Francaisdefrance's Blog

01/03/2012

HOLLANDE ( l’inculture ) et l’ ALGERIE…

Soumission, repentance, pardon; François Hollande s’y met aussi concernant le « problème » Algérien… C’est dément où ça mène, la chasse aux voix, pour accéder à la présidence de la France.  On y sacrifierait même des Français, des vrais…

Ci après un courrier reçu par mail… Qui devrait faire réfléchir son destinataire, en principe. Mais faut pas rêver. Quand le ver est dans le fruit…

FDF

.

Honteux !! Un peu d’Histoire que diable !

La France devrait, selon vos dires, Monsieur Hollande, demander pardon… vous rigolez ou quoi….!!!
Monsieur Hollande, la  France devrait, selon vos dires « … / / commencer d’abord par reconnaitre et faire repentance pour ces crimes et enfumages qu’elle a perpétrés en Algérie » ! ! !

Connaissez-vous vraiment le sujet ?
Votre propos ressemble, à s’y méprendre, à ceux tenus par un « fruit des urnes » des primaires socialistes, selon lequel il serait temps, je le cite : « que la France présente ses excuses pour les 132 ans de colonialisme en Algérie ! ! ! »

Ce monsieur, pur produit formaté dans l’une des fermes modèles de la fonction publique, qui avoue ne jamais lire un livre…. et donc à fortiori un livre d’histoire, …… n’aura rien de plus urgent à faire après son hypothétique accession à la présidence de la République Française, que d’aller humilier notre pays en allant s’agenouiller devant un homme, que Pierre Messmer accusa d’avoir planifié en 1962 le massacre des harkis, et… pour lui demander pardon ! ……

PARDON DE QUOI ?

Pardon d’avoir débarqué en 1830 à Sidi-Ferruch pourchasser le colonisateur ottoman qui affamait depuis plusieurs siècles les ancêtres du mafieux président algérien devant lequel il envisage de se prosterner, pillant leurs maigres biens, les réduisant à la famine et à la maladie ?Pardon d’avoir libéré les esclaves chrétiens européens, ravis sur les bateaux croisant en Méditerranée, entassés dans des bouges pour satisfaire les bas plaisirs des potentats locaux ?


Pardon d’avoir défriché, drainé, asséché et fertilisé un sol à l’abandon depuis des siècles et d’avoir perdu à l’époque 106 « colons » sur 450, morts de maladie en Mitidja ?
Pardon d’avoir construit des villes modernes là où il n’y avait rien ? Pardon d’avoir créé une agriculture prospère et exportatrice, alors qu’aujourd’hui l’Algérie doit importer des produits de la terre ?
Pardon d’avoir créé une industrie métallurgique là où il ne se trouvait que des cailloux ?
Pardon d’avoir construit 12 grands barrages ?
Pardon d’avoir implanté un immense réseau de postes et de télécommunication ? , d’avoir développé l’hôtellerie et le tourisme ? , d’avoir créé une industrie chimique, développé le gaz et l’électricité ?
Pardon d’avoir installé un réseau ferroviaire considérable et 54000 kilomètres de routes (non compris les pistes) ? Pardon d’avoir construit 23 ports, 34 phares, 23 aéroports ?
Pardon d’avoir livré des gisements de gaz et de pétrole, installations d’exploitation comprises, à un pays qui ne s’était jusque là jamais intéressé au Sahara ?
Pardon d’avoir apporté aussi la médecine, les nombreux dispensaires et hôpitaux et d’avoir permis à 2 millions d’autochtones qu’ils étaient en 1872 d’avoir 9 millions de descendants en 1962 ?, d’avoir éradiqué la peste, le choléra, la variole, le typhus et bien d’autres joyeusetés du même acabit ?
Pardon d’avoir apporté l’enseignement ? … ce qui fit dire à Belkacem Ibazizen, fils d’un instituteur kabyle ( rien à voir avec les arabes) « La scolarisation française a fait faire aux Arabes un bon de mille ans ! » ?

ET PUIS QUOI ENCORE?

