Francaisdefrance's Blog

26/03/2011

Piqûre de rappel…Claude Guéant: le nouvel « ami » des momos…

Eh bien voilà, pour acheter la paix sociale! Il fallait encore une fois se soumettre. En bon ministre de l’intérieur (et des cultes) qu’il vient d’être nommé, ce brave Claude Guéant, membre de NOTRE gouvernement, va autoriser que les prêches de haine des chrétiens et d’appel à l’invasion de l’Occident se fassent en arabe. Aucun risque qu’un « infiltré » ne puisse raconter ce qui se dit dans ces lieux de prières, d’amour, de paix et de tolérance… Sauf s’il comprend l’arabe. Ce qui est assez rare, je pense. Les voila tranquilles, les momos.

FDF

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Guéant : pas d’interdiction de prêche en arabe !

Le ministre de l’Intérieur s’est employé mardi à rassurer les musulmans et à cadrer le débat de l’UMP sur la laïcité en excluant l’interdiction de l’arabe dans les prêches et en répétant que la loi de 1905 ne serait pas touchée.

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant s’est employé mardi à rassurer les musulmans et à cadrer le débat de l’UMP sur la laïcité et l’islam en excluant l’interdiction de l’arabe dans les prêches et en répétant que la loi de 1905 ne serait pas touchée. Le ministre en charge des cultes a pris ces engagements dans un entretien au Monde daté de mercredi, alors que grandit l’inquiétude des musulmans qui se sentent stigmatisés par l’annonce de ce débat voulu par l’UMP, un an après la clôture de celui sur l’identité nationale et quelques mois après l’adoption d’une loi coercitive sur le voile intégral. « Il est constitutionnellement impossible d’interdire le prône en arabe » car « on n’interdit pas les messes en portugais ou l’hébreu dans les synagogues », a expliqué M. Guéant, alors que le président Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé souhaitaient inclure dans le débat la question du prêche en français. Le secrétaire général de l’UMP a modifié depuis sa position, après une rencontre avec le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, et souhaité dimanche que les discours d’avant prêche « soient en français », et non plus les prêches. Concernant des dérapages de prédicateurs, M. Guéant a rappelé que la loi prévoyait des « sanctions » mais ajouté qu' »en ce moment, rien de tel n’est signalé ». (FDF: tu penses…).

Une journée comme une autre à Genève….

Nous ne sommes pas les seuls, à bénéficier des « bienfaits de l’immigration »…
FDF

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Lire: http://www.romandie.com/geneve/pdf/policege_2011-03-25.pdf

Paye tous tes impôts en France et après tu pourras l’ouvrir, Johnny !

Non mais « qu’est ce qu’elle a ma gueule », qu’il va se plaindre, Jojo. Ce n’est pas son statut « d’idole » qui lui permet de prendre position sur l’état de la France, pays où il passe de temps à autre ramasser du blé ( avec ses rares apparitions) qu’il placera ailleurs…

Il va entrer en politique, notre Jojo . La chanson et le cinoche, c’est plus trop payant…. Sa légion d’honneur lui monte à la tête… Pour un évadé fiscal, il ferait mieux de s’occuper des ses fans pour qui la fin du mois tombe le 15…

Johnny: Président !!!

Nan; j’déconne…

FDF

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Johnny Hallyday sur le vote FN : « Les Français deviennent fous »

Johnny Hallyday

Johnny Hallyday | MAXPPP

Attaque
Le chanteur Johnny Hallyday a rencontré des lecteurs du Parisien qui lui ont posé des questions. Interview publiée dans le journal de vendredi et sur le site Internet.

En pleine promo pour son nouvel album et une tournée à venir, le chanteur a été interrogé sur de nombreux sujets : sa famille, sa santé, son envie de chanter. Et il a parlé de… politique !

Sur la poussée du Front national aux cantonales, il a déclaré qu’il trouvait « aberrant de voter Front National », que « ce n’est pas (ses) racines ». Et d’ajouter que « les Français deviennent fou », que ça lui « fait peur ».

