Francaisdefrance's Blog

23/04/2011

Soutenons la lettre de Marine Le Pen aux préfets !

Si nous voulons redonner ses couleurs à notre République, c’est le moins que l’on puisse faire…

FDF

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recto de la lettre de Marine Le Pen à tous les préfetsverso de la lettre de Marine Le Pen à tous les préfets

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drapeau

Monsieur le Préfet,

Représentant de l’Etat dans votre département, c’est à vous que reviennent la charge et l’honneur d’assurer le respect de l’intérêt général.

Vous le savez, l’Etat est aujourd’hui trop faible pour s’acquitter de celle noble mission dans des conditions satisfaisantes. Vos éminentes fonctions vous placent directement face aux ravages d’une politique d’amoindrissement de l’Etat, de découragement de ses personnels, et d’inefficacité de sa gouvernance.

Lorsque tout devient prioritaire, il n’y a plus de priorité. Cette réflexion de bon sens résume l’un des travers majeurs de la gouvernance actuelle de l’Etat. Absorbé par l’actualité médiatique immédiate, toujours à l’affut d’un coup de communication efficace, le pouvoir politique ne définit plus les orientations qu’il fixe et qu’il vous demande d’appliquer selon des considérations d’intérêt général. Le plus souvent, son action s’appuie sur des motivations strictement électoralistes, qui empêchent par définition de dessiner une politique publique durable, efficace et juste. La multiplication des lois « publicitaires » depuis 2002, sur la sécurité notamment, l’augmentation exponentielle des circulaires qui vous sont adressées dans tous les domaines, révèlent un profond malaise de l’action publique, et la disparition de l’intérêt général comme cap de l’action publique. L’obsession communicationnelle constitue une dérive très grave que nos compatriotes ressentent douloureusement.

Les agents de la fonction publique subissent eux-aussi les effets néfastes de cette évolution. Le cadre national des préfectures, les agents des services déconcentrés de l’Etat, sont un modèle de loyauté et de dévouement. Mais depuis quelques années, vous sentez la démotivation gagner du terrain chez ces personnels, parfois même en tout début de carrière. Vous rencontrez des agents désabusés, qui n’ont pas l’habitude de se plaindre, mais qui expriment aujourd’hui à leur façon un profond désarroi. Ce ne sont pas seulement des conditions de travail de plus en plus difficiles et précaires qui inquiètent légitimement ces agents, mais aussi un sentiment d’impuissance face à l’affaissement du service public et du sens de l’Etat, vécu comme de plus en plus grave, voire inéluctable.

L’affaiblissement de l’Etat est en effet une autre réalité que vous constatez. Conduite aveuglément, la révision générale des politiques publiques ne s’est pas faite dans l’intérêt des Français. Au contraire, pour des motifs purement comptables, elle a profondément désorganisé l’Etat, lui a souvent fait perdre un ancrage territorial précieux, et s’est traduite par une réduction irresponsable des capacités d’action et de réaction de l’Etat. Aucun domaine de l’action publique n’a échappé à cette funeste entreprise : police et gendarmerie, école, armée, santé, représentations de l’Etat, ingénierie publique. En parallèle, les collectivités territoriales ont profité de cet effacement de notre Etat pour déployer des politiques clientélistes appuyées sur des stratégies de communication souvent sophistiquées. Un état d’esprit qu’on peut sans exagération qualifier de malsain s’est installé dans nos territoires. L’histoire de France nous montre que dès qu’il y a béance de l’Etat, les baronnies locales se reconstituent.

Cette situation, Monsieur le Préfet, n’est pas satisfaisante. Elle amène un nombre croissant de nos concitoyens, les plus pauvres en particulier, à douter de la capacité de l’Etat, et renforce chez eux le sentiment d’injustice, voire d’abandon.

La politique de redressement de l’Etat que je propose au pays s’appuiera sur ces grands serviteurs de l’Etat que j’évoquais dans mon discours d’investiture à la tête du Front National, en janvier dernier à Tours.

