Francaisdefrance's Blog

05/12/2011

Droit de vote des étrangers: notre France est à vendre…

Excellente réflexion de Gilbert Collard sur le droit de vote des étrangers. Si c’est approuvé au Sénat, c’est que notre Patrie est à vendre. Elle était déjà en location ou squattée, il n’y aura plus qu’à passer chez le notaire… Frais d’acquisition à la charge du vendeur, cette fois…

Pauvre de nous.

FDF

.

     Il ne faut pas s’y faire,  même si c’est dans l’air du vent  des moulins écolo-socialistes, et, fut un temps, sarkosistes : la France serait, selon le projet socialiste, à toute personne qui paie quelque impôt. 

 Même s’il n’est pas  français, même s’il s’en retournera un jour dans son légitime pays d’origine, monsieur tout le monde du grand monde sans frontière devrait, selon les verts et les roses, un beau bouquet de chrysanthèmes, pouvoir voter pour élire maire et président de conseil général, et plus tard, inévitablement, être élu !

 On se préparerait de sacrés lendemains communautaristes.

L’argument en faveur du droit de vote des étrangers est simple : ils paient l’impôt, donc en même temps, ils achètent le droit de peser sur le destin d’un pays qui n’est pas le leur ! On vend le droit de vote au prix de l’impôt. En un mot, la citoyenneté étrangère se ramène à cette idée : je paye donc je vote ! Pays à vendre…  

  S’y opposer, au nom  du lien entre la citoyenneté et le vote, entre la Nation et le Citoyen, entre la France, son destin maitrisé et les Français de toutes origines qui la peuplent, principes qui claquent au vent de Valmy, c’est être forcément raciste !

Vous me direz, ils n’ont plus rien d’autres à sortir que cette connerie démodée, vieille comme Tonton et SOS racisme, son instrument politique de propagande.

 Ces gentils principes socialo-verdoyants ont été soutenus par le Sarko du temps où il était scout de gauche, avec ses cheftaines Fadéla Ammara, Rama Yadé, et d’autres. Il a belle gueule de s’y opposer aujourd’hui ! 

 La gauche cherche des électeurs de remplacement à l’électorat populaire qui lui tourne le dos, fatigué des flonflons des bobos, des trahisons, et elle croit les avoir trouvés chez les étrangers de passage qui paient l’impôt et « participent à la vie de la cité ».Qu’est-ce que cela veut dire participer à la vie de la cité ? Encore une phrase dont on passera des années impossibles à chercher l’existence concrète !

Que je sache un Français qui paye l’impôt en Tunisie, au Maroc, au Sénégal, ne vote pas, et c’est normal. Décider par le vote de la conduite d’une nation impose l’attachement, l’ancrage à cette nation : pour voter, devenez Français, ce n’est pas une honte, sinon votez chez vous, et pour qui vous voulez !

Source: http://www.gilbertcollard-leblog.com/

11 commentaires »

  1. Ces soi-disant  » Elites  » sont passibles du traitement réservé aux traitres. Vous savez lequel, inutile de le décrire. Jugement sans tribunal. Quel besoin ? En temps de crise, faisons des économies.

    Commentaire par Christiane Lapotre — 05/12/2011 @ 17:34 | Réponse

  2. L’homme est un organisme vivant. Comme tous ses homologues, il se reproduit et il consomme. Il a besoin de respirer, de manger… Ce faisant, parce qu’il engloutit beaucoup plus d’énergie et de biens matériels que les espèces sauvages, et parce qu’il prolifère, il détruit à grande vitesse la seule maison dont il dispose : LA TERRE.