Interrogé sur 2012, il explique qu’il « ne voit personne pour qui (il a) envie de voter ». Avant d’ajouter que s’il vote, « c’est en tout cas pour quelqu’un qui sera bien pour la France, pas par amitié ».

Contre-attaque
Marine Le Pen a réagi au micro de France Bleu Provence vendredi matin.

« Johnny n’est plus en France, c’est un évadé fiscal. Il est parti de France pour payer moins d’impôt » s’est indignée la responsable du Front national. Elle a qualifié d’ « indignes » les « leçons de morale » des artistes qui ont quitté la France, reconnaissant pourtant que Johnny Hallyday « est un grand artiste ».

Bonus-tracks de l’interview de Johnny Hallyday dans Le Parisien.
Sur son exil en Suisse, il avoue que c’est « à cause des impôts ». « Je suis très à l’aise avec ça. » Mais affirme qu’il continue à payer « 30% » d’impôts » en France.

Sur son train de vie, il remarque que s’il n’était pas chanteur, il serait « comme eux », ses fans « qui vivent souvent avec un Smic » comme lui dit une lectrice du Parisien. « Que voules-vou que j’y fasse, c’est la vie. Il y a des gens qui sont malades et d’autres en bonne santé. Des gens qui ont de l’argent, des gens qui en ont moins. »

Source: http://tinyurl.com/6xc92eh

La Carmagnole revient à la mode…

Actualités oblige: un chant qui colle bien avec ce qui se passe dans bon nombre de pays de tous continents… Chez nous y compris…

FDF

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Cantonales 2011: le dernier baroud d’honneur de l’UMP au PS…

Ca vient aussi de chez oumma.com… Ils ne loupent pas nos politiques et pour une fois, je les approuve. Nous passons pour de tristes sires, entre un UMP en pleine débandade et un PS qui ne sait plus à quoi s’accrocher… Pour accumuler autant de conneries à la suite, il faut être au moins au PS… S’acoquiner avec Tariq Ramadan sous les yeux des Français à la veille des cantonales, c’est du suicide. Et l’UMP a l’affût des dérapages de leur ennemis habituels s’en donnent à coeur joie. Mais bon; il est un peu tard.

La voix de la France, c’est demain, dans les urnes. Et l’on risque d’avoir de belles surprises…

FDF

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Pétition du Nouvel Observateur : Jean-François Copé voit rouge devant les signatures de Tariq Ramadan et Martine Aubry…


« Le petit théâtre de la vie politique ne nous épargne aucun spectacle affligeant, ni celui, vaudevillesque, de ses règlements de compte à OK Corral, ni celui, mélo-dramatique, de la mise en scène de l’effroi populaire.

Sur cette scène bouillonnante, qu’un seul scrutin électoral, même le plus enraciné dans le terroir, suffit à rendre volcanique, les acteurs rivalisent de populisme, à travers des tirades enflammées qui haranguent des électeurs tourneboulés, dictant non seulement leur conscience, mais aussi désignant leurs croque-mitaines…

De cette lave nationaliste en fusion, qui désagrège les valeurs républicaines sur son passage, Jean-François Copé, l’impétueux leader de l’UMP, est passé maître dans l’art d’embraser le débat démocratique. Aussi, à la veille du second tour des cantonales, attendant une brèche dans laquelle s’engouffrer pour piquer au vif le PS, son sang n’a fait qu’un tour lorsque, dans l’appel contre le « Débat-procès sur la laïcité » publié par le Nouvel Observateur, son regard scrutateur a repéré une juxtaposition de signatures inconciliables : celles de Martine Aubry et de Laurent Fabius aux côtés du méchant loup… Tariq Ramadan !

Quelle aubaine pour l’artisan de la dérive droitière de l’UMP qui, drapé dans une indignation affectée, a aussitôt accusé le PS de « perdre son âme » en étant ainsi associé au personnage maléfique préféré de nos médias : l’islamologue suisse, dont la prétendue filiation avec les Frères musulmans, en dépit de ses nombreuses prestations télévisuelles, ne cesse de le précéder, à moins qu’elle ne le poursuive, en tous les cas lui colle irrémédiablement à la peau !

