Francaisdefrance's Blog

18/04/2012

L’économiste Bruno LEMAIRE défend le programme économique de Marine LE PEN – par Catherine SÉGURANE

Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @ 23:36

– ÉCONOMIE –

Bruno Lemaire est docteur en mathématiques, docteur ès Sciences Économiques et diplômé d’Harvard. Professeur honoraire de Management à HEC, il a été le responsable Recherche et Développement d’IBM-Conseil. Expert auprès de la MIME (Mission Interministérielle pour les Mutations Économiques), du Conseil de l’Europe, et de la Commission Sénatoriale sur les enjeux et les conséquences de la délocalisation des industries de main d’œuvre. Il a travaillé plus particulièrement sur les enjeux de la société en réseau, et sur les modes post-industriels de production de l’économie de la connaissance. Ses travaux actuels portent sur les questions monétaires et sur la place du secteur public dans les économies contemporaines.

C’est aussi l’un des conseillers économiques de Marine Le Pen.
Ici, en quelques vidéos (source), il présente et défend le programme économique de la candidate.
Première vidéo
Constatation de la profondeur de la crise et de l’explosion du nombre de pauvres. Effets néfastes de la loi de 1973 qui interdit à l’État d’emprunter directement auprès de la Banque centrale, ce qui induit des taux d’intérêts trop élevés auprès des banques privées. Montant de la dette : environ 1700 milliards d’euros, sur lesquels 1400 milliards sont dus aux intérêts payés aux banquiers. Sans cette loi, notre dette serait donc de 300 milliards, à comparer à notre PIB de 2000 milliards environ.
Deuxième vidéo
Constatation d’un déficit commercial d’environ 70 milliards d’euros.
Troisième vidéo
Notion de « protectionnisme intelligent » et d’équilibre entre les pays, qui avait à l’origine été pensé par Maurice Allais, prix Nobel d’économie.
Rappel des positions de Marine Le Pen sur l’euro : l’euro n’est pas une chance pour la France ni pour l’Europe. Cette expérience est mauvaise. Les pays du sud s’enfoncent. La convergence économique attendue ne s’est pas produite. La parité unique euro/dollar devrait être différente selon les pays. Son unicité fait de l’euro un carcan. La démocratie en souffre (projet de référendum annulé en Grèce).
La sortie de l’euro sera posée comme question au référendum si Marine Le Pen est élue.
Quatrième vidéo
« Marine » a émis la proposition d’émettre par année cent milliards de « francs » (des francs futurs de même valeur que l’actuel euro). C’est inférieur en proportion à ce qu’émet la BCE, ce qui n’empêche pas les économistes du système de crier au laxisme.
La crise ne fait que s’aggraver. Les Grecs ont perdu 25 % de pouvoir d’achat. Les Français et les autres suivront. C’est inacceptable et cela finira en rébellion. Mieux vaut faire la révolution dans les urnes que dans la rue.
Les prêts de la BCE aux banques privées sans condition sur trois années sont énormes et les garanties sont faibles. La BCE fait cela pour sauver le système et empêcher que l’euro ne s’effondre. Les marchés n’y croient pas. Déjà, des produits financiers pour vendre à découvert l’euro se préparent.
Mieux vaut préparer une sortie ordonnée de l’euro.
Il faut revenir à l’économie réelle.

3 commentaires »

  1. Monsieur le Professeur,
    J’ai bien écouté votre conférence-vidéo sur le site de Marine. Le point le plus intéressant pour moi ( chef d’entreprise exportateur en équipements aéronautiques ), c’est votre analyse des méfaits de l’OMC, qui n’a pas su reconnaître à temps les pays émergents, qui leur a maintenu les clauses de la nation la plus favorisée, et, par conséquent, n’a pas recommandé aux gouvernements des pays membres de symétriser progressivement les droits avec les pays développés. J’ai rencontré Pascal LAMY, actuel directeur général, et il ne veut pas reconnaître que des délocalisations et des recherches de fournisseurs dans les BRICS coûtent des points de chômage en Europe, en France et évidemment aux Etats-Unis. Le facteur le plus déstabilisant est le coût comparatif du travail, mais là c’est l’OIT qui est compétent, et ne fera jamais rien.

