Francaisdefrance's Blog

24/04/2012

Manipulation d’ecclésiastiques sur l’islam

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23 avril 2012 | Enregistrer sous: Eglise en France,Islam,Perepiscopus | Publié par:

Sur son blogue, l’abbé Guy Pagès, prêtre diocésain, conteste un dépliant publié par les éditions Bayard, dans la série « Les fiches croire », en partenariat avec le Secrétariat pour les relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France, disponible aux présentoirs des portes de nos églises depuis le mois de février, et intitulé « Faut-il avoir peur de l’islam ?« . Extraits de son analyse :

« La réponse donnée à cette question est celle d’une « approche » qui prétend passer « entre naïveté » et « rejet«  (p.3), et qui, pour ce faire, n’hésite pas à utiliser l’odieux procédé de l’amalgame, ce qui, de fait, évite la naïveté, puisque conscience il y a, et le rejet, puisque coopération à notre islamisation il y a, comme je vais le montrer ci-après.

Dès la page 2 apparaît la traditionnelle confusion entre « musulmans » et « islam », qui sert à attribuer à l’islam les vertus naturelles de certains musulmans dits modérés. Une chose en effet est ce que vivent les musulmans, et autre chose ce qu’est l’islam. Écrire que « en Europe, l’immense majorité des musulmans vit un islam tolérant » (p.5), n’est-ce pas écrire qu’il peut en être aussi autrement ? Cette constatation ne saurait donc en rien tranquilliser ceux pour qui l’islam est de nature démoniaque, menteur et assassin dès l’origine (Jn 8.44). Ne sait-on pas que les musulmans ont le devoir de soumettre la terre entière à la charia (Coran 4.74 ; 9.41), et que leur comportements et revendications évoluent en fonction de leur nombre?   »Ne faiblissez donc pas et n’appelez pas à la paix quand vous êtes les plus forts. » (Coran 47.38)…

Le procédé de l’amalgame est utilisé en mettant sur le même pied :

  • « les croisades » et « les conquêtes ottomanes«  (p.4). Comme si les croisades avaient été autre chose qu’une entreprise défensive des terres devenues pacifiquement chrétiennes et envahies à la pointe de l’épée par les armées mahométanes! Comme si les conquêtes ottomanes avaient été des réactions de légitime défense!
  • « l’époque coloniale » et « la guerre d’Algérie » (p.4). Comme si la colonisation de ce qui n’était pas encore l’Algérie n’avait pas eu pour raison première de mettre fin aux rapt d’esclaves et aux razzias sur nos côtes méditerranéennes, et aux actes de piraterie incessants durant des siècles!
  • « la Bible » et « le Coran« . « On peut justifier la violence en se référant au Coran, c’est vrai aussi pour la Bible. » (p.7) ! Mais où un chrétien trouve-t-il dans le Nouveau Testament (2) -sans lequel il ne lit pas l’Ancien Testament – un seul verset appelant à la haine et au meurtre comme on en trouve des centaines dans le Coran (3), tels ceux-ci :  »Rien d’autre : le paiement de ceux qui refusent Allah et son messager, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupées la main et la jambe opposée, qu’ils soient expulsés de la terre !«  (Coran 5.33) ;  »Entre nous et vous, l’inimitié et la haine sont à jamais déclarées jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul !«  (Coran 60.4) ? Pour détruire la foi chrétienne et frayer la voie à l’islamisation des chrétiens, n’est-ce pas un excellent moyen d’amalgamer Bible et Coran? Et moi qui croyais que toute prétendue révélation après le Christ n’était bonne que pour le feu de l’enfer (Ga 1.8-9)…  S’il est vrai que le Coran permet de  »contribuer aux progrès de la conscience universelle » (p.7), qui pourra jamais le rejeter ? Pour aider les chrétiens à accueillir l’islam leur sont vantés du Coran les  »très nombreux versets en faveur de la paix et de l’harmonie » (p.7), sans leur préciser que ces versets ont été abrogés par les versets violents (Coran 2.106)… Flagrante désinformation ! Injustifiable manipulation ! Et ce, de la part de personnes censées compétentes et de surcroît agissant sous le couvert de l’autorité de l’Église !
En mentionnant l’existence d’ « un islam intolérant » et d’ « un islam intégriste » (p.4), le document prétend, par le fait même, les distinguer d’un vrai et bon islam. Mais  qui, et au nom de quoi, peut dire que l’islam intolérant et intégriste n’est pas le bon et vrai islam ? Ceux qui ont écrit ces lignes, n’ont-ils  jamais entendu les prêches des plus hautes autorités musulmanes? N’ont-ils jamais lu le Coran ni appris comment vécut Mahomet ? Ne savent-ils pas que l’absence de magistère permet à n’importe quel dévot de s’appuyer sur ces leçons pour justifier les pires horreurs ? […]
L’amalgame entre « islam » et « musulmans » est enfin porté à son achèvement à la dernière page par cet extrait tiré de la Déclaration Nostrae Aetate (n°3) du concile Vatican II :

« L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. […] Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. »

