Francaisdefrance's Blog

28/08/2010

L’impunité démotive nos forces de l’ordre… On le serait à moins.


Ca, là, ça ne devrait même pas exister… Remarquez: ce sont bien des « chances pour la France »…

FDF

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Après l’affaire de l’Épeule, les policiers confient leur frustration.

28 août 2010

Dimanche, malgré les provocations, les policiers ont eu ordre de ne pas bouger avant de pouvoir charger une fois.

Dimanche, malgré les provocations, les policiers ont eu ordre de ne pas bouger avant de pouvoir charger une fois.

L’affaire de l’Épeule a remis en lumière les difficultés d’intervention des policiers, mis en accusation au moindre incident. Ils racontent leur frustration et leur démotivation devant une forme d’impunité.


Le scénario qui s’est déroulé ce week-end du côté de l’Épeule, à Roubaix, est un classique du genre : un acte de délinquance suivi d’un délit de fuite, une course-poursuite qui débouche sur un accident, des rumeurs qui circulent et une poignée d’agitateurs qui sautent sur ce prétexte pour embraser un quartier.
Si les habitants ont clamé leur ras-le-bol face à la banalisation des violences (nos éditions précédentes), de nombreux policiers confient leur « démotivation » et leur « lassitude » d’être mis en accusation au moindre incident. Et leur frustration d’être confrontés à une forme d’impunité.


Les consignes venant de la hiérarchie indiquent clairement que les « courses-poursuites » ou les « chasses » sont officiellement à proscrire, sauf exception. « La course-poursuite, c’est devenu un gros mot, lâche un policier lillois. Maintenant, il faut parler de « prise en charge », ça fait plus pacifique. Dans les faits, cela revient à faire peser le risque sur chaque policier et en plus sur le service, car en cas d’incident, on sait qu’on ne sera pas forcément soutenu. » Les forces de l’ordre vivent avec cette réalité : s’ils poursuivent un délinquant motorisé, ils ne prennent pas « seulement » le risque d’un accident, mais aussi celui d’une explosion de violences et d’éventuelles sanctions administratives. « Je vois parfois des gamins sans casque, sur des scooters, qui me narguent de loin, en faisant des doigts d’honneur, glisse un policier. Ils savent très bien qu’on ne peut pas bouger. » Exemple à Tourcoing, le week-end dernier. En marge des incidents roubaisiens, des jeunes juchés sur des motos non homologuées se sont aventurés à Tourcoing. « L’un d’eux s’est présenté devant une patrouille, zone de l’Union, souligne un policier. La patrouille en question n’a pas « moufté ». Un des fonctionnaires de police connaissait l’individu qui recevra chez lui, en lettre recommandée, une convocation au commissariat de police pour outrage ». Il faut pour cela que les forces de l’ordre aient une réelle connaissance des lieux. « À quand le retour d’une vraie police de proximité avec des fonctionnaires qui connaissent le terrain, les habitants ? Dans l’affaire de l’Épeule, il s’agit de CRS qui n’étaient peut-être jamais venus à Roubaix ».

« Notre métier c’est d’interpeller les délinquants ! »
Ces événements font naître des sentiments de découragement chez nombre de fonctionnaires, à qui la hiérarchie demande souvent de ne pas s’exposer, voire de reculer pour ne pas ajouter aux tensions. « Certains abandonnent complètement, mais d’autres ne peuvent s’y résoudre et ne vivent pas ça bien , assure Benoît Lecomte, du syndicat Alliance. On ne fait pas notre travail comme il faut. On tape sur le contribuable moyen, et pour d’autres on laisse faire pour ne pas faire de vagues. Il faut que la police soit crainte et respectée, qu’on sache ce qu’il en coûte de s’opposer aux policiers. » Fabrice Danel, secrétaire départemental d’Unité-Police, évoque un « malaise » qui grandit chez les policiers, qui se sentent de plus en plus « impuissants ».
« C’est le policier qui décide d’entamer ou non une course-poursuite, poursuit un policier quasiment à la retraite. Il doit éviter de mettre en danger la population. Ceci dit, il est difficile de demander à des fonctionnaires de rester aveugles devant des infractions commises en pleine ville, au milieu de l’après-midi. C’est la porte ouverte à toutes les exactions. La quintessence du métier, c’est quand même d’interpeller les délinquants ! ».

Source: BRUNO RENOUL ET VINCENT DEPECKER > region@nordeclair.fr

Bonus:

Dans une enquête publiée aujourd’hui et consacrée au travail de la police dans les cités multiethniques de l’Hexagone, Aujourd’hui en France/Le Parisien donne la parole à deux policiers toulonnais, Laurent et Thierry : « On nous a dit de ne pas mettre les pieds là où ça pourrait craindre, la hiérarchie a peur que ça dégénère. Et franchement, on ne s’en porte pas plus mal. Si on interpelle un mec, il est dehors le lendemain et il le sait. La justice ne suit plus ». Les deux gardiens de la paix ajoutent : « On fait du timbre-amende en contrôle routier à tout-va ; là, ça plaît. En gros, on emmerde les gens qui bossent, et pendant ce temps, les zozos, ils font ce qu’ils veulent puisqu’on n’est plus dans les quartiers ».

Dans ces deux journaux, le 12 mai dernier, Brice Hortefeux, déclarait pourtant : « Je l’affirme : il ne doit pas y avoir de zones de non-droit ». Le ministre de l’Intérieur remettait ça le 1er août dans ces mêmes colonnes : « Nous n’avons qu’un seul ennemi : les crapules qui empoisonnent la vie des honnêtes gens ». Retour à la réalité : dans la nuit de mardi à mercredi, de nouveaux coups de feu ont été tirés sur les forces de l’ordre dans la cité multiethnique du Mirail à Toulouse (Haute-Garonne), tandis que trois quartiers nord de Nantes (Loire-Atlantique) étaient saccagés par des bandes. Enfin hier soir, c’est le quartier Pablo Picasso de Nanterre (Hauts-de-Seine) qui était cette fois en ébullition. Un nez rouge pour Brice Hortefeux ?

Vu sur http://fr.novopress.info/65518/police-et-cites-%c2%ab-on-nous-a-dit-de-ne-pas-mettre-les-pieds-la-ou-ca-pourrait-craindre-%c2%bb/

2 commentaires »

  1. quand j’étais gamin,je n’aimais pas les « bourres »….
    Maintenant,je les plains…
    mais….est-es le les mêmes ???

    Commentaire par henri — 28/08/2010 @ 12:25 | Réponse

  2. Mr Hortefeux va mettre ses actions à exécution, attendez un peu il ne vont pas faire des descente de police dans les quartiers en plein ramadan, c’est un coup à ce mettre tous le monde sur le cul et tout faire tomber à l’eau, dans Deux semaines max le ramadan sera fini et les projets vont prendre vie..A suivre

    Commentaire par francelibre — 28/08/2010 @ 13:14 | Réponse


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