Sur un million de Pieds Noirs, 20000 seulement étaient des « colons » dont 40% exploitaient moins de 10 hectares. Les 12000 autres (45000 en comptant leurs familles) ne représentaient que 4,5% du total de la population Pied Noir ! …… Les 95,5% restants étaient des ouvriers, des employés, des techniciens, des fonctionnaires, des commerçants, souvent bien moins payés qu’en métropole !
Si le prétendant socialiste à la magistrature suprême lisait autre chose que des fiches résumées, …… comme par exemple les livres de l’écrivain algérien Boualem Sansal, il pourrait, tout comme vous, découvrir qu’il a écrit :
« En un siècle, à force de bras, les colons ont, d’un marécage infernal, mitonné un paradis lumineux. Seul l’amour pouvait oser pareil défi, … Quarante ans est un temps honnête, ce nous semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous, qui sommes ses enfants. »

C’est également lui qui écrivait déjà avec lucidité :
« Trente ans après l’indépendance, nous voilà ruinés, avec plus de nostalgiques que le pays comptait d’habitants et plus de rapetoux qu’il n’abritait de colons. Beaucoup d’Algériens regrettent le départ des Pieds Noirs. S’ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie. »
Il rejoint en cela la journaliste Malika Boussouf qui écrit également :
« Si les Pieds Noirs n’étaient pas partis en masse, l’Algérie ne serait peut-être pas dans l’état désastreux dans lequel elle se trouve. »
Dans les fiches résumées du prétendant, lui en a-t-on seulement glissé une qui lui aurait permis d’apprendre par exemple, au hasard, que :
Ferhat Abbas, président de la république algérienne, du temps du G.P.R.A., avait reconnu :
« La France n’a pas colonisé l’Algérie. ELLE L’A FONDÉE. »
C’est le 14 octobre 1839, et par décision du ministre de la guerre, que le nom ‘’Algérie‘’ fut attribué pour la première fois à cette partie de l’Afrique du Nord. Il n’y a jamais eu auparavant dans l’Histoire de pays ainsi nommé !
Et pour en terminer après cela, qui a dit, cher monsieur Egomis :
« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures. »
Vous donnez votre langue au chat monsieur Egomis ? …… c’est l’aïeul spirituel du prétendant :… Jules Ferry au cours d’un discours tenu devant les députés le 28 juillet 1885, discours transcrit au Journal Officiel.
Quels furent les apôtres de l’extension aux « peuples inférieurs » des bienfaits civilisateurs de la France républicaine? Réponse: Victor Hugo, Gambetta, Jaurès.
Alors, monsieur Egomis, je vous repose la question : …… PARDON DE QUOI ?
Ah oui ! …… des crimes !
Là encore, êtes-vous bien sûr de savoir de quoi vous parlez ?
Vous souvient-il de la façon dont débuta la « guerre d’Algérie » le 1er novembre 1954 ? … par l’assassinat d’un instituteur, Guy Monnerot, dans les gorges de Tighanimine dans les Aurès. C’est glorieux n’est-ce pas ?Ceux qui prirent la décision de déclencher ce conflit prirent alors TROIS INITIATIVES :
Le choix du moment …un jour de fête religieuse chrétienne,Le choix du théâtre d’action : l’ensemble du territoire des trois DÉPARTEMENTS de notre province algérienne.Le choix des MOYENS ! … LE TERRORISME, l’ÉGORGEMENT, LES ATTENTATS AVEUGLES, LE PLASTICAGE LÂCHE, LE CRIME GRATUIT, L’ÉMASCULATION, L’ÉNUCLÉATION, etc……… ( méthodes pérennes depuis l’hégire… !)
Ils n’épargnèrent d’ailleurs pas les peuplades musulmanes fidèles à la France. Elles constituaient d’ailleurs LA MAJORITÉ DES AUTOCHTONES !En février 1956, qui choisit finalement la voie de la recherche d’une victoire militaire en Algérie ? Réponse …le président du conseil socialiste Guy Mollet.
Qui donna les pleins pouvoirs au général Massu en janvier 1957, pour mener et gagner la bataille d’Alger ?Rép:le gouverneur général socialiste Robert Lacoste.
Nous les avons combattus, en leur empruntant parfois leurs propres méthodes [seul moyen de se faire respecter par cette eux], …MAIS SANS JAMAIS LES ÉGALER ! …… Ils furent néanmoins militairement vaincus sur le terrain.
Si l’On n’avait pas été aussi pressé de jeter l’Algérie aux orties en l’abandonnant aux assassins sans foi ni loi du FLN, dépourvus de toute légitimité ainsi que de toute éthique politique et morale, l’indépendance aurait pu s’envisager sous de meilleurs auspices. Beaucoup d’officiers français préparaient les conditions d’un transfert de souveraineté plus serein et plus acceptable pour tout le monde, …… SURTOUT POUR LES ALGÉRIENS ET POUR LES PIEDS NOIRS !……
On sait ce qu’il en fut !
Le FLN ne respecta pas les accords d’Évian.Il «génocida » les harkis, les moghaznis, les tirailleurs ainsi que bon nombre d’Européens qui eurent la faiblesse de croire en leur humanité.
Alors que l’ensemble de la classe politique française cesse de se balader avec sa repentance ridicule en bandoulière, avec des états d’âne [*] qui n’ont pas lieu d’être !


