Francaisdefrance's Blog

13/01/2012

Lettre à David Pujadas. La réaction d’un soldat de France en retraite…

Il est vrai que j’ai, comme beaucoup, vu ces infos. Mais cette réaction ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Et pourtant…

L’auteur de cette lettre a grandement raison. Pour nos soldats tués à l’Etranger, l’hommage c’est un air faussement compassionnel de notre du président de la République devant les cercueils fraîchement arrivés d’Afghanistan, une médaille à triste posthume et le tour est joué (avec un zooming des caméras, en prime).

Et au sujet des journalistes dont le manque d’objectivité est à déplorer, j’en connais aussi un; un « bas de gamme », gauchiotte comme pas deux et qui affiche sans vergogne dans ses écrits son aversion contre le patriotisme en mélangeant volontairement le fascisme, les skins et le Front National. Il se reconnaîtra…

En tout cas, bravo à ce retraité de l’armée Française. Merci Major; repos !

FDF

.

Honte à vous monsieur PUJADAS !

Réaction d’un Soldat de France en retraite, après les propos déplacés de monsieur David PUJADAS, au JT de 20 heures, le 11 janvier 2012 sur la chaîne de télévision d’Etat France 2

Honte à vous monsieur PUJADAS !
 
Mes chers médias. Et, ayant écouté les infos de 20 h 00 sur France2, je m’adresse particulièrement àMonsieur David Pujadas.Tout d’abord, je comprends parfaitement votre émotion devant la mort d’un des vôtres, et compatis volontiers à votre peine et m’incline devant la douleur que provoque cette disparition soudaine.Je la partage d’autant plus que depuis des mois je ressens la même peine à chaque fois que j’apprends la mort au combat d’un de mes jeunes camarades soldats. D’un de ceux qui sont tombés au champ d’honneur sans faire de bruit au service de notre pays, de notre Patrie à l’ombre de notre drapeau.Cela dit, je trouve profondément indécent que vous fassiez la une de votre journal de 20 h, ce 11 janvier 2012, sur cette disparition, dramatique, en nous assommant avec les témoignages de ses camarades. De leurs commentaires dithyrambiques. Ils sont certainement mérités et, peut-être, en deçà de la vérité. Du rappel de sa carrière de ses qualités humaines et professionnelles.Pourtant, je ne peux que m’étonner de ce battage médiatique sur une mort brutale, mais sommes toutes, dramatiquement normale et tristement banale. Je vous reproche de faire de cette mort une mort particulière en faisant de votre confrère un martyr de l’information durant plus de vingt minutes, à une heure de grande écoute, alors que vous ne rendiez compte de la mort d’un de nos soldats, qu’après des grands titres, parfois oiseux, durant HUIT ridicules petites secondes.Ainsi, force m’est de constater que la vie d’un journaliste, aussi bon soit-il, a beaucoup, beaucoup plus d’importance a vos yeux que celle d’un soldat au service de sa Patrie.
J’étais déjà révolté lorsque vous avez eu l’outrecuidance de faire la fête pour le retour de vos deux imbéciles qui étaient allés, de leur propre initiative, apporter le soutien des journalistes de gauche aux talibans, et qui sont responsables de la mort de soldats qui, à cause d’eux, ont été exposés anormalement aux coups mortels de nos adversaires.Je suis également révolté lorsque vous annoncé, toujours lors d’un journal de 20 h 00, la mort d’un de vos collègues de travail décédé d’une longue maladie alors que vous ne vous êtes pas étendu sur la disparition du dernier de nos grands soldats qu’était le général Bigeard. Nous aussi nous avons des camarades qui disparaissent après avoir lutté contre un cancer et nous ne l’annonçons pas sur les ondes des chaines que nous payons.Voyez-vous, nous soldats, nous pleurons la disparition de nos frères dans la dignité, dans le silence de nos cœurs meurtris, dans le respect du sacrifice qu’ils ont acceptés de faire pour que VOUS, journalistes, puissiez vivre et exercer votre métier en toute liberté.

Il est profondément indécent que vous étaliez vos états d’âmes au vu et su de tous. Que vous mettiez en avant les risques de votre métier et les présentiez comme des risques exceptionnels. Ce n’est pourtant, qu’un dramatique mais banal accident de travail.
En effet, il y a une différence fondamentale entre la mort de votre journaliste et la mort au combat. Un reporter de guerre qui meurt dans l’exercice de son métier, meurt pour que l’information nous arrive. C’est beaucoup pour l’information, je vous l’accorde sans arrière pensée mais c’est bien peu pour une Nation. Si nous n’avions pas cette information, cela ne remettrait pas en cause notre société, notre liberté, notre civilisation.