Vous le savez comme je le sais, la France possède d’immenses réserves de courage et de dynamisme. C’est l’Etat, je le crois, qui a vocation dans notre pays à les détecter et les catalyser. L’Etat stratège que je propose s’appuiera sur un sens de l’Etat réaffirmé. Il raisonnera sur le temps long, et se donnera les moyens de suivre le cap de l’intérêt général qu’il aura fixé pour le pays. Il reprendra notamment des compétences transférées de façon irresponsable dans le cadre de l’édification d’une Europe supranationale et d’une décentralisation non maîtrisée. Les principes qui guideront son action seront simples : liberté. égalité, mérite, justice, et efficacité.

Les grands serviteurs de l’Etat réellement soucieux de l’intérêt général n’ont aucune raison de redouter notre arrivée au pouvoir et l’application des idées que je porte.

Au contraire ! La perspective de redressement que je leur offre m’apparaît correspondre à ces moments ce notre histoire où l’intelligence collective a su rencontrer un projet national et un espoir populaire. C’est ce qui a motivé certains d’entre vous à me contacter.

L’ambition que je porte pour notre pays, pour notre peuple, doit s’appuyer sur des serviteurs dévoués et sincères de la France et de son Etat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma haute considération.

Vive la République, vive la France !

signature Marine Le Pen
Marine Le Pen

Avril 2011

Vous souhaitez aider Marine Le Pen à convaincre les préfets ?
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imprimer, adresser, poster : la nouvelle façon de soutenir
Démocratie Directe

1 Imprimer la copie en version pdf de la lettre ouverte de Marine Le Pen aux préfets :

lettre ouverte de Marine Le Pen aux hpréfets
lettre_prefets_marine-le-pen.pdf

2 Trouver le nom et l’adresse de votre préfet à partir de la page www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/les_prefectures/votre_prefecture.

3 Mettre la lettre dans l’enveloppe, écrire le nom et l’adresse, timbrer et poster.

C’est la nouvelle façon de soutenir.

3 commentaires »

  1. Le point de vue de Me Collard. >

    Magnifique esprit du texte

    >
    >
    > A faire suivre sans Modération………

    > quelquefois on ressent des choses mais on a du mal à les exprimer. Ces propos ont le mérite d’être clairs !! il n’y a rien à y ajouter.

