Francaisdefrance's Blog

30/01/2011

La caverne des Ben Ali (Baba): pas joli, joli…

Et dire que l’ ON était prêt à accueillir ça chez nous… Merci aux prochaines élections. Ce sont elles qui ont fait renoncer les tenants du pouvoir sur cette nouvelle « invitation » à se réfugier en terre de France… Un écart au tristement célèbre adjectif de terre d’accueil dont notre patrie est qualifiée… Mais un grand bon dans le patriotisme et l’intégrité qui recommencent à faire surface.

FDF

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Les clans de l’ex-président Ben Ali et de sa femme Leila Trabelsi ont sans vergogne utilisé leur pouvoir pour vampiriser l’économie tunisienne. Cartographie de leurs intérêts.

http://www.lefigaro.fr/assets/flash/ben-ali-famille.swf

«Les Ben Ali et les Trabelsi n’étaient pas des hommes d’affaires, mais plutôt des prédateurs qui profitaient de leur position pour accumuler des richesses». Telle est la description que fait Béatrice Hibou, économiste spécialiste de la Tunisie, de la quasi-mafia qui régnait sur la Tunisie. La bourgeoisie locale ne les aimait pas : ni l’ex-président Ben Ali ni sa femme Leila Trabelsi ne faisaient parti du sérail.

Le président Ben Ali n’ayant eu presque que des filles, il s’en est servi pour créer des liens avec un milieu dont il ne faisait pas partie. Il les a mariés à de puissants hommes d’affaires. Par exemple, les liens unissant les Trabesli, Ben Ali et l’un des plus puissants patrons tunisien, Hedi Jilani, ont été construits ainsi. Le magnat est devenu sénateur et président du syndicat patronal national.

Les deux clans étaient vus comme de vulgaires arrivistes. «Si certaines critiques à l’égard des Trabelsi semblent émaner d’un mépris pour leur comportement de nouveaux riches, les Tunisiens remarquent également que leurs méthodes musclées et leur abus flagrant du système en font facilement des objets de détestation», notent les diplomates américains dans un de leurs mémos révélé par WikiLeaks.

Arnaques immobilières

La fortune des Ben Ali et des Trabelsi s’est construite à coups de montages financiers bidon et d’arnaques immobilières, comme le décrivent par le détail les journalistes Nicolas Beau et Catherine Graciet dans leur livre «La Régente de Carthage». Les privatisations des années 1990 et 2000, notamment, sont l’occasion pour eux de mettre la main sur des pans entiers de l’économie tunisienne. Grâce à l’entremêlement du monde des affaires et de la politique, de nombreux groupes étrangers doivent s’associer aux deux clans pour s’implanter localement.

Qu’ont donc fait les Ben Ali et Trabelsi de l’argent ainsi gagné? Difficile à dire. Mais Leila entretenait des liens étroits avec Dubai, où elle avait, d’après Catherine Graciet, beaucoup investi. Notamment dans l’immobilier. Certains des membres de «la Famille» (surnom donné au pouvoir par les Tunisiens en référence aux films évoquant la mafia, NDLR) ne profiteront pas de leur fortune. Outre Imed Trabesli, assassiné lors de la révolte,beaucoup n’ont pas fuit à temps le pays et ont été arrêtés. D’autres ont vu une partie de leurs avoirs gelés, notamment en Suisse.

Source http://www.lefigaro.fr/

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