En revanche, la mort au combat de nos soldats est toujours une mort qui est consentie pour que nous restions LIBRES. Pour que les valeurs, héritées de nos pères au siècle dernier, de nos aïeux en 1789, de nos ancêtres en 732, soient transmises et que notre civilisation perdure.

Je suis triste de la mort de cet homme qui laisse femme et enfants et, le chrétien que je suis, déplore toujours la perte d’une vie humaine car elle est, par essence, profondément injuste.

Je pense, et j’en terminerais là, que vous vous trompez de guerre. Ce n’est pas en Syrie qu’il faut que vos grands reporters agissent, mais chez nous.
Vous ne rendez pas compte de la guerre qui s’installe dans notre pays et vous en taisez les combats qui ne vous servent pas. Je n’en veux pour preuve, parmi d’autres, que celles que vous pouvez connaitre en suivant ces liens et en visionnant le clip joint.

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Dunkerque/actualite/Secteur_Dunkerque/2012/01/06/article_le-feu-a-detruit-l-interieur-de-l-eglise.shtml

http://www.afriquejet.com/explosion-de-leglise-sainte-therese-au-nigeria-2011122530373.html

http://www.dailymotion.com/video/xnibye_nouvelle-preuve-de-courage-du-maire-de-marignane_news

http://www.capital.fr/enquetes/derapages/l-incroyable-derive-financiere-de-la-mairie-de-paris-549730

En conclusion monsieur Pujadas, je pense que vous n’êtes pas un bon journaliste. Vous faites trop ressortir votre sensibilité politique en souhaitant, durant un 20 h 00, à Madame Brochen/Aubry d’être présidente de la République. En vous faisant le complice d’une falsification, grotesque, d’un texte par Mademoiselle Fourest lors de votre émission « des paroles et des actes » avec Marine Le Pen. Pour ne citer que ces deux exemples.

Vous n’êtes pas objectif, vous n’êtes pas un vrai journaliste. Vous usez de votre position pour abuser et imposer aux français des sujets qui ne les intéressent pas en utilisant des moyens que vous reprochez à vos adversaires d’utiliser. C’est détestable.
Ayez monsieur, si possible, plus de respect pour votre beau métier cela ferait du bien à la France….

Croyez, monsieur Pujadas, en l’expression des meilleurs sentiments démocratiques d’un vieux soldat profondément attaché à la justice et à l’honnêteté.

Major (er) …


4 commentaires »

  1. (…)une médaille à triste posthume(…)

    Excellent jeu de mot FDF. C’est… triste… que ça soit dans un cadre aussi déprimant, j’aurais préféré lire ça dans un texte humoristique… mais c’est foutrement bien présenté.

    Commentaire par BVK — 13/01/2012 @ 11:10 | Réponse

  2. Bravo, c’est ce que j’ai pensé et je le pense encore plus fort en lisant le courrier « d’un soldat retraité » 78 militaires français sont morts en Afghanistan – La peau de ces soldats faisant leur métier vaut elle moins chère et est elle plus négligeable que la peau d’un seul journaliste tué en Syrie et faisant lui aussi son métier ????? Ayez le courage de répondre Monsieur Pujadas – même sur l’antenne puisque on vous posé une question ? Et sachez encore, Mr Pujadas, que la solde d’un soldat mort n’est pas la même que la paye d’un journaliste mort – nous pouvons en discuter – demandez donc aux familles de soldats – et demandez donc à la veuve du journaliste ?????

    Commentaire par Sara Toledano — 13/01/2012 @ 11:53 | Réponse

  3. Oui d’accord avec vous mais le métier de soldat est le seul ou l’on s’engage jusqu’au sacrifice ultime, ce qui n’est pas le cas des reporters qui liberté de la presse oblige ne sont pas censés décédés.

    Commentaire par Duhem — 13/01/2012 @ 12:31 | Réponse

    • d’accord avec vous Duhem les reporters ne sont pas sensés mourir MAIS EUX NE COMBATTENT PAS POUR LA LIBERTE ILS COMBATTENT POUR DU POGNON OUI DU POGNON ET RIEN DE PLUS ils écrivent ce que EUX veulent , suivant LEURS IDEES POLITIQUES .Certes la perte d’une vie humaine est toujours déplorable MAIS LUI EST ALLE LA CHERCHER LA MORT alors n’ayez pas l’outrecuidance de déplorer cette mort plus (+ ) qu’il ne faut . Mais rendez hommage à tous ces soldats morts dans L’ INDIFFERENCE GENERALE

      Commentaire par mandarine — 14/01/2012 @ 09:30 | Réponse


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