Craignant l’opprobre, Martine Aubry et Laurent Fabius ont aussitôt fait profil bas, obtempérant aux coups de semonce de leur meilleur ennemi, en retirant leur sceau personnel de la pétition, tout en exigeant que le gouvernement « renonce » au débat sur la laïcité. Un dernier baroud d’honneur…

Le petit théâtre de la vie politique, ses intrigues grossières, ses coups bas très bas, son hypocrisie insondable comme un puits sans fond, et sa nouvelle cheville ouvrière Umpiste de la pensée unique insidieuse, Jean-François Copé, qui en plus d’être un moralisateur bon teint, fabrique nos Barbe Bleue, tout en offrant des tribunes à l’un des pires Père fouettard qui flagelle sans retenue notre société anxiogène : le triste sire, non pas légendaire mais bien réel, ainsi que l’atteste sa condamnation pour « incitation à la discrimination raciale », Eric Zemmour… »

Vu sur oumma.com

Soucieux, les momos, soucieux…

Et il y a de quoi. Claude Guéant fait le jeu (merci, mon Glaude…) du Front national. Croyant, comme en 2007, utiliser idées frontistes pour faire gagner l’UMP. Cette fois-ci, les Français ne se laisseront pas berner…

Les affreux d’en face s’affolent. Bizarre que Sarkö Ier ne l’ai pas déjà sanctionné, Guéhant; Au fait; il est où, celui-ci? On ne l’entend plus… Bizarre, non?

Mais non, , c’est vrai, il bombarde la Libye et sa population, c’est vrai. Alors qu’en France, la Patrie est en danger…

FDF

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Lu sur oumma.com:

Claude Guéant et son florilège de formules anti-musulmans…

« L’habit ne fait certes pas le moine, mais, dans le cas de Claude Guéant, son nouveau costume de ministre de l’Intérieur semble réveiller l’eau qui dort… Chaud devant ! On n’arrête plus un ministre rigoriste devenu prolixe, au point de distiller une formule à l’emporte-pièce par jour, puisée dans le bréviaire du bon patriote, celui qui célèbre la France uniquement en tricolore et non en multicolore.

En l’espace de quelques jours, Claude Guéant aura refait son léger retard sur son prédécesseur Hortefeux et sur son acolyte Copé, en nous abreuvant d’un florilège anti-musulman, extrait d’un livre de chevet nationaliste subtilisé au FN, dont le clou fut la « croisade » subtilement placée au détour de son plaidoyer en faveur de l’ingérence guerrière en Libye.

Dans la dernière ligne droite à la fois des cantonales, et du débat sur l’islam laïcisé pour la forme, le fidèle parmi les fidèles de Nicolas Sarkozy s’est déchaîné, passant en revue tous les préjugés islamophobes qui font fureur, en veillant à s’apesantir sur ces signes religieux que la République ne saurait voir, elle qui, par ailleurs, est habituée à en voir des vertes et des pas mûres : le voile, le marginal, car il ne s’agit que de lui, et ce quelle que soit sa longueur…

Reprenant le flambeau de ses collègues, Claude Guéant s’est fait le chantre sur Radio Classique de l’interdiction du voile pour « Les agents des services publics qui, évidemment ne doivent pas porter de signes religieux, manifester une quelconque préférence religieuse, mais les usagers du service public ne [le] doivent pas non plus« , tout en évoquant le cas constamment rebattu de l’hôpital, jugeant « inadmissible » que des patientes, forcément musulmanes, refusent les soins prodigués par des hommes. La belle affaire ! Ou comment un droit élémentaire passe pour répréhensible, comme si, de surcroît, le refus de s’en remettre à un médecin homme, hormis les situations d’urgence, était l’apanage des femmes musulmanes !

Alors que l’UMP sous la férule de Jean-François Copé veut définitivement gommer de nos villes et nos villages la vision du voile, Claude Guéant, qui a indiqué qu’il est hors de question de légiférer sur les « prières de rue » et qu’il oeuvrait à un redéploiement de policiers dans la rue, s’est toutefois fait tapoter sur les doigts en se laissant aller à dire qu’il était difficile  » d’envisager en pratique une interdiction du port de tout signe religieux par les usagers dans les services publics, dans les transports en commun par exemple« .