    Lorsque, dans un végétal ou un animal, une population cellulaire augmente de façon aberrante, elle déstabilise l’édifice. Elle accapare l’oxygène, l’eau et la nourriture. Les cellules conquérantes ont besoin de celles qui les entourent pour vivre, mais elles les asphyxie, les assoiffent et les affament, tous en les intoxiquant avec leurs déchets. A terme, les envahisseuses ruinent l’édifice dont elles sont une pièce. Elles se suicident. Pour le médecin, une population excessive de cellules prend le nom de « tumeur ». Si le processus de multiplication s’emballe, la tumeur devient maligne : on a affaire à un cancer. Hors une horde de bêtes se multiplie telle des mouches qui pondent leurs larves dans des terrains propices, et cette horde essaie par tous les moyens de coloniser en masse la planète entière : les muss radicaux ! Nous ne sommes ni le fleuron, ni l’orgueil, ni l’âme pensante de la planète : mais nos pleutres de politiques en incarnent la tumeur maligne. Les autorités politiques sont gravement fautives quand elles tolèrent que des haines, des luttes, des affrontements religieux et/ou politiques, qui proviennent largement de l’étranger, s’implantent et s’expriment fortement dans nos pays occidentaux, pays où le vivre ensemble est gravement dégradé par des communautarismes que les mêmes autorités n’arrêtent pas d’encourager, contre l’avis de leur propre peuple.

    Des politiques qui ont peur, qui se conduisent comme des lâches, qui ne voient que leur portefeuille sans prendrent de risques, sont des politiques à écartés.

    Mais où sont-ils ceux qui sont censés nous défendre ?

    http://citoyenneteetresistance.skynetblogs.be/archive/2011/11/06/honteux-scandaleux-a-strasbourg.html

    Essayez vous de pointer et disparaître, de travailler quelques années pour toucher une confortable retraite, et au contraire ils augmentent votre âge de retraite, et vous taxe sans arrêt.

    Scandaleux

    Ils défendent des pays en y envoyant se faire tuer nos soldats, nos enfants et ne sont même pas foutus de faire régner l’ordre dans leur propre pays.

    La crise à bon dos, mais eux dépensent sans arrêt les deniers du peuple et pillent nos pays, en favorisant d’autres.

    Vos enfants vivent déjà dans une insécurité totale :

    http://citoyenneteetresistance.skynetblogs.be/archive/2011/09/22/viols-connus-en-belgique-de-3000-an-soit-7-jour.html

    Des gouvernements qui ont peur, sont des gouvernements morts.

    De moins en moins de gens rient de la droite qui les ont prévenu, les traitaient d’extrême droite par les ont dit des partis vénaux et avide de pouvoir.

    ALORS, réveillez-vous et changeons ces politipleutres.

    Ce n’est pas nous les racistes ,c’est bel et bien EUX.

    Mais notre patience a ses limittes « Tolérence Zéro »

    Commentaire par vérité — 05/12/2011 @ 17:41 | Réponse

  3. Dans mon entourage, j’ai un ami marocain qui tient une épicerie dans ma ville et qui m’a dit sa position vis-à-vis du vote des étrangers : il est contre. Pour voter en France, il faut être français… Par contre, il vote en France et il est Français.
    Il donnera sa voix à Marine l’an prochain…

    Commentaire par Sylvie — 06/12/2011 @ 09:05 | Réponse

  4. En 2005, 1360 experts ont rendu un rapport alarmant à l’ONU. Ils ont établi un constat unanime : si l’homme continue à dégrader la planète, d’ici trente à quarante ans, son bien-être sera menacé.
    Pollution, désertification, risques sanitaires, réduction de la diversité des espèces et réchauffement climatique, le bilan environnemental planétaire est loin d’être réjouissant. Plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable ; chaque jour, 50 à 100 espèces disparaissent ; 250 millions de personnes sont affectées par la désertification ; en 10 ans, 940.000 km2 de forêts ont été abattus … la planète est en danger. Et le danger n’est pas seulement écologique : la dégradation environnementale menace non seulement la survie des hommes (par la pollution, la désertification, les maladies…), mais aussi la paix : la raréfaction des ressources crée des tensions et des conflits qui sont de plus en plus nombreux et violents.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 10:43 | Réponse

