Francaisdefrance's Blog

14/05/2011

Le vote ouvrier de plus en plus tourné vers le FN: une logique implaquable.


Vote ouvrier et crise criminelle


Dans la culture chinoise, la notion de “bon ami” est cruciale car elle permet la vie sociale : entre “bons amis”, on se dit tout, la franchise est de rigueur. Adoptons donc cette culture millénaire et parlons franc, entre bons amis, aux dirigeants de la droite. Qu’à la future élection présidentielle, 36 % des ouvriers disent vouloir voter pour Marine Le Pen – la presse parle même de “plébiscite ouvrier” – n’est pas étonnant.

Que ces ouvriers voulant voter Le Pen aient plus que doublé depuis la présidentielle de 2007, ne surprend pas davantage.

Le diagnostic est même enfantin à poser : les ouvriers vivent, et sont condamnés à vivre, dans des quartiers toujours plus ravagés par une criminalité sans cesse plus grave – et ils ne le supportent plus. Pour l’essentiel, leur vote est ainsi un pur appel de détresse. Que des socialistes de salon et autres bobos gauche caviar osent ici parler de “repli” est carrément infâme – car il ne s’agit pas d’états d’âme ou de tourments fictifs – mais de peur, pour sa vie et celle des siens.

Que se passe-t-il en effet dans les fameux “quartiers populaires” ? Ceci : début avril, « quatre hommes cagoulés, habillés de noir et portant des gilets pare-balles investissent un pavillon de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Ils forcent Bilal, 20 ans, à s’agenouiller dans le salon familial, et – devant ses parents – lui tirent deux balles de 9 mm dans la tête ». Dans le même département, les braquages s’enchaînent au quotidien – trois bijouteries en trois jours à la fin avril.

Le 9-3 n’a pas le monopole des homicides. À la fin avril encore, Nordine (23 ans) est abattu à Chelles (Seine-et-Marne) par un “proche”, pour un motif “toujours inconnu”. Paris n’est pas épargné. Encore à la fin avril, des “gens du voyage”, certes “sédentarisés” mais pas apaisés pour autant, s’entretuent à la Kalachnikov, en plein jour, en pleine rue, dans le populaire XIVe arrondissement : 2 morts, un blessé grave. Dans le même temps, un incendie criminel et prémédité fait 5 morts et 6 blessés graves dans le non moins populaire XIXe arrondissement.

Cela tous les jours, à longueur d’année, et sans répit, dans ces mêmes “quartiers populaires”. Pourquoi ce déchaînement criminel, qui terrorise les populations ouvrières de toutes origines ? Parce que – quelles qu’en soient les causes et les responsabilités réelles – la justice ne fait plus son travail : de l’aveu même du ministère de la Justice, « 100 000 peines de prison ne sont pas exécutées », les peines prononcées étant « en attente d’exécution ». Traduisons : par dizaines de milliers, des bandits sont dans les rues, libres de voler, voire de tuer. Où cette situation est-elle le pire ? Dans les ressorts de justice de Bobigny, Évry, Pontoise, Marseille, Lille, etc.

Parce qu’aussi, une partie de la police peine à s’adapter. D’abord, ces propos médiatiques un peu troublants, car montrant un net déficit d’expertise entre enquêteurs « ne négligeant aucune hypothèse » et porte-parole ne tenant pas pour « spécialement privilégiée » la piste d’un règlement de comptes. Certes, la police réagit du mieux qu’elle peut – mais cela suffit-il ? Elle attrape les malfaiteurs qu’elle voit – , mais alors c’est trop tard, le crime est commis. Pour preuve, observons la Seine-Saint-Denis, l’oeil du cyclone criminel. Le préfet court d’une scène de crime à l’autre – il remporte même “le tableau d’honneur en termes de réactivité”. Réagir – réactivité : c’est bien sûr là où le bât blesse. Qui a jamais gagné une bataille en laissant l’initiative à l’ennemi ? En se bornant à réagir ?

Faute de renseignement criminel pointu et précoce, la situation ne peut qu’empirer. Il faut ici un effort massif – l’État doit en savoir le plus possible et le plus tôt possible sur l’action, les effectifs et les préparatifs des gangs commettant l’essentiel des crimes inquiétant la population. Et ce, pour les surprendre en flagrant délit, les démanteler, les mettre pour de bon hors d’état de nuire. Telle devrait être la mission reine de la Direction centrale du renseignement intérieur. Or on sent cette belle machine policière plutôt absente du combat, pourtant décisif, du renseignement criminel.