LA FRANCE N’A ABSOLUMENT RIEN A SE FAIRE PARDONNER ! …… RIEN !

[*] non, ce n’est pas une faute d’orthographe…

9 commentaires »

  1. Bin, mon colon !
    C’est envoyé !

    Commentaire par henri — 01/03/2012 @ 17:42 | Réponse

  2. Félicitation, on ne peut mieux faire, j’espère que cet article sera transmis à tous ceux qui s’acharnent à culpabiliser la France à tord et à travers.

    merci pour cette leçon d’histoire.

    Commentaire par CAP — 02/03/2012 @ 09:48 | Réponse

  3. Bien dit, et je vais ajouter ceci : 1968, cette année là fut finalement proclamée une amnistie générale.
    Personnellement cela ne me convient pas. Mais bon, c’est comme ça.
    En général, quand on est amnistié on a plus de repentance.
    Alors Mr Hollande ? Vous êtes comme moi, contre cette amnistie ? Car si c’est le cas n’oubliez pas après vous être repenti, d’accuser ceux qui ont égorgé à tours de bras afin d’être honnnête avec vous-même. Demander pardon demande surement moins de courage évidemment mais s’il faut que chacun se repente alors il faudra compter les morts. Et là, je crois que vous allez vous bruler les doigts.

    Commentaire par Genare — 04/03/2012 @ 08:18 | Réponse

  4. Concernant la plaine de la « Mitidja », je vs demanderai de lire ce passage qui a paru sur le journal el watan et qui fait référence à des écrits de militaires français ayant participé à l’expédition de 1830:

    Le 5 Juillet 1830, les armées françaises prennent Alger. La France, qui n’a pas honoré ses factures vis-à-vis de ses bienfaiteurs fournisseurs, au contraire, a fait main basse sur le Trésor d’Alger. Le vaisseau de la Marine royale française, le Marengo embarque à son bord le premier envoi d’or et d’argent vers la France. D’autres vaisseaux suivront : Duquesne, Sei pion, Vénus… Ce même 5 juillet 1830, des saccages sont perpétrés dans la ville d’Alger par les armées occupantes. Selon les chiffres fournis par le général Monfort : « Sur 120 mosquées ou marabouts qui existaient à Alger au moment de l’entrée des troupes françaises, 10 ont été démolies ou tombent en ruine ; 62, parmi lesquelles on comprend celles qui sont des dépendances des casernes ou des hôpitaux, sont en ce moment entre les mains des divers services, tant civils que militaires. » Toutes les mosquées ainsi que les corporations religieuses ont été séquestrées par arrêté du 7 décembre 1830 et les grandes maisons et les propriétés urbaines ont été pratiquement toutes aliénées. La France occupa l’Algérie pour venger ce fameux coup d’éventail donné par le dey d’Alger au consul de France… Les petits ploucs, que nous étions, avions écouté cette leçon sans jamais y croire… Malheureusement, cette « fausse vérité » est inscrite encore dans les manuels scolaires français. Pour l’historien français Marcel Emerit : « Le Trésor d’Alger a été la motivation centrale de la prise d’Alger. » La dilapidation par la France ne s’est pas limitée au fameux Trésor d’Alger, même les vestiges et objets antiques d’une quantité considérable et d’une valeur inestimable ont été déplacés vers la métropole et dont une bonne partie se trouve aujourd’hui au Musée du Louvre. Même les monuments les plus volumineux ont fait l’objet de transfert ou de tentative de transfert vers la France. C’est le cas, selon l’historienne et architecte N. Oulebsir, maître de conférence à l’université de Poitiers, de l’arc de triomphe de Djemila, ancienne Cuicul (wilaya Sétif), qui a fait l’objet d’un plan de transfert par le duc d’Orléans. Heureusement que ce transfert n’a pas abouti pour plusieurs considérations, notamment d’ordre économique, politique et culturel et probablement technique. Dans son rapport sur Alger, de La Pinsonnière écrivait : « L’occupation française a apporté la dévastation après elle, et les plantations que l’ignorance du gouvernement turc n’avaient pas détruites ont à peu près disparu des lieux où nous sommes les maîtres. Les environs d’Alger présentaient autrefois un aspect riche et varié : le luxe des constructions, celui des cultures, et juste aux broussailles incultes qui en déshonoraient les abords, tout répandait sur ce tableau le plus grand intérêt… Ces nombreuses maisons de campagne, ces beaux jardins plantés d’orangers et de grenadiers, naguère arrosées par des eaux amenées à grands frais, ont bien réellement subi les conséquences de l’occupation et du vandalisme de quelques spéculateurs. »