  5. Ce sont les pays du Nord qui consomment le plus d’énergie, produisent le plus de déchets et de pollution, au détriment des pays du Sud dont les ressources sont pillées par les multinationales (pétrole, gaz, sols, forêts, etc), et qui servent de dépotoir pour recevoir une grande partie des déchets des pays riches… Ainsi, le Tsunami, survenu en décembre 2004 en Asie, a montré à quel point la modification des côtes, due aux installations touristiques diverses et aux élevages intensifs de crevettes (destinées aux consommateurs du Nord) avait grandement aggravé les conséquences du raz de marée. Par ailleurs, les pays du Sud subissent aussi la main mise de sociétés multinationales qui exploitent leurs terres agricoles sans se préoccuper de les préserver. C’est ainsi que des gros producteurs de bananes, comme Chiquita, déversent des pesticides par avion sur leurs exploitations en Afrique et aux Caraïbes.
    Enfin, l’impact des dégradations environnementales est d’autant plus profond que les populations sont économiquement fragiles. Les populations du Sud sont donc les premières victimes des conséquences du réchauffement climatique.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 10:47 | Réponse

  6. Malgré la gravité de la situation, les experts auprès de l’ONU estiment que des changements importants de politiques et de pratiques peuvent encore renverser la tendance. Mais il faut réviser rapidement et complètement nos façons de faire. Selon eux, il est urgent que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), par exemple, change son approche et prenne enfin en compte la question de l’environnement et des ressources naturelles.
    Il est urgent aussi que les Etats qui ont signé et ratifié les diverses Conventions Internationales sur la biodiversité, la lutte contre la désertification, le réchauffement de la planète tiennent leurs engagements.
    Beaucoup de choses peuvent être faites. Pour diminuer la consommation d’énergie, réduire la production de déchets et la pollution, nous devons certainement changer quelques-unes de nos habitudes (économie d’énergie, refus des 4×4, consommation locale et de saison etc). Il est indispensable que les Etats mettent en place des réglementations et des contrôles stricts et n’apportent plus leur soutien aux activités destructrices et polluantes. La société civile dans ce domaine a un rôle majeur à jouer pour faire pression sur les décideurs et pour faire changer les modes de consommation.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 10:47 | Réponse

  7. Esclavage, colonisation, immigration : la France confrontée à la face cachée de son histoire

    Quelques exemples : les Français d’origine étrangère (Arabes et noirs) se plaignent d’être discriminés à l’embauche, aux loisirs, dans leur vie quotidienne, avant que les banlieues ne s’enflamment plus tard pour les mêmes raisons, pour ne pas s’en occuper, la droite (UMP) trouve indispensable de voter une loi affirmant, contre l’élémentaire bon sens, le rôle positif de la colonisation. Comme cet écran de fumée opportuniste n’était pas assez épais et qu’il a soulevé un tollé des associations, obligeant le retrait du texte, de Villepin sort de sa poche le lièvre CPE, pour, disait-il, résorber le chômage endémique des jeunes. Ce qui n’était en réalité qu’un cadeau électoraliste (la flexibilité) fait au patronat, comme la loi sur le rôle positif de la colonisation visait à acheter les voix des Pieds noirs.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 11:09 | Réponse

  8. dire forcément que l’immigration soit en elle-même un faux problème ? Bien sûr que non. Cependant, si on pense, comme à l’extrême droite, ces dernières décennies, et maintenant à l’UMP, que l’immigration est un problème parce qu’il y aurait plus d’immigrés en France aujourd’hui, ce serait évidemment un faux problème. Les statistiques montrent qu’en proportion les chiffres de l’immigration n’ont pas varié depuis les années 1970. Le nombre d’immigrés est resté à peu près au même niveau, et même serait logiquement en diminution puisque la plupart des immigrés deviennent Français par naturalisation. A moins bien sûr de penser comme nombre de « franchouillards » que les Français issus de l’immigration ne sont pas et ne seront jamais de vrais Français, des Français à part entière mais des Français entièrement à part. Si l’immigration (noirs et Arabes) a cette place centrale dans le débat politique français depuis des décennies, c’est sans doute parce que dans l’inconscient collectif des Français, élites politiques et intellectuelles comprises, l’idée vieille qui veut que la France soit une nation blanche, catholique et apostolique est ancrée. C’est là premièrement, en effet, que je vois l’immigration comme un véritable problème national, à la fois historique et politique.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 11:11 | Réponse