Des petites discordances que la grand-messe du 5 avril, aux mille et un recadrages, devrait facilement harmoniser pour mettre tous les partisans de la droite décomplexée à l’unisson, à moins que la fibre gaulliste et humaniste de la droite classique ne l’entende pas de cette oreille… »

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Quoique qu’il en soit, demain:



 

Claude Barzotti: il avait osé, à l’époque…

Qu’est il arrivé à Claude Barzotti qui avait composé et chanté cette chanson pleine de vérités? Ben rien: http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Barzotti.

Est-ce que toutes les associations anti-racistes lui étaient tombées dessus à l’époque? Je ne crois pas, non. Pourtant, là, il y avait été fort. Un dixième de ce qu’il dénonçait sur les ondes à l’heure d’aujourd’hui, et c’est la « correctionnelle », voire le bagne. Pas eu peur, Barzotti. Chapeau bas.

FDF

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Lire: LaFrancea._

Comment pratiquer « légalement » le racisme anti-blanc…

Encore une sangsue à qui l’on octroie des subventions substantielles afin de « pourchasser du Blanc »: la LICRA (http://www.licra.org/). Quelle honte de puiser dans la poche des contribuables Français de quoi les traîner en justice pour les motifs les plus futiles qui soient…

Le racisme anti-Blancs est devenu un sport national en France. Cette fois, c’est pour lutter contre le « racisme dans le football »… Nous avons de nombreux exemples de certaines rencontres autour du ballon rond qui se terminent (quand elles se terminent…) par des insultes, bagarres et autres violences et dont l’origine vient toujours de « jeunes issus de l’immigration » ayant choisi la réinsertion par le sport.

Ca devrait bientôt se réguler, tout ça. Dès les jours qui viennent, par exemple…

FDF

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Subvention à la Licra


La Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) va bénéficier d’une subvention de 50 000 euros de la région Rhône-Alpes.

La région Rhône-Alpes a accordé une subvention de 50 000 euros à la Licra pour la lutte contre le racisme. La LFP (Ligue de football professionnel) et l’UCPF (Union des clubs professionnels de football), en partenariat avec la Licra, ont lancé une campagne de lutte contre le racisme dans le football.

Pour lutter contre le racisme dans le football, la Licra va donc recevoir une subvention de la région Rhônes-Alpes d’un montant de 50 000 euros. Une ligne téléphonique a été ouverte pour dénoncer les actes de racisme.

Source: lyon.novopress.info

Pour info: la Région Rhône Alpes est sous présidence et majorité socialiste. Ca étonne quelqu’un?

FDF

Expulsions des sans-papiers: la fermeté affichée de Sarkö Ier n’est que du vent.

La Francarabia se dessine lentement. Avec l’approbation inadmissible du gouvernement qui continue à nous prendre pour des cons… « On » se permet d’en rajouter à la misère des Français pour qui, par la faute de ces immigrations non-contrôlées, vont se trouver de plus en plus proches du seuil de pauvreté (pour ceux qui n’y sont pas encore…). Français, réagissez! Vous ne le serez bientôt plus… Vous n’êtes déjà plus chez vous…


FDF

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Etrangers: comment Sarkozy et Guéant ont rendu les expulsions impossibles!

Par manque de moyens ou de volonté, le gouvernement avait déjà du mal à remplir ses quotas d’expulsions. Et tous ses manœuvres pour faire accélérer les choses ont été retoquées.

Un accroc de plus dans la politique migratoire du gouvernement. Basé sur des quotas quasi-impossibles à respecter, sans vision d’ensemble, ni connaissance des flux, elle est en plus faillible juridiquement. Et dans ce domaine, l’enjeu n’est plus seulement national mais européen. En effet, une directive européenne dite « directive retour », adoptée en 2008, impose aux Etats-membres de fixer un délai de retour volontaire de 7 à 30 jours avant de pouvoir expulser de force un clandestin. Depuis le 24 décembre dernier, les Etats-membres n’ont plus aucune excuse pour ne pas avoir transposé cette disposition dans leur droit national, faute de quoi un sans-papier peut invoquer le texte européen devant la justice administrative pour faire annuler son expulsion. En effet, lorsqu’une directive européenne contient des dispositions très claires et précises, ce qui est le cas ici, elles s’appliquent directement dans les Etats membres. 