    Bonne lecture.ne pas hesiter à transférer

    Serge de Beketch,

    Je suis islamo-négatif
    >
    > > > > Je ne suis pas islamophobe, je ne suis pas hostile à l’islam, je ne suis pas en guerre contre l’islam.
    > > > > Je n’ai aucun sentiment à l’égard de l’islam. Je m’en fous radicalement. Tant qu’il reste dans ses terres.
    > > > > Mais chez moi, dans ma patrie, dans mon pays, je n’en veux pas. Un point c’est tout. Je suis islamo-négatif.
    > > > > Je nie le droit de l’islam à prospérer en France. Je nie que l’islam soit une religion. C’est un totalitarisme comme l’indique son nom qui signifie “soumission” et, comme tel, il est du droit de tout homme libre de s’y opposer de toutes ses forces et par tous les moyens “y compris légaux”.
    > > > > Je nie que l’islam ait rien de commun avec la civilisation européenne et encore moins avec la civilisation française. Il lui est en tous points étranger. Par son caractère, ses croyances, ses rites, ses observances, ses mœurs.
    > > > > Je nie que l’islam ait jamais rien apporté à la France. Aucun chef-d’œuvre littéraire, musical, architectural, pictural ou sculptural. Rien. Pas un écrivain n’a publié “Le génie de l’islam”. Nulle mosquée ne s’élève comparable à Chartres. On attend encore un Francis Poulenc musulman. On chercherait en vain, et pour cause, un Real del Sarte islamiste.
    > > > > Je nie que l’islam appartienne au patrimoine de la France. Il n’a rien laissé, rien créé, rien fait pour la France.
    > > > > Aucune œuvre d’art, on l’a vu.
    > > > > Aucune œuvre de charité non plus.
    > > > > Pas un hôpital, pas un hospice, pas un orphelinat, pas une association caritative.
    > > > > Où sont les “petits frères des pauvres” qui appliqueraient en France ce “quatrième piller de l’islam” ( la Zakkat. En français : l’aumône que l’on traduit abusivement par la Charité ) ?
    > > > > Où est l’imam dont la personnalité et l’œuvre pourraient se comparer à celles de saint Vincent de Paul ?
    > > > > Quelle fatwa a jamais fait pour les pauvres, les malades, les vieillards ou les enfants de France le millième de ce que font depuis des siècles les religieuses hospitalières, soignantes ou enseignantes ?
    > > > > Je nie l’influence de l’islam sur notre histoire intime. Pas un dicton, pas une coutume, pas un mot, pas un geste, qui exprime, dans le comportement des Français, dans leurs références, dans leur imaginaire, dans leurs souvenirs, dans les chansons, les comptines, les fables de leur enfance, le moindre lien avec l’islam.
    > > > > Aucune œuvre de progrès, enfin.
    > > > > On nous rebat les oreilles avec l’apport de l’islam en matière de mathématiques, de géométrie, d’algèbre, d’astronomie, de médecine, de philosophie.( ils ont été les récepteurs de quelques-uns de ces savoirs et leurs vecteurs: il y a loin de là à l’invention qu’on veut leur imputer !!!!
    > > > > Mais c’est se foutre du monde !
    > > > > Où sont, dans l’histoire de l’intelligence française les savants, les penseurs, les philosophes musulmans.
    > > > > Où sont les Pasteur, les Curie, les Pascal islamistes ?
    > > > > Et que l’on ne prétende pas que cette absence s’expliquerait par le magistère de l’Eglise qui aurait fait obstacle à l’éclosion du génie créateur, scientifique, artistique de l’islam dans les bras de sa Fille aînée. Ou alors que l’on explique comment tant d’écrivains, de penseurs, de philosophes, de musiciens, de peintres, de sculpteurs juifs ont pu prospérer en dépit de cet obscurantisme.
    > > > > La vérité c’est que l’islam n’a rien à faire chez nous parce qu’il n’a jamais rien fait chez nous.
    > > > > La déclaration de Chirac selon qui « les racines de l’Europe (donc de la France ) sont aussi musulmane que chrétiennes » n’est donc pas seulement le propos d’un imbécile, c’est aussi celui d’un salaud.
    > > > > L’islam “à la française” est une double absurdité et un crime de haute trahison. Parce que l’esprit de soumission est à l’opposé même du génie français. Parce que la notion de patrie est contraire à l’Ouma, loi islamique qui nie la nation.
    > > > > Parce que les politiciens renégats qui œuvrent à asservir la France au totalitarisme islamique et à l’invasion afro-maghrébine sont plus coupables que les dirigeants français qui, voilà soixante-trois ans, se résignèrent à la Collaboration.
    > > > > La différence entre les Collabos d’hier et les “Coallahbos” d’aujourd’hui, c’est que Chirac, lui, a ouvert les portes à l’invasion en signant la loi sur le regroupement familial (très grave erreur…).
    > > > > Chirac ne cesse, après Mitterrand, de le répéter.
    > > > > Sous la botte allemande, la Police , la Justice et leurs auxiliaires n’ont pas montré autant de zèle à poursuivre les résistants que les flics, les chats fourrés et leurs “milices antiracistes” n’en mettent aujourd’hui à traquer, à provoquer, à punir les patriotes fiers de l’être et qui entendent le rester.
    > > > > Jamais la France n’a été aussi gravement malade.
    > > > > Infecté par le sida de la “coallahboration”, cette maladie auto-immune qui détruit toutes les défenses naturelles de la civilisation française, notre pays est devenu islamo-positif.
    > > > > Sa survie est désormais entre les seules mains des islamo-résistants. En avant !