  9. Deuxièmement, le fait que le pays soit frappé d’amnésie historique sur l’origine et les apports de l’immigration accroît l’acuité du problème.

    Enfin, l’immigration, dans sa dimension clandestine, est un problème bien sûr, mais un simple problème de surveillance des frontières, comme il se pose à d’autres pays dans le monde. C’est pourquoi il est indécent, malhonnête et machiavélique d’attaquer la question de l’immigration sous l’angle de l’immigration clandestine. C’est encore plus une attitude éhontée que de faire croire aux Français que tous les étrangers qui résident en France se soustrairaient allègrement aux lois de la République, comme M. Särközy (c’est l’orthographie du patronyme du ministre de l’intérieur avant francisation) ne cesse de l’insinuer à longueur de shows télévisuels. Sa loi CESEDA vise en ce sens une catégorie de la population en raison de son appartenance ethnique. CESEDA ne vise pas en effet les Roumains, les Serbes, les Saoudiens, les Latino-Américains, les Indiens… mais exclusivement les immigrés originaires d’Afrique du Nord et plus encore d’Afrique noire. Ceux donc qu’on considère comme faisant tache dans la société française. C’est le sens qu’on peut déduire de sa tournée d’explication en Afrique. En cela, c’est une loi ségrégationniste. On s’en aperçoit d’ailleurs nettement dans la circulaire du 21 février 2006, que M. Sarkozy a envoyée aux préfets et aux procureurs généraux en vue d’accélérer les expulsions d’étrangers en situation irrégulière. Dans ladite circulaire, M. Sarkozy peine à définir des critères autres qu’ethniques et de faciès qui puissent objectivement permettre de contrôler la régularité de séjour d’un étranger. Quand il préconise des contrôles aux abords de locaux occupés par des sans papiers ou bien dans des quartiers supposés abriter des clandestins, il ne le dit pas mais on comprend que ceux qui seront vraisemblablement contrôlés à proximité de ces différents lieux, ce ne sont pas les blonds aux yeux bleus mais les basanés. Donc y passeront les Français arabes, noirs, voire les Antillais. Comment reconnaît-on en effet a priori que dans un groupe donné il y a une concentration possible d’étrangers, donc de clandestins ? Le délit de faciès se trouve ainsi légalisé et sanctifié. L’étoile ici n’est plus jaune, mais basanée.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 11:13 | Réponse

  10. Mais avant tout, ce que je reproche le plus à cette loi et à l’argumentaire du ministre de l’intérieur pour la défendre, c’est son oubli déconcertant, voire son mépris de l’histoire et de la mémoire. Nicolas Sarkozy est peut-être ignorant, par son origine personnelle, de l’histoire de la colonisation française, mais l’UMP (qui se dit gaulliste entre autres) ne peut, à l’instar de son sémillant président, faire preuve d’une amnésie aussi déconcertante sur cette partie de l’histoire de la France.

