Francaisdefrance's Blog

28/09/2012

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Témoignage d’un ancien de l’UMP présent aux universités d’été du FN à la Baule.

Posted on 25 septembre 2012 by Gérard Brazon – Article du nº 270

J’ai passé un week-end assez étonnant à la Baule. Ne connaissant du Front National que ce que ce qu’en disaient et disent encore aujourd’hui, les médias. Ainsi que les » dérapages » de son fondateur Jean-Marie Le Pen. J’avoue être entré avec une certaine curiosité mêlé d’une certaine méfiance. Le samedi matin, à l’approche du Palais des Congrès de la Baule, il y avait déjà beaucoup de monde mais aussi beaucoup de journalistes. J’entre et je me retrouve devant les portiques qui font la joie de tous les citoyens depuis que l’idée d’une bombe ou d’un attentat obsède les esprits: Merci à qui ? Sûrement pas aux Bretons ni aux Auvergnats mais il faut bien l’admettre, du fait des adeptes de cette grande et belle religion de tolérance, d’amour et de paix qui nous gratifie de leur sollicitude attentive dès que l’on dit un mot de travers qui les contrarie sur leur prophète. Ils considèrent ipso facto, comme une insulte, tous propos qui n’est pas un mot de soumission et d’allégeance au « grand homme » tueur, pilleur, esclavagiste, gigolo dans sa jeunesse et pédophile à la fin!

Je franchis les portiques plus facilement que ceux de la Préfecture de Nanterre et j’arrive dans le hall ou je reçois une carte de presse pour suivre les Universités d’été du Front National.

Muni de mon précieux sésame, je peux circuler comme je l’entends sans constater de près ou de loin, de jeunes blonds aux yeux bleus et aux chemises noires. Diantre, pas un de ses dangereux réactionnaires et autres « ras du front » comme ils disent. En fait, de braves gens venus de tous les horizons et toutes les origines qui circulent, se rencontrent, s’abordent, rient ensemble et se retrouvent avec plaisir.

Ne connaissant personne, je me sens un peu orphelin dans cette joie partagée par ceux qui m’entourent. « La solitude dans la foule » comme dit le poète. Ils n’ont pas de soupçon dans le regard face à l’intrus manifeste. En fait, si je suis là, c’est que c’est normal et ma foi, vis ta vie semblent-ils me dire. J’en conclus que je suis libre de circuler. Aucun « fort en gueule » ne m’interpelle, aucun « gros bras patibulaire » ne me renifle et pour cause, il y en a pas de ces caricatures. On devine sous l’air débonnaire du service d’ordre, que ce sont des bénévoles, des militants qui font un boulot de surveillance et de canalisation. M’aurait-on menti ? Tous s’expriment dans une langue qui, sans être châtiée et tout à fait correcte et dénote plutôt une bonne culture générale. Pas d’arriérés mentaux politiques dans cette université, pas de beuglard avinés dès le matin, pas de gros beaufs demeurés ? Un peu plus rassuré, je m’avance dans la salle où règne un certain brouhaha comme dans toutes les salles ou la foule attend et bavarde. Le second étonnement c’est la jeunesse des militants. A l’UMP, la moyenne d’âge est plus élevée et en général c’est plutôt mauvais signe. J’en faisais souvent la remarque à cette époque où j’étais un militant de ce parti ou j’y ai même siégé en tant que Conseiller National. Un parti politique qui prétend détenir l’avenir ! Il ne peut pas avoir cette prétention en ayant, en tant que militants, une majorité de personnes âgées ou pour le moins, des femmes et des hommes ayant déjà réalisé la plus grande partie leur vie. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de jeunes à l’UMPmais rien à voir avec la composition de cette foule qui attend que les débats s’ouvrent.

De plus en plus rassuré (hé oui), je m’installe à côté de personnes qui se révèlent sympathiques et ouvertes et avec lesquelles j’engage la conversation. J’attends, moi aussi tranquillement le premier débat.

Et là, c’est mon troisième étonnement, les débats sont qualité, je dirai même de haute qualité car je n’avais jamais assisté à des réunions politiques ou les intervenants étaient de cette qualité tant sur le plan de l’expertise des intervenants que de la qualité des questions posées. Très honnêtement, je me suis de nouveau demandé pourquoi ce genre de débats en interne aux FN, ne transpirait pas dans les médias. Comment des journalistes présents à ces types de débats étaient dans l’incapacité de les retranscrire si ce n’est, en bons journalistes.

