coordinateurs des affaires de sécurité et de renseignements au sein de cette mouvance. Ces deux experts en matière d’intégrisme islamique possèdent une connaissance très approfondie de l’islam, du Coran et de tout le patrimoine religieux dont se nourrissent le Mouvement djihadiste mondial et tous les intégristes musulmans dans le monde.

L’objectif de ce traité dit « Gestion de la barbarie » est clairement annoncé dans le sous-titre : « L’étape par laquelle l’islam devra passer pour restaurer le califat. »

Pour y parvenir, les auteurs-idéologues de ce traité cherchent, d’une part, à encadrer les leaders de la mouvance islamique dans la voie du djihad offensif, et d’autre part, à communiquer leurs consignes terroristes aux islamistes du monde entier. Ils détaillent, exemples à l’appui, les instructions à suivre pour démoraliser et détruire l’Occident.

Le socle de leur stratégie comprend alors cinq axes fondamentaux. Le premier définit « la gestion de la barbarie ». Le second évoque les mesures politiques essentielles destinées à mettre en place les étapes de « la gestion de la barbarie », soulignant l’importance des tensions entre les nations et leur exploitation en faveur de cette gestion. Le troisième expose les bases et les politiques fondamentales susceptible de faciliter au jihadisme l’orientation, la planification et l’action, notamment l’importance de la gestion militaire et la pertinence dans la prise des décisions. Le quatrième axe se concentre sur l’analyse des problèmes et des obstacles qui pourraient freiner la mise en place de leur stratégie. Enfin, le cinquième axe se polarise autour des mécanismes de l’action du djihad.

En bref, ces cinq axes doivent éclairer et guider les jihadistes afin de franchir deux étapes décisives: celle de « l’humiliation et de l’épuisement » et celle de la « barbarie »

Le combat doit être mené à la fois tant dans les pays musulmans que dans les pays non-musulmans qualifiés de mécréants.

Dans les pays musulmans, la mouvance jihadiste doit engager leur conquête. Il faut s’attaquer aux régimes qui refusent d’intégrer le djihad, ainsi qu’aux mouvements islamistes qui n’accordent pas la priorité absolue au combat ni à la violence sacrée. Les pays gouvernés par des apostats ou par des musulmans dits modérés qui ne respectent pas la charia ou refusent son application, seront des cibles prioritaires. Tous les adversaires internes, considérés comme des traîtres, seront passibles de persécution et d’assassinat, conformément aux consignes des hadiths du Prophète. Après sa conquête de ces pays, la mouvance islamiste y établira le régime du califat.

Quant aux pays non musulmans, notamment les pays occidentaux, il faut d’abord procéder par y appliquer la première phase, celle de l’humiliation et de l’épuisement.

En quoi consiste cette première phase ?

Les stratèges de ce traité préconisent la multiplication des attentats qui choquent et traumatisent le monde entier à l’instar de celui du 11 septembre 2001 à New York et Washington, puis celui de Madrid, ceux de Londres, etc. Ce genre d’actes contribue, en effet, à saper dans l’esprit de la population occidentale le prestige et la puissance de leurs pays, qui, de fait, se trouvent obligés, suite aux attentats et de prises d’otages, à faire des concessions aux islamistes, à mobiliser leurs services de sécurité et leurs armées autour des lieux les plus sensibles, à épuiser leurs économies, bref, à se laisser humilier et se faire ruiner économiquement. Ont-ils déjà prévu ce qui s’est produit au lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015 ?

La deuxième phase, celle de la « gestion de la barbarie », devient alors incontournable.

A force d’humilier les gouvernements occidentaux, d’épuiser leurs potentiel économique, et d’affaiblir leur puissance de défense face aux attentats, aux règlements de compte, aux émeutes comme aux atrocités qui éclatent un peu partout, les responsables politiques occidentaux finiront par baisser les bras. Ils se trouveront à la merci des chefs mafieux et des gangs qui téléguident l’action des jihadistes, qui s’imposent alors comme seuls capables de garantir l’ordre et la sécurité, à condition que toutes leurs revendications légales ou illégales soient respectées. Sinon, ils paralysent totalement le pays rebelle, sèment le chaos, y instaurent la barbarie. Ceux qui refuseraient de se plier à ce chantage machiavélique, n’auraient le choix que la valise ou le cercueil. Parvenant à ce stade, l’Etat islamique émergerait et ferait allégeance au Califat islamique mondial.