    1.3 Organisation de la résistance de la Mitidja
    1.3.1 Avant la proclamation de Abdelkader comme Emir en 1832 :
    Après la prise d’Alger le 5 juillet 1830, dans L’histoire d’un parjure de Michel Habard, le maréchal Clauzel annonce : « A nous la Mitidja ! A nous la plaine ! Toutes ces terres sont de première qualité. A nous seuls ! Car pas de fusion avec les Arabes. » Avant la proclamation de Abdelkader comme émir en 1832, les armées des Hadjoutes et les tribus limitrophes, sentant le danger venir, se sont organisées pour défendre leur territoire. Sous la direction des chouyoukh Mohamed Benzaamoum et El Hadj Sidi Saâdi, ils empêchèrent l’armée française dirigée par le commandant de Bourmont de pénétrer la Mitidja et de conquérir Blida, le 23 Juillet 1830. Ils remportèrent leur première victoire sur l’armée française. La presse française de cette époque et à propos de cette victoire, qui a remonté le moral des Mitidjis et des citadins d’Alger, a mentionné. « Pour la première fois, il a été observé une forme d’organisation dans les rangs de ces sauvages ; l’armée de Ben Zaamoum nous a affrontés sous une forme presque organisée : les fantassins étaient concentrés sur la gauche de la montagne et les cavaliers sur le flanc droit. » Dans son expédition contre Blida et Médéa, un autre général, le général Clauzel, échoua également dans son expédition. Malgré les massacres collectifs des populations désarmées et isolées, il n’a pu étendre son contrôle sur ces deux villes. Les embuscades tendues par les armées du Mustapha Boumezrag, bey de Médéa, dans les gorges de le Chiffa et les coups répétés des résistants Soumathas et Hadjoutes, le général Clauzel décida d’abandonner son expédition contre Médéa et de rejoindre ses bases à Alger. Un autre général, le général Berthezène, nommé gouverneur le 20 juillet 1831, optant pour la stratégie « diviser pour régner », désigna El Hadj Mohieddine Ben Séghir, fils de Sidi Lembarek, cheikh de la zaouïa de Koléa, comme agha des Arabes. Hadj Mohieddine devait servir d’intermédiaire entre les Arabes et le gouvernement français. Cette stratégie a également échoué, suite aux négociations entre le général Bro et Hadj Mohieddine. Devant la résistance acharnée des Hadjoutes et tribus combattantes, le retour à l’usage de la force et de la férocité des armées françaises ne tarda pas avec le duc de Rovigo, dès le mois de décembre 1831. Il massacra, le 7 avril 1832, toute la tribu des Aoufias qui stationnaient aux alentours d’El Harrach, sous prétexte que cette tribu a agressé la délégation de Ferhat Bensaïd, coalisée à la France. Les accrochages et les combats se multiplièrent et ont souvent contraint les armées françaises à se replier sur leurs bases de fortification. La désignation des caïds inféodés à la France a quelque peu brisé la cohésion des tribus et amené la résistance à se réorganiser autrement et à se déplacer vers les zones montagneuses. Optant pour les coups de main et les embuscades sous la direction de Cheikh Mohamed Benzaamoum et El hadj Sidi Saâdi, la résistance ne s’essouffle pas pour autant dans la Mitidja. Des rassemblements populaires furent organisés par les chefs de tribus pour remonter le moral des populations et les mobiliser pour relancer le combat.
    1.3.2 Proclamation de Abdelkader comme Emir en 1832 :