    Mais j’aimerais aussi évoquer votre critique de la Loi de 1973 sur les procédures de la Banque de France, à savoir que le Trésor Public ne doit plus faire ses fins de mois à la BdF, mais qu’il lui faut aussi aller sur les marchés des capitaux en open market. J’ai peur que vos chiffres de 1 400 milliards € qui représenterait le cumul des intérêts et 300 milliards € le principal soient non pas des repoussoirs à l’égards des gouvernements de ces 30 dernières années, mais, au contraire, une approbation de leurs habitudes accrochées à l’endettement permanent. En effet, si les emprunts hors intérêts n’on été que de 300 milliards sur 30 ans, on pourrait même pardonner facilement à ces gouvernements de s’être contentés de miettes.

    La prise d’intérêts par les Banques privées – françaises ou étrangères – est un mécanisme de marché classique que vous connaissez bien. La FED américaine ne procède pas différamment. Si on avait laissé le Trésor Public emprunter sans intérêts aurpès de la Banque de France après 1973, aucun gouvernement n’aurait éprouvé le sentiment d’endetter les citoyens. Il faut bien reconnaître que la sanction du débiteur est l’intérêt sur le montant de l’emprunt, et que s’il n’y a jamais de sanction, le débiteur ne reviendra jamais à une situation apurée. Les 1 400 milliards € que vous mentionnez – sans donner les courbes des calendriers d’emprunts, les successions des taux d’intérêt, les soldes nets – donnent à penser que l’Etat français n’a pas été diligent dans le paiement des intérêts, et qu’il a certainement reculé des échéances sur principal, occasionnant ainsi des intérêts moratoires, sur principal, et probablement sur intérêts de plus d’un an.

    Enfin, puis que votre conférence-video comportait un schéma de remplacement de l’euro par un franc nouveau, au motif que la dette publique est si lourde et risque d’entraîner des taux d’intérêt – open market – si élevés que nous aurions intérêt à couper notre convertibilité – momentanémént ? – vis à vis des grandes devises, je voudrai modestement vous rappeler ceci :
    1 ) la France n’est pas suffisamment exportatrice – 65 milliards € de déficit – et doit absolument améliorer sa compétitivité pour exporter davantage. Donc notre franc nouveau – f.n.- aura intérêt a ne pas entraîner trop d’inflation, du moins dans la période de transition.
    2 ) nous devrons solder – progressivement – nos positions débitrices vis à vis des prêteurs étrangers, contractées dans leurs devises, à des taux de change aussi peu différents de la parité actuelle de ces devises avec l’euro, à défaut de quoi notre endettement serait accru d’un taux de dévaluation.
    3 ) Avant que l’open market ne redevienne prêteur à l’égard de notre f.n. il s’écoulera une période minimum de 2 ans pendant laquelle l’économis française devra donner une démonstration de son retour à la normale.
    4 ) Pendant ces années-là, l’Etat français apprendra – progressivement – à gouverner avec le moins d’endettement possible; s’il éprouve des besoins d’emprunt, il devra se satisfaire des prêteurs français, lesquels devront être convaincus avec des propositions fiscales – qui auront à leur tour un coût budgétaire.
    5 ) Nos importations – pétrole, gaz, électronique, etc. représentant plus de 400 milliards € – devront être réglées en devises dont nous devrons préalablement avoir constitué des réserves, phénomène rare en France, ou les emprunter à nouveau sur les marchés ( avec un coût inflationniste que nous ne maîtriserons que difficilement ).
    6 ) La célèbre équation de Paul KRUGMAN : épargne – investissement = exportations – importations
    ne manquera pas de s’appliquer, même en France, même avec le f.n. De façon très explicite, toute manipulation de la monnaie telle qu’une dévaluation ne pourra acheter qu’un avantage de trésorerie court terme. Il n’en restera pas moins que la France devra résorber ses manques de compétitivité, et devra convertir les habitudes d’épargne dans la pierre et dans l’assurance-vie au profit de l’investissement dans l’industrie et la R & D pour défendre ses positions concurentielles.

    Commentaire par DEBEAUMONT — 27/04/2012 @ 17:58 | Réponse

  2. mes compliments pour ce blog, c’est un plaisir de lire vos articles

    Commentaire par assurance auto jeune conducteur — 25/03/2014 @ 16:41 | Réponse


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