    Commentaire par nitro — 23/04/2011 @ 08:46 | Réponse

  2. Malika Sorel : « Sur l’intégration, la France fait trop de concessions »
    Fabrice Madouas le jeudi, 21/04/2011
    dans
    « La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J ’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux. » En exergue du blog qu’elle tient sur Internet, Malika Sorel a fait figurer cette citation de l’historien Marc Bloch. Membre du Haut Conseil à l’intégration (elle y a été nommée par décret du président de la République en septembre 2009), Malika Sorel-Sutter vient de publier Immigration-Intégration, le Langage de vérité (Mille et Une Nuits).
    Française d’origine algérienne, elle a passé les dix premières années de sa vie en France. « C’est là, dit-elle, que les graines de l’intégration ont été semées, à l’école, par la culture, ma rencontre avec la littérature. » Ingénieur de formation, elle est diplômée de l’École polytechnique d’Alger et d’un troisième cycle de gestion de Sciences Po Paris. Elle a travaillé dans l’industrie et fait « du placement d’ingénieurs » dans le secteur des hautes technologies. « Je connais bien, dit-elle, les processus de recrutement et les procédures d’insertion au sein des entreprises. »
    En 2008, elle a plaidé contre l’inscription du concept de diversité dans le préambule de la Constitution devant le comité chargé d’y réfléchir, que présidait Simone Veil. Dans son livre, comme dans le précédent (le Puzzle de l’intégration, paru en 2007), Malika Sorel-Sutter aborde “en expert” ce sujet controversé, en fondant ses conclusions sur sa connaissance du terrain et sur les travaux de nombreux sociologues. Entretien.
    Dès le début de votre livre, vous distinguez l’insertion de l’intégration. En revanche, vous parlez peu d’assimilation. Pourquoi ? Les mots sont importants. L’insertion, c’est l’obligation de respecter les normes collectives d’une société, les règles du “bien-vivre ensemble”, même si l’on ne partage pas la même culture. C’est ce que font les expatriés français à l’étranger, par exemple. L’intégration, c’est plus profond : c’est le fait de se sentir concerné par une communauté de destin avec les Français. Cela se traduit, concrètement, par la transmission à ses propres descendants des fondamentaux qui composent le noyau identitaire français, ce que l’on nomme le legs ancestral. C’est un long processus qui, lorsqu’il réussit, aboutit à l’assimilation, concept qui a été victime d’un procès en sorcellerie tout à fait injustifié !
    Beaucoup affirment que l’intégration des immigrés se fait mal parce qu’ils sont discriminés. Vous dites, au contraire, qu’elle se fait mal car ils sont victimisés. Qu’entendez-vous par là ? Nous ne portons pas le même regard sur les immigrés africains que sur les Européens arrivés ici avant eux. Avec les Italiens, les Polonais, les Portugais, la France était exigeante, et elle avait raison de l’être. Elle ne l’est plus avec les nouveaux venus.
    Pourquoi ? Une frange de notre élite intellectuelle, minoritaire mais puissante, présente encore les immigrés d’Afrique et du Maghreb comme des victimes de la colonisation, envers qui la France aurait une dette inextinguible… Elle clame que les nouveaux migrants sont discriminés, et ceux qui osent les contredire sont aussitôt embastillés dans la case “raciste” ! Or la victimisation est catastrophique : la culture de l’excuse déresponsabilise les étrangers installés en France. Nous ne les incitons pas à faire les efforts nécessaires à la réussite dans notre société. Pis, nous multiplions en leur faveur les dispositifs dérogatoires au droit commun, nous négocions nos valeurs, nous transigeons. Sous la pression d’une minorité “bien-pensante”, nos dirigeants, droite et gauche confondues, ont renoncé à transmettre à ces populations les codes indispensables à leur intégration. Nous laissons s’implanter en France des communautés revendiquant des privilèges et s’excluant elles-mêmes de la nation. Ce qui, finalement, ne satisfait personne : ni les immigrés, convaincus qu’ils sont discriminés parce qu’on le leur répète, ni les Français, qui souffrent de ces désordres.