    Effectivement, il n’est point besoin de sortir de Polytechnique pour savoir que les noirs et les Arabes ne sont pas, en France, le produit d’une quelconque génération spontanée. Si les Algériens, les Maliens, les Ivoiriens, les Béninois, ou les Burkinabè, viennent en France plutôt qu’en Allemagne, au Japon ou en Finlande, cela a une explication historique toute simple : la France a été un empire esclavagiste et colonial. Entre le XVe et le XVIIIe siècle, elle a pratiqué tout d’abord l’esclavage et la traite des noirs, par lesquels elle s’est constitué des colonies qui subsistent encore aujourd’hui et dont les populations sont essentiellement noires (DOM -TOM). Ensuite au XIXe siècle, elle s’est taillé un empire colonial en Afrique par lequel elle entendait étendre sa civilisation, en faisant des peuples conquis des sujets français. Autrement dit, c’est de son propre chef que la France est allée obliger les ancêtres de ceux qu’elle exècre aujourd’hui à être des sujets français. A cette époque, il y avait plus de Français dans le reste de l’Empire qu’en métropole.

    C’est au nom de cette appartenance forcée que des générations entières des colonies françaises ont été sacrifiées pour la gloire de la « mère patrie » pendant des siècles de travaux forcés, d’exploitation, de génocide et d’ethnocide, dans l’esclavage intérieur qu’a été la colonisation. Disons en passant que, comme l’esclavage, déni absolu d’humanité à l’égard des hommes et des femmes des colonies, la colonisation, contrairement à ce que pensent certains esprits nostalgiques, s’est disqualifiée comme œuvre humaine positive. Quand vous refusez à un être humain son humanité, sa valeur intrinsèque de personne, pas uniquement en parole mais en le massacrant littéralement, tout ce que vous lui offrez ou ce que vous faites sur le plan matériel n’a aucun sens et ne peut compenser le mal premier que vous lui faites en niant sa dignité d’être humain. Ces « indigènes », ses sujets, mais en aucune façon des citoyens, ont été sacrifiés aussi par deux fois dans « les guerres civiles européennes » (Georges Steiner) dans lesquelles la France était impliquée : 1914-1918 et 1939-1945.

    Dans le village africain de mille âmes où je suis né, on compte douze anciens combattants de la dernière « guerre mondiale ». Beaucoup des fils du village ne sont pas revenus. Ils peuplent encore les monuments du soldat inconnu dans nos villes où on a déjà fait une croix sur leur sacrifice. Ce sont plutôt des soldats non reconnus qu’inconnus. En témoigne le dédain actuel adressé à leurs descendants, jugés, pour certains, inutiles par M. Sarkozy. Ceux qui sont revenus sont traumatisés à vie et ne touchent qu’une maigre pension trimestrielle.

    On aimerait que M. Sarkozy qui aime à chanter que « ceux qui n’aiment pas la France la quittent », nous dise combien d’âmes ont été sacrifiées dans son village d’origine, en Hongrie, en 1914-1918 et en 1939-1945 pour que lui-même mérite plus d’être bon Français que Moussa, Mohamed ou moi-même ? Soit dit en passant, il y a même des villages et des villes nombreuses en France même où on n’a pas payé le prix du sang pour la rédemption de la France. La seule différence entre Sarkozy, le Hongrois d’origine et Moussa, Mohamed et moi, et qui ferait du premier un Français plus méritant, ne serait-ce pas sa couleur de peau et sa méritoire extraction aristocratique ?

    Je ne vois aucunement en quoi je serais un moins bon Français que M. Sarkozy, que M. de Villiers ou tout autre Français, de gauche ou de droite. Un de mes grands-oncles, né en 1918, n’est jamais revenu de la guerre de 1939-1945.

    Il est né Français, car né avant les indépendances, et c’est à ce titre qu’il a été sacrifié pour la « patrie ». Comment peut-on aimer davantage un pays, au-delà du fait de lui sacrifier sa vie ou bien de la risquer pour qu’il vive libre ? Or toute l’Afrique, du Nord au Sud, a payé au plus fort la libération et l’indépendance de la France. Nos ancêtres tirailleurs, qui ont été souvent envoyés aux avant-postes des combats, pour économiser le sang français, disait-on à l’époque, sont pour quelque chose dans le fait que la France est aujourd’hui débout et fière de l’être. Les ors de la République également viennent en grande partie de l’effort inhumain imposé aux nègres pendant l’esclavage et la colonisation. M. Sarkozy a beau vitupérer que la France n’a pas besoin de l’Afrique économiquement, la réalité est autre. Cet homme est effarant dans son ignorance des méandres de la Françafrique.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 11:14 | Réponse

