Francaisdefrance's Blog

28/06/2012

ça mérite réflexion

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 21:17

Tout ça pour ça ! par Benoît DOERR

Publié parlegaulois.info
 
Alors que le pays et l’Europe s’’enfoncent dans la crise, le chômage, la perspective de l’implosion du système monétaire européen, les délocalisations meurtrières pour notre industrie, la perte de notre identité nationale au travers d’une immigration incontrôlée et incontrôlable, les déficits abyssaux et une crise morale politique sans précédent, tous les ingrédients étaient réunis pour faire enfin triompher les idées d’un retour à une France souveraine et maîtresse de son destin sur le plan économique, financier, monétaire, judiciaire et législatif.
Oui, nous avions tous les éléments en notre faveur pour réussir ! Nous sommes rendus à l’heure où nous devons dresser sans complexe notre examen de conscience, non point pour en faire une critique négative mais au contraire pour ne pas réitérer les erreurs fatales qui ont été commises afin de mieux rebondir pour les prochaines échéances électorales.
 
Mais qu’en avons-nous fait, nous qui prétendons représenter le peuple, loin des manipulations et manigances d’un système éhonté qui n’a que trop duré ? La vérité est hélas bien peu reluisante : le score réalisé par Marine Le Pen au premier tour des présidentielles a été en demi-teinte et celui des législatives est loin de correspondre aux attentes de ce peuple qui se sent bafoué, spolié et à qui l’on enlève pan par pan toutes ses prérogatives en matière sociale et économique mais également en terme de libertés individuelles…
 
Comme je l’avais déjà souligné lors d’une précédente analyse, l’inflexion chevènementiste du Front National, qui a eu pour corolaire de désorienter l’électeur de base, a été confirmée par le journaliste Eric Zemmour  lors d’un débat qu’il a eu avec Louis Aliot sur M6. De même, la politique de dédiabolisation du FN n’a pas connu sa pleine et entière réussite. Et de loin, à en juger par le trop faible nombre d’élus de droite disposés à vouloir négocier en partenaires égaux et républicains avec les représentants locaux du FN car la stigmatisation ambiante est toujours de mise dans les rangs et l’état-major de l’UMP. Mais pourquoi tout ceci ? La réponse est à la fois simple et complexe et tient de causes internes au fonctionnement de ce parti mais également de facteurs externes. Où sont passés alors les vœux pieux de Marine Le Pen qui voulait octroyer un tiers des 577 circonscriptions à des candidats d’ouverture mais partageant un minimum de valeurs communes sur la souveraineté et l’indépendance nationale mises à mal par tant d’années de dictature de la pensée unique euro-mondialiste ? La vérité est somme toute bien peu glorieuse si l’on analyse les faits d’une manière objective et sans parti-pris.
 
On a assisté, d’abord pour les présidentielles et concomitamment pour les législatives, à une véritable guerre des chefs au sein des mouvements gaullo-nationaux-souverainistes, avec en premier lieu un affrontement entre gaullistes, chacun d’entre eux se voulant l’héritier et le fils spirituel du fondateur de la 5ème République, chacun prétendant détenir la vérité universelle, sa vérité universelle… Et tous les coups ont été permis pour dézinguer celui qui viendrait se mettre en travers de la route du prétendant supposé afin d’être le seul et unique interlocuteur du Front National. Or, ce dernier parti n’avait pas besoin d’un seul et grand allié pour défendre la cause commune, mais au contraire de plusieurs partenaires qui auraient beaucoup mieux contribués à une dédiabolisation tant souhaitée et appelée de ses vœux par Louis Aliot qui avait compris le piège dans lequel il ne fallait pas sombrer. En effet, il est beaucoup plus crédible vis-à-vis des médias et de la classe politique adverse, de pouvoir présenter d’autres alliances que de se cantonner dans une seule. Hélas, mille fois hélas, le clan de Nicolas Dupont-Aignant, lors des présidentielles tout d’abord, par égo personnel et ambition démesurée a joué contre le seul parti qu’il convenait de défendre, à savoir celui de la France ! Toutes ces attaques en règle, tous ces coups bas ont fait la délectation et la réussite des partis institutionnels qui, flairant le bon coup en vieux renards de la politique, ont réussi à remettre le combat idéologique sur un affrontement traditionnel d’un autre âge, celui gauche/droite alors que le débat devait reposer essentiellement sur une opposition euro-mondialisme/souverainisme-défense de l’intérêt national compte-tenu du changement sociétal qui est en train de s’opérer au détriment du peuple. Dans ces conditions il ne faut point s’étonner d’avoir assisté à un antédiluvien et sempiternel affrontement entre les tenants du pouvoir que sont le PS et l’UMP depuis 50 ans mais qui partagent peu ou prou la même philosophie et doctrine économique.
 
