Francaisdefrance's Blog

21/02/2011

Clément Chamarier: le mort de trop en Afghanistan.

54 ième: un bien funèbre « classement »… A 19 ans, ils est « tombé pour la France » comme on disait au temps du patriotisme.

Là, il a subi le sort qui les attend tous, nos soldats, réservé sciemment par ceux qui les ont envoyés là-bas combattre une cause qui n’est pas la notre. Et qui ne le sera jamais. Il y a des intérêts en jeu, certes, mais ils ne sont pas à étaler sur la place. Certains sièges « décideurs »déjà vacillants risqueraient de tomber… Le président Sarkö Ier a consacré les formules habituelles. (C’est le dixième à mourir pour la France sarközienne.) Le voilà tranquille. Jusqu’au 55ième… Quel gâchis.

Toutes mes condoléances (sincères, les miennes) à sa famille et à ses proches.

FDF

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Un bel hommage et une excellente réflexion:

« Clément est mort en combattant, pour la France, selon la formule consacrée. Mais peut-on encore mourir pour la France, sous les armes, sur une terre où règne la corruption, l’obscurantisme, le clanisme sans que nos efforts fassent avancer la démocratie d’un pouce ?

Cette terre lointaine nous est hostile, les combattants talibans n’ont de cesse de nous voir quitter le pays, ils disposent de la véritable éternité pour eux, ils nous harcèlent, tuent les nôtres et font fi de leurs vies et de celles qu’ils prennent.

Le jeune Clément est mort à 19 ans. 19 ans c’est encore l’adolescence, il est mort pour une liberté dont il ne pourra jouir. Il est parti « là bas » avec le frisson d’être grand, utile, et il en est revenu avec le drapeau pour linceul, ce drapeau pour lequel il s’est cru indestructible comme tous ces jeunes militaires qui engagent leurs vies dans ces combats lointains. Leur mort mériterait un peu plus que quelques lignes dans la presse et davantage d’interrogations à l’Assemblée nationale, mais l’heure est au recueillement, au souvenir et au soutien.

Il y a une cascade de questions à se poser sur la situation particulière de cette guerre, et si elles ont pu être formulées, tant par le pouvoir civil que la hiérarchie militaire, les réponses restent dans l’ombre : dans ce lointain pays, la guerre clanique est épidémique, ce pays détruit davantage qu’il ne construit, la vision occidentale y est totalement étrangère, réprouvée et combattue. Les rébellions sont permanentes, les alliances se font et se défont au gré des avantages acquis, perdus, en vue et toujours avec violence et anéantissement. Nos valeurs occidentales n’ont pas leur place dans cet espace où l’humain est le cadet des soucis des chefs, des sous-chefs et des combattants éternels – la paix ne s’arrête jamais longtemps en Afghanistan et tous ceux qui, occidentaux et autres pacificateurs, s’y sont risqués sont tous repartis sans jamais avoir conquis ces espaces de guerres permanentes.

Clément : un très jeune professionnel dans une unité hautement opérationnelle.

Clément est entré très tôt dans l’armée, 18 ans, quelques mois plus tard il était plongé au cœur de l’indicible : la guerre. Il était venu pour cela, pour vibrer, pour la camaraderie mais surtout pour, un jour que tout engagé appelle de ses vœux, partir loin, loin en OPEX. Clément, malgré son jeune âge, était un soldat formé et en capacité d’effectuer les missions pour lesquelles il avait reçu un entraînement efficace, dur et performant, et rien, dans cette ultime mission, ne peut être mis sur le compte de l’inexpérience.

Clément était le maillon d’une chaîne éprouvée, professionnelle à l’extrême et admirablement bien préparé pour ses missions. Ce qui est arrivé est terrible, une roquette a traversé le blindage de son VAB lors d’une opération nocturne pour nous rappeler à tous que là bas, c’est la guerre et on peut rajouter une « sale guerre ».

Clément avait choisi sa vie, comme tous ses camarades, et nul ne peut aujourd’hui remettre en question ces choix et disserter sur la façon dont les jeunes engagés sont entrés dans la carrière au moment ou on pleure la disparition d’un d’entre eux. « La guerre peut tuer », ce n’est certes pas marqué dans le contrat mais c’est très vite intégré par tous ceux qui portent notre uniforme.

Nous devons soutenir nos militaires, sans faille, et le leur montrer même si, en parallèle nous réclamons un débat sur le bien fondé de notre engagement en Afghanistan. Il y a un devoir de soldat et aussi un devoir de citoyen : celui d’accorder son soutien à celui qui, sous son drapeau, se bat pour autrui quelles que soient ses motivations. Aujourd’hui, c’est à Clément que vont nos pensées, soldat accompli, il est mort en soldat. »

Jean-Marc Trappler

Source: http://www.armees.com/info/actualites/afghanistan-clement-chamarier-54-ieme-soldat-francais-mort-au-combat,37920.html

Un commentaire »

  1. Je ne comprendrais jamais pourquoi certains veulent imposer la démocratie a des peuples qui n’en veulent pas-Les élite françaises ont-elles réussies dans nos anciennes colonies a imposer la démocratie et la réussite?bien sûr que non aucun pays ayant retrouver son indépendance n’a réussi.La fortune dûe au pétrole n’a servi qu’a enrichir une élite.

    Commentaire par marco — 22/02/2011 @ 08:25 | Réponse


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