Tel est l’engrenage crucial : pas de renseignement intérieur efficace en matière criminelle, pas de progrès possible dans la lutte contre les gangs – donc reflux toujours plus massif des votes populaires vers ce qui est, à l’instant, la seule posture politique anticriminelle déterminée. Ce problème est d’évidence politique. C’est au sommet de l’État que doit se décider et se conduire la grande bataille préventive anticrime, vouée à pacifier les quartiers populaires. Avec des généraux qui veulent se battre. 

Xavier Raufer


Source: http://www.valeursactuelles.com/parlons-vrai/parlons-vrai/vote-ouvrier-et-crise-criminelle20110512.html

Un commentaire »

  1. Le laxisme de la justice est un fait propre à notre société. C’est la cause fondamentale de l’augmentation des crimes et délits.
    La prison doit être un lieu froid, inhospitalier et mortifiant. Un lieu de méditation. Un lieu où le pervers, le voleur, l’assassin et le violeur s’améliorera une discipline de vie implacable, par la lecture et par l’éducation.

    La prison ne peut-être en aucun cas un lieu de récréation…

    Les criminels doivent vivre leur incarcération dans la privation des libertés. Ils doivent ressentir les privations infligées par la détention. Aucun confort : pas d’eau chaude, pas de TV, pas de PC, aucun meuble et un chauffage limité à 16 degrés en hiver. Et, bien entendu, pas d’air conditionné !

    Juste une planche et une couverture. Du pain sec et de l’eau claire. Outre les ablutions matinales, une douche par semaine, toujours à l’eau froide. Rien d’autre. Pas de salle de sport, pas de moniteurs ni de psychologues, pas d’encadrement complaisant. Rien que l’éducation par la privation, par des lectures destinées à former, à améliorer l’individu avec pour finalité ce qui lui manque le plus : de la dignité dans le respect de soi-même et d’autrui.

    C’est exactement le régime que vivent les moines, enfermés dans leurs monastères. Ceux qui nous font de si bonnes bières et de si bons fromages d’abbaye…

    Et vous mesdames et messieurs qui œuvrez pour la Ligue des Droits de l’Homme, et vous, associations divers et perses qui défendez la crapule et méprisez les victimes, clameriez-vous que la vie d’un moine est une punition ?

    Estimerez-vous juste que cette vie de moine qui est une punition doive être plus dure, plus sévère que celle d’un voleur, un violeur ou un assassin ?

    Vous voulez moins de prisonniers ? Rendez les conditions de détentions beaucoup plus sévères et vous verrez les tribunaux se dégorger, les prisons se dépeupler rapidement… et les braves gens retrouver leur sommeil.

    Vous me trouvez inhumain ? A lors répondez en âme et conscience à la question suivante : Pourquoi un délinquant, condamné et prisonnier, devrait-il jouir d’un confort plus grand que celui de nos pensionnés et retraités communs ?

    J’ai fait mon service militaire au 4 Cy à Düren en 1963 et 1964. J’étais « fusiller d’assaut ». Un simple soldat, comme mes mille compagnons de ce bataillon d’élite. L’hiver a été particulièrement rigoureux. Nous occupions des baraquements en bois. Donc, interdiction absolue de tenir le poêle au charbon allumé la nuit. Extinction des feux à 10 H…

    Pour ne pas retrouver notre pantalon gelé le matin et cassant comme du verre, il n’y avait qu’une solution : le caler entre la paillasse et le matelas. Faut-il encore ajouter que le matin, la toilette, c’était à l’eau glacée alors que le poêle était encore éteint ? Et les lessives à votre avis ?

    Aucun de mes compagnons ne s’est jamais plain… Et pourtant, aucun de nous ne méritait une punition ! Nous nous sommes aguerrit, un peu à la fois, bon gré mal gré, au fil de la progression de la saison d’hiver.

    Aucun de nous ne trouvait ce régime « inhumain » ou « discriminatoire ». Jamais la Ligue de Droit de l’Homme n’a brandi le moindre petit doigt…
    Et pourtant, 1963, ce n’est pas la préhistoire ! C’est l’époque des Beatles, des Stones. Bien après Bill Halley, Fats Domino et les autres papys du rock. C’est juste avant Woodstock, les hippys et tout aux débuts de l’amour libre…

    Si vous me jugez sadique, sachez que vos enfants et petits-enfants paieront très cher votre laxisme. Car comme toujours, nous fonctionnons à crédit : la dette sera payée par ceux qui viendront plus tard…

    De plus cette logique implacable, ce n’est RIEN à côté de ce que l’islamisation et sa charia vous réserve …

    Commentaire par Pierre Lesincère — 14/05/2011 @ 16:52 | Réponse


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