Francaisdefrance's Blog

02/01/2012

La propagande de Oumma.com dans les banlieues…

Et que l’on nous dise encore que l’islam n’a rien à voir avec la racaille… Faut il des preuves de plus?

Et pour étayer ces faits, voir: http://tinyurl.com/6oblh63

FDF

.

L’opportunité de l’Islam dans les quartiers populaires…

« Difficile de traiter d’un tel sujet sans éveiller l’attention des ténors auto-proclamés de la laïcité ou des laïcards. Néanmoins, c’est bien dans l’esprit de la loi de 1905, qui garantit la liberté de conscience et de culte, que s’inscrit notre réflexion. L’enquête dirigée par Gilles Kepel à Clichy-sous-bois et à Montfermeil (Seine-saint-Denis), banlieue de la République, a établi une étroite corrélation entre le malaise social sévissant dans ces zones sensibles et les pratiques religieuses de leurs habitants majoritairement musulmans.

En d’autres termes, le retour à la religion ou le repli communautaire serait la conséquence ou le symptôme d’une relégation sociale et géographique dans certains quartiers de France. Or, sans nier la pertinence du rapport publié par l’institut Montaigne, cette conclusion nous semble déficiente, car ayant fait abstraction d’un facteur majeur et déterminant, celui de l’impact du capitalisme dans l’inconscient collectif. La réflexion devrait donc se faire en amont du constat soulevé.

Ce retour à la foi, qui relève selon nous davantage d’une quête de sens que d’un malaise social, traduit inéluctablement une espèce d’évasion spirituelle d’une prison idéologique funeste et aliénante ayant fait miroiter aux citoyens de l’Hexagone une liberté illusoire. Le capitalisme, en effet, est la cause des principales anomalies sociétales ayant généré une réelle cacophonie politique ainsi que de profondes injustices sociales. Ainsi, les « banlieues » sont devenues une espèce de « déchèterie sociale » où l’on vient jeter tous les « encombrants politiques ». Notre pays, par ailleurs, délectera la paix et la justice que lorsque la monnaie cessera d’être le seul régulateur des relations humaines.

C’est donc à ce stade idéologique que doit s’opérer une véritable réforme visant à reposer la question du sens et des finalités qui, au demeurant, fait énormément défaut à la politique régissant la société et, par incidence, provoque de véritables troubles particulièrement dans les « banlieues ». D’ailleurs, l’économie parallèle qui sévit dans ces milieux n’est que le reflet, voire la conséquence, de cette philosophie de l’avoir, de la possession, et surtout, de l’obsession. Les jeunes des quartiers ne sont finalement pas plus assoiffés d’argent que les principaux dirigeants politiques de notre pays. Le problème doit être traité à la source.

Force est de constater, cela étant dit, que l’Islam apparaît dans les quartiers populaires comme un espoir existentiel face à une société en perte de valeurs morales et spirituelles. Cette quête de sens est d’ailleurs patente chez bons nombres de citoyens qui depuis plusieurs années prennent conscience du caractère illusoire et aliénant de la consommation à outrance en cherchant appui dans une spiritualité donnant sens à leur vie.

Des êtres à l’affût d’un vent printanier pour cueillir sous le souffle de leur aspiration naturelle, la Liberté intérieure. Le succès du roman initiatique l’alchimiste de Paulo Coelho dans les années 90 est, à ce propos, parfaitement révélateur. Et ce n’est pas un hasard si le Dalaï-lama, aujourd’hui, notamment à travers la littérature bouddhiste devenue très à la mode, occupe autant de place dans le cœur de beaucoup de citoyens.

Contrairement aux jeunes des années soixante, qui manifestaient de l’intérêt pour des personnalités politiques comme Che Guevara ou de Gaulle dont les visages ornaient les chambres des étudiants, la génération 90-2000 affectionne plutôt des personnalités spirituelles et morales à l’instar de l’Abbé Pierre et Mère Theresa. A ce titre, l’expérience de Michel Serres illustre pertinemment nos propos : « il y a trente ans, lorsque je voulais intéresser mes étudiants, je leur parlais politique ; lorsque je voulais les faire rire, je leur parlais religion. Aujourd’hui, c’est l’inverse : lorsque je veux les faire rire, je leur parle politique… »

Ce retour à la spiritualité dans les quartiers populaires est une forme de réplique à l’idéologie capitaliste qui alimente la majorité des politiques occidentales. C’est pourquoi, aujourd’hui plus que jamais, la laïcité dans ses principes fondateurs garantissant la libre traduction des diverses conceptions du bien et du mal, doit briller de tout son éclat afin de permettre l’épanouissement spirituel et moral particulièrement dans les « banlieues ».

L’Islam, de ce fait, qui selon l’enquête menée par Keppel est très présent dans ces zones sensibles, doit, dans le cadre de la loi de 1905, jouer un rôle majeur en donnant une orientation intellectuelle juste et objective, tenant compte du principe de modération et de globalité du message islamique, aux aspirations spirituelles et morales des jeunes issus du milieu populaire. La laïcité est à notre sens une opportunité entre les mains de l’Islam pour préserver les citoyens des quartiers populaires de l’auto-exclusion et du renfermement et favoriser l’épanouissement de leur citoyenneté.

Le message profond de l’Islam que l’on réduit malencontreusement à des principes techniques dépourvus de sens et de profondeur ou à une technicité du « halâl » et du « harâm » dépouillée de l’esprit et des finalités des textes, est, au même titre que l’ensemble des religions monothéistes, porteur d’un souffle spirituel libérateur à même de doter les « banlieues » d’un cadre éthique et d’impératifs catégoriques, au sens Kantien, bénéfique au rayonnement de la société. Un bon musulman fidèle à ses principes et nanti d’une compréhension juste de sa religion est par nature un bon citoyen.

C’est pourquoi, à l’issue du rapport de l’institut Montaigne, il est fondamental qu’un véritable travail d’enseignement et d’éducation islamique soit mené dans les quartiers populaires pour éviter non seulement que les jeunes, sous l’emprise de cette quête de sens, deviennent des proies faciles entre les mains de certains rigoristes, mais aussi pour mettre leur foi au service de leur citoyenneté. Autrement dit, selon la distinction de Rawls, de mettre leur conception du Bien au profit du Juste. »

 Source: Oumma.com

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