Francaisdefrance's Blog

11/08/2011

Emeutes: la « leçon » de 2005 oubliée…

Paris 2005 ou Londres 2011 ?

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Ce qui se passe en Grande Bretagne aujourd’hui nous remémore ce qui a embrasé la France en 2005. Mais il n’est pas impossible du tout que les émeutes de Londres traversent le « Channel », puis qu’aucune leçon n’a été retenue de ces actes barbares ayant un relent de guerre civile…

FDF

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Qu’ont retenu les dirigeants français des émeutes de 2005 ? Rien !

On se souvient que du 27 octobre au 17 novembre 2005, durant trois longues semaines, notre pays fut la proie de violentes émeutes qui embrasèrent des dizaines de villes et se soldèrent par la destruction de 10.000 voitures, 300 écoles, nombre de bâtiments administratifs et d’entreprises, essentiellement situées dans les « quartiers sensibles ». Le détonateur sera la mort de deux jeunes garçons, Bouna Traoré et Zyed Benna, âgés de 15 ans, qui, à Clichy-sous-Bois, se réfugièrent dans un local EDF en fuyant devant des policiers qui ne les poursuivaient pas.

Certains avancent la thèse que, en plein ramadan, une grenade lacrymogène lancée par les forces de l’ordre aurait atteint la mosquée de Clichy-sous-Bois, et que cet événement aurait été le déclic supplémentaire qui aurait aggravé les tensions. Le témoignage du maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, est intéressant :
« Je descends, j’arrive à la caserne de pompiers et Claude [Dilain] me rejoint quasi instantanément, on prend la voiture. On arrive sur les lieux et tout de suite on voit que l’on est passé à autre chose. Ce qui m’a frappé c’est l’ambiance qui régnait dans la mosquée, j’ai eu le sentiment que l’on était dans une autre dimension. La mosquée était pleine de gaz lacrymogène, on peut contester tout ce qu’on veut sur la façon dont les gaz sont entrés, mais il y en avait plein, tout le monde pleurait. J’ai vu des hommes mûrs, avec chez eux une violence dans les paroles. La colère ne venait plus de la même partie de la population, les jeunes, et j’ai senti que là, il se passait effectivement quelque chose» Selon Claude Dilain, le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, « c’est à partir de ce moment-là que les émeutes se sont généralisées à la France entière. ».

Le contexte politique de l’époque aide à mieux comprendre pourquoi, pendant trois semaines, les forces de l’ordre eurent pour consigne de tout faire pour qu’il n’y ait ni blessés, et encore moins des morts, parmi les émeutiers, dont certains leur tiraient dessus à balles réelles. Jacques Chirac était alors président de la République, et Dominique de Villepin son premier ministre. Tous deux n’avaient qu’un objectif : empêcher à tout prix Nicolas Sarkozy, qui était ministre de l’Intérieur, d’arriver à l’Elysée. La stratégie des deux compères fut donc simple : laisser le maire de Neuilly se ramasser sur les émeutes, dont ils le jugeaient responsable pour l’emploi du mot « racailles » quelques mois auparavant. Pas dupe, le ministre de l’Intérieur ne voulait surtout pas d’un nouveau Malek Oussekine, et pensait avant tout à 2007…

Suite et source: http://tinyurl.com/3c43vss

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