Lors de la rédaction de ce traité il y a déjà une dizaine d’années, ses auteurs-idéologues, reconnaissaient que la mouvance jihadiste était encore dans l’incapacité d’affronter directement l’Occident, mais ils étaient convaincus qu’elle sera prochainement en mesure de provoquer une guerre planétaire et terroriste. Leur stratégie qui consistait à propager partout l’intimidation, la panique, la mort, la haine, la persécution, la torture, les horreurs, toutes les atrocités possibles, à frapper les musulmans et les non-musulmans, à ruiner les économies des puissances occidentales, à mettre en place cette barbarie et de la gérer, n’était pas effectivement impossible ni utopique.

Ce qui se passe, cependant, depuis plus d’une décennie, s’inscrit donc dans cette stratégie relative à la gestion de la barbarie. Les actions terroristes conduisent en effet à l’insécurité, à la panique, à la terreur dans maintes régions, mais aussi à faire fléchir les puissances occidentales. Les attentats de Madrid ont provoqué la chute du gouvernement conservateur et l’arrivée du socialiste Zapatero au pouvoir. Intimidé par les exigences des jihadistes, ce dernier a fait retirer les forces espagnoles engagées en Irak.

Ces idéologues du djihad, fins connaisseurs de la mentalité occidentale, réservent également une place particulière aux médias et à une manipulation intelligente de l’opinion politique. Sachant que le peuple en Occident ignore le danger des mouvances islamistes et la sauvagerie de leurs objectifs, ils trouvent, parmi les Occidentaux de « bons alliés », naïfs, opportunistes, ignares, anarchistes, gauchistes, droitsdhommistes, etc. En France, ils sont légion. Ils les encouragent et les incitent à s’interdire de faire l’amalgame entre l’islam et l’islamisme, entre les enseignements obscurantistes de l’islam et le jihadisme militant. La preuve, c’est que les derniers attentats à Paris, à Copenhague et à Bruxelles leur donnent raison. « Pas d’amalgame », hurle-t-on partout, comme si l’islamo-fascisme émerge du néant ou descend d’un astre lointain, et l’islam n’engendre pas de bêtes sauvages.

Pour conclure, je cite le traducteur qui considère la lecture de ce traité essentielle et, à bien d’égards, vitale. « Tout y est dit sans équivoque, écrit-il. Avec une précision clinique qui fait froid dans le dos, on nous y décrit le sort qui doit être réservé à l’Occident en général et à l’Occident chrétien en particulier. Les consignes que l’on y donne, les tactiques que l’on y propose, les recettes que l’on y énumère, ont, pour certains, déjà été pratiqués, d’autres sont en application au moment même où nous écrivons, d’autres sont encore en gestation. »

Il conseille aux Occidentaux de lire ce traité, exactement comme Lyautey disait à propos de « Mein Kampf »: « Vous devez lire ce livre. » Pourquoi ? Parce qu’il savait, lui, que l’avenir des Occidentaux, y compris des Français – et par-delà, celui du monde – s’y trouvait annoncé crûment. Noir sur blanc. Effectivement, ce Mein Kampf des islamistes est un document hallucinant. Il incarne l’objectif de la stratégie machiavélique et des actions perpétrées par les jihadistes qui cherchent à s’imposer par leur barbarie partout dans le monde. Il faut lire ce livre, l’offrir à tous les élus et les responsables des services de sécurité. Il faut le faire connaître, pour que nos politiciens, carriéristes et opportunistes, ne disent pas un jour : « Nous ne savions pas ! »

Malek SibaliNote : La télévision satellitaire américaine, Al-Hayat, qui diffuse en arabe, a consacré une présentation détaillée de cet ouvrage le jeudi 12 mars 2015. Voir :
http://islamexplained.com/UVG_0_ar/UVG_video_player_0_ar/TabId/89/VideoId/1541/398—.aspx

Un commentaire »

  1. version anglaise disponible gratuitement en pdf (The Management of Savagery, 268 pages), voir au bas de https://sitamnesty.wordpress.com/2009/10/13/gestion-de-la-barbarie-par-abu-bakr-naji/

    Commentaire par sitamnesty — 21/04/2015 @ 14:01 | Réponse


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