Mais croyez-vous que nous nous sommes arrêtés à ce seul combat fratricide ? Que nenni ! Nous avons assisté impuissants à d’autres duels pour les élections législatives cette fois. Et des multiples alliances appelées de ses vœux par le vice-président du FN pour parvenir à obtenir le sésame de l’honorabilité et de la « fréquentabilité », nous n’avons eu en tout et pour tout qu’un seul et unique allié, le SIEL et son quarteron de candidats bien esseulés auxquels nous pouvons lui adjoindre la petite dizaine de candidats indépendants, y compris le très médiatique Gilbert Collard. Au total nous avons eu moins d’une cinquantaine de candidats d’ouverture, soit moins du quart de ce qui était officiellement promis au départ… Force est de constater que la politique de dédiabolisation a fait un flop retentissant, sa légitimité démocratique ne pouvant reposer sur les frêles épaules d’un seul allié qui fait plus figure de succursale à but électoraliste. Nous avons pu également constater que le clan des défenseurs de la patrie, le plus bête du monde, n’avançait pas de concert dans la même direction, l’intérêt supérieur de la Nation étant mis de côté pour de simples querelles de chapelles… A cet effet nous avons pu constater que dans bon nombre de circonscriptions des candidats souveraino-gaullistes en sont arrivés au point de se présenter l’un contre l’autre ou contre des candidats FN dans plusieurs circonscriptions, plutôt que de privilégier une marche commune et une alliance globale, affaiblissant notre propre camp au travers de différents partis que sont le MPF, le MNR, le Parti de la France, le RPF, sans oublier les aficionados de DLR prolongeant le combat des présidentielles de Nicolas Dupont-Aignant. Il en a résulté que dans plusieurs circonscriptions le représentant le mieux placé pour défendre les intérêts de la France s’est retrouvé évincé du deuxième tour par cette concurrence interne qui a grappillé quelques fractions de pourcentage fatales compte-tenu de la modification de la loi électorale scélérate visant à ne maintenir au deuxième tour que les candidats ayant réussi à obtenir 12,5 pourcent des électeurs inscrits… Or, le taux d’abstention très élevé (42,77% au premier tour) a donc relevé mécaniquement le seuil de passage moyen à des niveaux jamais atteints, mais qui reste variable selon les circonscriptions, pour atteindre le chiffre incroyable de 21.84 % des votants ! Tout ceci a bien entendu un semblant d’explication qui n’est que purement vénal et qui tient au financement des partis politiques : tout parti dûment déclaré en préfecture comme parti de référence qui arrive à faire atteindre à 50 de ses candidats le seuil de 1% lors du premier tour des législatives peut prétendre au financement par l’État de son parti pour la prochaine législature, à savoir 5 ans. L’on comprend donc mieux l’empressement de certains à présenter des listes afin d’obtenir le sésame, sésame évidemment préjudiciable pour l’intérêt national derrière une cause commune.
 
Observons également les causes internes liées à ce résultat en demi-teinte. Il existe au sein du FN des rivalités de courant qui ne sont pas que de façade et qui hypothèquent gravement le fonctionnement et l’avenir du parti. Derrière une unité apparente derrière Marine Le Pen se cache une véritable guerre de clans, de chefs et de petits sous-chefs et ce dans de nombreux départements. Il est évident que le clan mariniste fraîchement arrivé au pouvoir n’a pas eu le temps de mettre de l’ordre dans la boutique et cela s’est nettement ressenti en régions. Les presses locales se sont fait également état de ces guerres des chefs allant jusqu’à mettre de côté les cadres du parti pour installer des novices en politique mais de son propre clan ! Les pressions ont été telles au niveau local que les candidats d’ouverture n’ont pas été considérés en régions, alors qu’ils l’étaient au niveau national, comme un appoint en termes de force commune, mais comme de vulgaires concurrents qu’il fallait par tous moyens éliminer… Ainsi, les candidats d’ouverture se voyaient systématiquement renvoyés bien souvent dans des circonscriptions qui n’étaient pas les leurs ou faisaient office de bouche-trous. Se pose bien entendu la question de savoir si l’état-major contrôle encore effectivement ses troupes et a une autorité sur elles par une stratégie qui doit être définie par le haut et non par de petites querelles locales. Ce n’est de toute évidence pas de cette façon-là que l’on peut concevoir un partenariat électoral avec des alliés surtout lorsque l’on est en recherche de légitimité. Il y a des questions de crédibilité qui ont largement été sous-estimées ce qui a été préjudiciable non seulement pour le FN mais également pour tous ceux qui défendent l’intérêt national. Ainsi, en raison de ces querelles intestines, nous avons vu courir le risque grandissant de candidats peu crédibles être investis hypothéquant les chances du FN de réaliser un bon score ou d’avoir des élus.
 