    Selon Mostefa Lacheraf dans L’Algérie : Nation et Société : « Lors de la proclamation de Abdel-Kader, âgée de vingt quatre ans, comme Emir en novembre 1832, les partisans les plus irréductibles, comme les Hadjoutes qui opéraient à plus de 400 kilomètres de la nouvelle capitale de l’émir (Région de Mascara), se mirent à son service en lui apportant un appui appréciable ainsi qu’à ses lieutenants, El Berkani, El Béchir, Ben Allal. Leur engagement total avec l’émir et leur acharnement contre l’occupant a fait des Hadjoutes un redoutable ennemi aux généraux français. » Les coups de mains, les embuscades et les offensives surprises des Hadjoutes et des tribus résistantes de Beni Salah contre les armées françaises ont empêché la France de 1830 à 1836 d’imposer son autorité sur le territoire de la Mitidja cantonnées uniquement sur certains points comme Ouled Yaïch, Douéra et Boufarik. L’ancienne forêt de Hadjout et les montagnes environnantes (Menacer, Monts de Cherchell, Zaccar, Chenoua, Monts de Mouzaïa, Atlas blidéen…) constituaient des coins stratégiques et de repli idéal pour s’approvisionner et relancer le combat. Ces attaques ont contraint les premiers colons installés à la Mitidja à abandonner les premiers villages ou regroupements de colons constitués principalement de 400 immigrants allemands et suisses arrivés par bateau à Alger en 1832. Le général Clauzel disait : « J’ai ordonné aux bataillons de détruire et brûler tout ce qui se trouve sur leur passage… Dans deux mois les Hadjoutes (tribus de la Mitidja) auront cessé d’exister. » Parole fut tenue, sauf qu’il fallait non pas deux mois mais 5 ans. Le général Changarnier, qui a eu à combattre les armées hadjoutes, écrit à leur sujet (Mémoire) après les avoir qualifiés d’« habitants rebelles au joug de l’étranger », de « patriotes énergiques » : « Les Hadjoutes avaient pu mettre en campagne et entretenir, pendant plusieurs années, de 1000 à 1800 cavaliers très courageux, qui avaient accompli des choses dont les cavaliers les plus célèbres de l’Europe se seraient honorés… » De même, le duc d’Orléans n’a pas manqué de rendre hommage au patriotisme de ces partisans : « …Ces hardis partisans faisaient plus de mal aux Français que tout le reste des forces ennemies, de même que les Cosaques, dans les guerres de l’empire, contribuèrent plus que toutes les troupes régulières à détruire l’armée française… » « Les Hadjoutes empêchaient l’armée de dormir en la tenant sur un qui-vive perpétuel… Cependant la mort d’un simple cavalier Hadjoute, Boutheldja le poète, tué dans un de ces engagements, fut une perte sensible pour la cause arabe… » « Au milieu du mouvement (de résurrection de ce peuple qui renaissait du sang de ces braves enfants, Boutheldja fut le plus inspiré parce qu’il était le plus convaincu de tous les poètes. Ses chants lyriques, d’une douleur touchante et d’un farouche patriotisme, étaient devenus populaires parmi la jeunesse arabe. Le poète préféra rester en volontaire, au premier rang des Hadjoutes, et, simple soldat, comme Koerner, il mourut comme lui de la main d’un Français en combattant pour une patrie que tout deux avaient rêvée grande, et qu’ils ne connurent que malheureuse. » L’armée française redouble de férocité contre les tribus de la Mitidja. Le 23 janvier 1835, un communiqué est publié dans Le Moniteur algérien (journal français) : « Une de nos colonnes, après avoir détruit une vingtaine de villages de Hadjoutes pour se mettre en appétit pénètre chez les Mouzaïas ; le résultat a été le châtiment des tribus insoumises : leurs douars ont été détruits, beaucoup de blé et de bestiaux enlevés. » Le correspondant de guerre du Toulonnais écrit le 25 Janvier 1835 : « On croirait vraiment assister à la conquête du Pérou par les Espagnols parce que les Hadjoutes veulent leur indépendance, faut-il se conduire en vandales ? Les Mouzaïas, la plus belle des tribus que nous avons détruites, se trouvaient au milieu d’un vaste jardin d’oliviers et d’orge. Le feu y fut mis et le bruit des flammes se mêlait aux cris des femmes et des enfants. » Dans les mémoires du Général Changarnier, parlant de ses troupes qui opéraient à l’ouest de la Mitidja : « Elles (ses troupes) trouvèrent des distractions dans razzias réitérées que, pendant l’hiver, je fis subir aux tribus hostiles de l’Harrach à la Bourkika (village proche la ville actuelle de Hadjout). Après le massacre de ces villages et tribus, une grande partie de