    N’a-t-on pas raison, cependant, de parler de discrimination à l’embauche, par exemple ? Une erreur cent fois répétée ne devient pas une vérité. Des études le prouvent, comme celle de Jacqueline Costa-Lascoux, ancien membre du Haut Conseil à l’intégration : elle a assisté à des centaines d’entretiens d’embauche, qui ont été filmés. Les jeunes immigrés sont surtout victimes de leur comportement : ils ne savent pas quelle attitude adopter devant l’employeur. C’est logique : ils n’ont pas été éduqués dans le respect de la société française puisqu’on leur a dit qu’ils avaient “le droit à la différence”… Quand ils regardent le film de leur entretien, ils admettent eux-mêmes qu’ils n’auraient jamais recruté un candidat se comportant comme eux ! Parler de discrimination est abusif. Savez-vous combien l’État et les collectivités locales ont dépensé pour la rénovation urbaine ? 42 milliards d’euros sur dix ans : c’est le montant du plan Borloo. Des sommes considérables ! Sans compter les effets pervers d’une solidarité nationale mal comprise, coûteuse et d’autant moins efficace qu’on a laissé prospérer dans certaines cités une économie parallèle fondée sur la drogue et le travail au noir. Résultat : les jeunes de ces quartiers prennent pour modèles de réussite des trafiquants dont les profits sont considérables. Loin d’affranchir les habitants de ces quartiers, la solidarité nationale finit par entretenir leur assistanat.
    N’est-ce pas aussi parce que leurs parents – qui, souvent, ne parlent pas français – sont dépassés par la situation ? Encore une idée fausse ! Les Polonais, les Russes, les Portugais ne parlaient pas non plus français en arrivant en France. Simplement, ils ont laissé les enseignants assumer leur mission. Des chercheurs, dont Nicole Mosconi, ont bien montré que, pour réussir à l’école, l’enfant devait choisir entre la figure parentale et celle de l’instituteur. Et c’est aux parents de l’aider à choisir le maître – c’est-à-dire la culture française, celle de l’école de la République : l’élève doit prendre le pas sur l’enfant. Ce n’est pas facile, c’est vrai, mais n’est-ce pas le but de toute éducation ? C’est ce qu’ont fait les immigrés européens, et ce que ne font plus les nouveaux arrivants. Au contraire, ils dissuadent souvent leurs enfants d’adopter des comportements qui leur sont étrangers. Ils ne sont pas inactifs, non : ils transmettent leur culture et empêchent les instituteurs de transmettre celle de la République. C’est l’une des raisons de l’échec scolaire de ces enfants, puis de leur difficulté à trouver un emploi.
    Vous insistez dans votre livre sur le respect de la laïcité. L’échec de l’intégration n’est-il pas aussi lié au fait que l’islam, par nature, ignore la distinction entre le temporel et le spirituel ? Ce n’est qu’un aspect du problème. La difficulté est surtout d’intégrer à la nation des personnes qui ne sont pas libres de leurs actes car elles n’existent, culturellement, qu’au sein d’un groupe. De ce point de vue, le communisme soviétique, bien qu’athée, était aussi contraignant que l’islam ! Même si les immigrés européens, de culture chrétienne, étaient plus proches des Français, ramener le débat à l’islam me paraît restrictif et périlleux. De quel islam parlons-nous ? Les querelles sont nombreuses entre musulmans. L’islam arabe n’est pas le même que l’islam africain, celui des Algériens n’est pas celui des Tunisiens. Et comment distinguer l’islam de l’islamisme ? N’entrons surtout pas dans ce jeu ! Il faut rester concentré sur la culture française et sur ses exigences propres.