À cet effet il y a lieu d’analyser de façon totalement rationnelle et non subjective les résultats obtenus par les candidats aux élections législatives et ce, de façon purement statistique pour éviter toute polémique. Nous savons qu’il existe, du moins pour le Front National, une érosion en terme de résultats électoraux entre le score réalisé par le ou la candidat(e) aux élections présidentielles et celui réalisé par l’ensemble des candidats aux législatives que l’on peut considérer et définir comme étant un écart-type. Le but du jeu étant bien entendu de se rapprocher au maximum du score réalisé par le candidat aux présidentielles, ou mieux à le dépasser. Les candidats qui n’ont perdu que 1 ou 2 points (ou mieux, d’avoir réalisé un score supérieur) peuvent se prévaloir d’avoir rempli leur mission. Au-delà de 3 points d’écart, les choses vont dans le sens d’une dégradation de l’écart-type et lorsque cet écart est supérieur à 4 pourcent nous pouvons considérer qu’il y a sous-performance de l’écart-type de façon notable et préjudiciable pour le mouvement ! Mais pour cela, il convient d’examiner plusieurs cas de figure.
 
Dans un premier temps, essayons de voir ce que la situation a pu engendrer lors de parachutages électoraux. Force est de constater que ce système tant décrié qui consiste à mettre en place un cadre national dans une circonscription qui n’est pas la sienne d’origine ou tout du moins où il n’a jamais vécu et dont il ne connaît assurément pas le tissu économique et social est une erreur majeure ! Si ce système a connu ses heures de gloire par le passé avec les partis institutionnels, il y a lieu de considérer que ce phénomène a vécu et que les citoyens sont devenus majeurs et n’en veulent désormais plus ! Il est vrai que les législatives sont des élections certes nationales mais qui envoient leurs représentants locaux à l’Assemblée Nationale défendre leurs intérêts spécifiques régionaux (ex : langues régionales, culture, savoir-faire, traditions, mais aussi tissu industriel local). Une méconnaissance totale de la région et à plus forte raison de la circonscription peut vous emmener droit dans le mur surtout que les adversaires politiques ne manqueront pas de vous le retourner et de vous l’opposer à chaque fois que vous ouvrirez la bouche… Et si vous n’êtes pas convaincus, regardez un peu ce qui s’est passé avec les partis institutionnels ; exit Ségolène Royal à La Rochelle, sortie de route pour Mélenchon parachuté à Hénin-Beaumont dès le premier tour, éviction de Jack Lang dans les Vosges où il n’a jamais mis la semelle et retour prématuré dans ses pénates de Claude Guéant dans les Hauts-de-Seine ! Mais ce qui prévaut pour les adversaires politiques est également valable pour les candidats du FN ou pour ses alliés. A plus forte raison même, un parti qui se veut fréquentable et défenseur de l’intérêt de ses citoyens doit avant toute autre chose donner l’exemple et ouvrir la voie aux autres en inaugurant de nouvelles méthodes démocratiques plébiscitées par le peuple. Ainsi, d’un point de vue purement statistique les parachutés ont largement sous-performé les résultats de Marine Le Pen tendant ainsi à accroître l’écart entre présidentielles et législatives. Il en a été ainsi pour l’emblématique Florian Philippot, parachuté en Moselle, tout juste promu et dont les résultats ont été en demi-teinte. Que dire aussi du principal allié du Front National, Paul-Marie Coûteaux, parachuté en Haute-Marne, qui sous-performe largement le score de Marine Le Pen et s’est trouvé éliminé dès le premier tour alors que la circonscription était pourtant plutôt favorable au départ ! Mais ce ne sont que des exemples car il y en a eu bien d’autres, hélas.
 