Je commençais à comprendre cette méfiance des militants et des responsables envers les médias en général. Il est vrai que lorsque les dirigeants de l’UMP ou du PS disent, y compris une banalité, les médias font le tri mais s’en font tout de même l’écho. Là, j’écoutais des débatteurs en économie, en finance, en fiscalité qui nous expliquaient du lourd et prouvaient que ces sujet pouvaient être abordables et compris par tous. Cela me rappelait François de Closets qui autrefois à la télévision expliquait, quand celle-ci était un outil pédagogique et non un machine à décerveler, ce qu’était l’économie d’un pays, d’une entreprise et que je comprenais tout.

En l’espace de deux heures, plusieurs tabous s’étaient effondrés.

– Je n’étais pas entré dans des locaux occupés par des militants agressifs, bien au contraire. Il n’y avait pas de gros bras le couteau entre les dents, le regard méfiant prés à bouffer de l’autre, de l’étranger, des « différents » comme disent les biens pensants.

– La moyenne d’âge des militants et le fait que rien n’est pris en charge par le FN. Tous viennent par leurs propres moyens et de toutes les provinces de France.

– Les intervenants n’avaient pas d’invectives à la bouche, pas de haine de l’autre. Ils ne bavaient pas d’inepties, ils étaient disciplinés et serviables. Tous écoutaient studieusement et applaudissaient la qualité des interventions.

Je finissais par me demander pourquoi je n’avais pas eu cette curiosité de venir plus tôt finalement. Au fond, je savais pourquoi, car je faisais partie de cette masse de Français qui avaient été intoxiqués par la diabolisation. Il est vrai, à ma décharge, que Jean-Marie Le Pen n’avait rien fait pour me rassurer du fait de ses propos que je ne vais pas rappeler ici mais qui, montés en épingle, ne pouvaient que produire cette diabolisation. Il semblait même s’en repaître parfois. Du moins c’était mon sentiment.

Je continuais mon bonhomme de chemin avec ma carte de presse autour du cou, une carte que je planquais au début car je me méfiais d’éventuelles réactions de militants ayant une dent envers cette presse si mesquine et foncièrement injuste. Même avec cette carte de presse, que l’on m’avait remise à l’entrée, les bonjours et les sourires n’avaient pas fondu comme neige au soleil.

Le hasard me permit d’assister à une petite interview de Monsieur Le Pen ou un journaliste lui demandait ce qu’il pensait de la réflexion de Véronique Genest sur son islamophobie déclarée. Sûrement par hasard j’imagine. Monsieur Le Pen se contenta de dire que chacun était libre de penser ce qu’il voulait et chacun pouvait avoir ses peurs, ses phobies. Puis il s’éloigna laissant le journaliste bien marri. Cette interview ne sera jamais mise en ligne. Comme celle que LCI me proposa de faire, je ne sais pas pourquoi, sur ma bonne ou ma mauvaise bouille. Le thème était, là aussi par hasard, sur le voile islamique et la kippa que souhaite interdire dans la sphère public Marine Le Pen. Elle aussi ne sera pas retransmise puisqu’elle ne répondait pas au désir de fond qui était de trouver le caillou noir pouvant faire le buzz.

Je cherchais des amis de Résistance-Républicaine car je savais qu’il y en avait. Je ne les connais pas tous bien sûr. Je n’en ai vu qu’un seul seulement, Fabien, un ex militant de la CGT qui fût viré de son syndicat pour avoir été sur une liste du FN. La CGT doctrinaire, sectaire, communiste de type stalinien, donnant des leçons de démocratie à tour de bras, avait montré son vrai visage comme tous ces partis de gauche et de la droite molle désormais ! La CGT voit une partie de ses effectifs voter pour le FN voire, militer pour ce parti politique, ce qui prouve qu’ils ont fini par comprendre qu’ils avaient été baladés pendant des décennies. Il est toujours temps de se réveiller finalement. L’essentiel étant justement de se réveiller et de constater les dégâts commis par cette engeance. A ce stade de ma réflexion, je réalise que je fais partie de ces floués et que moi aussi, je me trouve sur le même chemin.

Après les débats de grandes qualités vint le discours-entretien de Jean Marie Le Pen. Ce fût une véritable ovation dans la salle. A cet instant, je me suis demandé comment je m’étais retrouvé là, dans cette foule qui acclamait ce vieux chef que j’avais appris à détester ou à mépriser pendant des années.

Le lien entre les militants et le créateur du FN est puissant, c’est certain. Je suis surpris car rien dans les médias ne m’avait laissé réaliser ce lien affectif. Là où hier, je voyais un tribun, un chef de type mussolinien haranguant les foules forcément incultes, il y avait là, un vieil homme encore vif, ayant un lien sentimental avec cette foule debout qui applaudissait avec enthousiasme son entrée.

Son discours était chargé en chiffres, mais les débats didactiques précédents nous y avaient habitués et donc, l’économie, la finance, la justice, la sécurité, l’immigration, l’Europe furent tout à tour évoqués. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater le soir devant l’écran de télévision que les médias ne retinrent qu’un extrait d’une citation du général de Gaulle sur que sont les français à savoir : C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns ! Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et religions chrétienne.

