Francaisdefrance's Blog

20/11/2010

KARACHI. Ce que vous devez savoir…

J’ai trouvé ça très intéressant… Bon; ça tombe mal pour certains…

FDF

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KARACHIGATE – Mode d’emploi

Nicolas Sarkozy, Edouard Balladur, Jacques Chirac… Tous semblent être de près ou de loin impliqués dans ce que l’on appelle à présent le « Karachigate ». Décrytage d’une affaire de corruption présumée au plus haut niveau de l’État français

L’attentat du 8 mai 2002 au Pakistan entrainant la mort de 15 personnes dont 11 Français est passé du statut de « simple » acte terroriste à celui d’affaire d’Etat. Explication :

Le Deal de départ

Fin 1992, le ministère de la Défense veut convaincre le Pakistan d’acheter des sous-marins français plutôt qu’allemands. La Direction des constructions navales (DCN), sous la tutelle du ministère de la Défense, passe alors un accord avec la Sofma, société chargée d’exporter les marchandises militaires françaises à l’étranger, pour négocier avec le Pakistan. En échange de quoi , la Sofma percevra 6,25% du montant de la commande. Pratique tout à fait légale à l’époque.

Rebondissement N° 1

Mais une seconde filière de commissions va voir le jour le 12 juillet 1994 sous le gouvernement Balladur. Deux mois à peine avant la signature attendue du contrat, Renaud Donnedieu de Vabres, alors directeur de cabinet du ministre de la Défense, François Léotard, impose à la DCN un nouvel interlocuteur, Mercor, une société off-shore, représentée par Ziad Takkiedine et Abdul Rahman el-Assir. Les deux hommes vont « arroser » des responsables pakistanais, tout comme la Sofma. Eux recevront 4% lors du paiement de la commande.

La vente

Le 21 septembre 1994, le Pakistan et la France signent finalement un contrat de 5,41 milliards de francs pour la vente de sous-marins Agosta. Comme convenu, les deux réseaux de commissions vont alors devoir se répartir leurs pourcentages : 338 millions de francs pour la Sofma et 216 millions (4%) pour Mercor.

Le hic

Alors que dans ce type d’accord, les commissions sont généralement versées sur plusieurs années en fonction de l’avancement du chantier, le 24 janvier 1995, Ziad Takieddine et Abdulrahman el-Assir, les deux hommes de la société off-shore Mercor exigent le paiement de la totalité de leurs commissions avant le 31 décembre de la même année.

Quand les politiques s’en mêlent

Dès son élection à l’Elysée en 1995, Jacques Chirac charge son ministre de la Défense, Charles Millon de lister les contrats qui posent problème. Début 1996, Jacques Chirac suspend le versement des commissions à Mercor « Pour moraliser la vie publique et politique », a reconnu récemment Charles Millon.

La lutte des clans

Or, l’affaire s’avère bien plus politique qu’elle n’y parait. En France, des soupçons de corruption se portent sur Édouard Balladur alors premier ministre. Comme candidat à la présidentielle de 1995, il aurait pu bénéficier de l’argent des rétrocommisisons pour financer une partie de sa campagne. Voilà pourquoi Jacques Chirac aurait ordonné l’arrêt du versement des commissions, ne voulant pas que celles-ci financent la campagne de son ex-rival…

Parallèlement, Libération réussit à établir le lien entre le déblocage de commissions destinées au Pakistan et un versement en espèces de 1,5 million d’euros effectué, à la même époque sur le compte de l’Association pour le financement de la campagne d’Édouard Balladur (Aficeb). Et tout cela sous les yeux d’un certain Nicolas Sarkozy alors ministre du Budget d’Édouard Balladur, ainsi que le directeur de campagne du candidat à la présidentielle

Et l’attentat de Karachi dans tout cela ?

L’attentat (AFP) à Karachi le 8 mai 2002 (14 morts dont 11 Français) serait tout simplement la conséquence de la décision de Chirac d’arrêter les paiements des commissions aux Pakistanais qui avaient aidé la France à décrocher le contrat. Un premier flux de paiement se serait immédiatement arrêté en 1996 selon Libération et un second, asséchant littéralement la filière pakistannaise, en 2001. D’où l’attentat de 2002 en signe de protestation…

Que justice soit faite

Depuis, deux juges du pôle antiterroriste du tribunal de Paris enquêtent sur l’attentat de 2002 : Yves Jannier et Marc Trévidic. L’été dernier, les familles des victimes ont de nouveau porté plainte. Une seconde enquête pour « entrave à la justice » et « faux témoignage » a alors été ouverte sous la houlette du juge du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, Renaud van Ruymbeke. Mais le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, réputé proche du pouvoir, a jugé ces faits prescrits. Qu’à cela ne tienne, Renaud van Ruymbeke a fait appel le 7 octobre dernier et poursuit son enquête en attendant la décision de la cour d’appel. Les familles des victimes, elles, ne veulent rien lacher à tel point qu’elles viennent de demander au président de la république son audition comme témoin. Affaire à suivre…

Source:  http://www.armees.com/KARACHIGATE-Mode-d-emploi,34125.html

 

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