ces populations s’est réfugiée dans les montagnes environnantes, abandonnant leurs terres et leurs biens aux nouveaux occupants, mais non résignées, continuant le combat sous toutes ses formes et même après la reddition de l’Emir en 1847, comme le précise Mostefa Lacheraf dans L’Algérie : Nation et Société : « Toute la Mitidja paysanne était aux portes d’Alger… et les communications dans la banlieue algéroise étaient menacées par les coups de main et les embuscades tendues par les partisans. » Il fallait attendre le 29 avril 1837 pour que le général Damrémont pénétra la ville de Blida après l’avoir assiégée et ordonné de détruire et de raser tous les vergers des alentours. La bataille de oued El Alleug a été la victoire décisive de l’armée française sur les résistants Métidjis. Ce qui lui permettra d’occuper, le 15 mars 1840, Cherchell, puis après d’autres villes combattantes et stratégiques comme Miliana et Médéa. Elle ouvre également la porte à la colonisation massive qui a connu son apogée avec les généraux Valée, Bugeaud et Randon. Dans ses lettres, le duc d’Orléans écrivait : « La grande affaire de l’Algérie maintenant, c’est de peupler la Mitidja de chrétiens ; pour cela, il faut l’action et l’impulsion du gouvernement ; le succès de la France est à ce prix. » S’adressant aux premiers colons, le maréchal Clauzel : « Vous pouvez créer autant de fermes que vous le souhaitez et vous pouvez même les accaparer dans les zones que nous occupons. Soyez assurés que nous vous protégerons avec toute la force que nous possédons. Par la patience et la persévérance, un peuple nouveau vivra ici ; il grandira plus que ne le fait le peuple qui a traversé l’océan Atlantique pour s’installer il y a quelques siècles en Amérique. » Le 14 Mai 1840, le général Bugeaud déclarait devant les députés français : « Les colons doivent s’installer partout là où il y a de l’eau potable et des terres fertiles sans s’interroger sur les propriétaires. » La première colonie fut installée en 1836 à Boufarik et entre 1848 et 1850, quarante villages de colonisation avaient été créés, parmi lesquels Marengo, aujourd’hui Hadjout. Malgré la défaite des résistants de la Mitidja et l’occupation du pays par la France, les combats et soulèvements n’ont jamais cessé contre le colonialisme :
    les révoltes en Kabylie de 1853-54 ;
    le soulèvement des Beni Snassen en Oranie en 1859 ;
    la révolte des Ouled Sidi Cheikh et de Bouamama en 1864 ;
    l’insurrection de Mokrani en 1871 ;
    l’insurrection des Beni Menaceur en juillet 1871 sous la direction de Malek Essahraoui el Berkani ; Malgré les répressions sanglantes, les résistants Hadjoutes n’ont pas abdiqué jusqu’au déclenchement de la lutte de Libération nationale où la Mitidja et ses montagnes environnantes ont servi à nouveau, plus d’un siècle après, comme territoire de lutte et de refuge à nos valeureux moudjahidine. A l’indépendance de notre pays, la ville de Marengo est débaptisée pour porter désormais le nom des glorieux résistants, Hadjout.
    Gloire à nos martyrs.
    ************************************************************************************************************************************************************************************************
    On ne peut rien contre l’Histoire. Chacun a pourtant sa propre version de nos rapports (nous, les méchants Français) avec les (gentils) Algériens…
    J’ai connu des Français établis en Algérie durant les insurrections… Ils m’ont raconté tout l’amour et la reconnaissance que leur ont porté à ce moment là le peuple Algérien: femmes et enfants massacrés, hommes mutilés, etc…
    Je suis certain que si la France était aujourd’hui officiellement occupée par ce peuple, nous assisterions aux mêmes scènes horribles. Les racailles issues de l’immigration nous en apportent la preuve tous les jours…
    Regardez autour de vous.
    FDF