Uniquement cette référence d’un général qui par ailleurs, ne fait pas l’unanimité au Front National parmi les Français qui subirent les conséquences de la perte de l’Algérie. Comment des journalistes peuvent-t-ils faire du général de Gaulle à titre posthume, un lepéniste ou un Jean Marie Le Pen un gaulliste, sans se sentir ridicule. Pour ma part, je partage totalement cette citation et qu’importe celui qui la reprend à son compte.

Puis ce fût encore une nouvelle ovation qui se termina par une Marseillaise extraordinaire que je n’avais pas connu dans d’autres réunions politiques et particulièrement à l’UMP qui relevait plus de la politesse que de la ferveur que je constate ce samedi 23 septembre à la Baule dans ce parti politique. Mes voisins avaient les yeux qui brillaient, un sourire immense, des regards enthousiastes. J’ai chanté avec eux cette Marseillaise avec toute la force que je pouvais alors même que je n’osais pas le faire ailleurs, de peur de passer pour un fasciste voire, comble de l’horreur, un lepèniste.

Fin de la première journée. J’étais épuisé mais satisfait de cette rencontre forte. Quelle découverte tout de même…

La deuxième journée fût du même niveau. Une rencontre passionnante avec Marie Christine Arnautu, avec des profs d’économie et de gestion comme Monsieur Lemaire d’HEC, Monsieur Sulzer. Des responsables politiques comme Paul Marie Couteaux, Bertrand Dutheil, des personnalités comme Alain Jamet, Wallerand de Saint Just, tous participants à un débat sur la politique et la philosophie. Du lourd, du très lourd qui bouscule les idées et remet la Nation à sa vraie place par rapport au consumérisme proposé par les européistes et destructeurs de la Nation justement ! Exemple de débats sur la philosophie et la politique, comme des petites affirmations souriantes sur des réalités en querelles de clochers bien françaises de type : « Mon village est plus beau que le tien, ma province est plus belle que la tienne mais nous avons le plus beau des pays comme disait le poète en rappel sur la charité bien ordonné commence par soi-même qui répond comme en écho, à cette phrase d’Aristote qui affirmaitqu’il vaut mieux passer la journée avec des amis et des personnes excellentes qu’avec des étrangers et des premiers venus.En effet, la politique est liée à la philosophie.

Toutes ces rencontres avec ces personnes par la suite furent faites dans une grande simplicité et sans prétention aucune.

Vint le discours magnifique et de bonne humeur de Gilbert Collard ou le rire s’entremêlait avec le sérieux des propos. Un discours applaudi par l’ensemble des militants démentant de facto, l’idée de méfiance comme semble le dire les journalistes. Un discours de Marion Maréchal-Le Pen que l’on pouvait attendre, vu sa jeunesse, comme difficile mais ce ne fût pas le cas loin de là. Ce fût l’occasion d’un éclairage sur la stupidité de leurs collègues parlementaires de gauche et une découverte d’un état d’esprit fâcheux de Monsieur Copé incapable, apparemment, d’accepter la présence des élus du FN et refusant de saluer cette jeune député. Bel esprit démocratique.

Je passerai sur le discours de Marine Le Pen que vous trouverez sur ce site. Un seul mot, il fut fantastique! Je m’y suis retrouvé. Je savais que la droite molle avait glissé à gauche, j’en ai acquis la certitude dans ces universités.
YouTube http://www.youtube.com/watch?v=Eh47LO2zqMY

Je ne suis pas un extrémiste, je ne suis pas fasciste, je suis simplement un bonapartiste revendiqué depuis de nombreuses années et qui souvent était moqué à ce sujet par mes amis politiques de l’époque où j’étais Conseiller Municipal. Je suis un bonapartiste qui avait retrouvé à travers De Gaulle, les valeurs françaises qui sont celles de l’amour de la France, de sa grandeur, de sa puissance, de sa souveraineté, de son indépendance et qui constate que Marine Le Pen revendique ces valeurs d’amour de la Nation avec la volonté du référendum pour rendre la parole au peuple de France.

Je ne regrette pas d’avoir participé à ces Universités d’été et j’encourage tous les lecteurs qui ne sont pas au Front National d’assister un jour à ces débats. C’est une bonne thérapie pour se débarrasser des derniers stigmates anti Marine Le Pen.

