Francaisdefrance's Blog

10/11/2010

Du vent dans les voiles à Baby Loup…

C’est dans des cas comme ça que l’on peut voir que la résistance n’est pas loin de sortir réellement de l’ombre. Il ne va pas être bon être musulman intégriste en France prochainement… La provocation n’a qu’assez duré.

FDF

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L’audience au Prud’hommes de Mantes-la-Jolie de Fatima Afif, licenciée pour avoir refusé d’ôter son voile à la crèche qui l’employait, s’est déroulée lundi 8 novembre. Face à Jeannette Bougrab, Richard Malka et une Elisabeth Badinter silencieuse mais imposante, l’accusation est devenue victime, tant son argumentation a fait pâle figure…

Il fallait jouer des coudes hier après-midi pour se frayer un chemin dans la salle d’audience du conseil des Prud’hommes de Mantes-la-Jolie. En attendant Fatima Afif, la femme qui attaque la crèche Baby Loup pour licenciement abusif, les journalistes pouvaient vainement essayer d’arracher quelques mots à Elisabeth Badinter, marraine de l’association, ou à Jeannette Bougrab, présidente de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (Halde).

A côté des deux femmes, Elisabeth Lévy, journaliste réputée, auteur de l’article sur la crèche publié dans Point qui avait révélé l’affaire ; devant elles, un des avocats de la défense, Me Richard Malka, fervent défenseur des libertés et brillant orateur. Du beau monde. Ces personnalités de marque et le cortège médiatique qui les ont suivies ont suscité la première invective de l’avocate de Fatima Afif. « La présence de la presse n’est pas le fait de ma cliente », a déclaré sèchement Me Majda Régui, « et c’est bien le signe que l’employeur a instrumentalisé le dossier ». « Il est inadmissible d’avoir politisé un dossier qui relève d’une affaire privée », dit-elle un peu plus tard en conclusion de sa plaidoirie. Cette surexposition et les caricatures dont Fatima Afif auraient fait l’objet dans la presse ont conduit l’avocate a ajouter le préjudice moral à la liste des forfaits commis par la crèche et appelant des dommages et intérêts.

Si l’audience est le sujet de toutes les attentions, c’est que le dossier ravive le débat préféré de notre république, la laïcité, incarné comme souvent par une bonne vieille polémique sur le voile. Au départ, l’histoire n’a rien de particulièrement original : Fatima Afif est embauchée en 1991 comme assistante maternelle à la crèche Baby Loup située à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. Cinq ans plus tard, elle décroche un CDI et est nommée directrice adjointe. A l’époque et jusqu’à son départ en congé maternité en 2001, Fatima Afif porte le voile islamique par intermittence, sachant pertinemment que le règlement intérieur de l’établissement l’interdit. Deux grossesses et deux congés parentaux : au total, Fatima sera absente pendant pas moins de six ans. Par un curieux phénomène, la  maternité de Fatima Afif s’est accompagnée d’un renforcement du sentiment religieux tel qu’elle ne souffre plus l’idée de se départir de son foulard, même quand les circonstances professionnelles l’exigeraient.

Sachant que ses convictions ne lui permettront plus de travailler chez Baby Loup, Fatima Afif propose à son employeur une rupture conventionnelle de contrat. Aucun accord n’est trouvé, la crèche ne disposant pas des fonds nécessaires à l’arrangement, et quelques jours plus tard, Fatima Afif est licenciée pour faute grave. Elle décide de saisir les Prud’hommes, ainsi que la Halde. Surprise : en mars 2010, la Haute Autorité alors présidée par Louis Schweitzer émettait un avis favorable à Fatima Afif, attestant donc la thèse discriminatoire ! De fait, la Halde outrepassait sa fonction pour entrer dans l’arène politique en offrant un boulevard à l’islam radical, et surtout en imaginant un cadre jurisprudentiel contradictoire, à bien des égards, avec la législation française sur les signes extérieurs de religion.

Ce qui rend le dossier atypique, c’est la crèche elle-même, le contexte de sa création et la personnalité de celle qui l’a créée, comme l’a rappelé le deuxième avocat de Baby Loup, Me Louis Gayon. Natalia Baleato, qui est née au Chili et a fui la dictature de Pinochet, a fondé Baby Loup en 1991 pour proposer un service de crèche à des personnes travaillant à des horaires décalés : en 2002, Baby Loup devient en effet la seule crèche française ouverte 24H/24 tous les jours de la semaine. Mais ce n’est pas le seul objectif que Natalia Baleato s’était fixée. Son idée était également d’ouvrir une activité professionnelle aux femmes du quartier, en les embauchant et en leur proposant une formation rémunérée aux métiers de la petite enfance…

Suite et source: http://tinyurl.com/34b86nu

2 commentaires »

  1. C’est la victoire !
    De la liberté contre l’oppression
    De l’égalité contre le clivage
    Et de la fraternité contre le communautarise
    Longue Vie à la France !

    Commentaire par Nicolas — 10/11/2010 @ 10:41 | Réponse

  2. et REPAN ! dans la gueule des muzz !

    Commentaire par henri — 10/11/2010 @ 12:12 | Réponse


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