  11. Dans le contexte de la loi scélérate préconisant l’enseignement du rôle positif de la colonisation, voté par l’UMP dans le but calculateur de s’adjuger le vote des pieds noirs, on a entendu, et on les entend encore, des gens, plus ou moins bien intentionnés, répéter : la France ne peut pas éternellement battre sa coulpe ou faire constamment acte de repentance face à son histoire. C’est encore M. Sarkozy qui a ouvert le bal, étalant encore son ignorance de l’histoire impérialiste française. D’ailleurs, il s’agit là d’un faux débat, car personne, qu’il s’agisse de l’esclavage ou de la colonisation, n’a demandé de la repentance. Ce qui est exigé, c’est que la République accepte d’ouvrir le débat sur les pans douloureux et désastreux de son histoire depuis le XVIe siècle aux années 1960. C’est une revendication légitime de transparence historique. On ne peut passer cinq siècles d’histoire impériale, esclavagiste et coloniale sous silence, et encore moins l’effacer purement et simplement grâce à une loi votée à la hussarde. Il faut, comme il sied aux grandes nations, poser un regard objectif et critique sur cette zone d’ombre de la République, sur les cinq cents ans d’esclavagisme et de colonisation qui ont été une période d’absolue barbarie dans l’histoire de notre pays, une histoire qui a été aux antipodes des intentions humanistes et civilisatrices prônées au départ. Ouvrir un débat large sur cette période serait la meilleure façon de faire le bilan sur les méfaits certains et les bienfaits supposés de cette forfaiture historique. On verra ainsi que le maquillage révisionniste cache très mal le visage hideux de la République que certains voudraient qu’on oublie.

    Les descendants des peuples colonisés n’attendent point de la repentance de la part de qui que ce soit, mais juste que la République et ses représentants du moment en finissent avec la mauvaise foi et la supercherie politique et intellectuelle.

    Concernant par exemple la Seconde Guerre mondiale, un débat public permettrait au peuple français de mesurer la participation des anciennes colonies d’Afrique à l’effort de guerre et aux combats pour la libération de la France. Il permettra par ailleurs qu’on revienne sur les atrocités commises par la République contre les ex-combattants africains, tirailleurs sénégalais, lors de leur démobilisation, notamment sur le massacre ô combien célèbre qui a eu lieu au large du Sénégal en 1942. Ce massacre, dont le cinéaste sénégalais Ousmane Sembene rend compte dans son film Le camp de Thiaroye, film sorti en 1988 mais qui se trouve opportunément interdit de diffusion en France jusqu’à ce jour. En finir avec la pesante loi du silence est la meilleure manière de réconcilier les Français de différentes origines et leur histoire.

    Sur l’esclavage, la question ne se pose même pas. En tant que crime contre l’humanité, il est injustifiable. Même s’il faut admettre qu’il n’en est pas différemment de la colonisation. Celui qui a étudié ce phénomène de soumission se rend tout de suite compte qu’esclavagisme et colonialisme ne sont que les deux faces d’une même médaille. Du point de vue des atrocités, de l’idéologie qui opère, ce sont deux choses identiques. La différence réside dans le fait que l’esclavage nécessitait le transport des esclaves vers un continent tiers et que l’autre ne nécessitait aucun transfert de population. En cela la colonisation n’est que de l’esclavage intérieur. D’où, un peu, les limites de la Loi Taubira qui condamne l’esclavage tout en épargnant sa cousine germaine. C’est ce qui autorise justement certains à en revendiquer des côtés positifs.

    Commentaire par gaya — 08/12/2011 @ 11:15 | Réponse


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