Maintenant examinons le cas de candidats novices ou très jeunes et qui ont été investis avec le bénéfice d’un changement de loi du 5 mars 2011 visant à abaisser le seuil d’éligibilité pour la députation de 23 à 18 ans. Est-il raisonnablement crédible de vouloir investir des candidats à la députation alors qu’ils n’ont qu’à peine 19-20 ans ou guère plus et n’ont aucune expérience à la fois professionnelle et de la vie ? Comment pouvoir prétendre envoyer à l’Assemblée Nationale des personnes qui n’ont jamais travaillé de leur vie, n’ont pas été confrontées au problème du chômage et de la recherche d’emploi ni même aux contraintes et vicissitudes d’un emploi avec tous les liens de subordination que cela implique, pour aller voter des lois économiques et sociales ? Tout cela tient d’un ridicule absolu et nous avons beau jeu de critiquer la politique italienne, mais ce pays a au moins la sagesse d’envoyer représenter le peuple des personnes ayant 25 ans révolus et qui peuvent se targuer d’avoir un minimum d’expérience professionnelle. Même la presse étrangère fait ses gorges chaudes de cet état de fait, quand bien même le Front National peut se réjouir d’envoyer la petite-fille du fondateur du mouvement au Palais Bourbon. À ce titre, et selon Europe 1, pour le Huffington Post, c’est même l’un des événements de cette élection législative. « A ce si jeune âge, Marion Le Pen est devenue la plus jeune personnalité politique élue au niveau national et les analystes s’arrachent les cheveux pour trouver un autre député élu aussi jeune dans d’autres pays », s’amuse le journal américain en ligne. De plus cela donne de l’eau au moulin aux opposants politiques sur le népotisme qui peut régner au sein du Front National, une journaliste de France 2, Elise Lucet, allant même jusqu’à interpeller Jean-Marie Le Pen sur la création d’une dynastie lors de la soirée électorale des législatives. En se faisant l’avocat du diable l’on ne peut raisonnablement faire de procès en bonne et due forme à Nicolas Sarkozy avec son fils Jean dans l’affaire de l’EPAD sans faire son propre examen de conscience. Cela se passe de tout commentaire !
 
Mais si nous analysons la situation d’un point de vue purement comptable, la déroute des très jeunes candidats frontistes a été patente puisque la sous-performance par rapport à Marine Le Pen atteint 4, 6, 8, 10 points voire même plus ! Peut-on alors parler de réussite que d’envoyer des novices en politique, incapables de s’exprimer autrement que par des textes appris par cœur et n’ayant à opposer que leurs convictions profondes ? Certes non, vouloir aborder les élections sur des thématiques sociétales et méconnaître les rouages de notre société et encore plus les fondamentaux économiques s’apparente à du suicide politique ou de l’inconscience. En effet, même si les questions de société sont importantes, elles n’apparaissent pourtant pas au premier chef des préoccupations des français pour lesquels il ressort que l’emploi, le pouvoir d’achat, les délocalisations et l’avenir de leurs enfants sont largement prioritaires. Alors vouloir investir de tous jeunes candidats parfaitement incultes en matière économique, c’est d’une part décrédibilisant pour le parti mais aussi aller se faire massacrer par les adversaires politiques plus aguerris en la matière, surtout lorsque l’on prône un changement radical de fonctionnement économique et qu’il faille savoir l’expliquer ! Les jeunes candidats frontistes n’ont hélas prospérés que sur le seul nom et l’image du Front National et non sur leur aura personnelle…A cet effet, il est indéniable que c’est bel et bien la notoriété et la popularité du Front National au sens étymologique du mot,  qui drainent l’électeur et non le candidat, sauf notoriété locale. Nous ne sommes plus à l’époque de Jeanne d’Arc qui avait 19 ans quand elle se singularisa par ses actions… Autres temps, autre mode de vie, autres mœurs, mais il faut dire qu’à l’époque médiévale l’espérance de vie moyenne n’était que d’environ 25 ans à comparer aux près de 80 actuellement ! Toute comparaison avec cette époque est donc inutile au débat. De plus, cette génération de jeunes candidats a également la fâcheuse propension, en raison de leurs inexpériences, à s’épancher trop facilement sur les réseaux sociaux et à faire des déclarations à l’emporte-pièce sans même mesurer les conséquences fâcheuses que cela engendre et qui sont habilement exploitées à la fois par la presse mais également par les adversaires politiques. Non, définitivement non, tout ceci n’est pas sérieux ni crédible et l’électorat ne s’y trompe pas dans ses choix, préférant de loin l’expérience et la renommée locale. À bon entendeur…
 