Ainsi, à la question-titre de la première page : « Faut-il avoir peur de l’islam ?« , de façon obvie la dernière page répond : puisque l’Église regarde avec estime les musulmans, regardez donc  l’islam avec estime ! Et n’ayez pas peur de lui, braves gens, mais continuez à dormir tranquillement !
Qu’il me soit permis de proposer une autre interprétation de ce passage de Nostrae Aetate (4) : Que si « L’Église regarde avec estime les musulmans qui adorent le Dieu UN, vivant et subsistant, miséricordieux et tout puissant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. », cela doit s’entendre de l’exemple de Jésus disant aux hérétiques : « Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; Nous, nous adorons ce que nous connaissons. » (Jn 4.22). Et en effet, puisque dans l’islam Dieu est inconnaissable (Coran 2.255 ; 20.110 ; 112.2), en L’adorant, les musulmans acceptent nécessairement d’adorer aussi bien n’importe quoi que rien du tout. Ce qui est évidemment très commode pour parler et agir au nom d’Allah… Il ne suffit pas de dire « Allah est notre Dieu » pour connaître Dieu (Jn 8.55-55). Les juifs disaient déjà la même chose, et se sont vus par Jésus traité de « fils du Diable » (Jn 8.44). Reconnaître que Dieu existe et qu’Il est unique est à la portée même des démons (Jc 2.19). L’estime avec laquelle l’Église regarde les musulmans n’est donc certainement pas due à leur connaissance de Dieu, mais à la dimension subjectivement respectable de leur démarche religieuse (Ph 4.8). Le but de ce texte du concile n’est pas de chanter les louanges de l’islam, mais de nous appeler à évangéliser les musulmans avec un esprit apaisé, sans passion ni rancœur du fait des crimes et violences subis au cours des siècles passés (et actuels !).
Bref, alors que Jean-Paul II affirmait :

« Il est nécessaire de donner aux chrétiens qui vivent au contact quotidien des musulmans, une connaissance objective de l’islam, afin qu’ils sachent s’y confronter » (Ecclesia in Europa, n°57),

sous couvert de présentation de l’islam, et quitte à blasphémer la Parole de Dieu et l’unicité du salut en Jésus-Christ , ce dépliant, loin de préparer à la confrontation avec l’islam, prépare les chrétiens à leur reddition, les conduisant ouvertement à estimer et accueillir l’islam. Mais si des évêques sont capables d’aller poser la première pierre des mosquées, ou d’être d’accord pour manger halal, ce qui revient  à accepter le financement de notre islamisation par la taxe prélevée pour la certification halal au profit des mosquées, comment s’étonner que le Secrétariat pour les relations avec l’islam de la Conférence des évêques de France édite un tel document ?
Nous devons certes aimer les musulmans, mais nous devons les aimer en tant qu’ils sont des hommes, appelés – que nous devons appeler ! – au salut, non en tant qu’ils sont musulmans […]«
Source: http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/islam/manipulation-decclesiastiques-sur-lislam?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Riposte-catholique+%28Riposte-catholique%29

La fable de la Turquie laïque

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Turquie : Harcelé depuis qu’il s’est dit athée, un grand pianiste décide de s’exiler

OLJ/AFP | 23/04/2012
La couverture d'un des albums de Fazil Say, pianiste turc se disant harcelé par le pouvoir depuis qu'il a déclaré être athée.
La couverture d’un des albums de Fazil Say, pianiste turc se disant harcelé par le pouvoir depuis qu’il a déclaré être athée.
Société Fazil Say dit avoir été « exclu » de la société.

Fazil Say, compositeur et pianiste turc de renom international, a annoncé qu’il avait décidé de s’exiler au Japon, s’inquiétant de la montée d’un conservatisme islamiste opéré par le régime turc, dans un entretien au journal Hürriyet publié lundi.

« J’ai été exclu à 100% (de la société turque). Je pense qu’il est temps pour moi de m’installer au Japon », a indiqué l’un des plus grands talents contemporains de Turquie et porte-parole des milieux laïcs, se disant victime d’une intolérance sociale et d’une censure du régime sur ses oeuvres.

« Quand j’ai dis que j’étais athée (…) on m’a insulté. La justice a été saisie sur ce que j’ai écrit sur Twitter. Je suis peut-être la première personne au monde à faire l’objet d’une enquête en justice pour avoir déclaré mon athéisme », a-t-il dit.

Le pianiste avait récemment attiré les foudres des conservateurs en Turquie par des messages avec une pointe de provocation sur l’Islam sur Twitter. Un influent député du parti issu de la mouvance islamiste au pouvoir, (AKP, Parti de la justice et du développement), Samil Tayyar, lui avait répondu en insultant ouvertement sa mère « sortie d’un bordel », provoquant des remous dans la classe politique, la presse et les réseaux sociaux.

« Si je suis condamné à la prison, ma carrière sera terminée », a ajouté le musicien âgé de 41 ans qui passe une grande partie de son temps entre deux continents.

Par le passé, Fazil Say avait déjà déclaré qu’en Turquie où les épouses de presque tous les ministres portent aujourd’hui le voile islamique, les laïcs devenus minoritaires subissent la pression de la majorité qui cherche à imposer à tous, de plus en plus ouvertement, un mode de vie traditionnel basé sur les valeurs religieuses.

La loi turque réprime d’ailleurs l' »insulte aux valeurs religieuses » de 3 mois à un an de prison.

De manière générale, dans une Turquie dirigée par l’AKP depuis 2002, les laïcs craignent de plus en plus pour leurs libertés individuelles. Les femmes en particulier ont peur de ne plus avoir le libre arbitre dans le choix de la vie publique et privée qu’elles voudraient mener, selon les enquêtes.

La « pression du quartier », véritable pression sociale, gagnerait en intensité, notamment dans les petites villes et les zones rurales.

L’AKP pour sa part nie toute volonté d’islamiser la société turque, officiellement à 99% musulmane.

Sourcehttp://www.lorientlejour.com/category/%C3%80+La+Une/article/755866/Turquie_%3A_Harcele_depuis_qu%27il_s%27est_dit_athee,_un_grand_pianiste_decide_de_sexiler.html