 

C’est le cas en France, la directive retour n’étant pas encore transposée. Une projet de loi à ce sujet est actuellement en discussion au Parlement. Pour l’heure, les arrêtés préfectoraux de reconduites à la frontière (APRF) ne sont assortis d’aucun délai pour un retour volontaire, sans coercition ni passage en rétention. De ce fait, ces arrêts sont contestables devant la justice administrative au nom de la directive retour. Serge Slama, juriste au Gisti, estime, dans Libération, qu’il existe déjà des « centaines » de cas d’expulsions qui ont été ainsi retoquées. Et partout en France, des tribunaux ont ainsi annulé des décisions préfectorales concernant notamment des Tunisiens venus de Lampedusa. Tant pis pour les discours offensifs du chef de l’Etat à ce sujet. 

C’est le Conseil d’Etat qui a donné le coup de grâce à Guéant et Sarkozy. Le 21 mars, saisi par le Tribunal administratif de Montreuil, il

 

a confirmé que les APRF, tels que délivrés par les autorités, étaient bien contraires à la directive retour. « Il résulte clairement de l’article 7 de la directive du 16 décembre 2008 qu’une décision de retour doit indiquer le délai, approprié à chaque situation, dont dispose le ressortissant d’un pays tiers pour quitter volontairement le territoire national », explique l’avis.Toutefois, le Conseil d’Etat précise bien qu’un sans-papier coupable de fraude ou de trouble à l’ordre public ne pourra pas bénéficier de ce délai. Mais ces personnes ne seront pas pour autant de retour dans leur pays au lendemain de leur arrestation, il faut toujours un délai pour préparer le retour de l’intéressé. En fait, l’avis du Conseil va plutôt influer sur les personnes qui seront immédiatement susceptibles d’être placés ou non en rétention en vue d’une expulsion forcée.

Failles juridiquesSur ce plan, une belle faille juridique vient de s’ouvrir, une faille qui met à bas les discours dits «sécuritaires» de Guéant et Sarkozy. En effet, sur un point particulier, la directive retour laisse une marge de manœuvre aux Etats membres pour expulser de force sans délai (et donc pouvoir placer en rétention) un sans-papier en cas de « risque de fuite ». Mais la définition de ce qu’est ce « risque de fuite » n’était pas précisé par le texte européen qui renvoie cette responsabilité aux Etats membres. 

Le problème est qu’en France, il n’existe pas encore de définition précise de ce « risque de fuite », la loi sur l’immigration étant toujours en discussion. Un vide juridique  s’est donc créé au détriment des envolées du chef de l’Etat. En effet, sans définition précise, le « risque de fuite » ne peut être invoqué pour expulser de force un sans-papier. Ce dernier pourra toujours de ce fait bénéficier d’un délai pour le retour volontaire et donc échapper à la rétention. Cette faille ne pourra être comblée que lorsque le texte sur l’immigration s’appliquera (peut-être en juin). Par son inertie, le gouvernement a donc lui-même mis en place les freins à sa politique migratoire.

On imagine facilement

 

l’impact au quotidien. En 2009, 40 116 APRF avaient été délivrés. Si chacun se met à contester son arrêté, les tribunaux administratifs, qui n’ont pas besoin de ça, risquent d’être surchargés. La faille a bien sûr été exploitée par Marine Le Pen qui a dénoncé, dans un communiqué, l’« amateurisme déconcertant » du pouvoir. Face à cela, le Ministère de l’Intérieur a promis de faire passer des « instructions précises » aux préfets pour que les APRF mentionnent bien un délai de retour volontaire, probablement d’un mois comme le prévoit la future loi sur l’immigration. Par chance, l’avis du Conseil d’Etat n’affecte pas les Obligations de quitter  le territoire français (OQTF), une autre procédure (40 191 en 2009) qui prévoit déjà un délai d’un mois pour que le sans-papier quitte la France de lui-même. Lorsque la loi sur l’immigration entrera en vigueur, tout devrait rentrer dans l’ordre. Enfin théoriquement.