Mais que dire également de certains candidats qui traînent derrière eux de véritables casseroles en raison de leurs passés politiques sulfureux ou d’autres se démarquant par des prises de position allant à contre-sens de la bonne marche, pour ne pas dire se singularisant par des déclarations illuminées ? Alors là, non seulement le mouvement y perd en crédibilité mais aussi en termes de suffrages exprimés en faveur du parti… Il suffit juste de regarder la presse dont par exemple Rue89, http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/05/25/legislatives-les-candidats-gratines-du-rassemblement-bleu-marine-232444 , s’est fait écho avec toutes les répercussions que cela implique en retombées électorales négatives ! Le choix des candidats doit absolument être déterminant afin de faire baisser l’écart-type qu’il peut y avoir entre les présidentielles et les législatives. Pis encore, cela a des incidences non négligeables sur le financement du parti car chaque voix manquante au premier tour des législatives est une perte sèche en monnaie sonnante et trébuchante. Preuve en est, les candidats expérimentés et ayant une implantation locale ainsi qu’une certaine notoriété dans leur circonscription sont arrivés à surperformer les résultats de Marine Le Pen au premier tour. Le meilleur exemple à ce titre est celui du souverainiste de la Ligue du Sud, Jacques Bompard, qui a certes réalisé un moins bon score que Marine Le Pen au premier tour, mais à sa décharge il avait un candidat FN en opposition dans sa circonscription, et qui a littéralement explosé le score final en étant très brillamment élu avec 58,77% des voix. Mais il faut dire aussi, et nous devons lui rendre hommage pour cela, Jacques Bompard a fait un travail de fond dans sa circonscription et sa notoriété n’est plus à faire. Il y aurait exemple à prendre sur sa méthode ! Ceci est sans doute la meilleure preuve que l’on ne part pas en guerre avec une armée de type sudiste désorganisée et mal formée mais au contraire avec des gens aguerris au combat politique. Cette analyse n’est en aucun cas un réquisitoire contre la jeunesse, mais cette dernière doit d’abord faire ses preuves, mûrir intellectuellement parlant et s’affirmer dans ses opinions auprès de personnes expérimentées avant de prendre une relève naturelle. Et bien entendu, la mise à l’écart définitif de ceux qui sèment le trouble et apparaissent comme de véritables boulets en raison de leur passé pour le moins agité devrait être de mise. Mais tous ces évènements en demi-teinte ne seraient sûrement pas arrivés si une alliance des meilleures compétences au niveau national et une main beaucoup plus tendue avait eu lieu. D’autres choix ont été faits et il convient d’en tirer les enseignements pour la prochaine fois. Et ils peuvent se résumer en ceci : tout ça pour ça ! Eh oui, les résultats finaux confirment le fait que le Front National ne soit autre chose qu’une force de nuisance pouvant s’implanter durablement et de façon représentative en termes d’élus dans le paysage politique et il serait hasardeux de ne vouloir spéculer que sur un effondrement de la droite classique pour prospérer alors que les fondations de la maison ne sont elles-mêmes pas en proie à un effondrement interne. En effet, même si le mode de scrutin ne nous est pas favorable, les résultats finaux sont loin d’atteindre ceux qui étaient espérés, l’échec relatif de Marine Le Pen à Hénin Beaumont n’étant que révélateur en substance. Mais je le répète, il ne s’agit pas là de faire un procès et un réquisitoire, loin de là, mais de tirer toutes les conclusions positives pour un redressement nécessaire. La victoire qui nous était promise ne pourra s’obtenir qu’en définissant une stratégie de l’union des défenseurs de la Nation, le respect de chacun des partenaires au sein de l’alliance, une crédibilité des acteurs en question ayant une parfaite maîtrise de leurs dossiers notamment socio-économiques et surtout une moralité au-dessus de celle de nos adversaires politiques qui n’auront rien à nous opposer tant nous sommes attendus au coin de la rue pour toute dérive ou erreur, en un mot être irréprochable et plus que parfaits !
 
Il règne comme une sorte de frustration dans ce peuple que nous devons défendre mais qui a été la victime des trahisons et des machinations dont le pays se serait bien passé, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. Mais d’ores et déjà nous ne pouvons que regretter, que dis-je, déplorer qu’une invitée de marque n’ait pas été plus présente à l’esprit des protagonistes de l’affaire lors des choix et des querelles alors que nous partageons les mêmes valeurs : la France !
 

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