    C’est pourtant le cas : les pouvoirs publics veulent mettre en place un “islam de France”. Cette expression est aussi dangereuse que floue. Si l’on veut dire que l’islam est aussi français, donc que la France est une terre d’islam, alors les musulmans sont fondés à négocier toujours plus de dérogations à la loi commune, toujours plus de droits, et c’en est fini de l’intégration ! Si l’on prétend faire émerger un islam des Lumières, au motif qu’il serait “de France”, cette tentative est vouée à l’échec. Penser que l’Europe pourrait organiser l’islam est d’une naïveté consternante. Voyez l’échec du Conseil français du culte musulman : ses membres ne cessent de sequereller ! Se placer du point de vue de l’islam, c’est commettre une double erreur : c’est renvoyer les immigrés à leurs origines, donc favoriser l’emprise du groupe alors qu’il faudrait les en libérer et, ce qui me scandalise, c’est engager une politique d’accommodements dont la France ne peut que souffrir. À ce propos, les statistiques ethniques, si elles étaient mises en place, feraient peser de lourdes menaces sur notre cohésion nationale. Comment des responsables politiques français peuvent-ils oser faire de la France leur variable d’ajustement ? C’est à la France de dire aux nouveaux venus ce qu’elle attend d’eux et de sanctionner les comportements contraires aux normes collectives françaises. C’est le vivre-ensemble qui se joue désormais.
    Le Haut Conseil à l’intégration, dont vous êtes membre, a souligné que l’école était soumise à d’intenses revendications communautaires. Dans un entretien à la Revue parlementaire, Luc Chatel dit qu’il ne partage pas la “vision pessimiste” du HCI. Que lui répondez-vous ? Nous n’inventons rien : ni le rejet de la langue française, ni la contestation des cours d’histoire et de biologie, ni les revendications de repas halal… Quant aux chiffres 2005 de l’Insee, ils sont accablants : sur les 150 000 élèves qui sortent du système scolaire chaque année sans diplôme, les deux tiers sont issus de l’immigration. Est-ce le signe d’un progrès de l’intégration ? Depuis trente ans, on dit aux Français : “Ne vous inquiétez pas, tout va s’arranger !” Et l’on attend d’eux qu’ils revoient leurs revendications à la baisse. Pourquoi ? Parce qu’il est moins coûteux d’imposer ces concessions aux Français que le respect des principes républicains aux personnes issues de l’immigration. Je le dis clairement : les hommes politiques ont peur de la violence qu’une telle exigence pourrait déclencher. Qu’on se rappelle les émeutes de 2005 ! Les Français, eux, se contentent de s’abstenir dans les urnes…
    Vous affirmez que les dirigeants politiques ont renoncé à transmettre aux immigrés l’amour et le respect de la France. Comment en est-on arrivé là, selon vous ? L’idée de nation s’est progressivement effacée : conversion de la gauche à la construction européenne à partir de 1984, puis à la mondialisation dans la décennie suivante ; progrès des idées libérales et du libre-échange au sein d’une droite auparavant dominée par le général de Gaulle ; pressions sur la droite et sur la gauche des milieux patronaux, partisans d’une immigration de maind’oeuvre bon marché. À quoi s’ajoutent les revendications des nouveaux venus, pris en main par un réseau d’associations dont toutes les actions sont relayées par les médias… Tout cela a joué. Le fait aussi que nos élites n’aient plus d’ancrage culturel a favorisé ces abandons. La culture qu’avaient de Gaulle et les hommes de sa génération leur permettait de résister à la tyrannie du quotidien, des sondages et du court terme. Ils savaient se projeter au-delà des échéances électorales. Aujourd’hui, des avocats, des commerciaux, des énarques occupent la scène. Des hommes qui ont remis à l’Europe le destin de la France et n’ont aucune envie d’en reprendre les commandes, alors qu’il faudrait pratiquer, comme de Gaulle, la politique de la chaise vide pour ramener Bruxelles à la raison.