    Commentaire par Diab — 06/03/2012 @ 18:46 | Réponse

  5. mais vous etes marrants vous colonisez un pays et c’est normal meme si vous avez construit des immeubles vous croyez que sa vaut plus que la dignité d’un peuple qui a eté dominer et maltraité chez lui qu’est-ce qui donne le droit a un pays de coloniser un autre a part son propre profit alors arretez de croire que la france a fait le bonheur des algeriens ,alors qu’elle les traitée comme des animaux et c’etait dans loi un musulman n’avait pas les memes droits qu’un européens et sa a durée très longtemps .et vous voulez que l’algerie s’éxcuse de quoi d’avoir voulu dégager les colons bien sure demandez aux irakiens de s’éxcuser auprès des américains quel blague,et pour les harkis c’est a eux de ramper devant l’algerie pour demander aux algeriens de leurs pardonner d’avoir trahi leurs fréres,soeurs,péres et meres,sinon vous les francais demandez pardon aux collabo des allemands c’est absurde bien sure dans ce cas-la mettez-vous a la place des algeriens qui ont eux de la famille tués par ses chiens de traitres qui pourriront tous en enfer.c’est une blague ou j’ai entendu dire que les harkis eté des musulmans francais est ce que c’est soit disant musulmans qui ont tués d’autres musulmans pour des chrétiens ou athée ont lu le coran,c’est ecrit de faire le djihad contre d’autre musulmans pour le compte de chrétiens non alors vous allez brulez en enfers si vous vous faites pas pardonnez par ceux a qui vous avez causez du tort mais c’est pas prés d’arriver car vous etes la pire espècememe pire que les soldats israélins car eux sont né juif et non musulmans reflechissez a sa

    Commentaire par algerien pur — 15/04/2012 @ 09:10 | Réponse

    • Arrêtez de fantasmer sur un pays qui n’existait pas quand les Français ont libéré la région du joug ottoman. Cette région a été nommée Algérie après la conquête française dont le but était d’éradiquer les pirates barbaresques qui pillaient les côtes sud de la France pour capturer des esclaves principale activité conseillée aux musulmans par leur ordure de prophète grand pillard sous l’Eternel.
      Quant à l’Algérie à qui on a laissé le pétrole du Sahara il n’est que de voir son état actuel pour ne pas avoir à en être fier.
      La réussite est tellement accomplie que les jeunes Algériens n’ont qu’un rêve en tête venir en France.

      Commentaire par francaisdefrance — 15/04/2012 @ 11:57 | Réponse

      • Oui, c’est vrai les Algériens aiment bien la France car ils se sentent chez eux à Poitiers.
        Quant aux libérations, ça me rappelle la France humiliée, libérée par les américains de l’occupation des teutons.
        Attention le fantasme ça tue partout.

        Commentaire par Diab — 23/05/2012 @ 19:34

  6. Mais dites moi , vous qui vous apitoyez sur le sort réservé aux harkis ,quelle a été votre attitude après la fin de la seconde guerre mondiale vis-à-vis de ces nombreuses Françaises qui s’étaient acoquinées avec les soldats allemands ?

    Commentaire par hadj-hammou — 02/02/2014 @ 08:50 | Réponse

    • Elles ont été lapidées tondues.

      Commentaire par francaisdefrance — 02/02/2014 @ 16:19 | Réponse


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