Francaisdefrance's Blog

14/09/2010

Quand il faut payer un tribu à la racaille pour pouvoir travailler…

Une nouvelle forme de racket empruntée à la mafia… Les racailles n’ont rien inventé. Mais les racailles font comme les singes: ils imitent. Pour que ça paye, il faut être à la hauteur et avoir un QI supérieur à 1, et pas celui d’une huitre…

FDF

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Les vols, on savait. Les dégradations, on s’en doutait. Mais la pression à l’embauche, c’est assez nouveau. Sur les chantiers d’Avignon, pour avoir la paix, des entreprises sont contraintes de « casquer » pour travailler.

9000 € par mois.Pour certaines entreprises intervenant sur des chantiers de construction ou de rénovation urbaine, c’est le prix de la tranquillité. « Quand on a commencé le chantier, « on » est venu nous voir en nous disant que si on voulait que tout se passe bien, il fallait embaucher quelqu’un du quartier pour surveiller le chantier ».

Pierre (*) est responsable d’un chantier à Avignon dans le quartier de Baigne-Pieds et, comme d’autres conducteurs de travaux, il a cédé à la pression. « Et vous voulez que je vous dise, j’ai honte. Il me tarde que le chantier soit fini pour passer à autre chose parce que payer pour travailler, c’est assez malsain ». Une pratique quasi-mafieuse que confirme aussi Emile (*) également concerné : »nous avons été obligés de faire des contrats d’intérim pour plusieurs personnes du quartier… Au moins c’est efficace, on n’a pas eu de problèmes de vols ou de vandalisme sur le chantier » relativise-t-il tout en reconnaissant une pratique « très limite ».

« 80 % de nos adhérents BTP ne veulent plus aller travailler dans ces quartiers »

Rackettés pour pourvoir bosser, les entrepreneurs de ce chantier voient du coup leur « compte pro rata » augmenter. Ce compte, sorte de « pot commun » qui permet de payer la location de bungalows pour les ouvriers, l’eau, l’électricité, le nettoyage… ne dépasse pas, généralement, 1 % du montant du marché. Chacun cotise à hauteur du lot attribué. Avec cette nouvelle dépense, ce compte pro rata « va dépasser les 4 % ». Pour une entreprise qui a un petit lot, c’est une perte de 5000 €, pour le gros œuvre, ça peut monter jusqu’à 30 000 €. « C’est clair que désormais on ne répondra plus à des appels d’offres de ce type… ou bien on en tiendra compte dans nos devis » confie l’un des chefs de chantier interrogé.

Pour Jacques Brès, président de la Fédération du BTP 84, rien de nouveau sous le soleil. « Déjà 80 % de nos adhérents ne veulent plus répondre aux appels d’offres pour des chantiers dans les quartiers sensibles ou sur des chantiers d’habitat social, c’est une donnée que les bailleurs sociaux devront finir par prendre en compte ». Car, si une entreprise est « propriétaire de son ouvrage jusqu’à sa livraison » explique M. Brès, il rajoute « mais vous ne trouverez jamais un assureur qui prenne en charge un chantier dans les quartiers sensibles« …

Suite et source: http://tinyurl.com/2wod4le

Un commentaire »

  1. on est mal là …
    PROTECTION DE L’ARMÉE ?

    Commentaire par henri — 14/09/2010 @ 12:39 | Réponse


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