En effet, cette loi prévoit, entre autres, que le délai maximal de rétention passe de 32 à 45 jours pour donner plus de marge aux autorités pour expulser les sans-papiers. La fin de la durée maximale de rétention est souvent un obstacle au renvoi au pays, la procédure pouvant être longue et compliquée. Pour exemple, 70% des décisions d’expulsions n’ont pas été exécutées en 2009. C’est notamment l’obtention d’un laissez-passer consulaire de la part du pays d’origine, document qui permet à l »intéressé de passer la frontière, qui peut poser problème. Selon un rapport de la députée UMP Béatrice Pavy, 34% de ces non-exécutions étaient dues à la non-délivrance durant le délai de rétention de ce document suite à l’absence de représentation consulaire, à un retard ou même à un refus pour et simple du pays concerné. 

Car derrière, ces mesures, il y a un défi politique. Le gouvernement ayant eu du mal l’année dernière à

 

remplir ses quotas d’expulsions, tous les artifices législatifs sont bons à prendre, même les plus tordus. D’un autre côté, mener une politique du chiffre, tout en baissant les effectifs de police et en pondant des textes de loi bourrées de failles est une chose peu aisée. Le problème est que maintenir plus longtemps les sans-papiers en rétention jouera naturellement sur leur population au risque de les surcharger. Le nombre de places en CRA devrait atteindre 2063 cette année, leur taux d’occupation était en moyenne de 69% en 2009

Autre mesure pour remplir les promesses démesurées du chef l’Etat :

 

retarder l’intervention du juge des libertés et de la détention (JLD). Ce dernier libère souvent des sans-papiers en centre de rétention administrative (CRA), empêchant ainsi toute expulsion par la force (le JLD n’annulant le principe du retour vers le pays d’origine). Ce sont 27% des décisions d’expulsions non exécutées en 2009 qui étaient dues à l’intervention du JLD. La loi sur l’immigration a donc prévu une mesure pour le contrer. Désormais, le JLD interviendra au bout de cinq jours et non plus de deux, et c’est donc le juge administratif qui interviendra en premier dans le contentieux. A la base, le juge administratif est censé seulement la décision d’expulsion en elle-même, mais vu qu’il intervient désormais en premier, il pourra aussi juger le maintien en rétention via un référé-liberté.

La mesure est une usine à gaz. Les juges administratifs arguent qu’ils seront surchargés par les procédures, sachant qu’ils devront se prononcer 72 heures après avoir été saisis. Auparavant, c’était plutôt sur le JLD que pesait le contentieux en la matière. Selon l’Union syndicale des magistrats administratifs, les JLD s’occupent en moyenne de 40 000 dossiers d’immigration par an contre 10 000 pour les juges administratifs. Inverser leur ordre d’intervention risque naturellement d’inverser cette tendance. Autre problème : la loi sera sûrement examinée par le Conseil Constitutionnel qui pourrait considérer que le report de l’intervention du JLD nuit aux droits de la défense. Bref, encore une mesure d’affichage vouée à faire du chiffre et risquant de n’avoir aucun effet concret. 

Même exemple avec la Loppsi. Toujours dans l’optique d’accélérer les expulsions, le texte initial prévoyait que le JLD puisse statuer au sein même des centres de rétention. C’était autant de temps de transport gagné. En 2006, le gouvernement avait déjà aménagé

 

des salles d’audience à l’intérieur de plusieurs CRA, mais, en 2008, la Cour de Cassation avait déclaré ces installations illégales au motif que la loi en vigueur n’autorisait que les salles d’audience « à proximité immédiate » des CRA et non en leur sein. La Loppsi était censée réparer cette petite subtilité juridique. Mais le 10 mars, le gouvernement a été retoqué par le Conseil Constitutionnel. Ce dernier a censuré cette mesure estimant qu’elle méconnaît « les règles du procès équitable et les exigences de publicité des débats ». Plus que l’indécence, c’est donc l’incompétence qui caractérise la politique de Guéant et Sarkozy.

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