    La droite affirme cependant sa volonté de maîtriser les flux migratoires à nos frontières. Claude Guéant dit même qu’il faut réduire l’immigration légale. Et il a raison ! Mais il est aussitôt contredit par Christine Lagarde et par Laurence Parisot, la présidente du Medef, pour qui l’économie française ne pourrait pas tourner sans immigration nouvelle !
    Ce n’est pas vrai ? Mais non ! Notre politique de l’emploi est aberrante. La France vient d’adopter une directive européenne dont le but est d’« attirer les ressortissants de pays tiers aux fins d’emplois hautement qualifiés ». Or de nombreux diplômés français s’exilent chaque année à l’étranger, où leurs talents sont reconnus. Mieux vaudrait endiguer la fuite de nos cerveaux ! Autre exemple : la signature en 2008 d’un accord d’immigration entre la France et le Sénégal. Il s’agit d’ouvrir le marché du travail français aux ressortissants sénégalais dans cent huit métiers, dont beaucoup ne sont pas très qualifiés : des emplois qui pourraient trouver preneurs en France, à niveau de compétence égal ou moyennant la formation de chômeurs.
    On estime à 4 millions le nombre des demandeurs d’emploi, si l’on tient compte des chômeurs qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi et des salariés à temps partiel subi. Peut-on tout à la fois supporter la charge du chômage et recourir à une immigration de travail massive ? Ce n’est pas seulement une question financière, c’est une question de dignité : priver d’emploi des hommes et des femmes capables de travailler, c’est les condamner à l’exclusion sociale.
    Vous évoquez un risque de “libanisation” de la France. Que proposez-vous pour l’éviter ? Les solutions se déduisent du diagnostic. Il est impératif de réduire les flux migratoires, dont l’importance nuit à l’insertion des immigrés installés en France. Il faut aussi responsabiliser les parents de ces familles, dans l’intérêt de leurs enfants et de la France.
    Quelques chiffres : officiellement, il y a 200 000 entrées nouvelles en France chaque année. S’y ajoutent 80 000 à 100 000 clandestins par an : c’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit en 2006 devant le Sénat. « La proportion de jeunes issus de l’immigration atteint 37 % en Île-de- France, 23 % en Alsace, 20 % en Rhône- Alpes », écrit la démographe Michèle Tribalat. En Seine-Saint-Denis, un jeune sur six est originaire d’Afrique subsaharienne. Et l’on n’aurait pas le droit de se demander si la France peut encore accueillir de nouveaux immigrés ?
    On émet le voeu pieux, et totalement stérile, de “déghettoïser” alors que l’on sait pertinemment que cela n’est plus possible du fait du fort taux de natalité et des flux migratoires, et que, par ailleurs, les migrants eux-mêmes cultivent l’entre-soi et refusent de plus en plus de respecter le cadre culturel français. Donc réduire l’immigration de travail, mais aussi les entrées pour raison familiale, est une urgence. Aujourd’hui, l’un des principaux motifs d’immigration est le mariage.
    Que les mariages mixtes se multiplient, n’est-ce pas l’indice d’une intégration croissante des immigrés ? Non, car ces mariages ne sont mixtes qu’en apparence. Dans la plupart des cas, il s’agit d’unions entre deux conjoints dont l’un est français de fraîche date et l’autre arrive de l’étranger où la famille est allée le chercher. Il ou elle ne parle pas français, ou mal. Son conjoint reste culturellement étranger… Si la France n’attribuait pas aussi généreusement la nationalité française, on ne parlerait pas de mariage mixte.