Gérard Brazon

(Puteaux-Libre)

vu sur http://ripostelaique.com/temoignage-dun-ancien-de-lump-present-aux-universites-dete-du-fn-a-la-baule.html

Un dossier intéressant sur l’adhésion des jeunes au FN

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Avoir 20 ans et voter FN

Jeudi 27 Septembre 2012 à 18:50 | Lu 16303 fois I 18 commentaire(s)

 

Georges Dupuy

 

Bien sûr, le sondage de l’Anacej montre que les gros bataillons se recrutent parmi les jeunes les moins qualifiés, à mi-chemin entre le monde urbain et le monde rural, et dont le père a un emploi lui aussi peu qualifié, quand il n’est pas au chômage (17 % des sondés) ou à la retraite. Bien sûr, aussi, les plus forts scores en faveur du Front national sont ceux des 20-22 ans qui ont terminé leurs études avec ou sans le bac et qui vivent dans des régions ravagées par la crise avec un fort sentiment de déclassement. Rien de nouveau sous le soleil de la résistible ascension de Marine Le Pen.

Mais, en 2012, la présidente du FN a pris dans ses filets des garçons et des filles issus des classes populaires ou moyennes, qui poursuivent sans problème un cursus scolaire de bac à bac + 4, qui n’ont pas de revanche sociale manifeste à prendre et qui ne se reconnaissent pas dans les crânes rasés et les saluts nazis.

 

Alors ? Aujourd’hui, avoir un diplôme ne garantit plus un emploi correct en fin d’études assorti d’un salaire permettant d’envisager de fonder une famille, d’acheter un logement et de grimper à son niveau de mérite dans l’échelle sociale. Les jeunes diplômés primovotants FN ont en commun le très fort sentiment que leur futur est incertain et que le déclin est en marche. Ce qui les sépare vraiment de leurs camarades de la gauche ou de la droite classique, eux aussi victimes de la crise ? La noirceur de leur regard sur demain, un pessimisme cuit dans la masse, une déprime plus ou moins lourde alimentée par la croyance que «tout fout le camp». Un sympathisant confie, lucide : «Nous sommes peut-être plus pessimistes que les autres parce que nous osons regarder les choses comme elles sont réellement. La gauche et la droite classique veulent nous faire croire que nous sommes au pays des Bisounours. A d’autres !»

Anne Muxel, directrice de recherche au Cevipof et grande spécialiste du vote des jeunes, explique : «L’idéologie n’est plus le ressort d’un choix politique. Le ressort, c’est la peur et l’anxiété, la confrontation avec un monde dont on ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants.» Toutes ces craintes sur lesquelles le FN surfe avec un art consommé.

Au revoir, la Méditerranée et la région cannoise ! Aujourd’hui, Julien, 21 ans, économise pour s’expatrier au Québec avec son amie qui travaille dans l’hôtellerie. Il a voté Marine Le Pen sans aucun complexe, mais au terme de «sympathisant» il préfère celui d’«adhérent» aux idées. Officiellement, ce responsable des ventes d’une société de création de sites Web, titulaire d’un bac STI génie électrotechnique et d’un BTS technico-commercial, part se former professionnellement. Mais il ne se fait pas trop prier pour avouer qu’il part aussi parce que, ici, «l’avenir est bouché». Il travaille depuis ses 15 ans et, comme tous ceux de sa génération, il a vu les études s’allonger de deux ou trois ans en moyenne pour déboucher sur le chômage ou un boulot précaire.

Les derniers chiffres ne lui redonneront pas le moral : selon l’Association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (BTS et plus), 57 % de ceux qui avaient obtenu leur parchemin en 2011 étaient sur le carreau début 2012 alors que 42 % de ceux qui déclaraient travailler étaient en CDD pour moins de six mois. Encore plus sombre, un jeune diplômé sur trois n’avait jamais travaillé depuis sa sortie de l’enseignement supérieur. De quoi se lever triste et se coucher furieux.

Réguler l’immigration

«Nous sommes en présence d’une génération qui ne croit plus dans la France du progrès social alors qu’elle a profité de l’ascenseur social», analyse Sylvain Crépon, sociologue chercheur à l’université de Nanterre et auteur d’Enquête au coeur du nouveau Front national (éditions Nouveau Monde). Les parents de Julien appartiennent certes à la classe populaire. Son père est cuisinier et sa mère, aujourd’hui au chômage, travaillait à domicile pour un grand groupe d’équipements électriques. Mais le futur immigré de la Belle Province est sûr et certain de ne pas bénéficier des mêmes avantages qu’eux. Eux ont connu la croissance économique. Eux ont pu acheter leur appartement.

«Ce n’est pas avec mes 1 200 euros net par mois que je pourrai acquérir quoi que ce soit», dit Julien. Il se veut lucide : «Nous sommes en déclin depuis vingt ans et le système économique va exploser.» Pour lui, «l’ascenseur social est réservé à une certaine catégorie de la population». Celle qui vient des écoles renommées, habite dans des quartiers chic, connaît les codes et détient les clés.