    Vous voulez dire qu’il y a trop de naturalisations ? En septembre 2010, le ministre de l’Immigration – c’était alors Éric Besson – se félicitait en commentant le chiffre des naturalisations (80 175 durant les huit premiers mois) que « ces résultats placent la France en tête des pays européens pour l’acquisition de la nationalité ». Il indiquait ensuite qu’il souhaitait faire signer aux étrangers naturalisés une « charte des droits et des devoirs du citoyen » les engageant à être « fidèles aux valeurs de la France ». C’est-à-dire que l’État accorde la nationalité française à des personnes dont il n’est pas encore certain qu’elles soient véritablement intégrées… L’octroi de la citoyenneté française doit venir valider la réussite du processus d’intégration, qui conduit à l’assimilation. Prétendre que l’on peut être français sans être porteur de l’identité française est mensonger, comme il est mensonger d’affirmer qu’octroyer le droit de vote aux étrangers favoriserait leur intégration. Le taux d’abstention est extrêmement élevé parmi les populations issues de l’immigration.
    Vous dites aussi qu’il faut responsabiliser les parents. Comment ? Ce sont eux qui détiennent les clés de l’insertion. Il ne faut pas hésiter à les sanctionner quand leurs enfants commettent des délits. Dans ces familles, les mineurs sont éduqués dans le strict respect qu’ils doivent à leurs parents. La mère occupe d’ailleurs une position sacrée. En cas de mauvais agissements de leurs enfants, il est donc indispensable que les parents soient placés face à leurs responsabilités. Qu’ils soient astreints, par exemple, à financer les réparations en cas de dégradations. Cela inciterait les enfants à ne plus récidiver et enclencherait un cercle vertueux. La sécurité ne pourra s’obtenir qu’en agissant sur les familles.
    J’insiste aussi sur la responsabilité des parents vis-à-vis de l’école. L’enseignant ne peut pas tout, il est souvent désarmé face aux incivilités qu’il subit dans sa classe. Aujourd’hui, l’école n’est plus en mesure d’assumer sa mission et, pour moi, c’est un problème de fond. Il est impératif que les pouvoirs publics la préservent des revendications communautaires et sanctionnent les parents des élèves qui ne respectent pas leur maître.
    Nous devons rompre avec l’idéologie victimaire qui inspire toute notre politique d’intégration, et qui a échoué. Remettons les choses à l’endroit : le point de départ de cette politique, ce doit être la France, ce qu’elle exige, et non les immigrés, ce qu’ils revendiquent. On ne la fera pas respecter en méprisant son histoire. La France fait beaucoup pour les étrangers qu’elle accueille. Les Français ne sont pas racistes ! Finissons-en avec la repentance ! On demande aux peuples européens de disparaître ; c’est une entreprise terrifiante !
    Il serait temps que nos dirigeants politiques s’en rendent compte avant que des troubles majeurs n’éclatent. « Dieu, a écrit Bossuet, rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. » Propos recueillis par Fabrice Madouas

    Commentaire par nitro — 23/04/2011 @ 08:47 | Réponse

  3. http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/le-mode-de-scrutin-en-question-face-a-la-montee-du-fn-avant-2012-22-04-2011-1322406_240.php
    (pour résumé les socialop veulent changer le mode de scrutin pour empecher Marine de gagner en 2012..bref ces ***** (censuré 🙂 ) sont pret à tous les coups les + laches, perfides et injustes pour protéger leurs vices et leurs tites magouilles…bandes de maudits Tartuffes de socialops absolutistes )

    Je viens de lire cela. J’espères que ce genre de sotises orchestré par un socialop ne verra pas le jour sinon la guerre civile ou le putch (le + doux possible pour pas être mal juger car ce serait pour de bonne intention) sera la seule option pour sauver notre pauvre France….Il y a vraiment quelque chose de pourri au royaume ..heu en république française .

    Commentaire par Dorville — 23/04/2011 @ 12:39 | Réponse


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